L’autre côté saison 1 sur netflix, comment tourner en rond le long des miradors

Oh un univers dystopique ça ça me plaît. Il n’a pas fallu plus que ces deux mots pour que je me plonge dans cette série espagnole dont l’intégralité de la saison 1 est disponible sur netflix. Pourtant la série à très vite su me désenchanter tant cette saison se perd dans des tics scénaristiques répétitifs et un discours social navrant.

La répétition est en effet un concept maîtrisé sur le bout des doigts par les scénaristes de la série. Dès l’épisode 5 on sent poindre un schéma qui va crescendo à mesure que l’on approche de la fin des 13 épisodes de 50 minutes en moyenne. Emilia et sa famille se heurtent au secret du gouvernement, ils essayent de contrecarrer leurs plans, ils échouent, ils parviennent à fuir les forces de l’odre grâce à des facilités scénaristiques qui prêtent à sourire avant de se retrouver en famille et de se faire un gros câlin parce que, quand même, ils l’ont échappé belle, le tout pendant que l’insupportable Begoña, l’idiote utile du gouvernement, les espionne.

C’est pas la joie en Espagne en 2045

La série aurait-elle éviter ce surplace narratif si elle avait été plus courte? Sans doute car 13 épisodes c’est long, trop long pour ne pas remarquer les failles d’un scénario qui, une fois passait le deuxième épisode n’a plus rien à raconter. L’univers dystopique de cette Madrid en lambeaux n’est pas suffisamment étayé pour être intéressant. Les crises énergétiques auxquelles l’Espagne a dû faire face ? Elles seront à peine évoquées. Le terrible virus qui a entraîné la société dans ce cauchemar répressif ? On s’en servira de ressort scénaristique sans jamais le développer plus que ça. La série préfère se concentrer sur un grand mystère mystérieux que n’importe qui percera dès le deuxième épisode et sur une lutte des classes aux discours qui rasent les pâquerettes.

Laissez venir à moi les titis nenfants

Le manichéisme de la série est un autre point gênant du récit. Comprenez par là que vous n’aurez aucun mal à déterminer qui est le méchant dans l’histoire, je vous aide ils sont habillés comme des nazis. Les policiers sont donc des molosses cruels assoiffés de sang et de violences tandis que les membres du gouvernement ne pensent qu’à sauver leurs peaux. En face la population se débat dans la crasse et la misère au milieu des délateurs, des checkpoints et des descentes de police. Un tableau anxiogène qui se voudrait un miroir de notre société actuelle mais sans nuances alors que la réalité n’est faite que de ça, de nuances de gris qui composent un monde complexe qui mérite mieux que le discours affligeant que dégoisent les pseudos révolutionnaires de cette dystopie peu convaincante.

OK on s’excuse pour le groupe Las Ketchup ça vous va ?

Arrivée au terme de cette première saison la série rejoint le cimetière déjà bien rempli des séries au potentiel indéniable mais qui ne parviennent pas à concrétiser leur promesse. Une série qui pêche par un scénario redondant et un discours complètement creux.

Synopsis: En 2045, l’Espagne, comme le reste du monde occidental, a été poussée vers un régime dictatorial à cause du manque de ressources naturelles. La vie à la campagne est impossible, et en ville, une barrière divise les plus puissants des autres.

Depuis 2020 / 50min / Drame, Science fiction
Titre original : La Valla

Nationalité Espagne

Le jeu de la dame sur netflix, le bijou que nul n’a vu venir

Les spécialistes du jeu des échecs, dont je ne fais pas partie malheureusement, pourront sans doute trouver un sous-titre directement inspiré d’une technique de jeu pour illustrer cet article. Pour la part je me suis contenté de souligner à quel point cette mini-série fut une véritable surprise pour les abonnés de la plateforme netflix.

