La nuit et le petit garçon (7 septembre 2017) de Louise Greig et Ashling Lindsay

Lorsque le silence remplace le chant des oiseaux, que le soleil disparaît, Max sait que le moment est venu. Il tourne la clé dans la serrure d’une mystérieuse boîte et l’obscurité surgit. C’est ensuite au tour de la nuit d’avoir sommeil et de céder sa place au jour. Une histoire pour aider les enfants à apprivoiser la nuit

Chronique : Décrit comme un livre au coucher cette album et beaucoup plus que cela. On y voit une célébration de la poésie et du pouvoir du langage pour embrasser le monde naturel de ce qui est tout autour de nous et qui est encore rarement considéré. Un jeune garçon semble vivre dans une maison avec sa mère et son chat. Sur lui, il détient une clé qui déverrouille le jour et la nuit, les laissant à leur temps respectif. Quand il le fait, les deux aspects jouent leur rôle dans l’adoption du paysage et de ses habitants. Non seulement le livre célèbre la beauté que la nuit apporte, mais encourage également le lecteur à l’embrasser aussi. Les belles illustrations de Ashling Lindsay marquent entre les textes de la double page en un seul lien selon l’humeur et le paysage. Un grand soin a également été pris en ce qui concerne le positionnement du texte et son  » Il est clair qu’il y a eu un véritable sentiment de collaboration entre illustrateur et poète.

Note : 9,5/10

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (7 septembre 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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Écran noir (08 juin 2017) de Pekka Hiltunen

Des comptes YouTube sont piratés pour poster d’étranges vidéos, totalement noires et silencieuses. D’autres suivent, montrant des personnes immobilisées au sol se faire lyncher à coups de pied. Les images sont d’autant plus dérangeantes qu’elles font preuve d’un sens esthétique macabre. Peu après, les corps sont retrouvés en différents endroits de Londres, et il apparaît très vite que certaines victimes sont des homosexuels disparus lors de soirées dans des bars gays de la capitale. Si la police comprend qu’elle a affaire à un tueur déterminé, elle semble cependant minimiser le caractère homophobe des meurtres.

Chronique : C’est l’histoire de 2 jeunes finlandaises , Lia et Mari qui se rencontrent à Londres où elles travaillent respectivement en tant que graphiste dans un journal « Level  » et fondatrice  » d’une entreprise baptisée « le Studio  » qui a pour mission de gérer des missions très particulières.
Le livre lui-même est meilleur que le premier de la série avec un complot qui était plus solide. Les thèmes actuels sont d’un point de vue nouveau et le tournant révélateur était quelque peu inattendu. Il est évident que Hiltunen a fait beaucoup de recherches pour cette histoire et, parfois, il avait l’impression qu’il ne fait que céder des faits, cela ne rendra pas difficile la lecture avec cette deuxième partie, nous apprenons le passé et l’éducation de Mari, ce qui explique son caractère et ses motivations. L’un des personnages les plus forts est la grand-mère de Mari, que nous apercevons exclusivement sur Skype. La capacité de piratage du Studio et sa capacité à contourner les autorités font souvent preuve de crédulité. L’auteur semble également nous frapper à la tête parfois pour tenter de caractériser les luttes émotionnelles de l’équipe.

Note : 9/10

 

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : Gallimard (08 juin 2017)
  • Collection : Série Noire – Thrillers

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(In)visible (11 mai 2017) de Sarai Walker

Prune Kettle fait de son mieux pour éviter les regards, parce que quand vous êtes grosse, se faire remarquer c’est se faire juger. En attendant l’heure de la chirurgie miracle, elle répond aux e-mails de fans d’un magazine pour ados. Mais lorsqu’une jeune femme mystérieuse, avec des collants colorés et des bottes de combat, se met à la suivre, Prune est projetée dans le monde de la Fondation Calliope – une communauté clandestine de femmes rejetant les diktats de la société – où elle va connaître le prix à payer pour devenir « belle ». Parallèlement, une guérilla terrorise ceux qui maltraitent les femmes, et Prune se retrouve mêlée à une intrigue sinistre, dont les conséquences seront explosives. Drôle, surréaliste et original, (In)visible est un livre subversif, à mi-chemin entre Fight Club et un manifeste féministe. A travers une héroïne attachante, l’auteure parvient à éviter le piège moraliste et porte un regard féroce sur la condition des femmes soumises aux critères de beauté occidentaux.

