L’arbre à bouteilles de Joe R. Lansdale, les monstres se cachent sous le soleil du Texas

Cette première enquête de l’inénarrable duo d’Hap et Léonard réunit déjà tous les ingrédients qui feront des récits de Lansdale de véritables petites pépites acidulées et piquantes.

Sa plume imagée, que d’aucuns qualifieront à tort de grossière, est la plus adaptée pour rendre compte du tableau misérable et poussiéreux qu’offre sa représentation d’un Amérique rurale sclérosé par le racisme et la pauvreté. Ses dialogues percutants sont autant de parties de punching-ball qui retranscrivent à merveille le caractère bourru de ses habitants.

Les deux trublions principaux forment déjà un duo implacable, bien rodé. Les rôles sont déjà distribués entre les deux compères qui s’échangent des répliques comme l’on respire. Les voir agir comme deux boules de démolition que rien n’arrête est toujours aussi jouissif. Ces deux-là se fichent de la bienséance et gare à ceux qui se dresseront sur leur chemin.

Comme souvent avec l’auteur l’enquête manque d’une véritable envergure et se révèle prévisible. Peu importe car toute la saveur du récit se trouve dans la garniture qui le compose et non dans la pâte.

Une lecture idéale pour se rappeler du visage d’une Amérique fracassée par les coups de poing assénés par les crises sociales et raciale qui gangrène la première démocratie mondiale.

Résumé : Hériter de cent mille dollars et d’une petite bicoque dans un quartier délabré n’est pas si mal et l’oncle Chester a fait un beau cadeau à son neveu Leonard… Même s’il faut tout nettoyer, que le plancher est pourri et que les voisins sont ce que l’on pourrait craindre de pire. Même si retaper une maison pour la vendre et abattre des murs, c’est prendre le risque de découvrir des squelettes cachés…

Éditeur‎Folio (25 novembre 2004) Langue‎FrançaisBroché‎ 368 pages ISBN-10‎2070300595ISBN-13‎978-2070300594 Poids de l’article‎200 g Dimensions‎11 x 1.5 x 18 cm

Tuer le fils de Benoît Severac, qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour être aimé

Ce roman noir fut une excellente lecture même si l’auteur a pris une direction plus convenue dans la seconde partie.

Toute la partie centrée sur Matthieu, sa relation désastreuse avec son père, sa détresse émotionnelle est un drame intime d’une rare puissance évocatrice. Ce cri du cœur d’un homme écrasé par l’image du père et l’absence d’amour est une complainte déchirante. Toute cette partie du récit est magistrale.

La seconde partie m’a plu également mais le fait est que Matthieu, le personnage le plus complexe et donc le plus intéressant, est mis de côté et j’ai trouvé cela dommage. J’aurais voulu en savoir plus sur son parcours, sa résilience par rapport à la relation avec son père, la manière dont il a géré son deuil. Mais l’auteur a préféré s’attacher à l’équipe d’enquêteurs. Non pas que ces personnages soient inintéressants, bien au contraire, la plume de Séverin colle au plus près de ces personnages pour livrer des portraits saisissants de réalisme et psychologiquement très fin. Ainsi ce pauvre Nicodemo frise le burn-out tandis que Cérisol tate un peu trop de la bouteille même si ce n’est pas ce cela qui finira par lui causer des soucis. Enfin Grospierre, la nouvelle recrue, le jeune padawan surdiplômé qui sera le seul ayant encore le courage pour écouter son instinct. Ces portraits de flics humains et plus positifs que ceux que j’ai l’habitude de lire dans mes lectures m’ont énormément plu, ça s’engueule, ça se pardonne, ça se confie sur les petits problèmes et sur les gros aussi, mais il n’empêche que j’aurais tellement voulu que l’histoire de Matthieu soit approfondie.

Si vous voulez découvrir une plume à fleur de peau qui dissèque les émotions humaines avec grande finesse alors plongez-vous dans ce roman de Benoît Séverac qui, de plus, est récemment sorti en poche.

Résumé: Matthieu Fabas a tué parce qu’il voulait prouver qu’il était un homme. Un meurtre inutile, juste pour que son père arrête de le traiter comme un moins que rien. Verdict, quinze ans de prison. Le lendemain de sa libération, c’est le père de Matthieu qui est assassiné et le coupable semble tout désigné. Mais pourquoi Matthieu sacrifierait-il une nouvelle fois sa vie ? Pour l’inspecteur Cérisol chargé de l’enquête et pour ses hommes, cela ne colle pas. Reste à plonger dans l’histoire de ces deux hommes, père et fils, pour comprendre leur terrible relation. Derrière cette intrigue policière qu’on ne lâche pas, ce nouveau roman de Benoît Séverac nous parle des sommes de courage et de défis, de renoncements et de non-dits qui unissent un père et un fils cherchant tous deux à savoir ce que c’est qu’être un homme.

