Bienvenue à Gomorrhe de Tom Chatfield, histoire d’une guerre sans nom

En se basant sur la recette éculée du thriller politique, l’éditorialiste Tom Chatfield signe une première œuvre au rythme haletant qui présente sous nos yeux un monde effrayant.

Car l’auteur ne nous présente rien d’autre dans son ouvrage qu’un monde en guerre, mais une guerre souterraine, ignorée par ses habitants qui continuent à profiter du confort de la vie occidentale sans se poser de questions. À l’aide de son savoir encyclopédique sur les nouvelles technologies l’auteur déploie le catalogue des armes de cette guerre sans nom. Les notes de bas de pages s’avèrent indispensables si, comme moi, vous êtes incapables de vous y retrouver dans cette débauche technologique. Celles-ci n’alourdissent en aucun cas la lecture et permettent de partir à la découverte d’un monde enfoui sous les capots de nos ordinateurs portables.

Mais savoir et raconter n’est pas la même chose. L’auteur n’oublie pas d’enrober toutes ses connaissances autour d’une histoire au schéma classique mais toujours aussi efficace. Notre héros principal, le brave Azi Bello, se retrouve donc embarqué bien malgré lui dans une sombre histoire de terrorisme international avec option piratage informatique. À l’aide de ses seules connaissances en informatique il va devoir survivre tout en parcourant la moitié du globe. L’équilibre entre déballage de savoir et action frénétique est conservé même si les scènes d’action restent timides mais il aurait été difficile de faire du malingre Azi un combattant à la Sylvester Stallone. Ce n’est pas pour autant que le récit l’épargne et, s’il n’en a pas la formation, azi ressortira tout de même de cette aventure avec tous les traumatismes et les cicatrices des agents secrets. Seule la fin verse dans l’incrédulité avec l’apparition d’un élément futuriste peu plausible qui heureusement disparaît avant de couvrir le récit de ridicule.

Entre la plongée dans un univers méconnu et effrayant et le rythme soutenu on pourrait s’attendre à ce que l’auteur est fini de déployer tous les éléments qui font de son roman un excellent thriller, ce serait sans compter la petite touche d’humour constante qui vient alléger de manière subtile une intrigue bien sombre et cynique au demeurant. Le personnage d’Azi est parfaitement écrit, surdoué en informatique mais complètement inadapté à la vie sociale, il se trouve être en décalage constant entre sa nature de techno-branleur et le monde dangereux dans lequel il se retrouve projeté. Il permet ainsi au lecteur de s’immerger facilement dans ce monde complexe où rien n’est ce qu’il semble être et où la mort est toujours prodiguée par des machines bien humaines.

En conclusion l’auteur signe ici un premier roman ambitieux, informatif mais pas rébarbatif, et malin, surtout dans ses dernières pages où il prend soin d’éviter le cliché du grand terroriste qui révèle ses plans aux héros prisonniers. Un techno-thriller politique qui vous fera vérifier à deux fois votre niveau de protection contre les logiciels malveillants.

Résumé: Gomorrhe. Un nom murmuré dans les recoins les plus sombres des forums les plus tordus. Un endroit que la lie du Darknet rêve de visiter. Un mot prononcé sur un ton ironique, quand on plaisante sur ce qu’aucun darknet ne vous vendra jamais. Tout le monde sait comment on se divertissait à Sodome, mais de quelle nature étaient les moeurs de Gomorrhe pour mériter, elle aussi, d’être détruite par « une pluie de souffre et de feu ?
Infiltrer des néo-nazis occupés à faire de notre planète un endroit infréquentable suffisait largement à remplir la vie d’Azi Bello, et à lui permettre de faire la démonstration de ses talents de hackeur.
Mais lorsque la mystérieuse Anna s’invite dans l’abri de jardin qui lui sert de bureau, la vie d’Azi prend une toute autre tournure. Car Anna et l’organisation secrète pour laquelle elle travaille en savent suffisamment
sur Azi pour qu’il n’ait pas d’autre choix que de leur obéir. Et ceux qu’on lui ordonne de mettre hors d’état de nuire sont considérablement plus dangereux que la meute de suprémacistes qu’il combattait derrière ses écrans.
De Londres à Raqqa en passant par Berlin, Athènes, San Francisco et l’Allemagne, pourchassé par des ennemis d’autant plus terrifiants qu’ils sont souvent invisibles, Azi va découvrir que le monde réel est infiniment plus dangereux que le virtuel. Et que d’un monde à l’autre, Gomorrhe se nourrit avec la même avidité de l’argent des uns et de l’idéologie des autres pour étendre son règne de terreur.