Chronique : C’est un livre compliqué qui est une interprétation brutale, souvent difficile à prendre, de la vie en tant que femme.
Dit principalement à travers la lentille de son personnage principal c’est un livre qui vous fait craindre la façon dont la société tend à traiter les personnes qui ne tombent pas dans un « acceptable ».
Cependant, le livre est plus que cela puisque le récit est encadré comme une profonde déconstruction de ce qui mène le genre de discrimination et de cruauté que Pune fait face. C’est une exploration de thèmes d’acceptabilité qui encouragent les femmes à submerger leurs sentiments et à se soumettre à des méthodes extrêmes de diététique et de beauté afin de s’insérer dans le rôle étroit (littéralement) que la société leur définit. Le livre est une méditation assez troublante sur les façons dont les femmes sont encouragées à s’efforcer d’avoir un «meilleur moi» qui a peu à voir avec le bonheur ou les intérêts de la femme dans la vie.
Cet aspect du livre en particulier nous laisse instable. C’est comme si Prune n’était pas une personne, mais un projet. Plutôt que de s’engager et de vivre sa vie, elle la met en attente jusqu’à ce qu’une future version d’elle-même puisse commencer à la vivre. Après avoir été bombardé de messages à la fois implicite et explicite, il est facile de voir pourquoi elle vit dans le genre de stase qu’elle fait, et c’est un état dont on pense que beaucoup de femmes peuvent probablement se rapporter. Ce livre aborde beaucoup: le poids, normes de beauté, pornographie, viol, précisément parce que les femmes sont bombardées de toutes ces choses, souvent sur une base quotidienne. Dans une scène étonnante, un personnage discute de cette question et demande si elle pourrait être considérée comme une forme de terrorisme.
Après tout, nous vivons dans un monde où la violence est fréquemment visitée chez les femmes, et nous faisons des progrès très lents pour changer ce triste fait et ce livre est choc par ses propos.

Note : 9 /10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Gallimard (11 mai 2017)
  • Collection : Série noire

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TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD : Impitoyable ( 17 mai 2017) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Gene Hackman et Morgan Freeman

Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l’élevage va, à la demande d’un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.

