Cette étoile ne s’éteindra pas (18 mai 2017) de Esther Earl et Lori & Wayne Earl

La vie et les mots d’Esther Grace Earl, la jeune fille qui a inspiré le personnage d’Hazel à John Green. Un livre poignant, regroupant écrits et documents sur Esther Earl, la jeune fille qui a inspiré à John Green le personnage féminin de Nos étoiles contraires.

Chronique  : Un bel hommage à Esther Earl, jeune fille atteinte du cancer qui a inspiré à John Green le personnage féminin de  Nos étoiles contraires.
En tant qu’adulte, nous avons généralement investi dans notre vie, nous vivons avec le travail, les amis et la famille, nous avons du mal à laisser aller. Il est difficile de dire « au revoir ». Ce livre apporte le besoin de meilleurs traitements pour le cancer pédiatrique, un meilleur financement (le gouvernement des États-Unis affecte moins de 4% pour tous les cancers infantiles combinés).
Cette histoire aigre-douce nous frappe le cœur sans jamais rentrer dans aucun détail morbide. Les sentiments de l’adolescente, ceux de ses parents ou encore de sa famille et de ses amis sont d’une grande finesse et d’une grande lucidité. On sourit, on pleure ; on espère, on doute avec eux.
Les dernières pages, relatant les derniers instants d’Esther, sont poignantes et tellement belles.
Un ouvrage enrichissant qui ouvre de nombreuses pistes de réflexion sur la maladie, la mort et le salut.

Note : 9,5/10

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Nathan (18 mai 2017)

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L’Affreuse (26 avril 2017) de Ariel Crozon

«Vous verrez, même absente, je serai en quelque sorte présente, petit personnage qui, en esprit, discutera avec vous, argumentera, et sans doute vous engueulera.»
À 49 ans, Ariel Crozon entame le journal de sa vie désormais «frêle et précaire» : elle est atteinte de la maladie de Charcot. Mais ici, pas d’apitoiement. Sous sa plume, sa maladie est surnommée L’Affreuse, l’hôpital s’appelle Sancœur et son médecin est une célèbre actrice anglaise… Car chez Ariel, le rire l’emportera toujours sur les larmes.
L’Affreuse n’est autre que le souffle de vie d’une femme, dont la force lumineuse nous touche en plein cœur.

Chronique : Comme « Oscar et la dame rose » de Eric-Emmanuel Schmitt l’affreuse de Ariel Crozon est dans la même veine, un livre dur mais beau et avec une honnêteté hors du commun et un humour à toute épreuve,ce livre nous touche en plein cœur . Le requit cerne l’essentiel, et à en vivre le meilleur. Avec sa sincérité Ariel et sa lucidité de condamné, nous délivre un beau message d’espoir : il convient d’apprendre, avant tout, à oser vivre sa vie, puis à accepter sa mort. Loin de sombrer dans le mélo, sans fioriture et tout en simplicité, elle nous délivre un récit d’une grande délicatesse, débordant de spontanéité et d’émotion, d’humanité et de bonheur. Et l’écrivain parvient même à nous faire sourire avec cette histoire formidablement belle et attendrissante, mais aussi terriblement cruelle et poignante. Dans un style léger et vivant, au travers de ce récit extrêmement poétique, elle nous donne une formidable leçon de vie. Une œuvre magnifique pour tous, mais, surtout, pour ne pas oublier de vivre ! Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

  • Editeur : Editions Autrement (26 avril 2017)
  • Collection : AUTREMENT LITTE

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Demain n’est pas un autre jour (2 février 2017) de Schneider,Robyn

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banale.Au sanatorium pour ados, il rencontre l’irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l’établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles.À leurs côtés, Lane réalise que la maladie n’est pas nécessairement une fin : quand l’amour et l’amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.

Chronique :  Robyn Schneider nous offre un roman grave et drôle où les vies de deux adolescents malades s’entrechoquent.  C’est l’histoire de  Lane et Sadie, deux adolescents qui ont une souche incurable de la tuberculose.
Les chapitres alternent entre la perspective de Lane et celle de Sadie. Quand le livre commence, Lane vient d’arriver à Latham ; Sadie est là depuis des mois. La plus grande préoccupation de Lane est de suivre ses cours. Malgré le diagnostic, il ne sera pas dissuadé de son objectif d’entrer dans Stanford. L’attitude méprisante des professeurs, et le travail acharné que les étudiants se sont donnés est un choc pour Lane. Mais tout le monde ici est malade, et pas tout le monde a de l’énergie pour suivre le cours.
Sadie n’a pas une opinion favorable de Lane, basée sur un incident au camp il y a des années avant. Mais quand il n’empêche Sadie et ses amis de se mettre dans le pétrin, elle se rend compte qu’il pourrait ne pas être le garçon, elle pensait qu’il était.
Comme Lane devient un membre à part entière du groupe de Sadie, il commence à valoriser ce qu’ils ont à offrir. Comme ses amis de la maison semblent changer, il trouve une nouvelle appréciation pour ses nouveaux amis. Sadie offre une nouvelle perspective, et les deux adolescents se rendent compte qu’ils ont des sentiments pour l’autre.