Le jeu de la dame, the queen’s gambit en vo, est une mini-série créée par Scott Franck et Allan Scott, adapté du roman de Walter Tevis paru en 1983. On y suit Beth Harmon une orpheline qui se prend de passion pour les échecs, seule échappatoire à un morne quotidien. Dans le rôle de cette jeune femme au caractère obsessionnel on retrouve Anya Taylor-Joy dont le regard magnétique va en captiver plus d’un. Le reste du casting rassemble des jeunes visages connus du cinéma britannique tel que Thomas Brodie-Sangster, le garçonnet tout mignon de love actually, ou bien encore Harry Melling, l’odieux Dudley dans la saga harry Potter.

Magnétique on vous dit

L’intrigue est le récit d’un destin, celui de Beth Harmon, qui va devoir apprendre à grandir seule, par elle-même, dans une époque où la place des femmes est encore à la maison. Avec sa passion pour les échecs et sa détermination à montrer aux hommes qu’elle peut les affronter, elle sort du rang. Malgré un handicap social qui l’empeche de nouer des relations amicales où tout simplement de vivre une vie en dehors des échecs, elle fait la rencontre de personnages secondaires qui vont grandement contribuer à faire d’elle une championne d’échecs. À commencer par Mr Shaibel, le concierge de l’école, avec qui elle va nouer une relation touchante et fondatrice. Dans l’ombre, cependant, le spectre de l’addiction vieille au grain.

Une relation touchante et fondatrice

Le passage à l’âge adulte sera pour Beth l’occasion de s’affirmer aux yeux du monde et de faire ses propres choix. Elle est aidée en cela par le personnage D’Alice, sa mère adoptive, qui va laisser s’épanouir sa passion pour les échecs et sa soif de victoires. Bien qu’elle agisse pour des raisons bassement pécuniaires ce personnage deviendra le seul modèle féminin pour Beth, pour le meilleur et pour le pire. Alice sera la première à l’initier à l’alcool et à l’entrainer dans un tourbillon de voyage, de tournois et d’hôtels qui finira par lui coûter cher. Mais c’est aussi avec elle que Beth va prendre conscience qu’elle n’est pas faite pour vivre une vie de femme rangé lorsqu’elle constate la profonde tristesse de sa mère adoptive contrainte de remiser sa passion pour le piano pour complaire à son mari.

Un tourbillon donc, ainsi sera la vie de Beth, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus faire face à ses démons et que ceux-ci manquent de l’emporter. La série aurait pu s’achever sur une note bien sombre mais la rédemption sera offerte à Beth pour offrir aux spectateurs une conclusion touchante. Beth renoue avec son passé et saisit l’occasion de faire taire ses démons. La jeune femme peut alors réaliser ce que peut d’entre nous ont l’occasion de faire au cours de leurs vies réconcilier les rêves d’enfant et la passion adulte afin d’atteindre une maturité salvatrice.

La misogynie est bien évidemment au centre du récit. Pas tellement par le biais des hommes, qui restent globalement des personnages positifs mais par plutôt par le biais d’une société qui laisse peu de places aux femmes pour s’exprimer. La série va régulièrement la mettre face à d’autres personnages féminins qui ont fait des choix différents, parfois conforme à ce que l’on attend d’elles et parfois non. L’occasion pour Beth de confronter ses choix personnels avec ceux des autres femmes qui croisent son chemin et de se conforter dans ses décisions ou au contraire les remettre en cause.

Une reine dans un monde de cavalier

Une bien belle surprise, une jolie découverte que cette série. Une ode féminine à la passion et au droit à chaque femme à vivre comme elle l’entend. Une pépite à découvrir sur netflix.

Synopsis: En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

2020 / 60min / Drame

Titre original : The Queen’s Gambit
Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

L’empire oktober fest saison 1 sur netflix, que coule la bière…et le sang

C’est inévitable. Inévitable que certains programmes mis en ligne sur la plus fameuse des plateformes de streaming soient occultés par d’autres plus fédérateurs, plus attendus ou tout simplement mieux mis en avant par la plateforme. C’est ce qui est arrivé à cette série allemande, qui aurait sans doute pu profiter d’une promotion gratuite de la part de la réelle fête de la bière munichoise si celle-ci s’était effectivement déroulé cette année mais malheureusement aucun fût de bière n’a été percé en septembre dans la Therensienwiese (la plaine de Thérèse, terrain vague proche de Munich où se déroule l’oktober fest).