Je remercie les éditions Hugo pour l’envoie de ce thriller au rythme trépidant

  • Broché : 473 pages
  • ISBN-10 : 2755643579
  • ISBN-13 : 978-2755643572
  • Éditeur : Hugo Roman (15 octobre 2020)
  • Dimensions du produit : 14.1 x 3.3 x 21 cm
  • Poids de l’article : 463 g
  • Langue : : Français

J’accuse (Sortie cinéma 13 novembre 2019) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

J'ACCUSE de Roman Polanski

Chronique : L’homme et l’œuvre, l’œuvre et l’homme. Le débat, vieux débat, s’enflamme, plus que jamais. Mais  J’accuse ne nous semblera pas moins bon que si on parle où non de son réalisateur qu’est Polanski  Il se nimbera toutefois d’une lumière différente, inévitablement, parce qu’on ne peut pas, ou plus, voir un film sans tenir compte de son actualité. Parce que la libération de la parole des femmes depuis l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo il y a deux ans nous obligent à sortir d’une bulle purement cinématographique. Dans cette réflexion nécessaire, nous avons malgré tout des certitudes. Jamais appeller à la censure d’un film. Jamais substituer à la justice (les faits décrits par Valentine Monnier sont prescrits et Roman Polanski, qui clame son innocence par voie d’avocat, reste présumé innocent selon la loi). N’oublierons ni n’omettrons de rappeler, si nécessaire, que l’histoire du cinéma, comme toute l’histoire du monde, est aussi faite de domination et de violence.

Alors, on fait quoi d’un nouveau film de Polanski sur les écrans ? On le boycotte ? Ce serait présenter l’addition à Louis Garrel (Alfred Dreyfus), Jean Dujardin (Marie-Georges Picquart), à Hervé de Luze le monteur, à Alexandre Desplat le compositeur, à tous les artistes et techniciens qui ont fait un travail remarquable.

Séparer l’homme de l’œuvre  ? Impensable avec ce cinéaste-là. Imagine-t-on voir Le Pianiste (Palme d’or 2002) ou même Le Locataire sans se souvenir du gamin juif acculé dans le ghetto de Cracovie dans les années 40 ? Comment appréhender le climat de paranoïa, les représentations du mal et le cynisme dévastateur de nombre de ses films sans imaginer l’individu dont la mère est morte à Auschwitz et dont l’épouse Sharon Tate a été massacrée, enceinte, un soir de 1969 à Los Angeles (le drame a inspiré le dernier Tarantino).

J’accuse nous donne à voir un officier juif clamant son innocence alors qu’il est publiquement dégradé. L’analogie saute aux yeux. C’est ce qui a fait sortir Valentine Monnier de son silence. Le malaise vient ainsi s’ajouter aux nombreuses émotions qui nous traversent à la vision du film.

Le rythme et l’élégance du découpage, dont Polanski demeure un maître, sont pour beaucoup dans l’impression de fraîcheur que dégage le film. Le cinéaste parvient même à donner une dimension ludique à ce récit pourtant lesté de significations historiques fondamentales et finalement très actuelles.

Comme il l’a lui-même écrit, la vie de Roman Polanski est un roman. Mais dont l’épilogue, qui tend de plus en plus vers le sordide, lui échappe désormais totalement.

Note : 9,5/10

Réalisateur. Roman Polanski.

Interprètes. Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric…

Durée. 2 h 12.