Chronique Film : Clint Eastwood réalise ici un western crépusculaire et vibrant ,tant par les images que par son incroyable esthétisme ..Ce cinéma offre aux spectateurs une certaine nostalgie ,celle de Sergio Leone pour exemple (le film lui est d ‘ailleurs dédié au même titre que à Don Siegel)Mais au delà de cela l ‘œuvre permet enfin à son immense cinéaste d ‘atteindre les statuettes amplement méritées . Le récit est admirablement fouillé la caméra se pose en 1880, dans le Wyoming, où deux malfrats défigurent une prostituée dans la petite ville de Big Whiskey, ville tenue par le redoutable shérif Little Bill Dagett.. Les prostituées de l ‘établissement jugeant ,la sanction de ce dernier envers les voyous trop clémente décident alors de rassembler leur argent afin de payer un tueur impitoyable pour assouvir une terrible vengeance …Un jeune cow-boy « le Kid de Schofield « décide alors de proposer à William Munny de s’associer à lui pour honorer ce contrat. Le casting est véritablement formidable ,Morgan Freeman et Gene Hackman sont saisissants, jouant bien évidement des registres différents ,le premier généreux le second plus cruel ils apportent un fantastique équilibre à l ‘ensemble. Eastwood ,lui, incarne l ‘ombre du « manchot « tueur autrefois froid et sans état d’âme qui aujourd’hui garde les valeurs de sa vie passée au coté de son épouse ,défunte depuis .. Il habite son personnage avec force et profondeur et devient touchant par cela .. Morgan »Ned Logan » Freeman représente le personnage le plus humain du récit ,sa tendresse se dessine tout au long de l ‘intrigue . Mais la plus belle performance est signée Gene Hackman ,absolument incroyable en homme sans pitié, prêt à enfreindre les règles pour éradiquer les truands de sa ville . Enfin ,Richard »English Bob » Harris excelle encore une fois dans l ‘interprétation de son personnage ou l ‘élégance s’associe à l’ égocentrisme .. Le cinéaste retrouve donc ,l ‘univers de son mentor Sergio Leone, tout en changeant cependant les codes du genre : absence de gros plans sur les visages en sueur et rythme plus rapide dans sa mise en forme … L ‘orage et la pluie battante apportent une dimension très sombre, obscure et montre le mal par ce nouvel élément …La ferme de Willam Munny est ensoleillée alors que la ville de Little Bill reste ténèbres… La photographie signée Jack N. Green restitue parfaitement l ‘ambiance des paysages naturels ainsi que l ‘émotion que l’oeuvre suscite …Clint Eastwood dresse ici un portrait édifiant contre la violence avec grande virtuosité et apporte corps à son immense récit .. Enfin la bande originale signée Lennie Niehaus et Clint Eastwood est absolument remarquable de beauté … Un véritable chef d’oeuvre cinématographique dont la nostalgique est évidente .

Note : 10/10

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TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD :

Image  : Magnifique la définition est riche et pointilleuse, offrant un air de jouvence au film. Cependant, la compression est idyllique que ce soit sur le 4k, le blu-ray et le dvd.  Le grain cinéma présent ne dérange en aucune façon. La profondeur de champ s’affiche à en perdre haleine, délivrant une quantité incroyable de détails sur les décors, les paysages somptueux. Les premiers plans ne sont pas en reste avec un piqué du tonnerre. Contrastes et couleurs s’amusent à satisfaire avec brio nos pupilles. Ces disques permettent de valoriser chaque séquence et réunit ainsi les meilleures conditions pour nous faire (re)découvrir ce chef d’œuvre.

Audio : De très bonne facture sur un film essentiellement concentré sur les dialogues. La V.F Dolby Digital 2.0 (Dolby Surround), retranscrit bien les quelques effets frontaux, avec des voix très légèrement appuyées par rapport aux frontales. La V.O quand à elle, nous plonge au cœur de l’action lors des scènes sous pluie battante, en renforçant leur pesante atmosphère. Certaines scènes font apparaitre une très légère réverbération sur les dialogues. Le 4k  peut, à l’inverse, souligner les effets dramatiques avec une grande force lors des bagarres et, surtout, quand se déclenche l’orage final dont les grondements se répercutent sur chaque enceinte cependant que la pluie diluvienne semble éclabousser la pièce même dans laquelle on visionne le film lors du duel. Une bien belle utilisation des enceintes !

Bonus :

  • Documentaire sur Impitoyable ( 22’) :
    Les trois principaux acteurs du film ainsi que le scénariste commentent brièvement le film ; puis des scènes ponctuent leurs dires. Ce document tient, d’une certaine façon, du commentaire audio.
  • Les coulisses du film (22’) :
    Le sujet expose l’histoire du film. Des images du tournage, souvent humoristiques  On y apprend, entre autres informations intéressantes, que le film a été tourné dans un ranch d’Alberta au Canada en 1991. De nombreuses anecdotes sur le tournage émaillent, bien évidemment, le document.
  • Documentaire sur Eastwood (16’) :
    Il s’agit de retracer la carrière de l’acteur réalisateur fort de l’expérience de ses trente six rôles au cinéma. Les remarques pertinentes se multiplient et l’on est sensible à la difficulté qui fut la sienne pour se « débarrasser » du personnage de l’Inspecteur Harry, notamment parce qu’il avait accepté de tourner les suites. Ce document s’achève sur sa filmographie.
  • « Eastwood par Eastwood » :
    Ce documentaire revient sur la carrière de l’acteur réalisateur et est illustré de nombreux extraits de l’ensemble de ses films. Ce qui complète le documentaire sur Eastwood. Il est d’ailleurs beaucoup plus long et complet, il est divisé en quatre parties. Trois accès sont prévus : par la lecture complète, par le bonus supplémentaire ou par le générique de fin.
  • « Maverick, duel au soleil couchant » :
    Documentaire divisé en cinq parties, avec les mêmes trois précédents accès, est entièrement consacré à la série télévisée « Maverick » et nous montre un acteur, jeune, au début de sa carrière.
  • Livret de 56 page très beau et fouiller faisant le résumer par écrit des bonus du film. Du superbe travail.