On va se bourrer la gueule, au sens propre et figuré

Pourtant cette série mérite l’attention des spectateurs qui se passionnent pour les sagas historiques où les passions humaines se mêlent à l’histoire. C’est précisément ce que se propose de mettre en scène le réalisateur Hannu Salonen. Dès le premier épisode on se retrouve happé dans ces temples de la bière où bien évidemment se joue en coulisses de bien sombres drames. Car la réputation de l’oktober fest, son rayonnement national, sa durée et le nombre de visiteurs en font le théâtre idéal de nombreuses tragédies où l’ambition, la cupidité, l’amour, la passion et la haine seront les ingrédients principaux de cette cuvée impitoyable.

Bon qui vais-je pouvoir anéantir aujourd’hui ?

Le casting d’origine allemande n’évoquera aucune figure connue au spectateur français mais il se révèle solide et convaincant. À l’heure actuelle aucune information n’a filtré sur une possible saison deux mais ces six épisodes, au rythme soutenu, offrent une intrigue complète et satisfaisante. Après un premier épisode qui plante le décor, l’intrigue se déroule sans laisser le temps de lambiner au comptoir, trahison, meurtre, passage à tabac, passion amoureuse, alliance contre nature, revendications féministes, folie et malversations, l’intrigue ne laisse pas le spectateur reprendre son souffle et la mousse n’a pas le temps de disparaître dans la chope.

Les personnages féminins ne sont pas éclipsée

Tous les amateurs de séries tels que peaky blinders ou de films tels que gangs of New York devraient jeter un œil sur cette saga historique, accompagné d’une bonne mousse artisanale allemande bien sûr.

La famille Hoflinger ne sortira pas indemme de cette lutte de pouvoir

His house de Remi Weekes sur netflix, bienvenue chez vous

Un premier article à propos de ce film est déjà disponible sur le blog signé par mon compère mais cela fait tellement longtemps que je n’ai pas ressenti un tel enthousiasme pour un film netflix que j’ai décidé d’écrire une chronique à mon tour.

Par bien des aspects ce film m’a fait penser à un autre film angoissant, Mister Babadook sorti en 2014 et réalisé par Jennifer Kent. His house est malheureusement un ton en dessous de ce dernier, dont la réalisation est plus maîtrisée, mais offre quand même des similitudes dans son sujet et son approche qui me pousse à le placer dans le haut du panier des récents films d’horreur proposés par la plateforme.

Le voisinage à l’air sympathique chérie non ?

Le long métrage de Rémi Weekes met en scène deux réfugiés soudannais hébergés en Angleterre après une fuite éprouvante marquée de drame et de traumatismes. Les deux acteurs principaux, qui sont Sope Dirisu et Wummi Mosaku, sont terriblement convaincant, deux acteurs émouvants dont le jeu tout en pudeur renforce le côté envoûtant du film. L’intrigue est l’occasion de revenir sur un thème social malheureusement d’actualité, l’immigration et l’accueil fait au réfugié dans le monde occidental mais aussi d’aborder divers sujets tels que la culpabilité du survivant, la difficulté de s’intégrer dans un pays inconnu et la résilience.

Niveau déco il y a du boulot

Avare en dialogue et maîtrisant les effets horrifiques pour ne pas trop en faire, le film instaure une ambiance glauque et oppressante proche du huis-clos malgré quelques scènes en extérieur. Mais même celles-ci n’échappent pas à l’aspect oppressant voulu par le réalisateur, en témoigne la scène où Rial se perd dans le morne quartier de banlieue où on les a assignés à résidence alors qu’elle cherche une clinique. Car le nouveau départ voulu par le couple se révèle être une prison aussi bien physique que mental dont ils vont devoir affronter les geôliers pour espérer s’en extirper.

