Lord cochrane vs l’ordre des catacombes de Gilberto Villaroel, que résonne le cor de l’aventure

Qui sait ce qui se dissimule dans les catacombes ?

Le premier volume des aventures du fameux Lord Cochrane m’avait permis de faire de belles rencontres. La rencontre d’un auteur d’abord, Gilberto Villaroel, d’origine chilienne, résident à Paris, passionné d’histoire européenne et de littérature fantastique. La rencontre avec une maison d’éditions ensuite, aux forges de vulcain, dont les couvertures minimalistes et hautes en couleurs m’ont immédiatement séduites. Enfin j’ai pu faire connaissance avec une figure historique des plus fascinantes, le fameux Lord Cochrane, navigateur anglais, inventeur excentrique, héros du chili et tant d’autres choses encore. Inutile de vous dire qu’avec tous ces éléments réunis le livre n’est pas resté longtemps sur le présentoir de mon libraire.

L’aspect historique prend une place plus importante dans ce volume, là où le premier volume faisait plus office de parenthèse fantastique sans réel lien avec la marche incessante du monde. Le récit se situe durant la période ô combien confuse de la restauration monarchique. Napoléon et son empire sont partis en fumé mais pourtant son ombre imprègne tout le récit. L’auteur parvient à dérouler l’aspect historique de son récit tout en évitant de donner un simple cours d’histoire et c’est en grande partie grâce à son personnage principal, lord Cochrane.

La plume de l’auteur ne s’anime jamais autant que lorsqu’il s’agit de mettre en scène cet aventurier intrépide, ce soldat rebelle qui a dû dire adieu à sa patrie, cet inventeur touche-à-tout qui regrette la lenteur du monde qui l’entoure. À la fin de l’ouvrage, l’auteur explique que Lord Cochrane a probablement servi de source d’inspiration pour nombre de figures d’aventurier navigateur qui ont émergé dans la culture populaire contemporaine et ce n’est guère surprenant. Ce personnage charismatique dynamite les pages du récit, son aura de capitaine chevronné accorde au moindre dialogue une atmosphère chargée en testostérone, rendant la narration encore plus riche et savoureuse. La caractérisation sur ce personnage est très juste, l’auteur en fait un personnage complexe, non manichéen, plus âgé mais donc aussi plus sage mais toujours déterminée à faire mordre la poussière à ses adversaires.

En ce qui concerne l’intrigue l’auteur a décidé de s’aventurer vers des chemins plus balisés. Ce tome est l’occasion d’invoquer l’esprit des pulps d’antan, le Paris des mystères et ses ruelles insalubres. Cela donne un récit d’aventure honnête mais on y perd l’originalité du premier volume. L’auteur coche les cases des récits d’aventures du 19ème siècle. Le cimetière lugubre, les catacombes morbides, sans oublier les ecclésiastiques fanatiques qui font office d’ennemis au final bien peu menaçant mais très clichés. Le rythme est haletant, les personnages ont à peine le temps de s’extirper d’une situation mortelle qu’une nouvelle péripétie survient. Mais ce que l’on y gagne en rythme on le perd en atmosphère. L’apport de cet ordre des catacombes est minime, jamais le récit ne va développer de réelles intrigues politiques ce qui empêche d’accorder du crédit et de l’épaisseur narrative à cet ordre de fanatiques.

Le fantastique est quelque peu en retrait dans ce tome. L’univers Lovecraftien sert plus de toile de fond que de moteur à l’intrigue. Les horreurs surgies de l’esprit de Lovecraft n’ont qu’un rôle extrêmement secondaire. Les chapitres se déroulant dans l’Antiquité et incarnant deux autres personnages historiques majeurs, à savoir César et Vercingétorix, sont plaisants à suivre au début avant que l’on comprenne qu’il s’agit pour l’auteur de mettre à nouveau en scène un combat contre la divinité des profondeurs. Une confrontation intéressante mais qui a perdu la fraîcheur des débuts.

Un petit bémol également concernant la plume de l’auteur. Celle-ci est très riche et dense. L’auteur livre des éléments historiques, il dresse un portrait détaillé de la situation politique française et revient sur les dernières heures du règne de Napoléon, il effectue une biographie qui couvre plusieurs années de la vie de ce cher Lord Cochrane. Mais il nous donne aussi des détails techniques sur l’artillerie, la marine, la conquête de la Gaule par les Romains, et une étrange machine à vapeur qui servira vaillamment nos protagonistes. Tout ça fait que le récit souffre d’une certaine rigidité factuelle que la plume de l’auteur n’allège pas tend celui-ci tient à tout expliquer, tout détailler au risque de relâcher l’attention du lecteur. L’effort de produire le récit le plus complet possible que ce soit au niveau historique, technique ou des portraits de personnages est louables mais cela se fait au détriment de l’intrigue qui aurait pu être moins orientée action et offrir un peu plus d’effroi fantastique.

