AGATHE PORTAIL : L’entretien (L’année du gel)

Salut à tous !
Interview de l’auteur Agathe Portail pour son livre : L’année du gel qui sort le 08 janvier 2020 au chez Calmann-Lévy TerritoiresAchat du livre : https://amzn.to/301xp26
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L’interview de Serge Brussolo pour la sortie de ANATOMIK le 13/11/2019

Avec la parution du nouveau livre de Serge Brussolo aux Éditions Bragelonne voici une interview en 18 points avec le maitre français souvent comparé à Steven King.

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Site de Serge Brussolo : https://brussolo-serge.pagesperso-orange.fr/

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L’interview de Serge Brussolo

1 : Que diriez-vous pour convaincre que l’histoire que vous écrivez est intéressante, importante et utile ?

Cela fait quarante ans que je publie, j’ai mes lecteurs fidèles, je pense que je n’ai pas à les convaincre que ce que j’écris va les intéresser, ils me font confiance. C’est du moins ce qui ressort des réactions que je reçois. Ils aiment le style d’histoires que je raconte, ils savent à quoi s’attendre. J’écris pour eux. Je n’ai jamais cherché à m’attirer un public généraliste, ce qui m’obligerait à faire trop de concessions. Certains éditeurs m’y ont encouragé, certes, mais ça ne me convenait pas. Le réalisme n’est pas mon élément naturel.

: À partir de quand le passé devient-il assez vieux pour être de l’histoire ? L’humain (dans le récit) pourquoi est-il un animal qui trébuche vingt fois sur le même caillou ?

La notion de passé est très relative. Quand j’évoque devant un jeune homme les événements de 1968 ça lui paraît aussi lointain que les Croisades ou la Guerre de Cent ans, or pour moi c’était hier. Einstein a écrit quelque chose à ce propos, je crois. L’homme ne tire jamais les leçons de l’expérience, il recommence perpétuellement les mêmes erreurs, c’est comme ça depuis la nuit des temps, et il en ira ainsi jusqu’à ce qu’il détruise la planète. Ce qui évolue, en revanche, ce sont les outils de destruction dont il dispose.

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3 : Comment démêler le vrai du faux dans les récits écrit pour un public qui dans son premier abord ne cherche pas un livre dit réaliste ?

Si l’on commence à se poser ce genre de question, on se gâche d’emblée le plaisir de la lecture ! Le lecteur doit jouer le jeu, se laisser prendre au piège du récit, s’abandonner au rêve, sinon ce n’est pas la peine d’ouvrir un roman, mieux vaut lire des traités de sociologie ou de mathématiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes détestent les romans et les jugent inutiles.

4 : Est-il nécessaire d’avoir des connaissances solides dans un sujet pour arriver à en faire un livre ? La confiance que le public accorde à vos récits est-elle dangereuse ?

C’est sûr qu’il est préférable de ne pas dire de conneries dans un contexte réaliste, mais ce n’est pas tellement le domaine dans lequel j’évolue. La Fantasy ne prête pas le flanc à ce genre de critique. Maintenant, si l’on écrit un roman historique, il est préférable de savoir de quoi on parle. Cela dit, je ne vois pas en quoi raconter comment était fabriquée une armure peut s’avérer dangereux… A moins que le lecteur ne s’improvise forgeron ! Mais là cela relève de la bêtise. Il y toujours des esprits faibles, si l’on se met à censurer les livres à cause d’eux, on n’écrit plus rien.

5 : Que pensez-vous  de la multiplication des romans dits best-sellers ces dernières années ?

Les best-sellers ont toujours existé, ça n’a rien d’un phénomène nouveau. C’est le public, les médias et la publicité qui les fabriquent. Ils correspondent à une attente du public à un moment donné. Ils obéissent à un effet de mode, ainsi qu’à un certain conformisme, ce qu’on surnomme « l’effet moutonnier ». Puis le temps passe, et la plupart d’entre eux sont oubliés.

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6 : Voyez-vous le livre dématérialisé comme l’avenir de l’éducation et de l’information, et devrait-il donner plus de visibilité aux jeunes lecteurs ?