Là où Jennifer Kent, avec son Mister babadook, misée sur une angoisse métaphorique pour mettre en avant le traumatisme de ces personnages, Remi Weekes met en scène une angoisse plus frontale, plus palpable, à l’aide de quelques jumpscares bien trouvées et des scènes d’horreurs pures. Le réalisateur n’apporte rien de neuf au genre horrifique mais il prouve qu’il a parfaitement assimilé les codes du genre et parvient même à mettre en scène de purs moments de grâce qui rappellent aux spectateurs que l’horreur qui se joue sous leurs yeux est avant tout un drame humain.

Deux acteurs talentueux et touchants

Au début du film, allongée sur une simple couverture, Rial confie à Bol que cette maison est comme une renaissance, elle oublie juste de lui dire que toute naissance se fait dans la douleur et les larmes. Un film intimiste et angoissant à ne pas louper disponible sur netflix.

Mister babadook, quant à lui, est disponible sur Amazon prime vidéo.

30 octobre 2020 sur Netflix / 1h 33min / Thriller, Epouvante-horreur, Drame
De Remi Weekes
Nationalité Britannique
Synopsis: Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

Le jeune Wallander saison 1 sur netflix, un polar scandinave classique, trop classique

L’inspecteur Wallander est une figure bien connue du monde du polar, créé par Henning Mankell en 1991, ses enquêtes ont grandement contribué à la renommée du polar nordique.

Cette série a donc pour but de conter ses jeunes années et ses débuts dans la police suédoise. On aurait donc pu s’attendre à ce que la série nous ramène dans les troublantes années 80 ou début des 90 mais étrangement la série se passe de nos jours, on y retrouve les smartphones, des voitures modernes et le dark Web avec lequel notre jeune inspecteur se débrouille remarquablement bien pour un novice dans les enquêtes criminelles. Une fois ce détail passé, on fait connaissance avec ce fameux Kurt Wallander avant qu’il ne devienne la légende du polar tel qu’on le connaît. Il est volontaire, idéaliste et un brin naïf aussi, tout à fait le genre de personnage auquel le spectateur peut s’attacher facilement. La jolie frimousse de l’acteur qui l’interprète, Adam Pålsson, aide beaucoup.

La réalisation se situe dans les standards de ce genre de série, aucun coup de génie mais elle remplit le cahier des charges. Un certain travail a été réalisé sur la lumière et les couleurs donnant un aspect léché à ces six épisodes mais le côté noir et glauque qui a rendu célèbre la saga littéraire se retrouve un peu occulté. Le casting est convaincant dans l’ensemble et cette première saison est soutenue par un rythme solide.

Tout cela aurait pu conduire à une agréable série policière si son intrigue n’avait pas été si scolaire. Les habitués du code des polars pourront cocher toutes les cases de la gentille enquête bien cadrée. On suit wallander lors de son enquête dans les milieux interlopes, on le voit empiler des pistes qui semblent mener nulle part, on l’accompagne alors que les pièces du puzzle commencent à s’imbriquer jusqu’à la révélation finale qui n’en est pas une pour tous les afficionados des livres policiers. Le scénario est solide et l’enquête se suit sans déplaisir mais il manque un élément, un électrochoc à même de propulser l’ensemble vers des hauteurs qu’il semble nécessaire d’atteindre, pour chaque série, afin de se démarquer du reste de la concurrence, toujours plus foisonnante.

Malgré des acteurs convaincants, la série ne dépasse jamais son statut de gentille enquête policière sans originalité. Ce n’est pas son discours timide sur l’immigration et sa fin douce-amère qui vont la sauver face à la marée de programmes nouveaux qui sont disponibles tous les jours.

