Les Pyjamasques / Un phénomène de société

1525490_725404250833758_565991026_n

Lancée en septembre 2015 sur les chaînes Disney Channel et Disney Junior, la série américaine P.J. Masks s’est fait une place dans les Zouzous de France 5 dès décembre dernier sous le titre français de Pyjamasques. Réalisée en 3D par Christian de Vita (Gus) et Wilson Dos Santos (Les Lapins crétins), elle compte pour l’instant trois saison où les épisodes dur 13 minutes. A noter : l’originalité des décors urbains, avec des architectures complètement fantaisistes, un peu comme si les bâtiments étaient dessinés par des enfants. Seul dessin animé mettant en scène des super-héros d’âge pré-scolaire (4-7 ans), Pyjamasques défend, derrière son coté rigolo, des valeurs qui plaisent aussi aux parents : solidarité, esprit d’équipe, amitié…

80cff0b9928ce3b0d9fb.png

Ca parle de quoi ? 

De trois mini justiciers de 6 ans qui, après avoir enfilé leur pyjama, se transforment en super-héros et bénéficient, via divers gadgets, de pouvoirs extraordinaires. Le jour, Sacha, Amalya et Greg sont des enfants comme les autres.Le soir venu, ils deviennent  Yoyo, Bibou et Gluglu. Chacun a ses caractéristiques : Yoyo se métamorphose en chat et jouit  d’une ouïe hyper développée ainsi que d’une extrême agilité ; Bibou, qui vire hibou, vole et voit dans la nuit ; quant à Gluglu, c’est un serpent doté d’une force incroyable et d’un talent bien commode pour le camouflage. Nuit après nuit, les trois « Pyjamasques » doivent résoudre des mystères afin de traquer les méchants, Roméo, Sorceline et Ninjaka, qui sont aussi des marmots.

14702408_1332611883446322_6791578000095939686_n.jpg

Avant la série, des livres

A l’origine, Pyjamasques est une collection de livres pour enfants créée par l’auteur parisien Romuald Racioppo.  Romuald est né en 1976 à Paris et est très tôt pris d’une insatiable envie de dessiner et d’inventer des histoires. Son diplôme à l’école d’arts graphiques Estienne en poche, il réalise son autre « rêve de gosse » en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s’empêcher de revenir au dessin… Entre deux créations, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager. Il est l’auteur des Pyjamasques, trois super-héros débordant d’humour et d’imagination pour inspirer les petits. Succès immédiat ! Editée en France par Gallimard, la série s’est écoulée à 40 000 exemplaires depuis en 2007. A ce jour, elle compte 18 titres. C’est en 2013 qu’Olivier Dumont, directeur général d’Entertainment One Family, en a proposé une adaptation à Disney et à France Télévisions.

pjmasks_keyart_wideofcharacters_rgb_french-e1450350077280

La critique de la série

Une excellente surprise telle on aime à les découvrir que cette petite série charmante répondant au nom assez déroutant des Pyjamasques. Trois héros écoliers échangent la nuit venue leurs tenues d’élèves insoupçonnables contre celles de héros veillant à ce rien ni personne ne vienne semer le trouble sur la ville endormie. Or en cela, la tâche ne leur sera pas épargné : quand ce ne sont pas Roméo un petit génie bien guère méchant, hilarant à la James Bond, et ses plans de conquérir le monde, ou le présomptueux et narcissique Ninjaka à la tête d’une troupe délirante composée de  » Ninjas Zouaves  » (adorables) volant tout ce qui mettrait davantage sa valeur en exergue, voire Sorceline entendant bien y mettre son grain de baguette avec une nuée de papillons nocturnes, nos trois héros ont toujours du pain sur la planche et ce doivent de faire avec leurs qualités et leurs défauts du moment. Heureusement, même si tout n’est pas parfait, Biboux, Yoyo et Gluglu pourront toujours compter sur leur quartier général, leurs aptitudes ainsi que leur amitié pour se sortir du pétrin et ramener les choses dans le bon ordre.

IMG_20190312_111509_951.jpg

La critique des livres

La série des pyjamasques a tous les ingrédients pour plaire aux enfants : aventures, humour et rêve dans un monde qui ressemble au leur, et qui l’air de rien, aborde les préoccupations de leur quotidien dans un univers imaginaire et coloré.

MESSAGES

Groupe

Gestion d’une équipe. Trois petits héros qui ont tout intérêt à mettre leurs pouvoirs en commun plutôt que de travailler chacun pour soi.