 

Commentaire audio de Richard Schickel, le biographe de Clint Eastwood
4 documentaires :
– Le 10ème anniversaire du film
– Eastwood & Co : Le making-of de Impitoyable
– Eastwood… une Légende
– Eastwood par Eastwood
Épisode « Duel à Sundown » de la série TV « Maverick »
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett
  • Réalisateurs : Clint Eastwood
  • Format : Couleur
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 4
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie : 17 mai 2017
  • Durée : 131 minutes

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Et ils oublieront la colère (11 mai 2017) de Elsa Marpeau

Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise. Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre.
Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac. La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.
Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la Libération. L’enquête va exhumer ce passé dont plus personne ne veut se rappeler.

Chronique :   Dans le Gatinais,à quelques kilomètres de Sens en 2015 nous sommes dans un univers campagnard modeste,attaché à leur terre depuis des générations,des chasseurs,viandards aussi. Le meurtre de leur voisin un professeur d’Histoire obsédé par une période ancienne de la fin de l’occupation,l’enquête est menée par la Capitaine de Gendarmerie Garance Calderon.
Tous les personnages ont un passé douloureux,de l’enquêtrice à son supérieur.
Trop je trouve,l’auteure ne dérogeant pas à la règle qui fait que dans les polars d’aujourd’hui les « flics  » ont toujours des problèmes.
Ce livre est centré sur les violences faites aux femmes lors des conflits! Il y a 70 ans,42000 femmes tondues,violées pour beaucoup à la Libération,livrées à la vindicte populaire.C’est loin mais… C’est aussi l’histoire des hontes et des vengeances du corps social qui se répètent, de l’injustice. Alternant passé et présent, l’auteur nous implique totalement dans ses recherches jusqu’au dénouement final qu’on était loin d’imaginer. Un très bon roman noir comme on les aime.

Note : 9/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (11 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Underground (9 mars 2017) de SL GREY

