Sharko (11 mai 2017) de Franck THILLIEZ

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir

Chronique : Si vous aimez le  style de Franck Thilliez, foncez sans hésiter car vous serez comblés. C’est vraiment un très bon roman, un vrai page turner. Ne vous fiez pas au 576 pages, vous ne les verrez pas passez.
On retrouve les deux personnages principaux, et toute l’équipe du 36, quai des orfèvres deux ans après les événements de Pandémia, en septembre 2015. Après une restructuration, l’équipe est désormais dirigée par Grégory Manien. Sont également présents Robillard, Levallois ,Bellanger toujours très affecté par le décès de Camille ou encore Chénaix, le légiste.
Sharko, qui nous livrera tout du long deux enquêtes en une.
Et on le sait, tout peut arriver dans les romans de Thilliez. Ses personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, ne sont jamais totalement épargnés.
Les deux enquêteurs ont la même importance au sein de l’enquête, mais de ce livre ce seront surtout des images de Sharko qui resteront en mémoire. Il faudra attendre l’épilogue pour être convaincu que le titre de ce roman est adapté.
La peur, qu’elle soit génétique ou liée à un apprentissage sera un des thèmes exploités par le roman. Cette émotion si incontrôlable, parfois lâche, est pourtant prioritaire pour notre survie.
Franck Thilliez nous propose un thriller extrêmement documenté, très riche en informations de toutes sortes. Très complexe, l’histoire ne cesse de rebondir et de nous offrir de nouvelles pistes tout en enrichissant notre culture, sur des sujets aussi divers que la balistique ou le bio-art. Alors qu’au début, l’enquête est très portée sur l’ésotérisme, la sorcellerie ou le satanisme le roman revient rapidement à une trame scientifique . Son thème principal, c’est cette fois le sang. Ce roman impose immédiatement un rythme infernal, et la tension ne fera que croître tout au long des pages.

Note : 9/10

  • Broché: 576 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)

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Plutôt crever (16 mars 2017) de Caryl Férey

Mc Cash n’est pas du genre docile. Plutôt crever ! Alors que Fred Le Cairan est soupçonné de maltraitance sur son grand-père, le flic comprend qu’il est en réalité mêlé au meurtre du député Longemoux et décide de le retrouver. Pas une mince affaire, car Fred et sa meilleure amie Alice fuient à travers la Bretagne, en voiture, à vélo, à pied et en kayak… Si seulement Alice n’avait pas offert un flingue à Fred pour son anniversaire, ils ne seraient pas traqués par le flic le plus coriace du pays et par un terroriste basque aux tendances psychopathes. Mais plus Mc Cash se rapproche du couple d’amis, plus il se demande si Fred est vraiment coupable.

Chronique : Férey  nous offre un polar parfaitement écrit, avec un scénario qui tient la route et des protagonistes qui sont tous singulièrement attachants tout comme Mc Cash.
L’écriture est superbe:certaines scènes sont rédigées dans une poésie forte et rare pour ce genre de catégorie littéraire.
L’histoire tient en une phrase: Mc Cash est un inspecteur qui tente de retrouver un jeune couple fugitif sur les côtes bretonnes suite à l’assassinat d’un député.
L’organisation « choral » des chapitres accentue à merveille le suspens et les rebondissements de cette cavale bien tourmentée.Un voyage tantôt ironique, désabusé, amer et poétique.  Ce roman ressemble par moment à une introspection psychologique de notre héros. On ne s’ennuie pas une minute, c’est divertissant et plaisant.

Note : 8,5/10

  • Poche: 256 pages
  • Editeur : Folio (16 mars 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Or noir (9 mars 2017) de Dominique Manotti

Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, vingt-sept ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché, et découvre une ville ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie.

Chronique : Dominique Manotti nous livre ici un récit extrêmement documenté à base d’intrigues politico-financières imbriquées et de quelques meurtres.
On retrouve le personnage de Théo Daquin dans les années 70, juste avant le premier choc pétrolier. Manotti mêle  faits et personnages réels à sa fiction qui n’en devient que plus crédible.  Le livre bénéficie d’une écriture remarquable, sèche qui parvient à nous rendre intelligibles, des mécanismes complexes, sans jamais sacrifier le sens du récit et de la tension…
L’auteur rend hommage à la beauté des paysages et ne cache rien de la complexité des relations humaines et des renvois d’ascenseur. Car les réseaux se télescopent : les stups sont liés au consulat américain de Marseille, la sécurité publique abrite quelques membres du SAC, les Corses s’entraident entre truands et flics, la PJ veut faire oublier son inefficacité. Un très bon thriller.

Note : 9/10

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Folio
  • Collection : Folio Policier

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Une offrande à la tempête (16 mars 2017) de Dolores Redondo

Dans la vallée de Baztán, une petite fille décède étouffée dans son berceau. Alors que la police soupçonne le père d’être impliqué, la grand-mère attribue ce meurtre au génie maléfique Inguma, issu de la mythologie basque. Rapidement, cet étrange décès lève le voile sur une série de morts subites de nourrissons suspectes. L’inspectrice Amaia Salazar décide de se consacrer entièrement à cette nouvelle enquête, entre légendes mystiques et meurtres barbares, au risque de mettre de côté son rôle d’épouse et de mère.