Il ne faut pas se leurrer, en tant que grand défenseur (et utilisateur) du ebook, j’ai pu me rendre compte qu’on se heurtait à une terrible résistance du public. Aux USA, le livre dématérialisé fonctionne très bien, il représente le quart des ventes totales du pays. En France, hélas, ce support ne prend pas, on est à peine à 4%.  A l’heure actuelle il est impossible de prévoir si le ebook a la moindre chance de survivre. Il faudrait que le jeune public s’y mette sans tarder car sinon les éditeurs laisseront tomber. Certains n’y croient déjà plus et se montrent très pessimistes. En ce qui me concerne, les ventes dématérialisées représentent 10% des ventes totales.

7 : L’idéologie a-t-elle sa place dans le récit ?

Chaque auteur à ses convictions, l’empêcher de les exprimer relèverait de la censure. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe avec la généralisation du « politiquement correct », des choses ou des mots qu’il ne faut ni prononcer ni évoquer… Maintenant qu’on soit d’accord ou pas avec les idées de l’auteur relève d’un autre débat. Il convient de se méfier de la pensée unique.

8 : Que pensez-vous du travail de Stephen King qui vous est souvent comparé?

Je connais mal Stephen King, je n’ai lu que deux romans : Salem et Shining. Son fantastique n’est pas le mien, il est très ancré dans le réalisme, ce qui n’est pas mon cas. Je préfère le franc délire, les frontières qu’on repousse, voir jusqu’où on peu aller trop loin. 

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9 : Est-il conseillé de juger un roman en s’appuyant sur nos mœurs actuelles ? Peut-elle se transformer en propagande ? 

Encore une fois tout cela est très relatif. La notion d’admiration est toujours tributaire d’un moment historique. Au XIXe siècle on trouvait tel ou tel roman génial, aujourd’hui on estime que ces mêmes oeuvres sont des bouses et leurs auteurs de gros nuls… Il en ira de même pour notre période. Les « grands » auteurs d’aujourd’hui passeront probablement pour des has been dans trois ou quatre décennies… en admettant qu’on lise encore!

10 : Selon vous, est-ce que la science-fiction nous permet de réfléchir à un futur plus ou moins proche et d’éviter ainsi de potentiels dangers ? dixit votre nouveau roman « Anatomik »

C’était, à l’origine, le but de la SF, à travers une métaphore de faire la critique de nos sociétés. Tous les auteurs n’ont pas suivi cette voie, et le genre a peu à peu évolué vers la simple distraction. Dans les livres qui me passent entre les mains, je détecte souvent une idolâtrie excessive de la technique. Une vénération de la Science qui confine à la religion. Ce manque de recul critique me gêne un peu.

11 : Que pensez-vous du paysage de la littérature dite de genre actuel et de son évolution ?

Pas grand-chose car j’en lis très peu. Je suis gêné par le formatage des genres comme le thriller qui ne nous présente plus guère que des histoires de serial killer, et cela depuis plus de vingt ans! ça m’ennuie, et ça a grandement contribué à m’éloigner du genre.`

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12 : Existe-t-il une concurrence entre les auteurs ?

Concurrence je ne sais pas, mais une grosse jalousie, oui c’est sûr, en dépit des grandes claques dans le dos que s’envoient les écrivains. Dès qu’on a le moindre succès, on devient un concurrent, et c’est mal vu.

13: Sont-ils plus suivis pour leur personne que pour leur contenu ?

Non, les auteurs ne sont pas des stars de cinéma. L’écriture reste un métier obscur, qui n’a rien de glamour ni d’excitant aux yeux de la plupart.

14 : L’argent nuit-il au métier ?

Etant donné le faible pourcentage des droits que touchent la plupart des auteurs j’aurais plutôt tendance à reformuler la question en « Le MANQUE d’argent nuit-il au métier? » Rappelons que 90% des écrivains sont obligés d’exercer un autre métier pour survivre. Les médias ne cessent de mettre en avant les auteurs fortunés, mais ils oublient de préciser que ces rares privilégiés sont extrêmement peu nombreux.

15 : Combien de temps passez-vous à écrire et quel sont vos loisirs extérieurs ?  