Résultat de recherche d'images pour "j'accuse polanski"

TEST DVD : Immigration Game (14 juin 2017) de Krystof Zlatnik avec Mathis Landwehr, Denise Ankel

L’Europe a fermé ses frontières aux réfugiés. L’Allemagne reste le seul pays à offrir la citoyenneté, mais sous une condition. Les réfugiés sont accueillis si, et seulement si, ils survivent au jeu de téléréalité « Immigration Game ». Abandonnés dans la banlieue de Berlin et livrés à eux-mêmes, ils doivent rejoindre la tour de télévision qui se trouve dans le centre de Berlin le plus vite possible, sans se faire tuer par les citoyens allemands, autorisés à les persécuter. Joe, déjà citoyen, va être contraint malgré lui de participer à ce jeu mortel.

Chronique Film : « Immigration Game »(2016) est un petit film sympa mêlant thriller, action et drame. Sachez qu’en Allemagne, on refuse désormais d’accueillir de nouveaux réfugiés. Le seul moyen d’obtenir la nationalité est de survivre au célèbre jeu télévisé « Immigration Game ». Si vous y participez, on vous lâche aux abords de Berlin et votre destination finale est la tour de la TV à Alexanderplatz.
Le concept n’est vraiment pas nouveau mais fonctionne encore à merveille: la lutte à mort pour la survie. On découvre alors une petite série B correctement troussée qui, si elle n’a absolument rien d’original, s’avère malgré tout distrayante, à défaut d’être fracassante.
Le suspense est à son comble lorsque certains personnages vont devoir faire des choix particulièrement difficiles et dangereux. Plein de bonnes intentions et d’influences flagrantes, Immigration Game manque clairement de moyens pour se montrer à la hauteur des ambitions de son réalisateur et des attentes des spectateurs qui s’attendaient à un film violent et esthétique à la American Nightmare. Mais surtout, c’est dans son scénario pas assez approfondi qu’Immigration Game déçoit le plus. Immigration Game doit être vu avant tout comme un divertissement pour amateurs du genre plutôt que le brûlot que l’on était en droit d’attendre avec un tel sujet.

Note : 8/10

252602.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpeg

TEST DVD:

Image : Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des couleurs. Les ambiances sont parfaitement retranscrites . Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus : Pas de Bonus.

 

  • Acteurs : Mathis Landwehr, Denise Ankel, Katharina Sporrer, Simson Bubbel, Eskindir Tesfay
  • Réalisateurs : Krystof Zlatnik
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Marco Polo Production
  • Date de sortie du DVD : 14 juin 2017
  • Durée : 92 minutes

61DLsSrPPnL._SL1000_.jpeg

 

Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire : Son parcours, sa campagne, ses défis(11 mai 2017) de François-Xavier Bourmaud

Personne n’a connu, depuis des décennies, de campagne présidentielle aussi incertaine. Qui l’emportera, de Marine Le Pen, Benoit Hamon, Emmanuel Macron ou François Fillon ? Bien malin qui peut le dire. Ayant survolé la primaire de droite, en novembre 2016, – un succès avec 4 millions de votants -, Fillon faisait figure de favori. Jusqu’à ce que, en janvier 2017, Le Canard Enchaîné ne révèle les soupçons d’emploi fictif pesant sur son épouse. Depuis l’affaire du Penelopegate, le chemin vers l’Elysée s’est fait de plus en plus ardu pour le candidat des Républicains… Les coulisses d’une victoire raconte le parcours vers l’Elysée du nouveau président : mi-biographie, mi récit de campagne, il rassemble anecdotes, éclairages inédits, déclarations des proches… jusqu’au score réalisé par le gagnant de la présidentielle.

Chronique : L’aventure du groupe de campagne d’Emmanuel Macron, l’ex ministre qui s’est émancipée du PS en lançant son propre parti En Marche, et est parvenu à l’emporter malgré la traditionnelle alternance droite / gauche / extrême droite. On l’aperçoit au quotidien, manageant son équipe de campagne, qu’il appelle par ailleurs « les enfants ». On voit un Macron qui contrôle, calme malgré les rumeurs, les imprévus de meetings. Mais pas seulement. Le candidat est très souvent de bonne humeur, optimiste, et il a le sens de l’humour. Il parvient naturellement a transmettre son envie,m autour de lui, a séduire journalistes et électeurs.
Même si ce reportage évite (sans doute volontairement) les questions de fond, comme ses sources de financement par exemple, l’euphorie qui gagne son équipe de campagne est communicative, et on est séduit.Emmanuel Macron, dont une des expressions favorites est  » et en même temps », pourrait se reconnaître dans le mouvement de balancier de ce livre court mais bien documenté.À conseiller à tous ceux qui cherchent vraiment à comprendre, sans à priori, la spectaculaire ascension d’un homme habité très jeune d’une immense ambition.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Archipel (11 mai 2017)
  • Collection : Politique, idée, société