Depuis 2020 / 60min / Policier, Thriller
Titre original : Young Wallander
Nationalités Suède, Grande-Bretagne

Chaîne d’origine Netflix

Le diable tout le temps Donald Ray Pollock, une sombre symphonie discordante

Il y a certains ouvrages, une fois achevés, qui vous laissent une arrière-pensée persistante dans la tête comme si vous n’étiez pas parvenu à saisir la mélodie du recit. Vous avez entendu les notes, apprécié la rythmique mais une fois l’outro terminée vous ne savez pas exactement ce que vous avez entendu. Un sentiment agaçant que m’a procuré le premier roman de Donald Ray Pollock.

Après avoir cherché d’où pouvait venir cette discordance que je ressentais dans ma lecture, j’ai fini par me demander si c’était parce que le livre lui-même ne sait pas ce qu’il est. Car ce roman sans concessions sur l’Amérique profonde emprunte certains codes du polar au sein d’un récit qui lui, va plutôt chercher du côté de Jack Kerouac pour l’errance et l’attrait de la route et de Charles Bukowski pour l’aspect sordide. Ses chapitres courts et ses personnages sombres et torturés rappellent les thrillers prenant la campagne américaine comme décor qui fleurissent sur les étals des librairies. Pourtant le style et la narration vont chercher plus loin, plus profond, comme si la plume de l’auteur était une pelle avec laquelle il exhumerait les pires travers de l’humanité.

Mais ce côté thriller où la mort rôde à chaque page l’empêche de prendre une dimension plus littéraire qui le rapprocherait de ces illustres prédécesseurs. La faute peut-être aussi à ses personnages antipathiques pour la plupart, dont l’existence chaotique nous est présentée sans développement, sans tout le parcours nécessaire pour s’attacher à ces âmes fracassées par le sort. C’est le cas de Sandy par exemple, d’abord mentionnée comme une jeune fille timide et introvertie on la découvre, dans le chapitre suivant, en Bonnie qui serait devenue une pin-up infernale et sanguinaire sans le nécessaire développement pour comprendre comment elle a pu en arriver là. Il en va de même pour le duo Roy et Théodore dont le rôle dans cette virée sanglante tient plus de la note en bas de page que d’un réel apport à l’intrigue. Seul le personnage d’Arvin éclaire de sa présence cette galerie de personnages qui se veut le portrait d’une certaine Amérique.

La mélodie que nous compose Donald Ray Pollock avec ce premier livre à de quoi séduire, une plume crépusculaire qui fouille les moindres recoins de l’âme de ses personnages, mais sa volonté de répéter certains codes du polar créer une dissonance qui m’a empêché d’apprécier pleinement sa sombre symphonie. L’adoption à venir par netflix avec un casting alléchant et Antonio Campos à la réalisation permettra peut-être de régler ce problème.

Résumé: De l’Ohio à la Virginie-Occidentale, de 1945 à 1965, des destins se mêlent et s’entrechoquent : un rescapé de l’enfer du Pacifique, traumatisé et prêt à tout pour sauver sa femme malade ; un couple qui joue à piéger les auto-stoppeurs ; un prédicateur et un musicien en fauteuil roulant qui vont de ville en ville, fuyant la loi… La prose somptueuse de ce premier roman de D. R. Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages. Un univers terrifiant que la critique n’hésite pas à comparer à ceux de Flannery O’Connor, Jim Thompson ou Cormac McCarthy.

  • Poche : 408 pages
  • ISBN-10 : 2253175889
  • ISBN-13 : 978-2253175889
  • Poids de l’article : 218 g
  • Dimensions du produit : 11.1 x 2.5 x 17.7 cm
  • Éditeur : Le Livre de Poche (3 janvier 2014)
  • Langue : : Français

CRITIQUE A CHAUD : PROJECT POWER: Explication de la fin du film Netflix !