Un virus mortel s’abat sur l’Asie et décime les populations en un temps record. Alors que l’épidémie s’étend et plonge le monde entier dans le chaos, une minorité – des survivalistes – s’est préparée à cette menace. Ils sont cinq familles à avoir investi dans ce qu’on appelle le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance, censé les protéger de tout danger mortel.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme.
Mais qui sont vraiment ces privilégiés, reclus dans leur bunker haut gamme ?
Et qu’est-ce qui les lie à part une volonté féroce de survivre ?
Car entre les obsessions racistes et religieuses des uns, les délires et phobies des autres, cette communauté paraît au bord de l’implosion. Pourtant un équilibre semble se maintenir.
Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Chronique : Vous voici face à un livre sur la claustrophobie, si vous en avez peur ne vous y aventurer pas sinon ce livre est une vrai pépite. Le Sanctuaire est un système de bunker souterrain conçu pour être utilisé si le monde fait face à une apocalypse Ce roman explore des thèmes de la survie et la personnalité dans le contexte d’un mystère magnifiquement bien fait. Un casting éclectique arrive dans ce sanctuaire, désespéré d’être à l’abri d’un virus rampant qui est sur le point d’essuyer l’humanité. Mais les choses ne sont pas comme prévu, rien ne fonctionne comme il se doit et plutôt que de vivre dans le luxe, tandis que tous ceux qui sont laissés mourir horriblement, le groupe se trouvent face à un obstacle après l’obstacle. Quand il devient clair qu’ils sont littéralement enfermés dedans, Les habitants de ce livre sont un groupe très large et incluent un survivant fou de l’arme à feu, avec son intimidateur raciste et vicieux d’un fils, une épouse souffrant d’une sorte de manie religieuse et sa fille Gina, Jae-Lin Park et ses parents, Tyson Gill, sa jeune fille, Sarita et sa fille au pair sud-africaine, Vicki Maddox riche et autoritaire et son mari James, couple de personnes âgées les Dannhauser et leur fille Trudi et Will Boucher, qui sont arrivés pour aider Greg. Dès le début, ce groupe mal assorti – avec leurs secrets et les questions personnelles – ne sont pas destinés à s’entendre. Cependant, quand l’un d’entre eux est retrouvé mort, le meurtre est soupçonné, et la peur les traque sous terre. Car, bien que recherchant la sécurité, le groupe se trouve dans une situation plus dangereuse qu’ils ne l’auraient imaginé .Under Ground rappelle un peu de ces films d’horreur de la vieille école – des personnages divers se promenant dans l’obscurité, traqués par un tueur, jouant le jeu du blâme – choisissez votre survivant, choisissez votre méchant …  Les auteurs  Sarah Lotz et Louis Greenberg ont réussi à écrire un drame de personnages vraiment troublant qui montre le côté plus sombre de l’humanité avec des subtilités et des relations entre nos protagonistes ce qui est joliment dessinée comme des loyautés reflux et flux, il est immensément amusant, profondément fascinant comme un instantané de l’existence humaine et toujours toujours sur l’argent quand il s’agit de frapper le lecteur de son jeu. Un de ces romans que vous aimeriez voir traduits en film.

 Note : 9/10

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (9 mars 2017)

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Ténébreux samedi (9 mars 2017) de Nicci FRENCH

Le destin brisé d’une femme bouleverse Frieda, qui se lance corps et âme dans une périlleuse quête de justice
Lorsqu’une ancienne relation de travail lui demande d’établir le bilan psychiatrique de Hannah Docherty, Frieda Klein se retrouve dans une situation délicate.
Elle ne peut refuser de rendre service à ce collègue influent, or elle éprouve un véritable choc en rencontrant la jeune femme. Incarcérée depuis treize ans dans une institution douteuse pour avoir assassiné sa famille, Hannah n’est plus que l’ombre d’elle-même.
En dépit des preuves écrasantes, pour Frieda, la jeune femme, traumatisée par des années de maltraitance et d’abus, se trouve plutôt du côté des victimes que des bourreaux.

Chronique :  Ce roman va suivre les pas de Frieda qui est une femme réfléchie et intelligente qui écoute souvent ses instincts et est généralement correcte. Les auteurs, ont écrit une série Frieda Klein basée sur les jours de la semaine, et ici nous sommes avec le sixième roman Samedi. Frieda est psychothérapeute avec sa propre pratique. Elle vit seule dans sa petite maison à Londres. Dans ce roman, Frieda a été demandé par Walter Levin, un homme qui avait sauvé Frieda et un ami du grand ennui et qui veut qu’elle évalue une femme pour savoir si cette femme va lui causer des ennuis. Il s’avère que cette femme, Hannah Dougherty a été accusée de tuer sa famille et est incarcérée dans un établissement psychiatrique. Ce que Frieda trouve est une femme qui est très médicamenteuse avec des ecchymoses sur tout son visage. Comme Frieda enquête, elle se rend compte que cette femme est en difficulté et les choses peuvent ne pas être comme ils semblent. Ce n’est pas ce que tout le monde veut entendre, mais Frieda ne peut pas être dissuadé. Frieda Klein a des amis très intéressants, et les personnages qui entrent et sortent de sa vie ont tous leurs propres histoires. Josef l’un des personnages les plus fascinants est un constructeur qui est un partisan et prend soin de Frieda. Elle a un ennemi qui se manifeste parfois, parfois utile, parfois non. Tout cela mène à l’une des meilleures séries policière. À partir de Comme elle se connecte avec des témoins possibles et des entrevues de nombreuses personnes avec lesquelles la police a parlé il y’a des années, elle rencontre la résistance de presque tout le monde.  Twists et tours de passe passe sont un euphémisme pour le chemin Frieda qui suit pour trouver une solution. Mais va-t-elle bientôt découvrir la vérité?  Un très bon roman policier où l’on à hâte d’arriver à dimanche.