51xhQM6UlgL.jpeg

 

Test Blu-ray : Live By Night (24 Mai 2017) de Ben Affleck avec Ben Affleck, Zoe Saldana

Boston, dans les années 20. Malgré la Prohibition, l’alcool coule à flot dans les bars clandestins tenus par la mafia et il suffit d’un peu d’ambition et d’audace pour se faire une place au soleil. Fils du chef de la police de Boston, Joe Coughlin a rejeté depuis longtemps l’éducation très stricte de son père pour mener une vie de criminel. Pourtant, même chez les voyous, il existe un code d’honneur que Joe n’hésite pas à bafouer : il se met à dos un puissant caïd en lui volant son argent et sa petite amie. Sa liaison passionnelle ne tarde pas à provoquer le chaos. Entre vengeance, trahisons et ambitions contrariées, Joe quittera Boston pour s’imposer au sein de la mafia de Tampa…

Chronique Film :  « Live By Night » vaut sans aucun doute le coup d’œil pour la qualité de la mise en scène, elle-même déjà gâtée par une reconstitution somptueuse aussi bien dans les décors plus vrais que nature, que dans les superbes voitures de l’époque dont une course-poursuite étonnante et pas si courante, est un véritable spectacle en soi. Ce film produit et réalisé par Ben Affleck, qui interprète de surcroît le héros à de la consistance quant au rythme et sa durée longue mais passe très rapidement rend le tout superbe à suivre. Ben Affleck compose avec grandeur son personnage de playboy élégant et impassible… Maintenant l’histoire des gangs mafieux au sein de la prohibition de Boston à La Havane, parmi lesquels Joe Coughlin essaie de garder son indépendance et la tête haute à une véritable passion et d’émotion au sein de film tiré d’un roman du de Dennis Lehane. s « Live by night » ne révolutionne pas vraiment le genre en empruntant un peu des différents styles ayant déjà existé auparavant et témoignage du réel amour d’un auteur pour Boston et le cinéma en général .

Note : 9/10

81wnxLyGelL._SL1500_.jpg

Test Blu-ray :

IMAGE : Live by Night a été mis en couleur par le chef opérateur  Robert Richardson ( JFK , The Aviator et Hugo ) sur l’Alexa 65 avec des verres anamorphériques Panavision Vintage 65. En guise de signe à l’histoire analogique du cinéma, le logo Warner d’ouverture est mis sur un fond qui a été délibérément « affligé » pour ressembler à une impression de film usée. Le Blu-ray codé par AVC 1080p de Warner capture cette combinaison de clarté numérique et Éclairage de l’époque modale avec précision et immédiateté. L’image est nettement détaillée, ce qui permet d’apprécier pleinement les costumes et les décors de l’époque méticuleusement filmées. Les noirs sont solides et profonds, ce qui est essentiel pour Richardson. Bien que l’approche cinématographique habituelle consistant à invoquer le passé consiste à adoucir l’image et à émettre une brume sémantique sur tout, Live by Night prend la touche opposée, reproduisant son tableau historique avec une viveur de tons fort. Sublime

SON : Live by Night  arrive avec son DTS-HD MA 5.1, Dans tous les cas, la piste est excellente, se différenciant subtilement entre le contexte urbain de Boston et les environnements plus expansifs des scènes de la Floride, y compris l’atmosphère caribéenne de la ville de Ybor de Tampa. Pour les grandes pièces du film (la poursuite de la voiture de vol de banque, la fusillade climatique), la piste DTS fournit une fusion de machines anciennes, des armes d’incendie, des coups de balle et des enveloppes de coquilles éjectées, et la capacité du format à placer des effets discrets à des points spécifiques Tout l’espace d’écoute est utilisé à plein avantage. Le dialogue est clairement reproduit et bien priorisé, et le doublage VF n’est pas mauvais.