 Ecrire est pour moi un plaisir, donc un loisir à temps complet. La durée d’écriture dépend du livre, de l’humeur, des événements extérieurs. Trouver les idées peut prendre plusieurs années, l’écriture du manuscrit deux ou trois mois pour le premier jet, viennent ensuite les corrections. Il n’existe pas de règles. J’ai écrit certains roman en dix jours (comme Simenon) d’autres en un an, voire davantage.

16 : Malheureusement le cinéma et vous ne vous êtes pas donné rendez-vous, mais êtes vous cinéphile ?  Quels sont les films et séries que vous aimez ?

Je ne considère pas le cinéma comme une promotion, donc le mot « malheureusement » est de trop. Je n’ai aucun regret, mais plutôt un certain soulagement. J’ai refusé beaucoup de propositions parce que je ne voulais pas voir mes romans massacrés. Les scénarios qu’on me présentait étaient le plus souvent absurdes ou sans aucun rapport avec le livre.

Je n’ai rien d’un cinéphile, je reste un homme du livre. Pour moi, le cinéma est une aimable distraction, rien de plus, ça ne me passionne pas. Si je « regarde » une série, c’est d’un œil distrait, la plupart du temps en faisant autre chose.

17 : Comment voyez-vous votre avenir dans les prochaines années ?

A mon âge il est conseillé de ne pas faire de projets, mais plutôt de profiter de l’instant présent.

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18 : Pouvez nous donnez des indices sur vos prochaines sorties et où en sont vos projets jeunesses comme Peggy Sue où Elodie ?  

Les prochaines sorties sont sur mon site perso, dans les mois qui viennent je compte me focaliser sur l’auto-édition numérique (gratuite) pour des raisons de liberté d’écriture. Les contraintes éditoriales me sont devenues insupportables.  Je n’écris plus d’ouvrages « jeunesse » depuis presque dix ans. Ce cycle était lié à un éditeur, Olivier Orban chez Plon, qui me laissait toute liberté d’écriture (qu’il en soit remercié!) Je ne suis pas certain qu’aujourd’hui on me permettait d’écrire ce genre de texte, donc je préfère m’abstenir, je n’ai pas envie de batailler contre la censure, j’ai passé l’âge.

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Découvrez la bande-annonce exceptionnelle du livre « Gary Cook »

Bonjour,

À l’occasion, de la parution du premier tome de la trilogie de science-fiction Gary Cook, le 31 août prochain,les éditions Nathan et les auteurs Romain Quirot et Antoine Jaunin se sont lancés un pari fou : réaliser une bande-annonce exceptionnelle pour accompagner la sortie. Une trilogie à l’univers ultra visuel, poétique et cinématographique, entre Miyazaki et Mad Max.Autour de Romain Quirot, co-auteur du livre et réalisateur, une équipe d’une quarantaine de personnes s’est mobilisée pour un résultat spectaculaire, digne d’un blockbuster hollywoodien. Du jamais vu en France !

 

 

 

 

 

 

Chi, une vie de chat, Tome : Raconte-moi ton histoire : Tome 2 (17 mai 2017) de Konami Kanata

Lecteurs du soir ou fans absolus de CHI, quel que soit votre cas ce nouveau recueil des aventures de CHI ne pourra que vous passionner.Avec sa couverture mousse et son format carré, il est parfait pour les petites mains ! S’il te plaît Chi, raconte-moi ton histoire..

Chronique : Un livre super mignon, au dessin simple mais efficace et en couleurs,avec des histoires courtes, bref parfaitement adapté aux jeunes lecteurs, mais les autres apprécieront aussi – il suffit d’aimer les chats pour s’attacher à Chi et réaliser que tous les chats du monde ont décidément les mêmes réactions ! On retrouve toute la mignonittude de la petite Chi et de ses aventures. Elle garde des mimiques de chaton, mais on sent une évolution dans son comportement et également dans sa famille. L’auteur commence à prendre de l’assurance et on sent que la série s’installe vraiment. Son grand intérêt concerne les jeunes enfants qui commencent à apprendre à lire, soit les 6 ou 7 ans.
C’est écrit gros, les pages d’intro. des « CHAT PITRE » ont un texte court pour le petit, que le parent peut continuer dans les pages les plus fournis.
Tout cela en fait une série attractive, éducative, complice et très sympa pour les enfants et leurs parents.