Project Power est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin en détails, lisez la suite ! Project power sur Netflix fait tourner le genre des super-héros d’une manière qui permet à n’importe qui de devenir un super-héros

Avec une limite de temps de cinq minutes, chacun peut avoir le sentiment d’appartenir à l’univers de DC ou de Marvel. Mais tout a un prix. Trois personnes se retrouvent mêlées à ce qui s’avère être une plus grande conspiration des méchants pour s’emparer du monde. La fin de Project Power ouvre la porte à un autre chapitre de l’histoire. Voici ce que cela signifie pour les personnages.

Une nouvelle drogue arrive sur le marché qui permet à ses utilisateurs de devenir temporairement des super-héros. Le seul hic, c’est que la drogue est super chère et imprévisible. Vous ne savez pas ce que vous allez obtenir. Malgré cela, les criminels l’utilisent pour prendre l’avantage sur les flics. Alors que les forces de l’ordre tentent d’arrêter le flux de drogue. Un policier nommé Frank pense qu’ils devraient utiliser la drogue pour égaliser le terrain.

Il s’approvisionne auprès d’un adolescent nommé Robin. Dont le vrai talent réside dans le rap. Les choses deviennent plus intéressantes lorsqu’un homme nommé The Major se lance dans la bagarre. Il cherche les meilleurs éléments de Teleios, la société qui produit la drogue. Avec une vendetta en tête, il est prêt à faire tout ce qu’il faut pour les faire tomber.

Que se passe t’il à la fin de Project Power ?

Après avoir tué Biggie, Frank arrête Art alias The Major. Tandis que Robin suit l’homme barbu que Art cherchait depuis tout ce temps. Art dit à Frank que son chef est aussi avec les personnes qui distribuent la drogue Power dans les rues de la Nouvelle-Orléans. Lorsque le chef dit à Frank de ne pas amener Art au poste, il est convaincu en faveur de son captif et décide de l’aider à récupérer sa fille. Il laisse Art à l’endroit où il est capturé par les gens de Teleios. Et est emmené sur le Genesis qui est prêt à prendre la mer. La poursuite de l’homme barbu par Robin l’amène aussi au navire.

Frank utilise la pilule pour pénétrer de force dans le navire, suivi par Robin. Ils prennent le contrôle de toutes les écoutilles et surveillent tous les coins du navire. L’art est tenu en captivité dans les niveaux inférieurs. Pendant que Frank essaie de le libérer, Robin trouve l’emplacement de Tracy. Un combat s’ensuit avec tous les méchants qui utilisent leurs étranges super-pouvoirs trouvés dans les pilules. Pendant ce temps, Art essaie de ne pas utiliser sa pilule. Jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dans les circonstances les plus extrêmes.

Frank trouve Art tandis que Tracy est secourue par Robin. Au milieu de tout cela, nous découvrons également que le pouvoir de Tracy est de guérir les choses. Ils se retrouvent tous les quatre sur le quai et se préparent à s’échapper en utilisant le canot de sauvetage. Cependant, en essayant d’aider Art à s’échapper, Robin reste derrière et est capturé. Gardner l’utilise pour attirer Art et lui dit de renoncer à Tracy. Refusant de sacrifier l’une des filles. Art décide que le moment est venu pour lui d’utiliser ses super-pouvoirs. Il avait déjà fait allusion à l’intensité de ce phénomène alors qu’il était encore en captivité. Il avait décrit les pouvoirs de la crevette pistolet à l’homme qui le gardait et l’avait utilisée comme levier pour se libérer.

Une autre scène qui nous avait permis de jeter un coup d’œil sur la dévastation que la version super-héroïne de Art pouvait causer était dans la scène du flashback. Où il avait dit à Robin pourquoi il avait arrêté de prendre les pilules. Il s’est avéré que tout ce qu’il avait dit au garde sur les crevettes pistolet était réel et non une ruse. Au moment où il prend les pilules, une forte vague d’énergie s’échappe de lui et tue tout le monde dans son entourage. Robin se protège en se baissant juste à temps. Alors que tous les ennemis sont tués à cause de cela, l’utilisation du pouvoir fait aussi des ravages sur Art et il tombe inconscient. C’est alors que Tracy utilise ses pouvoirs pour le ranimer et que les quatre s’échappent du navire.

project power fin netflix

Que cela signifie t’il pour la suite ?