BONUS  :

Les Commentaires: Acteur, écrivain, producteur et réalisateur Ben Affleck est rejoint par le designer de production Jess Gonchor et DP Robert Richardson pour cette piste de commentaires. C’est une piste très intéressante et conversationnelle au fur et à mesure que les trois individus continuent la conversation et discutent de tous les aspects du film. Il convient de noter que cela a été enregistré après la sortie du film.

Les hommes de Live by Night : (HD 8:30) Très brièvement, les acteurs masculins du film commencent à se prononcer pour jouer de l’habillement en tant que gangsters dans un film de l’époque. C’est une fonctionnalité amusante mais courte.

Les anges aux figures sales : les femmes de Live by Night : (HD 8:54) les trois principales personnalités du film ainsi que Ben Affleck et romancier Dennis Lehane discutent de la pertinence thématique de chaque personnage.

L’auteur prolifique de Live by Night: (HD 6:53) Le romancier Dennis Lehane discute d’écrire le roman et de le transformer en un film après des années de développement.

Gros plan : comment réaliser une course-poursuite : (HD 7:35) Un autre bref rendu de production, mais compte tenu que c’est un des meilleurs moments les plus excitants du film, c’est vraiment sympa.

Scènes coupées avec commentaire audio: (HD 15:36) Comme le film est déjà  long, il est facile de comprendre pourquoi ces moments ont été coupés. Le commentaire de Affleck est une bonne inclusion ici et vous donne le sens du processus d’adaptation ainsi que l’édition finale d’un film. Le  plus grand bonus est Joe et Danny Reunite car il comprend le frère de Joe, Danny, joué par Scott Eastwood, dont tout le rôle a été coupé du film.

  • Acteurs : Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning, Sienna Miller, Brendan Gleeson
  • Réalisateurs : Ben Affleck
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 24 mai 2017
  • Durée : 128 minutes

71mT4nXYZnL._SL1000_

Trump par Trump (1 mars 2017) de Donald Trump

Il fascine, il irrite, il effraie, il intrigue… C’est un génie des affaires, c’est aussi un héritier dont l’empire est surendetté… Il a surtout déjoué tous les pronostics : personne ne le voyait triompher en novembre 2016. Mais, tel un rouleau compresseur, il a toujours cru en ses chances et éliminé un à un tous ses adversaires. L’un des secrets de sa réussite ? Avoir foi en ses projets et ne jamais renoncer. Ces mêmes techniques, il les mettait déjà au service de ses affaires. À plusieurs reprises, il a subi des revers mais il s’est toujours relevé pour aller plus haut. Cette autobiographie son 1er livre, publié en 1987 sous le titre The Art of the Deal – montre Donald Trump en action au quotidien : imagination, audace, sens des affaires. Trump y raconte ses parents, son enfance, son éducation militaire, comme il dévoile ses principes, ses méthodes. Il revient sur certains échecs dont l’idée de lancer une ligue de basket pour concurrencer la NBA et ses plus triomphales réussites.