Note : 9/10

  • Album: 96 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Glénat jeunesse (17 mai 2017)
  • Collection : NOS HEROS

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Test Blu-ray : Nocturnal Animals ( 9 mai 2017) de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal

Susan Morrow, s’ennuie dans l’opulence de son existence. Alors que son mari s’absente, Susan reçoit un colis inattendu : un manuscrit signé de son ex-mari Edward Sheffield dont elle est sans nouvelles depuis des années. Edwards se met en scène en père de famille aux prises avec un gang de voleurs de voiture ultraviolents, mené par l’imprévisible Ray Marcus. Après lui avoir fait quitter la route, le gang l’abandonne impuissant sur le bas-côté, prenant sa famille en otage. Susan, émue par la plume de son ex-mari, ne peut s’empêcher de se remémorer les moments les plus intimes qu’ils ont partagés. Elle trouve une analogie entre le récit de fiction de son ex-mari et ses propres choix cachés derrière le vernis glacé de son existence.

Chronique film : « Nocturnal Animals » nous prouve que Tom Ford compose son cinéma comme il le ferait avec un vêtement ! C’est en effet la haute couture du septième art, tant dans sa construction époustouflante que dans son esthétisme abouti et particulièrement soigné… C’est presque un travail de peintre dont il s’agit ici, par des prises de vue, des photographies d’espaces incroyables, aussi bien d’intérieurs purs et contemporains, presque glacés qui s’opposent à de magnifiques paysages bruts d’un profond Texas. Mais tout cela est sans compter son scénario habile, qui fait se confronter, et même se bousculer une fiction violente et incontrôlée à une réalité ordonnée, rangée et mesurée, dont l’interaction devient troublante et envoûtante ! Passer de l’une à l’autre en devient presque une expérience en soi, tant le retentissement du roman a un impact sur la réalité qui perd pied, qui vacille complètement, ce que traduit parfaitement Amy Adams en femme déstabilisée, plus convaincante cette fois en galeriste désabusée, rattrapée par des valeurs qu’elle refusait et fuyait de toutes part, formatée dans un monde factice… C’est en effet, ce roman écrit par Edward son ex-mari, qui sera avec le recul, un révélateur essentiel à ses yeux… Pour faire le portrait de cet homme qui réapparaît dans sa vie, Tom Ford use de mécanismes terriblement ingénieux. Il le met en scène à travers deux personnages, réel et fictionnel dont ces deux facettes retentiront avec fracas dans la vie de Susan, tel un jeu du chat qui malmène sa souris. Jake Gyllenhaal est tout simplement fabuleux dans une composition qui va de l’abattement total à une folie furieuse et désespérée, sans oublier Michael Shannon qui dans cette quête mutuelle, l’accompagne en lui donnant le change de manière incroyable ! Un très beau film assez magique et aux multiples questions, qui prend des risques audacieux et certains au point de nous perturber, mais ici dans le bon sens du terme !

Note : 9,5/10

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Test Blu ray :

Image :Une image au piqué affûte, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes affichant un rendu HD soigné, des contrastes solides et une définition exemplaire. La précision des séquences nocturnes est d’ailleurs remarquable. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité.

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore, la VO s’illustre en DTS-HD Master Audio 5.1 et offre au spectateur une immersion parfaite d’un bout à l’autre. La VF DTS 5.1 est elle aussi très efficace coté surround mais le doublage FR de l’actrice Amy Adams est par contre totalement indigeste ce qui est vraiment dommage.

Bonus : Côté Bonus, les making of sont très intéressant ce qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film et des avis des acteurs et le module : Le regard du réalisateur est superbe pour tout les fan du film et Tom Ford y donne une vrai leçon de cinéma.

  • Acteurs : Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Andrea Riseborough, Michael Sheen, Michael Shannon
  • Réalisateurs : Tom Ford
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 9 mai 2017
  • Durée : 116 minutes

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Le livre qui fuit (9 juin 2016) de Roland Fuentès et Amandine Laprun

Le père de Timéo lui a offert un livre formidable : Le Secret des mots d’amour… C’est un ouvrage rare qui se transmet de génération en génération dans sa famille. Grâce à lui, le garçon va enfin savoir comment avouer ses sentiments à celle qu’il aime. Mais catastrophe ! À peine Timéo a-t-il commencé sa lecture que les pages se mettent à perdre leurs lettres. Son livre se vide inexorablement… Vite, il faut appeler la clinique des livres malades !