Note : 9/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (9 mars 2017)

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Un dîner aux bougies (2 février 2017) de Eve Herrmann et Roberta Rocchi

Liv et Emy ont un invité : ce soir, leur copain Tommaso dort à la maison ! Mais alors qu’ils passent tout juste à table, toute la maison se retrouve dans le noir. Une panne de courant ! Pendant que papa vérifie les fusibles, les enfants partent à la recherche de bougies.

Chronique : Mes Petites histoires Montessori est une collection simple et poétique inspirée de vie afin de développer la curiosité et l’imagination de l’enfant. On se retrouve ici face au sens et le toucher avec comme thème les bougies. Ce qui est bien avec ce livre et qu’a la fin il se trouve une double page avec une activité en lien avec l’histoire, les enfants pourront faire leurs bougies en cire d’abeille.

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (2 février 2017)
  • Collection : Mes petites histoires Montessori

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L’Empereur, sa femme et le p’tit prince (9 février 2017) de Thierry Dedieu

« Lundi matin, l’empereur, sa femme et le p’tit prince sont venus chez moi pour me serrer la pince ». La comptine préférée des crèches et des maternelles illustrée avec humour par Thierry Dedieu. . Un grand livre en noir et blanc pour pour apprendre les jours de la semaine en chantant !

Chronique :Thierry Dedieu nous offre un album magnifique sur les principes du contraste visuel et de la musicalité des mots, grâce au dessin en noir et blanc les enfants entre dans la comptine de l’empereur pour mieux s’y imprégner et vivre avec les personnages tout en chantant. Le format de 28 x 38 cm permet aux enfants de bien regarder les illustrations avec humour. Si vous avez aimé la collection « Bon pour les bébés » vous propose d’autres titres tous aussi bon.

Note : 10/10

  • Album: 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : BON POUR BEBES

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Le grand combat (11 janvier 2017) de Ta-Nehisi Coates

A West Baltimore dans les années 1980, les gangs et le crack sont le seul horizon des gosses du quartier. Ta-Nehisi est voué lui aussi à devenir un bad boy. Mais son père Paul, ancien Black Panther passionné de littérature, lui fait découvrir Malcolm X et James Baldwin. C’est une révélation. L’adolescent rêveur, égaré dans les frasques d’une famille hors norme, se jure d’échapper à son destin.

Chronique : Merci aux Éditions Autrement » pour ce si beau roman qu’est cette epopée lyrique aux accents hip-hop portée par l’amour et l’ambition. Ta-Nehisi Coates écrit avec ses tripes et on le sens à la lecture. Le livre à un certain écho avec son précédent livre « une colère noire. Lettre à mon fils » mais ici pas le grand point noir du racisme américain. On est plus dans une quête de la liberté, de s’échapper de sa condition d’homme de couleur même si par moments sa haine du est toujours bien présent avec ses ghettos et armes l’auteur nous entraine dans une belle histoire nous rappelant qu’il ne fait pas bon d’être noir aux usa et sa force réside dans le caractère attachant et approfondi de son écriture. Ce n’est pas un roman toujours consistant et qui s’égare parfois dans les clichés, mais il sait aussi tacler ces derniers au bon moment. À la fois touchant et dur cette histoire fait est un que l’on ne lâche à aucun moment.

Note : 9/10

 

  • Broché: 267 pages
  • Editeur : Editions Autrement (11 janvier 2017)
  • Collection : Littératures

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