Se décentrer

Ne pas être trop centré sur soi. Les soucis des petits héros proviennent surtout de leur difficulté à prêter, vouloir trop faire tout seul, ou se sentir le meilleur. On apprend ici que c’est bien de fonctionner avec l’autre. Accepter que l’autre ait des potentiels parfois mieux adaptés que soi. Réparer ses dégâts. Les petits héros ont parfois besoin de se sentir meilleurs que d’autres, on va leur apprendre que c’est mieux de fonctionner ensemble que d’être en compétition.

Monde scolaire

On nous montre des écoliers, cour de récréation, visite de musée, salle d’école. On montre juste l’environnement, mais on saisit que les enfants ont du plaisir à y être, c’est donc une subtile revalorisation de l’école.

Aider l’autre

Faire en sorte que le monde aille mieux et aider ses camarades de classe (soit individuellement soit pour arranger un problème global).

Ne pas dénigrer

Le méchant fait de vilaines choses, mais les héros ne vont pas le dénigrer, s’il perd à la fin, le but n’est pas de lui faire du mal ou de le rabaisser (après ce sont quand même des combats gentils contre méchants, on peut se demander si les petits ont besoin de cela).

Apprentissage

Amélioration personnelle. Quand on est un super-héros, on doit se montrer performant et faire en sorte de progresser dans la vie pour assumer sa responsabilité de héros. Un petit doit apprendre à mieux faire même s’il n’est pas un héros.

Motivation au combat

Avec des personnages qui sont contents de se mettre en action (ici l’action c’est quand même souvent le combat). On résout les problèmes en luttant contre l’ennemi (et sans vraiment le souci d’être trois contre un).

Autonomie

Vouloir faire les choses comme un grand (et en plus la nuit), on ne voit jamais aucune adulte. Force d’un petit. Des enfants ont des super pouvoirs qu’ils utilisent la nuit (vision nocturne, vitesse, voler, rafale d’air, sauter haut, être invisible). Fille forte. Il y a une fille aussi forte que les garçons dans l’équipe.

Animaux

Les trois héros ont des costumes proches du chat, du Gekko et Hibou, les potentiels qu’ils peuvent avoir sont en lien avec des spécificités de ces animaux.

Revalorisation des véhicules

Les héros ont parfois des véhicules de grands. Le chatbolide, un bolide qui fonce bien, l’astrohibou vole dans le ciel (et il faut mettre ses ceintures de sécurité).

Technologie

Beaucoup de matériel de science-fiction qui permet de choses incroyables (voler, sauter haut, ). Robot, véhicules spectaculaires.

Malversation

De petits méchants qui ont chacun leur motivation à faire le mal. Toute proportion gardée, ce sont des envies ou des attitudes que peuvent avoir les enfants. Vol. La méchante veut voler des jouets des magasins ou des cadeaux de Noël. Être imbu de soi-même. Se croire trop beau et remplir les livres de sa photo. Vouloir être le maître du monde. Se sentir le meilleur. Prendre les affaires des autres parce que l’on sait mieux que les autres.

Mises en danger

Petites tensions, les pyjamasques oeuvrent la nuit et seul. Mur qui se fissure, on voit que c’est un gant de boxe géant qui le démolit. Avoir deux amis piégés et devoir gérer les choses seules (les deux garçons sont ficelés par un robot qui s’est vite débarrassé d’eux, Bibou est jeté dans une poubelle, avec ensuite un combat avec le gros robot. Pendant que ses deux camarades sont emmaillotés dans des tapis, Yoyo préfère s’occuper des méchants, il ira à leur secours quand ils sont envoyés en bas d’une route à toute vitesse. Les papillons ont entouré Bluglu et Bibou, Yoyo ne pavient pas à gérer seul les choses). Poursuite, tomber d’un véhicule en marche, se faire éjecter par terre.

Complexité

Si les intrigues sont plutôt simples, ce n’est pas évident d’imaginer que les enfants puissent comprendre le message qui veut être transmis dans chaque épisode (ils risquent de surtout être attirés par les scènes d’action).

Malaise

Sorceline, une des méchantes de la série est une petite fille qui a clairement des problèmes familiaux, elle se retrouve seule à Noël, n’a jamais eu de cadeaux. On l’entend dire qu’un de ses soucis est de ne pas se retrouver entourée de personne. Les héros réalisent souvent qu’elle fait de la peine.