Critique : Un petit roman pour jeunes lecteurs qui n’est autre que la suite de « Le bureau des mots perdus » au centre duquel se trouve un garçon bien embarrassé : son livre se met à perdre ses mots.
Cette nouvelle histoire est drôle, pleine d’humour et les jeux de mots sont très bons.
Ce livre fait partie de la collection « Mes premiers romans » pour les enfants à partir de 7 ans (cycle 3). Le texte est écrit assez gros, et une grande place est laissée aux illustrations.
Petit plus : A la fin de l’ouvrage, nous pouvons découvrir une sorte d’histoire alternative à l’originale. Il s’agit de celle d’une classe de CE2 qui a gagné le concours « Plumes en herbe » qui est très bonne; bravo à eux !
Un petit roman amusant et bien sympathique. A conseiller aux jeunes lecteurs férus de bons mots.

Note : 9/10

  • Poche: 64 pages
  • Editeur : Nathan (9 juin 2016)
  • Collection : Premiers Romans
  • Prix : 5,90 euros

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Carnets noirs de Stephen King

En prenant sa retraite, John Rothstein a plongé dans le désespoir les millions de lecteurs des aventures de Jimmy Gold. Rendu fou de rage par la disparition de son héros favori, Morris Bellamy assassine le vieil écrivain pour s’emparer de sa fortune, mais surtout, de ses précieux carnets de notes. Le bonheur dans le crime ? C’est compter sans les mauvais tours du destin… et la perspicacité du détective Bill Hodges. Après Misery, King renoue avec un de ses thèmes de prédilection : l’obsession d’un fan. Dans ce formidable roman noir où l’on retrouve les protagonistes de Mr. Mercedes (prix Edgar 2015), il rend un superbe hommage au pouvoir de la fiction, capable de susciter chez le lecteur le meilleur… ou le pire.

Critique: Comme tous les plus grands romanciers, le dernier King est toujours tant attendu avec grande impatience, et celui-ci ne fait pas défaut. Ce roman est une véritable déclaration d’amour à la littérature et au métier d’auteur, le livre est basé sur l’obsession et le fanatisme, ce qui n’est pas sans nous rappeler Misery. Les deux livres abordent un thème similaire mais d’une manière totalement opposée. On n’est pas dans un huis-clos ici, plutôt sur une chasse à l’homme mais les raisons sont les mêmes : l’amour inconditionnel pour un auteur. Ce livre est aussi une sorte de suite à Mr Mercedesoù l’on retrouve Bill Hodges et on y découvre des nouveaux personnages comme Pete mais aussi, et surtout, Morris Bellamy. Les personnages ne font pas tout, l’intrigue est aussi importante et ici, cette seconde partie n’est pas du tout un polar comme avait pu l’être Mr Mercedes, avec une enquête. King ne cherche rien d’autre que de distraire, et tant qu’à faire en le faisant de manière intelligente. Ce roman n’est sans doute pas à classer parmi ses écrits les plus majeurs. Effectivement, il a déjà abordé cette thématique. Et pourtant, il arrive encore à surprendre. Il arrive à se renouveler et à ne jamais radoter. Après toutes ces années et tous ces livres, ça tient réellement du miracle. La construction du roman est très intéressante car elle est en trois parties distinctes, un avant, un pendant et un après. Stephen King place des liens partout, que ce soit entre le tome précédent et celui-ci ou les personnages, dans un premier temps, on souhaite les comprendre puis on veut voir sur quoi cela va aboutir. La seconde partie se passe sur un même espace temporel mais les points de vue qui s’alternent, Stephen King nous embarque très vite dans son récit en nous faisant languir et prenant le temps de poser son récit et ses personnages pour ensuite accélérer le rythme.

A chaque livre on s’en étonne encore : l’auteur reste fidèle à lui-même tout en arrivant à se réinventer. C’est ça le pouvoir de la fiction. Stephen King en détient le pouvoir absolu.

Note : 9/10

 

  • Relié: 427 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (2 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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