À la fin de Project Power, Art et Tracy se préparent à partir. Art raconte à Frank que l’histoire est terminée de son côté. Maintenant, il veut juste garder sa fille en sécurité et vivre en paix quelque part loin de tout danger et du drame qu’ils ont vécu. Il dit à Robin d’utiliser le pouvoir de ses mots pour changer le monde. Plutôt que de compter sur une pilule pour lui montrer ce qu’elle vaut. Il lui laisse également un peu d’argent pour combler le manque à gagner pour payer l’opération de sa mère. Elle peut maintenant se concentrer sur son éducation et sa carrière. Et ne doit pas retourner vendre de la drogue dans la rue.

Alors qu’Art, Tracy et Robin s’assurent que leurs liens ont été coupés du monde des drogues de puissance. Frank décide de faire éclater toute la conspiration au grand jour. Il prévoit de confronter le chef au sujet de son implication dans Teleios et il va également révéler l’histoire aux médias. Afin d’empêcher les trafiquants de drogues de se cacher et de poursuivre leurs plans maléfiques. Il pense que malgré ses efforts et toutes les destructions qu’ils ont causées, l’histoire n’est pas encore terminée. Il a l’intuition que toute cette affaire est bien plus importante qu’il n’y paraît et que plus il s’y intéressera, plus la situation empirera. Mais c’est tout pour l’avenir. Pour l’instant, leurs ennuis ont disparu.

L’Univers du Sorceleur : The Witcher illustré : CRITIQUE ET UNBOXING (1 juillet 2020) de Andrzej Sapkowski (Auteur), Thimothée Montaigne (Auteur)

Nouvelle critique et unboxing (2:07) du livre où je donne mon avis sur L’Univers du Sorceleur : The Witcher illustré au édition Bragelonne
Livre illustré : https://amzn.to/2WiAz0K
Livre : https://amzn.to/32faIui

Chronique : L’illustration de la première nouvelle du Sorceleur, issue du Dernier Voeu écrit par Sapkowski est un régal, mélangeant ce que l’on pouvait imaginer suite à notre lecture mais contentant également les adeptes du jeu vidéo ou de la série !
La représentation de la strige m’a quand même surprise, je m’attendais à quelque chose…
Les illustrations de Thimothée Montaigne sont incroyables et riches ; le fait qu’elles aient été réalisées à la peinture ajoute un cachet à cet univers d’inspiration médiéval !

Vidéo et Unboxing

 

  • Broché : 56 pages
  • Editeur : Bragelonne (1 juillet 2020)
  • Collection : L’Univers du Sorceleur (Witcher) (The Witcher illustré : Le Sorceleur)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028102708

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Ju-On: origins saison 1 sur netflix, mais arrêtez d’entrer dans des maisons inconnues!!!

Le film Ju-on ,ou the grudge comme il fut renommé après sa traversée de l’océan Pacifique, reste l’un des souvenirs de visionnage le plus terrifiant de toute ma vie. Je me souviens être resté tétanisé pendant le générique de fin, complètement paralysé par cette histoire de fantôme vengeur sans pitié. Lorsque la dernière image du générique fut passé l’écran de mon ordinateur devint noir, je me retrouvais donc seul dans ma chambre, dans le noir complet, avec des images toutes plus glauques les unes des autres imprimées sur ma rétine. Des années après ce film reste une référence du film d’horreur, avec son ambiance mélancolique imprégnée de solitude et de tristesse. Je n’ai pas vu les suites, qui n’ont pas la réputation d’être à la hauteur du premier opus mais l’annonce d’une série en partie produite par netflix a su titiller ma curiosité.

