Pirates (8 juin 2017) de Fabrice Loi

Tony Palacio, forain, trompettiste de jazz, décide de tenter sa chance à Marseille. Entre survie et petits trafics, il y rencontre Max Opale, un ancien militaire devenu expert en balistique. Tour à tour ami, mentor et rival, Max initie Tony à la violence dans une enquête liée aux pirates de Somalie. Pirates dessine un portrait de Marseille, ville splendide et brisée, et des infortunés d’ici et d’ailleurs. C’est aussi le récit d’un mystère africain, et des conflits contemporains, aux guerres fragmentées qui prospèrent sur l’oubli et le mensonge.

Chronique: Voici un roman d’aventure qui nous change des habituelles autofictions françaises qui semblent passionner les critiques littéraires!
Enfin un récit qui prend les problèmes de notre société à bras le corps! Ici, il s’agit du scandale des déchets nucléaires qui sont enfouis en Afrique en relation avec les mafias corses et italiennes. Ceci n’étant qu’un secret de polichinelle que les responsables politiques feignent d’ignorer.
Fabrice Loi est diplômé en histoire, passionné par les défis démocratiques en Afrique; ceci donne plus de poids à son roman.
Bien sûr, on peut ne pas aimer le ton souvent démonstratif et violent, mais on sent la passion de l’auteur dans son propos. Les trois personnages ont une épaisseur, surtout Tony, le jeune forain qui abandonne sa roulotte pour venir jouer de la trompette à Marseille. Il va se retrouver embarqué dans une aventure qui le dépasse, par le séduisant Opale, vieux baroudeur aguerri qui mène une enquête liée aux pirates de Somalie. Mais qui sont les pirates les plus dangereux pour l’avenir de l’Afrique? L’auteur brosse successivement des portraits saisissants issus du monde gitan, de Marseille, de Monaco, de la corne de l’Afrique et de ses pilleurs de navires. Le livre est beaucoup plus un roman social qu’un polar classique et les informations de l’auteur ne sont certainement pas issues des canaux médiatiques habituels.

Note: 8,5/10

 

  • Poche: 368 pages
  • Editeur : Folio (8 juin 2017)
  • Collection : Folio

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De cauchemar et de feu (3 mai 2017) de Nicolas Lebel

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Chronique : Voici le quatrième opus du capitaine Mehrlicht et aussi le meilleur; on ce retrouve face à un superbe roman à suspens moderne; en totale immersion. Le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cette enquête qui prend des proportions inattendues le menant à un fait historique proche : un massacre mystérieux alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange du polar et de l’angoisse est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Le personnage principal qu’est le capitaine Mehrlicht est très fort et on s’habitue à lui avec même si il peut rebuter. Le style de l’auteur est très fort, il sait mêler habilement les genres pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Un  polar choc qui ce lit d’une traite.

Note : 9/10

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Marabout (3 mai 2017)
  • Collection : Marabooks

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Lettres de chair (13 avril 2017) de Peter JAMES

Le commissaire Roy Grace comptait se consacrer à son déménagement, mais ses projets sont bousculés : une jeune femme de Brighton vient de se volatiliser et son cas émeut la ville entière. Le seul indice : un téléphone, retrouvé sur les lieux de sa disparition.

Chronique :Peter James est de retour pour créer un mystère réfléchi. Cette histoire continue quelques-unes des lignes du précédent roman , surtout en ce qui concerne la longue femme disparue de Roy, Sandy, et les personnages continuent également d’être présent . Norman Potting est aussi attachant que jamais, Glen, le grand ami de Roy revient, et l’épouse de Roy, Cleo, a encore un rôle.Même la brève description de Marlon – le poisson rouge est intéressant,on peut le voir nager autour. De nouveaux personnages sont introduits et le nouvel administrateur adjoint Cassian Pewe nouvellement nommé est réuni avec Grace. Lui et Grace ont une histoire difficile, et nous n’avons aucune idée de la façon dont tout cela fonctionnera. Le rythme est rapide, les crimes horribles, les nouveaux personnages fascinants et l’intrigue ont été remis à l’auteur par un détective d’un crime qu’il avait couvert. L’histoire est racontée sous trois angles différents, du point de la victime, Logan Somerville et l’auteur. Nous voyons cette histoire de tous les côtés. Et, comme toujours, le mystère toujours présent de la femme disparue de Sandy, Sandy, est au premier plan. Elle a disparu il y a dix ans et a été déclarée morale. Excellent.