Chronique : Dolores Redondo, née en 1969 à Saint-Sébastien, dans la province de Guipúzcoa, au Pays basque, est une romancière espagnole, auteur de romans historiques et policiers. Après des études de droit, elle travaille dans le commerce pendant plusieurs années avant de publier un premier roman en 2009. Mais sa renommée naissante elle la doit à sa trilogie, dite Trilogie de la vallée du Baztan qui comprend, Le Gardien invisible (2013), De chair et d’os (2015) et ce dernier volet qui paraît aujourd’hui, Une offrande à la tempête. Dans la fin de cette trilogie les rebondissements et les scènes d’action s’enchaînent à un rythme soutenu et le lecteur aura peu de temps pour réfléchir et mener sa propre enquête. Cette enquête sera d’autant plus compliquée pour le lecteur qu’il devra assimiler les nombreux protagonistes dans cette nouvelle affaire.Excellent dernier opus de la série,noirceur démoniaque et dépaysante. Le point négatif est que seuls les lecteurs de la première heure ayant lu L’homme invisible et de De chair et d’os pourront comprendre et suivre l’histoire et les conflits familiaux de l’inspectrice Amaia Salazar.

Note : 8/10

  • Broché: 592 pages
  • Editeur : Folio (16 mars 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Zanzara (9 mars 2017) de Paul COLIZE

Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d’une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date.
La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie.
Avant tout, il aime une femme mariée. Une liaison passionnelle, mais sans espoir. Ensuite, il aime le risque, les paris et l’adrénaline. Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites.
Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour recueillir des révélations fracassantes.
Arrivé sur les lieux, Fred va faire une rencontre qui le poussera à enquêter sur un fait divers apparemment anodin. Son obstination va provoquer une réaction en chaîne, jusqu’au final, inattendu et époustouflant.

Chronique : Voici un roman sorti de nul part et merci au édition Fleuve pour cette belle découverte ; on ce retrouve face à un superbe roman à suspens moderne, on se retrouve en totale immersion. Le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cette enquête qui prend des proportions inattendues le menant à un fait historique proche : un massacre mystérieux alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange journalistique et du thriller est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Le personnage principal qu’est Fred est très fort et on s’habitue à lui direct, un homme sympa. Le style de l’auteur est très fort, il a su mêler habilement les genres pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Un thriller-choc qui ce lit d’une traite.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (9 mars 2017)
  • Collection : Fleuve noir

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Fallen Angel (1 mars 2017) de Stéphanie Janicot

Le soir du réveillon, Sybille, jeune journaliste, assiste au concert du prestigieux Fersen Orchestra et à l’effondrement de sa chef d’orchestre face au public. L’ex-enfant prodige, comparée à Mozart, adulée et couverte de prix, est à 36 ans au faîte de la gloire et de la maturité. Tout le contraire de Sybille et de sa bande d’amis qui vont avoir 30 ans et peinent à s’émanciper.

Chronique : Un des films qui a inspiré la scéne d’ouverture du livre est L’Homme qui en savait trop réalisé en 1956 par Alfred Hitchcock. La scène qui se déroule pendant le concert de musique classique et la tension qui en émane a été un modèle pour mettre ce superbe thriller. Le livre est comme si on regardait un excellent film de Brian de Palma . Un suspens amusant au possible ,une écriture virevoltante au possible ce qui permets de nous faire entrer dans une intrigue et d’être au plus proche de cette orchestre voir de Lucie et le personnage de Sybille est vraiment attachant. Un très bon thriller psychologique avec un découpage très intéressant et une intrigue prenante. À découvrir pour tous les amateurs de thrillers psychologiques.

Note : 9/10

  • Broché: 276 pages
  • Editeur : Albin Michel (1 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Sphinx (13 octobre 2016) de Christian Jacq

Neuf représentants d’une confrérie mystérieuse dénommée SPHINX.
Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde.
Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l’argent-roi, dont l’objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines.
Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx.
C’est compter sans la détermination d’un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.
Pour Bruce, désormais, chaque pas est un danger de mort. Plus il avance dans son enquête, plus la question l’effraie :
QUI GOUVERNE VRAIMENT NOTRE MONDE ?

Critique : Le nouveau livre de Christian Jacq est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui en créant des machines dites inintelligentes et qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès technologique poussé à l’extrême avec de nombreux personnages il y a Bruce un écossais pas comme les autres qui est le spécialiste des mots de travers et de pensé non conforme et il y aussi Mark son seul ami qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements. Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du tome suivant. Merci Christian Jacq de nous offrir de si bon roman.

Note : 9/10

 

  • Broché: 387 pages
  • Editeur : XO (13 octobre 2016)
  • Langue : Français

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