Avec ce second volume des aventures de Lord Cochrane l’auteur a pris le parti d’une aventure plus terre à terre en rappelant à notre bon souvenir l’esprit des récits d’aventures mâtiné d’une légère touche de fantastique. On y perd donc l’originalité du premier volume pour suivre un récit d’aventures mouvementées mais manquant d’originalité, qui vaut surtout pour la présence de son héros principal qui illumine chaque page où il est présent.

Résumé: 1826, Paris. Jean-Baptiste Dallier, un bonapartiste ami des frères Champollion, est assassiné dans les catacombes. Le célèbre héros écossais Lord Cochrane arrive alors à Paris. Il y retrouve Champollion le Jeune qui possède les preuves de l’existence de Cthulhu, un monstre antédiluvien. Champollion a récupéré un manuscrit de la main de César, qui décrit comment il s’est rendu sur R’lyeh, la ville du monstre, au large du fort romain construit sur la longe de Fort Boyard. Cochrane, Champollion le Jeune et le capitaine Éonet partent aussitôt récupérer le manuscrit caché au cimetière du Montparnasse. Mais un mystérieux « Ordre des Catacombes » rode, décidé à empêcher leur enquête !

  • Éditeur : FORGES VULCAIN (19 février 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 445 pages
  • ISBN-10 : 2373050994
  • ISBN-13 : 978-2373050998
  • Poids de l’article : 570 g
  • Dimensions : 15.5 x 3 x 23.5 cm

Mylène Farmer, l’Ultime Création – Documentaire Amazon Prime Video | Critique & ANALYSE

Rare en interview, mystérieuse et secrète, Mylène Farmer ne s’était jamais autant dévoilée que dans la série documentaire Mylène Farmer sur les coulisses du spectacle Live 2019, découpée en trois épisodes de 45 minutes. Ma critique en vidéo.

Un documentaire original, seulement sur #PRIMEVIDEO :https://www.primevideo.com/MyleneFarmer
Liens sur youtube :
Lien Épisode 01 : https://www.youtube.com/watch?v=xe4rlnK_YnU&t=3s
Lien Épisode 02 : https://www.youtube.com/watch?v=_WHec2mlFxA
Lien Épisode 03 : https://www.youtube.com/watch?v=GfaQNo02bG4&t=287s

Mylène Farmer comme vous ne l’avez jamais vue. C’est la promesse du documentaire Mylène Farmer, l’Ultime Création, disponible ce 25 septembre sur Amazon Prime Video. Une création inédite sur les coulisses du spectacle Mylène Farmer Live 2019, découpée en trois épisodes de 45 minutes. 

Rare en interview, mystérieuse et secrète, Mylène Farmer ne s’était jamais autant dévoilée que dans la série documentaire Mylène Farmer, l’ultime création, disponible en exclusivité sur Amazon Prime Video et présentée comme un « épilogue hors normes d’une œuvre débutée avec l’album Désobéissance sur les préparatifs des concerts donnés en juin 2019 à Paris La Défense Arena« . Ce voyage immersif, intime, nous plonge « dans l’univers créatif de l’artiste, rythmé comme un compte à rebours fascinant qui nous mène  jusqu’au grand rendez-vous avec le public« . Un cadeau pour les fans et pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la carrière de la chanteuse qui traverse les époques et les générations avec grâce et un succès jamais démenti. Le jeune réalisateur Mathieu Spadaro la montre ainsi sous un jour inédit, dans ses moments de joie, de doutes, de détente, de rires, entourées de tous ceux qui lui ont permis de réaliser ce nouveau rêve.

Sur des percussions épiques, Mylène Farmer quitte sa loge, avance dans les couloirs, concentrée comme une combattante entrant dans l’arène… Paris La Défense Arena. « L’Ultime Création », le documentaire commence avec les codes d’un film classique sur la fabrication et les coulisses d’un spectacle en 2019. Mais la suite surprend : le générique onirique et sombre porté par une nouvelle chanson, « J’ai l’âme dans l’eau », et le découpage en trois épisodes de 45 minutes, qui racontent la préparation du show à cinq semaines de la première, à deux semaines et la dernière semaine.