Étrangeté

Étrange de montrer que « les soucis, on les règle la nuit ». Des enfants qui osent sortir la nuit pour régler des problèmes (autant dire sans l’autorisation des parents). Ou alors c’est l’idée qu’avec son pyjama, on puisse rêver à devenir ce que l’on veut quand on fait dodo, ou que notre subconscient traite la nuit les choses que l’on a à régler le jour (certains ont l’idée que c’est une fonction des rêves).

Conclusion

Une série pour les petits qui veulent entrer dans le monde des super-héros. Les héros sont des enfants, et les supervilains aussi, autant dire que ce n’est pas trop stressant, c’est pensé pour les plus jeunes (aucun adulte méchant, aucune véritable malversation). Mais la série met le plus souvent une suite de confrontation combat entre un vilain et les trois héros. Il y a une fille dans la bande des super-héros, c’est malheureusement pas assez courant pour qu’on doive en être content. Il y a clairement des thèmes mis en avant dans chaque épisode (laisser le tour à l’autre. Ne pas se croire plus performant que l’autre. Travailler avec ses propres potentiels et ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Abandonner trop vite ce que l’on tente d’essayer. Rester zen. Ne pas bousculer l’autre), mais pas certain que l’enfant les saisissent vraiment, il risque d’être plus absorbé par les coups et autres rebondissements. Une série de combats pour les plus jeunes, finalement c’est au parent de décider si c’est ce qu’il veut proposer à son enfant.

Un grand merci à Gallimard jeunesse pour cet article de fond.

 

Où est ta Maman petit Faon ? (8 juin 2017) de Mymi Doinet et Mélanie Allag

Une grande aventure inédite de Lou !

Lou se promène en forêt avec Réglisse, sa chienne. Elles rencontrent alors un jeune faon, mais il est tout seul. Que va-t-il lui arriver ? Lou a une nouvelle mission : retrouver la maman de son nouvel
ami !

Chronique :  Les enfants apprécient vraiment d’avoir de « vrais » livres en format roman, comme les grands avec un contenu qui les intéresse.
Nathan propose la collection « Les animaux de Lou » pour les débutant (niveau très facile). Les textes sont prévus pour qu’en début d’année, l’enfant et le parent lisent ensemble (le parent lis le texte en paragraphe et l’enfant lis les petites bulles de dialogue). En fin d’année, l’enfant doit pouvoir lire le livre seul. Dans cette collection, la jeune Lou, qui parle le langage des animaux (faculté très appréciée et admirée par les enfants !) vient au secours d’un Faon. Lou réagit comme les enfants de 6 ans, fait des bêtises, a un grand sens de la justice et a besoin d’être guidée par les adultes. Elle apprend à différencier le Bien et le Mal. Ces petits albums sont chouettes, les enfants s’identifient facilement à la petite héroïne et aime le coté « sauvons la Nature ». A la fin de chaque tome, Lou présente les principales caractéristique de l’animal héros du jour.

Note : 9/10

 

  • Poche: 64 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (8 juin 2017)
  • Collection : PREMIERE LECTUR

51SQNsxnv7L._SX371_BO1,204,203,200_.jpg

 

La nature – Mon premier livre avec autocollants (13 avril 2017) de Felicity Brooks

Un beau livre aux illustrations très colorées pour intéresser les enfants à la nature. Ils seront ravis d’apprendre un tas de choses sur les animaux, les plantes et les fleurs

Chronique : Un livret idéal pour faire patienter votre enfant (voyage en train, long repas de famille, activité à la maison, etc.) et lui apprendre la nature !
Ce livre est assez fin, ce qui est pratique pour l’emporter partout.
On reste dans la nature, avec cette collection dont les illustrations, majestueuses, sont à mi-chemin entre documentaire et album.
Ces livres s’adressent à de jeunes enfants : les textes sont courts, tout en offrant une bonne base de connaissance ; le vocabulaire est précis.Les autocollants à positionner ajoutent une perspective à la fois ludique et pédagogique à l’ensemble. Il est très accessible et il permettra à votre enfant de continuer à apprendre !

Note : 9/10

 

  • Broché: 24 pages
  • Editeur : Usborne (13 avril 2017)
  • Collection : MON PREMIER LIV

51PTjLVFv9L._SX387_BO1,204,203,200_

 

Le grand jeu des curieux (1 juin 2017)

Voici une boîte de jeu à emporter partout pour apprendre en s’amusant ! Avec un sablier, un plateau de jeu, des pions, mais aussi 52 cartes de jeu.  Pour gagner, réponds à plus 100 questions étonnantes, énigmes et défis rigolos sur les animaux, les sciences et la nature. Défie tes amis seul ou en équipe et que le meilleur gagne !

