Je te vois (22 mars 2017) de Clare Mackintosh

Le jour où Zoe Walker découvre son portrait dans les petites annonces d’un journal londonien, elle décide de mener sa propre enquête. L’image floue n’est accompagnée d’aucune explication, juste d’une adresse Internet et d’un numéro de téléphone. Pour les proches de Zoe, c’est la photo d’une femme qui lui ressemble vaguement, rien de plus. Mais le lendemain et le surlendemain, d’autres visages féminins figurent dans l’encart publicitaire.
S’agit-il d’une erreur ? D’une coïncidence ? Ou quelqu’un surveille-t-il leurs moindres faits et gestes ?

Chronique  : Un nouveau thriller de l’auteur du best-seller de « Te laisser partir ». Que feriez-vous si vous découvriez une photo de vous-même utilisé pour faire de la publicité pour une entreprise dont vous n’aviez jamais entendu parler?
L’histoire alterne entre la vie personnelle de Zoe Walker (première personne) et l’enquête de Kelly Swift. Zoe est une mère célibataire qui vit avec son petit ami dévoué et ses deux enfants. Bien que l’absence d’action au cours de la première moitié nous permet de se demander si la paranoïa de Zoe est justifiée, le fait de se concentrer sur les banalités de sa vie domestique rend l’histoire très intrigante. L’autre personnage qu’est : Kelly qui s’intéresse aux annonces classées après que Zoe l’ait alertée sur un lien possible avec l’affaire sur laquelle elle a travaillé où elle doit trouver une connexion entre les annonces classées et d’autres crimes pourrait l’aider à se racheter. Il y’a quatre ans, elle a été rétrogradée de l’équipe des infractions sexuelles à l’équipe de police de quartier.
Les parties les plus effrayantes ont lieu dans le souterrain de Londres ce qui rend claustrophobe. On ne sait jamais qui pourrait se cacher au coin de la rue, surveiller nos mouvements et attendre le bon moment pour frapper. Les foules et les caméras dans les tunnels. Il y’a un faux sentiment de sécurité parce qu’il y’a tant de témoins potentiels, mais tout le monde est pris dans leur propre vie et ses gadgets, inconscients du monde autour d’eux. La popularité des médias sociaux ajoute des préoccupations supplémentaires. Quelle part de l’information que nous publions volontairement peut être utilisée contre nous? Du côté de l’enquête, Kelly doit remettre en question son approche à l’égard des victimes. La victime est-elle tenue d’assister l’enquête? Doit-on faire pression sur une victime pour qu’elle témoigne contre sa volonté?  Le livre utilise une situation exagérée pour nous rappeler les risques que nous pourrions rencontrer dans notre vie quotidienne. La paranoïa et l’anxiété augmentent au fur et à mesure que Zoe passe pour un être incertain si elle a quelque chose à craindre de se sentir suivit. C’est un rappel troublant de rester vigilant, de faire confiance à votre intuition et d’être conscient de votre environnement. L’écriture est  soignée et les dialogues apportent du rythme. Ce livre est un thriller psychologique palpitant où le lecteur se fait délicieusement mener en bateau. Il présente en outre d’autres qualités comme les connaissances de l’auteur en matière d’enquêtes. Un vrai bonheur de lecture où les pages se tournent presque seules et dont on sort à la fois satisfait et très ému. A découvrir sans hésiter.

Note : 9,5/10

  • Broché: 462 pages
  • Editeur : Marabout (22 mars 2017)
  • Collection : Marabooks

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Mrs Dalloway 4 janvier 2017 de Virginia Woolf

« Mrs Dalloway dit qu’elle se chargerait d’acheter les fleurs. » De cet incipit, resté aussi célèbre que ceux de Camus ou Nabokov, découle la journée d’une femme, Clarissa Dalloway, au rythme des heures qui s’égrainent, entraînant le lecteur dans les sinuosités joyciennes de son inconscient et de ses monologues introspectifs.
À contre-sens des canons de la littérature victorienne, Mrs Dalloway n’en reste pas moins, en dépit de son avant-gardisme, un des romans les plus appréciés de Virginia Woolf, celui dont elle dira, dans son Journal d’un écrivain, qu’elle y avait exprimé « bien plus complètement que de coutume ce qu’elle voulait dire ».
Outre une technique d’écriture novatrice, Mrs Dalloway se propose de « critiquer le système social, le montrer à l’œuvre dans toute son intensité ». Virginia Woolf pose un regard critique sur la condition bourgeoise, l’évolution des mœurs, l’avenir des femmes, mais aussi sur la folie à travers le personnage de Septimus.
Mrs Dalloway, qui n’a rien perdu de sa modernité, ouvre par effet de miroir quelques portes d’entrée dans la psyché de son auteur.

Critique :Situé en plein cœur de la ville de Londres, ce roman de Virginia Woolf traite pour beaucoup des termes de l’aliénation mentale et physique, des liens entre individus et des aléas de l’intégration (en opposition à la marginalité)au sein d’une société bien rigide.
La communication est l’enjeu premier dans le récit, et les personnages la recherchent, pour certains, même au prix de la mort.
Une myriade de personnages plus attachants les uns que les autres peuple ce récit, qui se déroule pourtant sur une seule journéeL’écriture est un peu déroutante puisque nous passons d’un personnage à l’autre, ou plutôt de l’esprit à l’autre, sans préavis, en suivant le fil rarement linéaire de la pensée, des souvenirs et des impressions. Les sensations, les mouvements de l’âme sont décrits avec finesse et acuité, y compris ces hésitations et ces non-dits avec lesquels nous compliquons notre existence et nos relations.
Le résultat est un roman grave et drôle, une grande œuvre, écrite par une grande femme qui restera dans l’histoire de la littérature anglo-saxonne

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : Archipoche (4 janvier 2017)
  • Collection : Roman étranger

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A la découverte de Londres avec autocollants (3 juin 2016) des Editions Usborne

Ce livre d’autocollants est un véritable guide de poche de Londres : les enfants y trouveront les cinquante monuments et sites les plus célèbres de la capitale, accompagnés d’un descriptif détaillé et d’indications pratiques dont les stations de métro les plus proches, ainsi qu’une brève histoire de la ville.
Un beau livre d’autocollants à offrir aux enfants en prévision d’un voyage à Londres.
Les jeunes globes-trotteurs pourront placer les autocollants sur les illustrations au fur et à mesure qu’ils visitent la ville et repèrent les monuments et endroits cités.

Critique : Buckingham Palace, Big Ben, Trafalgar Square, Piccadilly Circus : autant de lieux emblématiques de Londres dans lequel ce formidable album plonge les enfants.
Au fil des pages, ils se promènent à travers cette ville foisonnante et découvrent le quotidien des londoniens et les grandes attractions de la capitale : la relève de la garde à Buckingham, la vie dans le métro ou les promenades au bord de la Tamise.
Avec plus des autocollants joyeux et colorés, les enfants animent chaque tableau qui se met alors à fourmiller d’une multitude de détails amusants.
Un magnifique outil qui développe la motricité fine, et fait découvrir l’une des plus belles capitales européennes et ses curiosités.

Note : 10/10

 

  • Editeur : Usborne (23 juin 2016)
  • Langue : Français

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