A l’image du dernier spectacle de Mylène Farmer – conçu pour la plus grande salle de spectacle indoor d’Europe, joué neuf fois devant 235 000 spectateurs -, ce film de deux heures est hors-norme. L’une des chanteuses les plus insaisissables s’y montre comme jamais. Dès les premières images des répétitions à la Seine Musicale, elle confie en voix off sa solitude, ses failles, sa « peur des autres ». Elle qui se décrit comme « une écorchure recouverte d’une armure ».

Une diva ? Qu’elle marche en jogging avec ses chiens ou lève de la fonte et fasse de vélo d’appartement, elle est toujours impeccable, Mylène… Ou « bip bip », comme le surnomme son coach sportif (Hervé Lewis, qui la suit depuis trente ans) tant elle fonce. Mais dans le film, elle est surtout l’artiste qui supervise tout et décide de tout, la chef de bande qui joue au baby-foot avec son équipe, très tactile, rieuse, avare ni de bisous ni d’autodérision.

Comme dans son spectacle, tout est millimétré et léché dans ce film. Mais ce qui est vraiment singulier, c’est que la caméra prend le temps de montrer dans les détails les chorégraphies, les danseurs, les musiciens, les fans, les décors, les objets… Jusqu’au catering (la cantine des artistes), où elle s’astreint à un régime de sportive, avec protéines, sucres lents et… gaufres, et dans sa loge, où après 36 ans de carrière, elle conserve toujours précieusement les passes de ses concerts.

Titania 3.0 (9 mai 2017) de Pauline Pucciano

Paris, XXIIe siècle. La société devenue ultralibérale n obéit plus qu aux lois impitoyables de l argent, des réseaux sociaux et du paraître. De grandes multinationales amassent des millions, dont Morgane Corp., qui fait fortune en prélevant et en revendant des organes…

Chronique : Ce roman est juste magnifique avec une narration qui est à la troisième personne, nous suivons surtout l’histoire à travers les yeux de Jan. La plume est fluide avec un univers très complet d’une imagination naturelle, simple et extraordinaire. Un monde où l’apparence est au centre des normes sociales, implants, changements physiques,… tous plus ou moins délirants. Pratiquement tout le monde est raccordé au Réseau. C’est un dystopie très réaliste. Les sans-abris sans maintenant les HR, hors réseau c’est à dire sans Identité Informatique. Le monde virtuel est devenu le monde réel, et tout ceux qui ne sont pas raccordés sans à la marge du monde.Récit d’une histoire d’amour sur fond de scandale, traque haletante, recherche de la vérité et découverte des ses origines, ce roman explore avec infiniment de cohérence nos dérives actuelles.

Note : 9/10

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : MAGNARD (9 mai 2017)
  • Collection : M les romans

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Bienvenue au zoo (8 juin 2017) de Elizabeth Quertier et Julie Mercier

Un grand album pour découvrir les animaux du zoo. Pars à la découvertes de 50 espèces, du célèbre lion à l’étonnant lamantin, de l’immense girafe au petit poudou.

Chronique : Un album documentaire illustré, mêlant photographies, dessins et infographie pour présenter les animaux du parc zoologique de Paris (Vincennes), On apprend plein de choses sur les aimaux , leurs habitudes, leur mode de vie, leur alimentation . Nn livre avec  des textes courts et précis des pages « coulisses », pour découvrir comment les soigneurs et les vétérinaires s’occupent des animaux et un jeu d’observation à chaque double page !

Note : 9/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Nathan (8 juin 2017)
  • Collection : ANIMA VINCENNES

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Rendez-vous à la Tour Eiffel (27 avril 2017) de Elzbieta

Au grand cirque Zémir, le petit clown Gratte-Paillette reçoit une lettre. Sa grand-mère lui donne rendez-vous à la tour Eiffel ! Le voilà parti, dans son ballon, direction Paris…

Chronique : Elzbieta parvient avec cet album à parler aux enfants du voyage et du cirque. Elle trouve les mots qui « parlent » tout en racontant une belle histoire que l’on peut lire ensemble . Les jolies illustrations douces, l’histoire toute simple rendent l’album abordable dès 4 /5 ans. Magique, comme tous les Elzbieta.

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (27 avril 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

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La tour Eiffel se balade à Paris ! (18 mai 2017) de Mymi Doinet et Mélanie Roubineau

Léa et Nino participent à une chasse au trésor dans Paris. Mais la ville est grande et les deux enfants ne savent pas où chercher… La tour Eiffel, qui a la bougeotte et des idées, va les accompagner à la découverte des lieux mythiques de la capitale.

