RETOUR SUR TERRE (5 octobre 2016) de Melanie Rose

Il est 15 heures lorsque Michaela, 25 ans, s’élance dans le vide pour son baptême de saut en parachute. Soudain, se lève un vent violent qui lui fait craindre le pire.
Plus de peur que de mal. Mais, quand elle touche enfin terre, quelques minutes plus tard, il fait nuit noire. Sa montre indique 21 h 30, sa voiture a disparu et l’aérodrome semble désaffecté…
C’est alors qu’elle découvre avec stupeur sa photo sur des avis de recherche délavés. Si incroyable que cela puisse paraître, Michaela est portée disparue depuis plus de six ans !
Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Seule certitude : sa vie ne sera plus jamais comment avant… Fidèle à ses intrigues extraordinaires, Mélanie Rose tisse ici une nouvelle comédie romantique pleine de charme et de suspense.

Critique : Un livre plus que surprenant où on nous raconte l’histoire de Michaela qui participe à un saut en parachute avec quelques collègues de travail. Elle flippe un peu et même si à la dernière seconde, elle craint le pire, mademoiselle n’a pas le choix que de sauter. Sauf que voilà, une fois lancée, en plein vol, une bourrasque la dévie de sa trajectoire et quand elle atterrit au sol, il fait nuit et surtout, il n’y a plus personne.
Alors au début, elle pense qu’elle est restée plus longtemps dans les airs. Pas possible, il faisait bien jour le matin et un saut de parachute ne prend pas autant de temps. En plus de ça, sa voiture n’est plus là, l’aérodrome est carrément désert et à l’abandon. Bref, elle ne comprend plus rien. Tout en essayant de comprendre ce qui lui arrive, elle rentre dans un café pas très loin de l’aérodrome et demande à appeler sa famille….en vain. La seule personne qu’elle arrive à joindre est son moniteur de saut. Quand il décroche, c’est le choc. Il lui annonce que ça fait six ans qu’elle a disparu et effectivement, elle trouve une photo d’elle accrochée sur le mur du café avec la date de cette fameuse journée : 15 avril 2002. Nous sommes en 2008. Double choc.
A partir de là, Michaela est en quête de vérité. Elle va apprendre de bonnes et de mauvaises nouvelles à propos de sa famille. Ouvrir les yeux sur certaines choses sur sa vie. Toutes les thèses sont à explorer car le trou noir est vraiment là, de la cohérence à l’incohérence totale.  Le lecteur va dans le sens de la lecture et à des doutes qu’il se pose et veux comprendre où l’auteur l’amène entre thriller avec kidnapping et séquestration.
Le roman arrive plutôt bien à donner des pistes en faveur des deux hypothèses.
Le style du livre est passe-partout, facile à suivre, tous ces éléments font que ce roman se lit bien.  Par contre certains éléments sont un peu de trop gros avec l’apparition de Grâceet des  références religieuses.

Note : 8/10

 

  • Poche: 450 pages
  • Editeur : Archipoche (5 octobre 2016)
  • Collection : Roman étranger

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La Loi du silence de Anita Terpstra

Alma Meester, son mari Linc et leurs enfants Iris et Sander semblent être une famille heureuse. Tout bascule lorsque Sander, âgé de onze ans, disparaît avec un petit camarade lors d’une colonie de vacances. Le corps de ce dernier est retrouvé, mais Sander, lui, semble s’être évaporé dans la nature. Cinq ans plus tard, un jeune homme se signale à un poste de police en Allemagne. Fous de joie, Alma et Linc peuvent à nouveau serrer leur fils dans leurs bras. Il affirme être Sander, le garçon disparu des années plus tôt. Pourtant les retrouvailles sont loin d’être parfaites, et la famille commence à douter. Sander est-il vraiment celui qu’il prétend être ? Il a toujours été un garçon étrange, insaisissable, au comportement parfois malsain… Pour le savoir, ils devront se replonger dans un passé qu’ils préféreraient oublier afin de découvrir ce qui est réellement arrivé pendant la colonie de vacances. Dans ce récit brillamment construit, Terpstra dépeint avec empathie l’amour que porte une mère à son enfant, amour absolu et parfois aveugle.

Critique : L’histoire débute par un élèvement et le lecteur assiste à son retour avec sa familleSa mère n’a jamais cessé de chercher son enfant est folle de joie. Pour elle, le retour de son fils est synonyme de bonheur. En tant que lecteur on cherche à comprendre le pourquoi et le comment de la disparition du petit Sandler. Mais le père et la sœur aînée, ne sont pas d’accord et ont une réaction plus modérée. On est proche de la série américaine : The Family. et l’auteur construit son roman comme un film auquel on ne s’ennuie jamaisChaque chapitre donne envie de lire le suivant, il n’y a aucun moment de repos comme une chasse à la vérité nous allons de révélation en révélation et chaque personnage, chaque élément a son importance. C’est un livre fort et on est avec les personnages de bout en bout, l’écrivain nous présente une histoire écrite à la troisième personne ce qui vous met sur de fausses pistes, et qui arrivent à nous faire croire des choses sans rien dire et avec subtilité l’auteur nous donne au fur et à mesure des indices disséminés et des révélations tout au long du livre pour que l’a cette forge un fin idéal mais la vérité que l’ont pensé et la force de ce roman est cette fin insoutenable à laquelle le lecteur va vouloir reprendre le livre et se demander ce qu’il a raté. Un super roman qui ce lit d’une traite et que l’on vit comme un film.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Denoël (22 avril 2016)
  • Collection : POLICIER – SUSP

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