C’est donc parti pour une petite séance de frisson, petite car la série contenant six épisodes de trentes minutes, générique compris, on peut rapidement la binge watcher. Par contre il n’y a pas de doublage en français alors qu’un doublage allemand est possible, parfois il ne faut pas chercher à comprendre. Certains sous-titres sont complètement à côté de la plaque dans leurs traductions mais rien de bien méchant.

QUI? QUAND? COMMENT ?

Le vrai problème de la série vient des choix scénaristiques faits par les producteurs. La narration est décousue, non seulement l’on va nous raconter plusieurs histoires avec différents personnages mais en plus celles-ci ne se passent pas en même temps. Certains récits s’étalent sur plusieurs années alors que d’autres à tiennent en quelques jours ou mois. Autant ce choix peut s’expliquer dans le cadre d’une intrigue plus complexe aux ramifications multiples mais là il s’agit d’une histoire d’épouvante, pourquoi compliquer un sujet qui se doit d’être simple pour captiver le spectateur? Arrivé au sixième épisode j’étais incapable de’savoir si l’on était en 1988, 1995 ou à une autre époque. La série n’est parvenue à me faire peur qu’à de rares occasions mais elle sera parvenue à m’embrouiller complètement dans sa narration.

Les différentes trames narratives se suivent sans réelle passion. La série instaure une certaine atmosphère mystérieuse et glauque avec quelques fulgurances gores il faut lui reconnaître cela. Mais elle échoue complètement à nous faire ressentir quoique soit pour ses différents personnages, sans même parler de suspens. Si la série s’était concentrée sur deux ou trois personnages elles auraient pu brosser des portraits convaincants mais là non seulement ces personnages n’ont pas le temps d’exister mais ils paraissent également assez antipathiques pour la plupart.

Prenons par exemple le personnage de Yasuo Odajima, l’enquêteur du paranormal, qui passe les premiers épisodes à déambuler en posant les mêmes questions avant de se souvenir subitement du drame familial qui le relie à la maison la plus flippante de la banlieue tokyoïte en fin de saison. Le jeu impassible de son interprète, Yoshiyoshi Arakawa, n’aide pas à donner consistance à ce personnage qui est pourtant l’un des principaux de cette première saison. Les autres personnages sont à l’avenant, la lycéenne traumatisée et traumatisante est complètement incohérente dans ces décisions et la jeune actrice débutante, Haruka Honjo, est sous-développée.

-Ca va faire peur? -Bof, par contre on va bien se faire chier

UNE MACABRE DÉCOUVERTE…

Il va falloir m’expliquer également cette obsession pour les faits divers sordides qui parcourt la saison, si c’était pour servir de marqueur temporel il y avait d’autres moyens d’ancrer la série dans les différentes époques parcourus. Si la volonté des producteurs était de relier la série aux films à travers ces faits divers, qui jouent un rôle dans le premier film, c’est que l’héritage de celui-ci est bien pauvre ou incompris. La série dresse un portrait bien sombre et misérable de la société japonaise où les conflits familiaux se règlent dans le sang mais cela paraît artificiel et creux à tel point que je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’un énième fait diver sanglant n’ayant même pas de rapport lointain avec le thème de la série est évoqué dans les derniers épisodes.

Toi après avoir regardé le journal télévisé japonais

De l’esprit du film il ne reste plus grand-chose dans cette série qui passe complètement à côté de son sujet, à savoir l’épouvante. À part quelques images fugaces qui rappelleront l’ambiance du premier long-métrage. La saga Ju-On mérite mieux que ces origines brouillonnes et creuses.

Synopsis: Un chasseur de phénomènes paranormaux cherche désespérément une maison maudite où une mère et son enfant ont été les victimes d’un drame il y a bien longtemps.

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Titre original : Ju-On: Origins
Nationalité Japon

Chaîne d’origine Netflix

Bande-annonces : https://youtu.be/MJqHpN9b0U4