« Demain n’est pas un autre jour  » ne va pas éviter les comparaisons avec « Nos étoiles contraires » mais il n’a rien de commun et ce n’est pas facile de recréer l’angoisse et la tristesse dans un livre sur les adolescents avec des maladies incurables. Une des choses les plus convaincantes sur le livre est la rapidité relative que les patients se trouvent affligés avec la tuberculose. La maladie est encore à l’état de pandémie dans les régions en développement du monde, mais elle n’est pas aussi commune aux États-Unis qu’elle l’était autrefois. Schneider invente un monde où la tuberculose est revenue à des niveaux sans précédent. Le concept de sanatorium avait été en sommeil pendant des décennies, mais il doit être ressuscité pour séparer ceux qui sont infectés pour empêcher la propagation de la maladie extrêmement contagieuse.
En plaçant les adolescents dans un environnement isolé, Schneider crée une dynamique intéressante. Tout le monde à Latham est malade, et il n’est pas surprenant quand quelqu’un succombe à la maladie. Comme un nouvel arrivant, Lane bouge les choses. Il n’a pas nécessairement l’intention, mais il le fait. Rien n’est pareil après son arrivée.
C’est une lecture merveilleuse. On y vit une gamme complète d’émotions. Schneider est un écrivain talentueux, et elle cite Mann et Ishiguro comme des inspirations pour cette histoire. Une histoire unique à recommander.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (2 février 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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Ouille ! Ouille ! Ouille ! (27 octobre 2016) de Delphine Godard et Nathalie Weil

Pour dédramatiser les petites appréhensions et expliquer
le fonctionnement du corps, ce livre répond à plus de 80 questions :
Pourquoi doit-on aller régulièrement chez le médecin ?
Comment attrape-t-on une maladie ?
C’est quoi, des anticorps ?
Pourquoi faut-il mettre un appareil dentaire ?
À quoi ça sert, la prise de sang ?
A quoi ça sert de faire une radio ?
+ des schémas explicatifs
+ une double-page de conseils sur les premiers secours !

Critique : Construit sur le même principe que Aïe ! Prout ! Atchoum !, des mêmes auteurs, ce doc malin part des questions et idées préconçues des enfants pour apporter réponses et éclaircissements sur le fonctionnement du corps.
Le doc aborde infos techniques et questions psychologiques.
C’est bien fait, avec des illustrations utilisant des statues affublées de maillots de bains à soulever et avec une bonne dose d’humour, notamment dans le traitement graphique, qui permet de parler très sérieusement de tous ces sujets tabous.
Une lecture recommandée à tous les enfants à partir de 9 ans .

Noter : 9/10

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Nathan (27 octobre 2016)
  • Collection : ONOMATOPEES
  • Prix : 16,90 euros

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Un cadeau du ciel…(3 novembre 2016) de Francoise Hardy

C’est un voyage au bout de la nuit et au bout de la vie. Une odyssée intime dans le dédale de la souffrance, de la maladie. Un purgatoire contemporain, quotidien, qui est le propre de la condition humaine.
En mars 2015, Françoise Hardy Hardy a été hospitalisée à la suite de la dégradation de son état de santé dû à un lymphome de Malt. Dans la spirale infernale, elle se fracture la hanche et le coude pendant son hospitalisation. Plongée dans un coma artificiel, elle sera donnée pour condamnée par les médecins. Presque morte. Se produit un miracle grâce à une thérapie de la dernière chance. Dans un combat contre l’ange, la vie reprend le dessus. Une renaissance.
François Hardy a choisi d’écrire sur cette hospitalisation, ce coma artificiel. Elle essaie de revivre consciemment ce qu’elle a vécu inconsciemment. Son récit n’est ni une vallée de larmes ni un chemin de croix. Avec subtilité, humour, elle retrace ce voyage entre vie et mort, rêves, cauchemars et réalité. L’écriture est déliée et élégante.