Note : 9/10

Nombre de pages : 430 pages

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La Veuve (12 janvier 2017) de Fiona BARTON

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.
Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.
Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Chronique : Fleuve Noir nous présente un petit bijou entre policier et roman noir Fiona Barton sait nous promener dans des faux-semblants.
Le rythme du roman est très entraînant. En quelques pages, on sent l’envie de comprendre cette histoire, de plaindre Jane et de savoir la vérité. Car rien n’est vraiment clair avant la fin. On nous donne beaucoup d’indice mais doute est là même si le lecteur entrevoit des réponses potentielles, mais chaque personnage reste assez secret pour se dire qu’on fait fausse route. Le paradoxe mis en place sur les personnages donne un côté très réaliste à l’histoire, et on frissonne à l’idée d’imaginer qu’il puisse exister de tels êtres sur Terre. La petite Bella est quant à elle omniprésente dans ce roman, mais sans jamais vraiment y apparaître. Tour à tour la victime ou l’enfant chérie, elle est le fil conducteur d’une histoire glaçanteLes différents chapitres sont précédés de la date et du personnage que l’on voit évoluer dans ce chapitre : la veuve, la journaliste, l’inspecteur. Les dates vont d’octobre 2006 puis évoluent jusqu’à revenir à la date indiquée au début du livre juin 2010. Nous suivons ainsi le moment de la disparition, puis les avancées de l’enquête, le procès, la mort du suspect annoncée au début du roman et les réactions de la veuveUn très bon thriller psychologique avec un découpage très intéressant et une intrigue prenante. À découvrir pour tous les amateurs de thrillers psychologiques.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (12 janvier 2017)

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Schuss (4 novembre 2016) de Boileau-Narcejac

« On peut nous imiter, murmure-t-il. Je ne suis pas seul à travailler sur ce ski. Je suis bien obligé d’avoir des collaborateurs, au laboratoire, à l’atelier d’assemblage, bref, tout le long de la chaîne de fabrication. C’est pourquoi je vous le répète : le temps joue contre nous. Qu’on commence à murmurer « Il y a du nouveau chez Combaz », et vous verrez les concurrents pointer leur nez. Ce genre d’espionnage, ça existe. Et alors, ce sera, en moins de deux, non pas la contrefaçon mais une formule toute voisine… Enfin, quoi, je ne vais pas vous faire un dessin… »

Critique : Incontestablement, l’un des plus clairs et aussi l’un des meilleurs ouvrages du tandem policier français. Ce récit est, à la fois, merveilleux et enrageant . L’écriture est simple, par contre l’intrigue est assez bien construite. Un thème qui apparaît dans « Sueurs Froides » et « Celle qui n’était plus » réapparaîtra dans « Terminus ». C’est une vraie obsession pour ces auteurs. La personne qui tire les ficelles n’est pas celle que l’on croit. De rebondissement en rebondissement, on se laisse prendre au jeu.
Beaucoup de finesse et une très belle écriture dans la transcription des sentiments et des émotions des différents personnages.
Ce livre est un petit bijou…

Note : 9,5/10

 

  • Nombre de pages  : 224 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (4 novembre 2016)

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Tant que dure ta colère (1 septembre 2016) de Asa Larsson

Une nouvelle enquête de Rebecka Martinsson
Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l enquête réveille d anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…
Après Le sang versé et La piste noire, Asa Larsson, nous entraine une fois encore dans une intrigue aussi complexe qu envoûtante, où elle dissèque les recoins les plus obscurs de l âme humaine.