Chronique : Cette fois, c’est une chasse au trésor à travers Paris qui est l’objet du récit. Deux enfants, Léa et Nino, sont arrivés en haut de la Tour Eiffel, pensant que le trophée de leur chasse au trésor s’y trouvait. Ils sont déçus car c’est un premier échec, mais rien n’est perdu, notre Tour Eiffel qui a la bougeotte va les aider et les emmener à travers tout Paris pour le trouver, ce fameux trophée.
C’est l’occasion de découvrir ou de revisiter la ville, avec un passage par Notre-Dame, le Louvre, les bouquinistes, les bateaux-mouche, Beaubourg, le zoo de Vincennes, etc….
A la fin de l’ouvrage, deux pages documentaires instructives et amusantes qui donnent
Un belle album qui est une valeur sûre pour  les enfants qui veulent découvrir la capitale de France avec cette nouvelle aventure du duo Mymi Doinet et Mélanie Roubineau dont l’écriture est adapté aussi bien à des enfants de 3 ans qui comprennent facilement l’histoire qu’à des enfants de 5 ans qui peuvent se préparer au CP en essayant de déchiffrer certains mots.

Note : 9,5/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Nathan (18 mai 2017)
  • Collection : ALBUMS NATHAN

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Le Paris des Merveilles, III : Le Royaume Immobile (4 mai 2017) de Pevel,Pierre

Le tout-Paris des Merveilles bruisse d’une incroyable nouvelle : les prochaines élections du Parlement des Fées seront ouvertes à des représentants de la Terre. Griffont se voit, quant à lui, proposé d’être le représentant du Cercle Cyan. Il a, toutefois, bien d’autres chats (fussent-ils ailés) à fouetter. Son jeune ami François-Denis de Troisville lui a demandé d’être son témoin lors d’un duel face au redoutable Victor Dalmas, mage du Cercle Incarnat à la triste réputation. Mais celui-ci va mystérieusement disparaître, ravivant, s’il en était besoin, les tensions entre les Cyan et les Incarnat. Une fois de plus, Griffont et Isabel de Saint-Gil vont devoir mener l’enquête. Le Royaume Immobile clôt en beauté le cycle du Paris des Merveilles, une trilogie steampunk aussi drôle qu’érudite.

Chronique : Ce tome 3 se passe en 1910, quelques mois après les événements du tome 2. L’intrigue est intéressante et le rythme est très bon ainsi que les péripéties où nous retrouvons nos personnages. L’escrime est ici au centre de l’action et de l’histoire, là encore dans la logique continuité du tome 2. Pierre Pevel démontre une fois de plus qu’ont peut être français et faire jeu égal avec les grands auteurs anglo-saxons de Fantasy. La langue est belle, les références stylistiques (Dumas/Leblanc/Leroux sont un peu partout…)amusantes pour l’amateur, l’histoire suffisamment prenante pour garantir un moment de vrai plaisir.Les personnages sont riches (sur le plan de leur psychologie), attachants et drôles (les dialogues sont parmi les plus savoureux qu’il m’ait été donné de lire). Griffont évoque une sorte de Sherlock Holmes moyennement doué pour l’enquête croisé avec un magicien d’une puissance et d’une expérience respectables (Gandalf, Pug, etc, chacun aura sa référence), le côté Gentleman parisien en plus. La baronne, elle, évoque irrésistiblement un Arsène Lupin au féminin croisé avec Catwoman et Mata Hari. Enfin, leur histoire commune, remontant à plusieurs siècles, évoque la série Highlander. Une fin de cycle avec un  roman mêlant la vie parisienne des années 1909 / 1910 telle qu’elle était et magie et merveilleux, superbement écrit (écriture fluide et colorée, dialogues savoureux, personnages riches et hautement attachants, ambiance et convenances de l’époque très bien rendues), à la couverture superbe, à l’histoire fort sympathique pour cette belle fin.

Note : 9,5/10

  • Editeur : Folio (4 mai 2017)
  • Collection : Folio SF
  • Langue : Français

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Les méduses ont-elles sommeil ? (13 avril 2017) de Louisiane C. Dor

«Mon destin ne pouvait pas être aussi simple que le leur. Aussi plat. Aussi rien. Je voulais devenir quelqu’un. Paris m’attendait, je le savais, que Paris m’attendait. J’ai alors quitté le gouffre dans lequel Dieu et ma mère m’avaient implantée, et ai fait de mon quotidien ce dont je n’avais jamais rêvé : un désastre.»

