L’Abominable de Dan SIMMONS| 17 octobre 2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.

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Chronique : J’adore le travail de Simmons.  Hyperion est parmi mes préférés. Je suis particulièrement impressionné par son souci du détail ; sa capacité à transformer de grandes quantités de connaissances techniques en une histoire est impressionnante.

Cette histoire – une expédition secrète à l’Everest presque à la manière des garçons, livrée au lecteur par ce vénérable dispositif du « livre trouvé » – met en scène des personnages si virils, si possédés de lèvres supérieures raides, si intelligents et conduits que je me suis senti comme une imposture d’un homme une fois ma lecture terminée. Cependant, j’ai senti que les traités sur la technique de l’alpinisme, et – surtout – ses détails sur le système de classe britannique vers 1925 ont duré beaucoup trop longtemps. À ces moments-là, les personnages cessèrent d’être les admirables titans d’une société perdue et devinrent les porte-parole didactiques de la recherche de Simmons.

Simmons présente une vision vivante et nette de l’ascension traître du roman, mais le véritable protagoniste est l’Everest : « Les pentes verticales abruptes des pentes abruptes des vents glaciaux, des linceuls nuageux, des brumes et des mythes abandonneront lentement ses mystères mortels à une autre équipe – qui, dans leur désir de conquérir Sa Majesté – pourrait être trop mal équipée pour faire face à ses dangers.

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Après un début lent, l’action tant attendue a été bien accueillie, le cœur battant à un rythme effréné et rapide. Là-haut, alors que les alpinistes faisaient l’expérience d’horribles découvertes inattendues et de sensations fortes, le lecteur était momentanément à bout de souffle. La question perplexe entourant la disparition de Percival était une tournure intrigante (quoique pas tout à fait surprenante étant donné l’époque à laquelle tout cela s’est produit).

Étant un fan de fiction surnaturelle, ma seule petite bête noire était la publicité trompeuse de ce conte comme étant surnaturel et dans ce livre il a plutôt choisi d’utiliser la métaphore abominable d’un monstre d’un autre genre.

Néanmoins, si vous pouvez contourner cet aspect du livre, il faut dire que la dernière partie du roman est excitante et très bien écrite. L’abominable est un livre qui fonctionne brillamment la plupart du temps. Il ne fait aucun doute qu’il est bien écrit, captivant et passionnant ,il est peut-être trop lent, trop complexe et trop complexe pour certains. C’est un pendant intéressant de la Terreur.

C’est détaillé, c’est habilement fait et pourtant…. ce n’est pas parfait, et à mon avis, certains aspects peuvent ennuyer énormément le lecteur. Il y a beaucoup à gagner et à apprécier en lisant L’abominable, mais je soupçonne qu’il y a des aspects que certains lecteurs n’aimeront pas et que certains pourraient considérer comme controversés.

Note 8,5/10

 

  • Broché : 660 pages
  • Editeur : Robert Laffont (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 222121868X
  • ISBN-13 : 978-2221218686

 

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Les Mûres (1 février 2017) de Stéphane Poulin et Olivier de Solminihac

On retrouve Michao, Marguerite et le renardeau narrateur du Bateau de fortune. Après le premier jour de l’été, voici donc le dernier jour des vacances, à la montagne cette fois, le moment où on range et ferme la maison, où l’on entasse les bagages dans le coffre qui ne ferme pas, où l’on ressent déjà la nostalgie du retour. Mais les enfants sont dans le présent : Marguerite et le renardeau jouent avec insouciance, profitant pleinement des derniers instants et partent avec Michao cueillir un plein bol de mûres. C’est tout de suite une aventure, irriguée de sensations. Et à l’heure du départ, tandis qu’une cloche résonne au loin, ces mûres emportées auront la douce saveur des souvenirs de vacances.

Chronique : Un vrai coup de cœur, un album juste, beau, poétique. N’ayant lu la première partie qu’est Bateau de fortune on ne peut le comparer avec la première aventure. Nous nous retrouvons face à une montagne pleine d’enchantement où le dessin de Stéphane Poulin est tout en poésie et finesse. Chaque planche est comme un tableau et assez étrangement on dirait que c’est Olivier de Solminihac qui offre des mots à ce récit écrit tout en finesse pour nous plonger dans une musicalité rare pour la jeunesse. On se retrouve transporter à la lecture de cette cueillette les sons, les saveurs de la montagneDu grand art dans l’écriture et dans le dessin.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : SARBACANE (1 février 2017)
  • Collection : ALBUMS (HORS CO

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Heidi, Tome 5 : Heidi fête Noël & Heidi, Tome 6 : Heidi et le grand hiver (9 novembre 2016) de Marie-José Maury

Tome 5: C’est la veille de Noël. Heidi et son grand-père partent à la recherche du plus beau sapin pour cette nuit magique. Famille et amis seront tous réunis et Heidi veut que la fête soit parfaite. Notre jeune héroïne va mettre tout son cœur à la préparation de la plus belle nuit de l’année.

Tome 6: Heidi se prépare à passer l’hiver en montagne. Tout doit être rangé et protégé avant que le froid et la neige viennent tout recouvrir. Surtout que le vieux Hans a prévu un hiver bien rude. Et Hans ne se trompe jamais.   Souhaitons que tout se passe bien pour la jeune Heidi !

Critique : Voici les rééditions d’Heidi la plus célèbre petite fille des montages qui nous offre pour cette fin d’année deux tomes. Le lecteur plus âgé va se retourner en enfance en relisant Heidi. Le texte n’a pas été retravaillé et ni complètement dénaturé par rapport à l’original. Il n’en est rien et même les illustrations sont respectées. C’est avec un peu d’émotion qu’on relit ses aventures; c’est beau et cela véhicule des valeurs simples et saines qui sont perdues maintenant comme l’amitié, le respect des aînés, l’amour de la nature…
Deux très beaux albums qu’il faut continuer à transmettre aux enfants. De plus, ce sont des livres qui peuvent être lus par les jeunes lecteurs que ce soit seuls ou avec un parent qui les encouragera.

Note : 9/10

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Glénat jeunesse (9 novembre 2016)
  • Collection : Nos héros