Chronique :  Un livre qui ne plaira pas à tout le monde au vu de la personne mais sans entrer dans le coté politique Trump parle de l’humain et de son parcours. Étonnamment on y retrouve des bonnes idées sur la façon dont il travaille. Clairement un maître des ventes, il a également fait des choix précoces dans sa vie . Alors qu’il était béni avec une solide famille avec des parents travaillant dur qui ont travaillé pour et ont connu le succès, Donald a également travailler dur et a obtenu de sa personne des idées pour les entreprises et des règlements afin d’apprendre sur ce qu’il deviendra en tant que homme d’affaire. Cela le conduisit à des décennies qui l’emmenèrent dans des directions différentes de celles de «l’entreprise familiale». Bien qu’il ne soit guère conservateur, il a travaillé assez fort pour s’intérioriser beaucoup sur les gens, les entreprises, les lois, les règlements et les politiciens pour trouver des moyens de réussir dans les environnements où les fonctionnaires enracinés semblent travailler des heures supplémentaires pour assurer l’échec des entrepreneurs. S’ils ne peuvent pas comprendre, ils manipulent le système pour réussir en contrôlant tout le monde. Trump partage également ses perceptions d’un si grand nombre de la classe ouvrière qui ont vraiment besoin d’un gouvernement qui facilite leur réussite de manière à permettre à la population de classe moyenne de grandir seule – sans les documents gouvernementaux qui, actuellement, ne concernent que les pauvres et les riches tout en supprimant les ressources de ceux qui travaillent dur pour aller de l’avant – et qui sont si souvent pénalisés par le gouvernement et les régulateurs. Cela seul tendrait à rendre la plupart des gens intelligents qui descendent dans les détails et  au fil du temps migrent vers des conclusions qui soutiennent bon nombre des principes conservateurs qui ont conduit à la récréation moderne du « Tea Party »: moins de gouvernement, plus d’opportunités personnelles et de liberté, les droits de propriété personnelle et des impôts inférieurs se limitant à des fins constitutionnellement légitimes. Cependant, ne vous attendez pas à obtenir toute sorte de perspicacité sur les stratégies de faire des affaires ou le sens des affaires. Ce sont simplement des histoires d’affaires. C’est un livre pour en apprendre davantage sur l’homme qui gouverne les États Unis , il écrit comme il parle ce qui peut étre déstabilisant.  A vous de vous faire une idée de ce livre et de cet homme mais il vous permettra de mieux le connaitre.

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Archipel (1 mars 2017)
  • Collection : Politique, idée, société

51zC0xsE4XL.jpeg

 

Le parti d’en rire : Pierre Dac président ! (19 janvier 2017)

Fondateur du PARTI D’EN RIRE, Pierre Dac se porte candidat à l’élection présidentielle de 1965 en se présentant au nom d’une formation politique qu’il a également créée : le MOU, le Mouvement Ondulatoire Unifié. Il choisit pour slogan : « Les temps sont durs, vive le MOU. » Ainsi, au cours d’une conférence de presse, quand un journaliste lui demande : « Monsieur le président, que pensez-vous du ministère de l’Éducation nationale ? », il répond : « Il est dans mon intention d’en créer un. » Mais sa campagne présidentielle est interrompue par un appel téléphonique de l’Élysée, lui sommant de cesser la plaisanterie. Cela n’a néanmoins pas empêché la candidature de Pierre Dac d’entrer dans l’histoire, quinze ans avant celle de Coluche. Réunies par Jacques Pessis, son neveu adoptif et légataire universel, ses propositions, loufoques certes, mais frappées au coin du bon sens, prouvent que le programme qu’il avait proposé pour l’avenir de la France demeure, cinquante ans plus tard, d’une cinglante actualité. Citoyens, à vos urnes ! « Une loi interdira que les citoyens se bourrent de pain. Cela leur évitera d’avoir de la brioche. » « Une mesure écologique pour sauver une circulation parisienne au bord de l’asphyxie : la mise en place de la pratique du bouche-à-bouche de métro. » « Les élections législatives seront décalées de quelques jours, afin de permettre aux députés sortants de rechercher un nouvel emploi. »

Critique : Sorte de recueil roboratif d’un grand nombre de réflexions de Pierre DAC, toujours vivifiantes et émoustillantes. Mais ce recueil n’est pas exhaustif et dresse un inventaire peut être un peu trop pêle-mêle où les thèmes abordés et leurs styles respectifs, le loufoque, le croustillant et le plus « percutant »/impertinent se confond et se mélange, atténuant la crédibilité de quelques redoutables sentences. Un grand moment de plaisir. Comment oublier Pierre DAC. Dans ces moments de tristesse et de malheur dans ce monde, il est agréable de pouvoir rire et  » s’aérer les neurones » . Que de bons mots.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Le Cherche Midi (19 janvier 2017)
  • Langue : Français

41CogCAqVhL._SX410_BO1,204,203,200_.jpeg

 