Chronique : Voici un roman au témoignage très poignant de la dérive d’une jeune provinciale à Paris. Il est bon de savoir ce qui arrive à des jeunes trop naïfs et trop influençables, dans ce roman on découvre Hélène qui à  18 ans et viens d’arrivée à Paris. Elle va entamer sa vie parisienne avec une naïveté confondante. La cocaïne, puis la MDMA arrivent dans son quotidien comme un élément tout à fait naturel, Hélène s’emploie à le rappeler souvent, insiste sur le fait qu’elle ne se drogue pas, pas vraiment, pas totalement. Ce live décrit ce monde de l’addiction avec le plus grand réalisme. Comment quelques jeunes peuvent basculer dans le monde des paradis artificiels, comment l’entrainement peut aussi être un des ressorts qui peut l’expliquer. Louisiane C. Dor nous montre aussi les conséquences sur le physique des jeunes drogués, sans parler de l’accoutumance, des effets du manque et des effets de la drogue sur le psychisme des jeunes. Et sur ce que les jeunes sont obligés de faire pour se procurer la drogue et cela sans aucun fart. Cru, vrai, toujours juste, ce livre possède une aptitude rare à décrire chaque ressenti. L’alternance de point de vue, proche du témoignage, fait de ce roman une peinture réaliste d’une génération perdue en manque de sensations fortes. Un fort roman qui se lit d’une traite

Note : 9,5/10

  • Poche: 96 pages
  • Editeur : Folio (13 avril 2017)
  • Collection : Folio

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Test Dvd : Ballerina (14 avril 2017) de Eric Summer, Eric Warin avec Camille Cottin, Malik Bentalha

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’Orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…

Chronique Film: Excellent film d’animation qui, en dépit d’un budget « léger » pour le secteur (ce qui se voit tout de même sur l’animation et les textures, moins élaborées que sur les derniers Disney et consort), parvient tout de même, à force d’inventivité, à un rendu de grande qualité. On peut notamment apprécier que le manque de moyen technique ait été intelligemment compensé par un important travail de recherche, que se soit sur la danse, admirablement chorégraphiée par Aurélie Dupont (directrice du ballet de l’opéra de Paris), ou sur le Paris de la fin du XIXème, très précisément rendu.  Ballerina invite à la persévérance, ce conte initiatique qui ne manque ni d’âme ni de cœur, lorgne du côté de Billy Elliot, l’animation en plus. Ballerina enchante les cœurs et les corps.

Note : 9,5/10

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Test DVD :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors de la cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail, spatialisées au laser et dotées d’une dynamique hors norme. Une perfection avec une richesse, une limpidité et un impact hautement satisfaisants pour les scènes de danse.

Bonus : Pas de bonus pour l’édition dvd ce qui est dommage pour un tel film.

 

  • Acteurs : Camille Cottin, Malik Bentalha
  • Réalisateurs : Eric Summer, Eric Warin
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 14 avril 2017
  • Durée : 86 minutes

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Zing-zing paradis (11 janvier 2017) de Jymmi Anjoure-Apourou

En créole, Zing-zing signifie libellule. Un insecte léger, heureux… jusqu’au moment fatal où il est emporté par le tourbillon.
Gabriel Montner, 25 ans, quitte Gwada, son île natale, pour Paris. Il rêve d’être écrivain. Faisant croire à ses parents qu’il suit des études pour devenir avocat, il envoie tout valser pour se consacrer à son seul rêve et suivre la trace un peu folle et fêlée de tous les écrivains.
Ainsi commence une vie d’appétit, de partage et de solitude, où se mêlent des rencontres capitales : Janis, au visage de femme ambiguë, Grand-Velours, l’ami des bons et mauvais jours… et puis Mona. Elle lui ouvre la ville avec ses rues étroites, ses passages obscurs, et l’amour pour seule odeur.
La vie et l’écriture se rencontrent, s’entrecroisent, se confondent. Et le livre achevé, c’est le héros tout entier qui aura achevé sa métamorphose.

Critique :  Voici un livre hors du commun sur la passion de créer où le lecteur va suivre les aventures de Gabriel à travers Paris et ses ambiances. Un roman qui se lit comme une quête à travers la capitale parisienne des aventures féminines de Gabriel et surtout de sa poésie et de sa philosophie est un livre, Jymmi Anjoure-Apourou nous entraine dans un livre poétique, écrit avec douceur, tout en légèreté. C’est un livre qui détonne comme un objet difficile à définir, mais extraordinairement attrayant. Les amoureux des mots vont apprécier ce roman qui parle des mots. La fin est juste bouleversante et l’auteur sait nous transporter au-delà des mots.

Note : 9,5/10

  • Broché: 350 pages
  • Editeur : Ecriture (11 janvier 2017)
  • Collection : Littérature française

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