Critique : Avec beaucoup d’humour, de distance et de dérision François Hardy signe avec ce roman une épreuve au cœur de l’humanité, qui nous concerne tous où elle nous entraine dans un voyage au bout de la nuit et au bout de la vie. Une odyssée intime dans le dédale de la souffrance, de la maladie. Un purgatoire contemporain, quotidien, qui est le propre de la condition humaine. Le lecteur va étre très impressionnée par le niveau de réflexion que cela soit sur la politique, l’écologie, la littérature ou la théologie de Françoise Hardy.
L’intelligence de son discernement, son honnêteté intellectuelle, le courage avec lequel elle affirme son point de vue qui va souvent à l’encontre du « politiquement correct » rendent son écrit très instructifs et hors des lieux communs si souvent entendus !
On y découvre une personne profonde, cultivée et aussi exigeante envers les autres qu’avec elle même ! Une très belle découverte

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 186 pages
  • Editeur : Des Equateurs (3 novembre 2016)
  • Langue : Français

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La 2 CV verte de Manu Causse

Isaac est un petit garçon vide. Il a un corps, des yeux, mais à l’intérieur, rien. Parfois seulement, il hurle. Depuis sa naissance, ses parents se sont lentement détruits, à coups d’amertume et de culpabilité. Le père, Eric Dubon, est épuisé et désemparé. Mais lorsque, à la mort de son oncle, il hérite d’une vieille 2CV, tout s’emballe. Au volant de la petite voiture, il décide de retirer son fils de la clinique où il est gardé, puis de s’échapper. Entourés de fantômes et de vieux souvenirs, les deux fugitifs se lancent alors dans un étrange voyage. Mais quel est vraiment le passé d’Eric Dubon, et que compte-t-il faire de son fils ? Aidés par une adolescente lunatique, traqués par un gendarme amateur de champignons et accompagnés par un chaton bavard et arrogant, le père et son fils poursuivent leur route, et nous plongent dans un conte initiatique envoûtant. L’étrange balade à bord de la 2CV verte promet d’être mouvementée.

Critique : Voici un roman touchant, qui fait penser à au livre : Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris dont il n’a pas à rougir tant le livre est original. L’auteur se penche sur les relations père-fils et les secrets de famille avec des personnages secondaires des plus hauts en couleurs qui sont autour de cette relation. Les personnages sont vraiment bien travaillés et on souhaite rester avec eux plus de temps hormis celui de sa mère où son personnage est absolument détestable.

Le style de la narration est fluide, ce qui donne envie de ne pas s’arrêter, et le fait de changer de point de vue peut paraître au début étrange mais par la suite c’est ce qui nous fait entrer au cœur de ces personnes bien plus qu’attachante.

L’intrigue est simple mais elle nous entraine dans une histoire d’émotion si forte que l’on ne s’ennuie à aucun instant et auquel notre cœur s’emballe sur cette si belle fin.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Denoël (10 mars 2016)
  • Collection : ROMANS FRANCAIS
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On regrettera plus tard de Agnès Ledig

Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ? Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du coeur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé.

Critique: Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de ‘Juste avant le bonheur’ et ‘Pars avec lui’, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du cœur.
Un soir d’orage, Eric et sa fille Anna-Nina frappent à la porte de Valentine, institutrice dans un village vosgien. La fillette est malade, la roulotte qui leur sert de maison a été très endommagée par un arbre, ils ont besoin d’assistance. Une assistance que Valentine leur prête aussitôt, avec la générosité et l’empathie qui la caractérisent. Et de les héberger chez elle le temps que la petite se remette et que son père répare le véhicule.
Ces trois êtres que rien ne prédestinait à se rencontrer, vont voir leur vie être fondamentalement bouleversée. Pourquoi cet homme sillonne-t-il la France avec sa petite Anna-Nina ? Qui ou que fuit-il ? Est-il si libre qu’il le pense ? Il ne s’est visiblement jamais posé la question jusqu’alors, s’est contenté d’avancer droit devant, sur la voie qu’il a choisie, dès lors que celle-ci semble convenir à sa fille. Mais cet arrêt forcé dans le havre de paix de Valentine va ébranler ses certitudes. Car si la vraie liberté est de faire non pas tout ce que l’on veut, mais de vouloir tout ce que l’on fait, alors Eric n’est plus certain de devoir poursuivre sur cette voie. Ni pour Anna-Nina, ni pour lui.
Des doutes qui assaillent de même Valentine. Si d’emblée elle sent naître en elle une attirance physique pour cet homme, ses peurs la poussent dans la direction opposée. Comme à chaque fois qu’elle sent poindre un attachement affectif. A croire qu’aimer est synonyme de danger. Alors, l’aimer ou le fuir ? Térébrante contradiction qui l’empêche de vivre pleinement.
Avec une infinie délicatesse, une émotion à fleur de plume, Agnès Ledig dresse le portrait de personnages indiciblement attachants, viscéralement humains et authentiques. Des êtres blessés par la vie, criblés de doutes, de peurs, certes, mais capables de rebondir, plus loin, plus fort, plus haut, grâce à l’incommensurable pouvoir de l’amitié et de l’amour.
On regrettera plus tard, est un roman d’une énergie vitale époustouflante. Que vous regretterez plus tard de ne pas avoir lu…

Note 9/10

 

  • Broché: 310 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (2 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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