French Uranium (11 janvier 2017) de Eva Joly et Judith Perrignon

En France, le lendemain d’un premier tour serré entre le Président sortant et son challenger d’extrême-droite, le ministre de l’Industrie est retrouvé pendu dans son bureau. La presse invoque le chagrin. Ce fidèle du chef de l’état aurait été inconsolable après la mort de son fils dans un accident de moto. Malgré l’évidence, sa fille refuse ce scénario. Au Nigéria, des groupes islamistes sèment la terreur et attaquent les ouvriers d’une mine d’uranium. A New York, un trader prépare sa sortie pour rejoindre son ami, petit prince déchu de Wall Street, emporté dans un scandale. A Paris, c’est la fin d’un règne, la fin d’un monde. Un thriller puissant et formidablement construit : vous ne verrez plus jamais le pouvoir comme avant.

Critique : L’auteur de ce livre qu’est Éva Joly est surtout connue pour être ancienne juge d’instruction. Ce livre est la deuxième collaboration Éva Joly/Judith Perrignon. Bien écrit, il se lit vite et sans beaucoup d’efforts de compréhension pour une intrigue pourtant aux multiples ramifications et aux implications nombreuses.
Les trois personnages principaux qui, bien sûr, vont se connaissent évoluent dans cette affaire bien décidée à faire la lumière sur cet imbroglio politique .Ce polar tient bien son lecteur tout au long de ses 500 pages, parce que ses héros sont assez ordinaires, proches de nous, crédibles et ensuite parce que l’intrigue nous rappelle nombre de scandales dont on a entendu parler ces dernières années;
Divertissant et instructif !

Note : 9/10

 

  • Broché: 500 pages
  • Editeur : Les Arènes (11 janvier 2017)
  • Collection : AR.POLAR

51KTwwj1A9L._SX326_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Brèves de politiques (6 octobre 2016) de Jean-luc Mano

Lapsus mémorables, formules assassines, dérapages verbaux incontrôlés, les politiques ne manient pas que la langue de bois : ils savent aussi nous faire rire – parfois même à leurs dépens.
Ces brèves de politiques rassemblent près de 300 répliques cinglantes ou insolites qui ont assaisonné l’actualité politique.

Critique : Ce n’est certes pas le livre du siècle mais en tout cas, il fait rire et ça fait du bien. Il fait admirablement remarquer à quel point l’élégance et la répartie des dits grands hommes est comme notre société : en plein déclin.La mise en page, texte aéré, polices de taille variable, m’a paru bien adaptée à ce genre de recueil.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Chiflet (6 octobre 2016)
  • Langue : Français

512sbgpxg5l-_sx347_bo1204203200_

 

Tous citoyens, tous politiques ! (15 septembre 2016) de Sandra Laboucarie et Isabelle Maroger

Des débats : Pourquoi y a-t-il un rejet de la politique ? Un régime politique, c’est quoi ? Ça veut dire quoi s’engager et s’indigner ? …
Des portraits : les grands partis français, des hommes et femmes politiques (F. Hollande; B. Obama, Aung San Suu Kyi, Martin Luther King…)
Des témoignages : un jeune votant pour la première fois aux présidentielles, un immigré récemment naturalisé, un conseiller régional…
Des encadrés (chiffres, infos clés) pour aller plus loin dans le décodage !

Critique :  L’ouvrage a pour objectif de faire découvrir la France dans tous ses états en politique et en tant que citoyen. Il est divisé en plusieurs chapitres qui donnent des éléments de réponse à des questions parfois complexes : « Peut on faire confiance aux politiques?  Qui fait la loi? L’engagement politique ça s’apprend  ? ». Les valeurs, les principes et le fonctionnement  y sont présentés.
L’ouvrage est très ludique, l’infographie est originale et familière aux jeunes lecteurs. Le choix des couleurs et la répétition des symboles ont une visée pédagogique.

Note : 8,5/10

 

  • Relié: 96 pages
  • Editeur : Nathan (15 septembre 2016)
  • Collection : Décodage

51oy+qegOML._SX425_BO1,204,203,200_.jpg