  • Éditeur : MANUFACTURE de LIVRES(6 février 2020)
  • Langue : Français
  • Broché : 288 pages
  • ISBN-10 : 2358876070
  • ISBN-13 : 978-2358876070
  • Poids de l’article : 320 g
  • Dimensions : 14 x 2.2 x 20 cm

L’homme craie de C. J. Tudor, souvenons-nous des instants terribles

Et toujours les ombres du passé…

Cela fait longtemps que ce thriller me faisait de l’œil mais ma médiathèque n’ayant jamais daigné se le procurer, j’ai dû attendre de le trouver en promotion sur ma liseuse. C’est désormais chose faite et il est temps de vous parler de cette lecture somme toute plaisante.

Une petite ville tranquille, une bande d’amis qui ne pensent qu’à profiter de chaque minute de l’été avant la reprise de l’école… Cela ne vous fait penser à rien ? L’ombre de Stephen King plane sur les passages se déroulant dans le passé. De nombreuses scènes mettant en scène la petite bande d’amis rendent hommage à l’un des récits les plus célèbres du grand auteur, à savoir ÇA. Pour quiconque connaît l’œuvre de King l’hommage sera évident sans pour autant que cela soit gênant à la lecture. Le récit possède sa propre empreinte et, même si j’aurais personnellement préféré que le récit insiste encore plus sur cette bande de potes que le sort va marquer à vie, il faut reconnaître que l’auteure amène d’une belle façon les thèmes qu’elle veut inclure à son récit, la maladie d’halzeimer, le droit à l’avortement.

La double temporalité est menée avec malice, empilant les mystères et les questions qui trouveront leurs réponses trente ans plus tard. Le suspens est astucieusement dosé pour que l’on est envie de continuer la lecture. Le récit flirte parfois avec l’horreur lors de courtes scènes cauchemardesques ou lors de la scène d’ouverture qui m’a happé et convaincu sur les talents de conteuse de Tudor, la plume de l’auteure est attirée par ce genre comme un aimant cela se ressent énormément. En témoignent les scènes de cauchemars et toutes les inquiétudes autour des dessins à la craie. Pourtant l’ouvrage est bien un thriller, l’auteure a probablement voulu s’en tenir à un récit plus accessible pour sa première publication. Le tout forme un ensemble convaincant mais qui aurait mérité un peu plus de profondeur dans le style.

Un parfum de nostalgie imprègne le récit, y compris les passages se situant de nos jours. Tendresse des jours d’été passé à déambuler avec ses amis, regrets de ne pas avoir pu faire ou dire ce qu’il fallait au bon moment sans parler des griffures du destin qui cicatrisent mal, même trente ans après. Cette atmosphère en teinte sépia se teinte peu à peu d’un rouge écarlate à mesure que le dénouement approche. Un dénouement quelque peu prévisible malheureusement mais qui a le mérite de ne pas traîner en longueur.

L’homme craie signe pour son auteure une entrée convaincante dans le monde du polar. Placé sous l’influence d’une autre grande plume mais avec suffisamment de présence et de d’atmosphère pour se démarquer du reste de la production. Depuis l’auteure a publié un autre polar et un troisième et sur le point de paraître, une auteure suivre donc.

Résumé: Le problème, c’est que nous n’étions pas d’accord sur la manière dont ça avait commencé. Etait-ce lorsqu’on s’était mis à dessiner les bonhommes à la craie, ou lorsqu’ils sont apparus tout seuls ? Etait-ce à partir du terrible accident ? Ou quand ils ont découvert le premier corps ?

  • Éditeur : Pygmalion (17 janvier 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 384 pages
  • ISBN-10 : 2756421731
  • ISBN-13 : 978-2756421735
  • Poids de l’article : 420 g
  • Dimensions : 13.6 x 2.6 x 21 cm

Les loups à leur porte de Jérémy Fel, un long cauchemar

Encore une quatrième de couverture mensongère ? Projet trop ambitieux ? Le fait que ce premier roman de Jérémy Fel est loin de tenir toutes ses promesses et nous allons voir pourquoi.