Critique : Ce roman suit l’enquête de la procureure Rebecka Martinsson dans la région de Kiruna que connaît parfaitement l’auteur puisqu’elle a grandi dans cette région située au-delà du cercle polaire arctique, à l’extrême nord de la Suède. Ce livre fait partie d’une série de cinq ouvrages (le sang versé et la piste noire sont déjà parus)
L’enquête est bien menée, il y a un vrai jeu entre les personnages, les policiers qui ont des ressentiments à la suite d’événements passés…
Ce livre est écrit à deux voix, à la troisième personne habituelle en alternance avec ce que ressent Wilma qui meurt au début de l’histoire, une façon de faire parler les morts, mais sans y glisser d’invraisemblances . Nous sommes dans un village du nord de la Suède, le printemps n’en finit pas d’arriver lorsque le corps de la jeune fille est découvert et que commence alors l’enquête. C’est la vie d’une petite ville, ce que certains aimeraient cacher de leurs actions durant la Seconde Guerre mondiale, ces démons que l’on voudrait rester enfouis, le pouvoir de protagonistes qui ont leurs propres lois et savent ne jamais se faire prendre, les doutes de Rebecka sur sa relation avec Mans et la volonté de rester vivre ici, loin de la ville. Les personnages du substitut et de la « flic », sont bien détaillés et une fois cette histoire commencée on a hâte de comprendre la motivation des assassins.
Un bon polar qui ce lit très rapidement pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Note : 9/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (1 septembre 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE517Y2oM-J5L._SX341_BO1,204,203,200_.jpg

 

Harpicide (22 octobre 2013) de Michel Vigneron

Premier épisode des aventures de Luc Mandoline.
Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.
Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème REI fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.
Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.
Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

Critique : Harpicide est le premier roman d’une série intitulée l’embaumeur, qui met en scène Luc, un ancien légionnaire reconverti comme embaumeur, c’est-à-dire qu’il prépare les corps avant les enterrements.
Ici pas trop de détails sur le métier de Luc même s’il est évoqué, on découvre principalement une partie du passé qui a façonné Luc, la Légion. Avec pour décor la Guyane. On fait connaissance avec Luc mais aussi avec ses deux meilleurs amis, d’abord Élisa, amie d’enfance , jeune femme forte et fragile à la fois et ensuite Sullivan, ancien légionnaire, dur à cuire, qui a inspiré à Luc sa vocation, lui qui se rêvait médecin légiste, il deviendra thanatopracteur « remplaçant » ainsi amené à voyager pour prêter main forte ou remplacer un collègue. de Luc, on entrevoit déjà pas mal de choses, mais l’accent est porté ici sur un côté plus sombre que son amie Élisa va découvrir dans leur voyage en Guyane.Michel Vigneron nous décrit l’environnement guyanais en nous entraînant dans le trafic d’or. On a la sensation d’être sur les lieux tant l’écriture semble coller à la réalité. Une ultra violence accompagne le texte qui se trouve adoucie par un humour très présent dans les dialogues, une contre balance qui permet d’oublier certaines scènes qui vous tordent instinctivement de douleurs imaginaires. Grâce à ce livre, nous comprenons mieux la situation de l’orpaillage en Guyane et nous nous familiarisons avec la mission Harpie débutée en février 2008, où gendarmes et forces militaires combattent ensemble contre ce trafic doré.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 279 pages
  • Editeur : l’Atelier Mosésu
  • Édition : L’atelier Mosésu (30 novembre 2012)
  • Collection : L’EMBAUMEUR