Chronique : Quel animal pond les oeufs les plus gros ? Que sont une naine blanche et une géante rouge ? Cite 3 organes du corps humain commençant par F ! La force de ce magnifique jeux réside tant dans la qualité des textes courts, bien écrits, intelligents et clairs que dans la beauté surprenante des illustrations . Les présentations se succèdent apportant des informations pertinentes, répondant parfaitement à nos interrogations.
D’une très grande qualité esthétique, ce jeux  éveille immédiatement l’intérêt de tout enfant.

Note: 9/10

 

  • Editeur : Editions Gründ (1 juin 2017)
  • Langue : Français

004839091.jpeg

 

Le chasseur de rêves tome 2 Haro sur le Tigronimbus ! (7 juin 2017) de Martin Desbat

Le chasseur et son fidèle Sancho reprennent du service et fourbissent leurs armes. Cette fois, leur traque les mène aux confins du monde des rêves… En bateau, en armure ou en ballon, ils se lancent de nouveaux défis à la hauteur de leurs utopies : traquer le Kraken dans les glaces des pôles, chevaucher un Tignonimbus sous les cieux éthérés, piéger des idées noires et autres créatures imaginaires…

Chronique : Second tome  Le chasseur de rêve fait un choix doucement loufoque dans des codes connus des enfants. Le personnage central, un chasseur à mi-chemin entre Don Quichotte et Tartarin de Tarascon, fort bien secondé par le dévoué Sancho, clin d’œil manifeste à son homonyme ibérique, recherche sans cesse de nouvelles proies à ajouter à son tableau de chasse.

81IM4qgoFmL

L’âme  de Jules Verne participe de la magie poétique qui se dégage de l’ensemble. Voyage dans le temps, animaux fabuleux, mobilier animé et partie de chasse en tout genre, il y a de quoi faire ! Le trait affirmé révèle une personnalité façonné. Les personnages sont affublés de gros nez, les décors bien fournis et la couleur bien appliquée, ni criarde, ni terne, avec des cases et des planches harmonieusement composées. A partir d’une trame anodine, l’auteur mène la chasse avec une inventivité qui trouve sa source dans les grands classiques.

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : BD JEUNESSE

 

51iNreQF+xL._SX369_BO1,204,203,200_

Expédition Malopatt tome 2 Les bons plans de la jungle (7 juin 2017) de Corcal

Le Savana Bar, où les animaux vont se désaltérer à coups de cocktails à la tombée du jour ? Tout ça et bien plus, c’est le quotidien de la famille d’explorateurs la plus marrante de la planète ! Et la plus experte en zoologie barrée..

Chronique : Second tome cette bd s’adresse aux jeunes lecteurs, avec ses deux facettes : une humoristique, l’autre éducative. Dans la jungle gentiment hostile, les 5 aventuriers font en effet des rencontres et des découvertes. Tout en apprenant de la faune et la flore environnante, ils se livrent à des facéties qui concluent chaque planche par un gag. Pour le dessin, pas de révolution.

81hXGc8CIvL.jpeg

C’est du travail honorable qui donne des bouilles simplettes mais amusantes, surmontés de gros yeux qui surlignent les expressions. Les décors et la colorisation donnent à l’ensemble une chaleur enfantine qui fera mouche. Les clins d’œil aux grands classiques comme Astérix sont amenés de manière inventive. C’est amusant et ça ajoute de la fantaisie à une formule pour le moins éprouvée, celle des aventures loufoques en forêt. La couverture surglacée offre une présentation de qualité et soutient ce second album qui nous fait bien rigoler.

Note : 9/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : SARBACANE (7 juin 2017)
  • Collection : BD JEUNESSE

61cqrZ0MvFL._SX369_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Le drôle de pique-nique d’Ours (27 avril 2017) de Quentin Blake et John Yeoman

Ours et ses amis sont réunis pour un pique-nique sur le lac. Mais leur tranquilité est perturbée par une invasion de bruyantes grenouilles.

Chronique :  Ours et son groupe d’amis multicolores décollent sur un radeau pour profiter d’un pique-nique tranquille sur l’eau. Les grenouilles aux charme inconscientes de leur irritant chant veulent rejoindre le pique-nique, mais les petits fêtards les dérangent doucement. Bientôt, le radeau est coincé sur une barre de sable et les grenouilles viennent à un sauvetage intelligent, ce qui entraîne de nouveaux amis inattendus. Une allégorie merveilleuse sur l’amitiés .

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (27 avril 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

519O1bjAcIL._SX359_BO1,204,203,200_.jpg