Cela commençait plutôt bien, l’auteur instaure dès les premières pages une ambiance glauque d’où suinte une angoisse sourde. Un premier chapitre qui fait office de prologue et pose l’ambiance de ce roman noir sans concessions. Avec sa plume franche et directe, l’auteur ne nous épargne rien sur les événements de son récit. Le sort frappe aussi bien les innocents que les coupables. Si d’aventure l’envie vous prend de vous lancer dans cette lecture soyez prévenu que certains chapitres sont insoutenables en matière d’ambiance sordide et de détails glauques, notamment celui consacré à l’infortuné Benjamin. Pour ceux que ce genre de récit n’effraie pas la lecture risque de vous rebuter mais pour d’autres raisons.

En effet l’éditeur nous un promis un puzzle narratif où les personnages se croisent et partagent un secret. Hors s’il y a bien de vague rapport entre les différents protagonistes ils sont parfois si ténus qu’il est difficile de saisir leur importance dans le récit. Leur arc narratif ne s’imbrique que rarement les uns aux autres à part pour quelques-uns d’entre eux, comme Walter et Mary Beth dont l’arc narratif bâtit sur la vengeance se font échos. Du grand puzzle narratif promis il ne reste qu’un récit à la narration assez linéaire où l’on suit des personnages des deux côtés de l’océan Atlantique en attendant vainement que leurs histoires se rejoignent. Ce manque de consistance dans la narration entraîne un effet pervers qui rend difficile la lecture de l’ouvrage au fur et à mesure que l’on avance dans le récit.

En effet la plupart des chapitres commençant par la présentation d’un personnage, j’ai eu l’impression de lire une nouvelle différente plutôt qu’un ouvrage cohérent. Mis à part ceux qui mettent en scène le triangle infernal Walter/ Mary Beth et Scott, chaque chapitre nous présente un nouveau personnage, pas forcément toujours très intéressant. Il faut donc se familiariser avec ce personnage, son entourage et son histoire sans que jamais une trame globale les reliant tous les uns aux autres n’apparaisse. Un processus qui se révèle lassant à la longue.

Enfin une dernière chose m’a quelque peu lassé lors de ma lecture. C’est l’accumulation de scène de cauchemar. Ce pauvre Damien en fait au moins trois dans le chapitre qui lui est consacré, pour autant que je m’en souvienne, et ne comptez pas sur moi pour aller vérifier. Ces scènes apparaissent plus comme un tic narratif destiné à remplir les pages du livre que comme un réel apport à une ambiance qui n’en avait de toute façon pas besoin.

En refermant l’ultime page de ce roman, j’ai eu peur d’être passé à côté du propos de l’auteur, d’avoir loupé la signification de son récit et puis je me suis rappelé que certains auteurs apprécient de complexifier leurs œuvres inutilement. C’est dommage d’autant plus que la plume de l’auteur n’est pas désagréable à suivre et l’atmosphère qui se dégage de son récit suffirait à écrire un ouvrage convaincant sans verser dans le trop plein intellectuel.

Résumé: Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un« diner» perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante entre «Twin Peaks», Stephen King et Joyce Carol Oates. Un premier roman magistral qui mène, de rebondissement en rebondissement, à explorer le mal sous toutes ses facettes.

  • Éditeur : Rivages (5 octobre 2016)
  • Langue : : Français
  • Broché : 410 pages
  • ISBN-10 : 2743637897
  • ISBN-13 : 978-2743637897
  • Poids de l’article : 200 g
  • Dimensions : 11.1 x 2 x 16.9 cm

La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas, quand l’auteur troll ses lecteurs

Lors de ma lecture j’avais comme idée de sous-titrée la chronique un joli conte campagnard puis j’ai achevé ma lecture et j’ai dû revoir mes plans.

Le récit prend une forme délaissée depuis fort longtemps par la littérature, policière ou pas, et qu’il est bon de retrouver tout au long de l’ouvrage. C’est en effet sous forme de récit épistolaire que l’auteur a choisi de nous narrer cette enquête sur le meurtre du pauvre Joël. Une narration extrêmement plaisante, légère, renforcée par une plume piquante qui distille ça et là quelques doses d’humour. Romain Puértolas est avant tout un conteur ne vous attendez pas à retrouver de grands effets de style dans sa manière de raconter ses histoires. Il instaure un ton volontairement naïf proche du conte édulcoré inoffensif que l’on raconte aux enfants sauf que dans ce conte il y a un corps démembré, un meurtrier en liberté et une enquête à mener.