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Hors cadre de Stefan Ahnhem

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre. Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Critique : Un thriller mystérieux avec une ambiance glauque où un tueur inconnu s’en prenden prends à une classe entière, un policier, ancien élève de cette fameuse classe maudite impliqué dans l’enquête, des secrets, des fausses pistes…voici un livre rempli de suspense.
Le personnage principal qu’est Fabien Risk, un policier qui vient s’installer dans la ville d’avec sa femme et ses enfants, il va s’apercevoir que l’enquête que l’on lui donne va le toucher de plus prés. C’est un roman addictif et l’on veut absolument ce besoin connaitre la fin. L’histoire offre plusieurs points de vu ce qui nous permet de suivre et apprendre à connaitre plusieurs personnages à la fois et surtout le point de vue du tueur ce que l’auteur s’amuse à nous amener sur de fausse piste et jouer avec le lecteur . Toute la mise en scène est bien orchestrée avec une écriture fluide, des chapitres sont courts et un dénouement auquel on ne s’attend pas et auquel le personnage principal nous entraine avec son équipe afin de démasquer le meurtrier.
Voici un très bon thriller avec une intrigue prenante. À lire !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 576 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (30 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Concerto en lingots d’os de Claude Vasseur

Comment oublier le nombre vertigineux de décès durant la canicule de 2003 ?
Un surplus de travail pour Luc Mandoline, réquisitionné comme embaumeur dans un abattoir transformé en morgue champêtre. Mais toutes les morts ne sont peut-être pas dues au cagnard. À commencer par celle du légiste qu’il doit assister…
Entre des gendarmes tatillons, des vieillards lubriques, une mafia de l’Est et des secrets qui resurgissent du passé, Claude Vasseur nous emmène dans un polar argotique bourré d’humour noir.

Critique : Le titre et le contexte donnent le ton de ce roman qui est bourré d’humour . C’est une aventure de l’embaumeur et ici l’auteur est Claude Vasseur. On se retrouve dans une aventure à la San Antonio ou le héros est attachant et avec la plume de l’auteur le vocabulaire truculent, imagé crée un effet de contraste entre une syntaxe impeccable et des registres de langage iconoclastes, tranchent avec la bestialité des personnages et la brutalité de l’action. Un roman qui tient en haleine jusqu’au bout… Dans ce polar palpitant on adore en plus de l’intrigue bien ficelée, le personnage principal : Luc Mandoline, l’Embaumeur que l’on a hâte de ce lancer dans la lecture de ses autres aventures!

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 291 pages
  • Editeur : l’Atelier Mosésu (7 mars 2013)
  • Collection : L’EMBAUMEUR

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Innocenti de Eric Descamps

Imaginez qu’un fléau aussi horrifique qu’Ebola sévisse en plein Paris. Imaginez qu’il choisisse ses victimes. Paris, le 13 janvier 2013. Au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, six femmes s’écroulent, et meurent dans les minutes qui suivent, saignées à blanc. Hantée par l’idée d’un attentat politique, la police mène une enquête dans la plus grande discrétion. Rien ne relie les victimes les unes aux autres, si ce n’est que chacune est enceinte de son premier enfant. Deux semaines plus tard, durant la manifestation en faveur du mariage pour tous, d’autres femmes meurent, laissant les enquêteurs sans la moindre piste.

Critique : Nous sommes ici face à thriller qui dès les premières pages pourrait laisser penser à un adaptation de la série « Person Of Interest », mais loin s’en faut et c’est tant mieux ! Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension.  Dés le début nous sommes dans le vif du sujet, avec des événements qui ne manquent pas de nous surprendre avec des femmes enceintes qui tombent comme des mouches dans la rue, lors de manifestations, mourant subitement d’une hémorragie interne.Le décor est vite planté pour moi; une énorme machination, des flics tendus comme des strings et un jeune homme, consultant informatique, qui va jouer un rôle clé, impliqué malgré lui jusqu’au cou. Un vrai malade mental semble vouloir arriver à ses fins; à ce stade on se demande évidemment qui? Le lecteur est toujours sous pression et ne peut s’empêcher de tourner les pages, se perdant de chapitre en chapitre, afin de savoir jusqu’où ils devront aller dans l’horreur, pour survivre…La construction du roman est parfaite.                                                                                                                                                         Ainsi, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Descamps reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu. On visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus.Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin. La mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner (chose qui m’étonnerait) il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du roman, et que l’on avait manqué.                                 Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

Note :9,5/10

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : Atine Nenaud (23 janvier 2015)

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