Sous ses airs de récit léger l’auteur en profite pour égratigner un peu le capitalisme à travers le personnage du maire prêt à tout pour sauvegarder son entreprise de confitures. Une critique qui reste en surface mais qui a le mérite d’accorder un côté piquant à une intrigue somme toute très linéaire. L’empilement de clichés sur la campagne m’a quelque peu lassé, c’est un ressort scénaristique essentiel mais un trop appuyé pour ne pas devenir irritant. Le titre laisse espérer une plongée dans une flore bucolique des plus charmantes mais se limite au final à une fleur rare et un champ d’herbes rouge unique au monde, c’est un peu maigre et reflète le manque d’ambition de l’ouvrage qui n’a d’autre vocation que d’offrir un agréable moment de lecture ainsi qu’un twist final agaçant.

Un final fumeux qui se laisse deviner dans les ultimes pages avant la grande révélation. Un final qui se repose trop sur ses fameux clichés sur la campagne et la différence entre la ville et la province reculée pour être convaincant. Un final un peu maigre surtout lorsqu’on le compare à celui, bien plus convaincant d’un autre ouvrage de l’auteur, précédemment chroniqué sur le blog, à savoir tout un été sans Facebook.

Cette police des fleurs m’a fait penser à un magnifique paquet, la plume légère mais maîtriser de l’auteur étant l’emballage et la narration épistolaire le nœud entourant l’ensemble. Malheureusement une fois l’emballage déchiré et le paquet ouvert l’intérieur s’est relevé pauvre en contenue et en intérêt.

Résumé: Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du petit village de P. durant la canicule de l’été 1961.
Insolite et surprenante, cette enquête littéraire jubilatoire de Romain Puertolas déjoue tous les codes.

  • Éditeur : Albin Michel (2 octobre 2019)
  • Langue : : Français
  • Broché : 352 pages
  • ISBN-10 : 2226442995
  • ISBN-13 : 978-2226442994
  • Poids de l’article : 420 g
  • Dimensions : 20.5 x 2.7 x 14 cm

Dieu Pardonne, Lui pas !: Requiem, T2 (28 avril 2017) de Stanislas Petrosky

Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre.

Chronique : Second tome de Requiem et bien meilleur que le premier qui était déjà bien.
On reste dans le même style avec un langage assez cru mais vu l’humour du livre tout passe bien.  L’Eglise a de quoi avoir des sueurs froides avec son représentant, qui loin d’être un pacifique est prêt à prendre les armes et se pose en vengeur du faible et de l’opprimé. Il est prêt à tout pour retrouver les assassins et les tuer, les vœux d’abstinence, il n’en a cure… Il assume totalement ce qu’il est, partant du principe qu’il chasse les démons et que ce n’est donc pas vraiment répréhensible.
Sur l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier joue là avec les codes pour notre plaisir, puisque l’on suit ses personnages et l’on s’y attache. Mais Stanislas Petroskysait nous mettre aussi directement dans le sujet en s’adressant au lecteur qui devient partie prenante de l’histoire ! Tout au long des chapitres il s’adresse à nous… C’est un livre en abyme.
Comme quoi on peut allier le policier standard et l’humour sans perdre le lecteur bien au contraire… On espére un troisième tome de Requiem.

Note : 9/10

  • Broché: 186 pages
  • Editeur : Editions Lajouanie (14 avril 2017)
  • Collection : ROMAN POLICIER

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Lettres de chair (13 avril 2017) de Peter JAMES

Le commissaire Roy Grace comptait se consacrer à son déménagement, mais ses projets sont bousculés : une jeune femme de Brighton vient de se volatiliser et son cas émeut la ville entière. Le seul indice : un téléphone, retrouvé sur les lieux de sa disparition.

Chronique :Peter James est de retour pour créer un mystère réfléchi. Cette histoire continue quelques-unes des lignes du précédent roman , surtout en ce qui concerne la longue femme disparue de Roy, Sandy, et les personnages continuent également d’être présent . Norman Potting est aussi attachant que jamais, Glen, le grand ami de Roy revient, et l’épouse de Roy, Cleo, a encore un rôle.Même la brève description de Marlon – le poisson rouge est intéressant,on peut le voir nager autour. De nouveaux personnages sont introduits et le nouvel administrateur adjoint Cassian Pewe nouvellement nommé est réuni avec Grace. Lui et Grace ont une histoire difficile, et nous n’avons aucune idée de la façon dont tout cela fonctionnera. Le rythme est rapide, les crimes horribles, les nouveaux personnages fascinants et l’intrigue ont été remis à l’auteur par un détective d’un crime qu’il avait couvert. L’histoire est racontée sous trois angles différents, du point de la victime, Logan Somerville et l’auteur. Nous voyons cette histoire de tous les côtés. Et, comme toujours, le mystère toujours présent de la femme disparue de Sandy, Sandy, est au premier plan. Elle a disparu il y a dix ans et a été déclarée morale. Excellent.

Note : 9/10

Nombre de pages : 430 pages

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Tempête de haine (31 mars 2017) de Nataly FRACHET

Laureen vit paisiblement un amour passionnel avec son mari Pedro… Une famille fusionnelle… Un jour, quelqu’un va tenter de l’assassiner dans sa propre maison du Jura. Qui mais surtout pourquoi ?
Inévitablement, toute la vie de Laureen défile… Et son passé la rattrape. Cinq mobiles pour un meurtre, et pourtant la vérité sera là où l’on ne l’attend pas…
La quête de cette incroyable vérité et son inacceptable raison, deviennent son fer de lance. Par sa détermination, Laureen se mettra continuellement en danger. Mais l’obstination a ses propres limites, jusqu’à l’ultimatum !

Chronique : Un thriller psychologique dans une ambiance du film à la Seven, voir le silence des agneaux avec un peu d’Agatha Christie modernisé. Tout est un symbole. L’exploitation qui en est faite par Nataly FRACHET nous emmène sur des chemins métaphysiques. Avec ses faux airs de ressemblance avec des films et d’autres auteurs, avec ce roman vous n’allez pas l’oublier pas une fois refermée. Plusieurs raisons à cela, d’abord la structure très bien construite et qui vous tient en haleine à chaque page qui en distillant des bribes de solutions qui s’avèrent parfois justes et d’autres fois qui vous mènent sur une fausse piste. Ensuite l’histoire est vraiment bien vue avec une intrigue originale qui évite les ressorts éculés des polars avec serials killer et meurtres en série. Enfin les personnages qui sortent là encore des stéréotypes habituels et chacun à ses propres zones troubles et n’est pas en tous les cas pas le héros de roman habituel. Pas d’hésitation, à lire d’urgence !

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Persée (31 mars 2017)
  • Collection : P.9 MILLIMETRES

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Le jour du chien (29 mars 2017) de Patrick Bauwen

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal. Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

Chronique : Ce livre ce lit comme une mini série à suspens, Patrick Bauwen arrive à nous offrir un thriller fascinant. L’auteur permet à la tension de construire à travers les nombreuses torsions et tours que l’histoire prend tel que par le dernier tiers du livre, vous êtes collé à elle. La meilleure partie était que la fin qui est complètement imprévisible et surprenante. Cette histoire a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête ! L’auteur a mis en scène une machination implacable où l’écriture y est habile tant dans sa rédaction que dans sa présentation : l’auteur choisit, bien volontairement, de terminer systématiquement chacun de ses chapitres par quelques mots ou une idée qu’il reprend aussitôt au chapitre suivant. Et effectivement, le lecteur n’a pas d’autre alternative que de tourner avec « frénésie » les pages de ce thriller prenant.
Avec cela, un suspense maintenu jusque à la fin et un dénouement à la hauteurDe bout en bout haletant. Une écriture limpide sans fioritures.

Note : 8,5/10

  • Editeur : Albin Michel (29 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français

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Ragdoll (9 mars 2017) de Daniel COLE

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes ;dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Chronique : Un superbe livre digne des meilleurs thriller qui se lit comme une très bonne série ou film de David Fincher.  C’est un thriller très sanglant et pourtant l’humour dans une grande partie des dialogues vont vous faire rire; ce qui permet de détendre l’atmosphère parfois trop sombre du roman. Les personnages sont charmants en particulier le personnage principal, William Fawkes ou Wolf comme il est mieux connu
L’histoire est rapide et pleine d’action. Il y’a des meurtres en abondance avec un nombre disproportionné de parties du corps et des choses très bizarres qui se passe le long de l’enquête de Wolf.  Le lecteur va aimer regarder tout le travail de la police et la reconnaissance et ce livre montre que la plupart du travail est fastidieux et ennuyeux. Wolf est l’un de ces personnages que les écrivains du crime aiment ; il est celui qui préfère travailler seul, ne collabore jamais avec l’équipe mais il y arrive avec un dénouement  qui est surprenant, loin de ce que tout lecteur pourrait imaginer.
Ce thriller qui est un véritable page turner et place directement Daniel Cole comme un auteur à suivre.

Note : 9/10

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Robert Laffont (9 mars 2017)
  • Collection : La Bête noire

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