La Dernière Licorne (24 mai 2017) de Tobby ROLLAND

Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.  Turquie, marché d’Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat, n’aurait pas dû accepter cette licorne en bois… Elle savait que c’était interdit.

Chronique : Ce roman de Tobby ROLLAND est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès poussé à l’extrême avec de nombreux personnages qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements.L’auteur nous transporte ici aux quatre coins du monde à la recherche d’une fable : la célèbre arche de Noé. Mais justement, si ce n’était pas une fable ou un récit évangélique mais bel et bien une histoire vraie et que nous pourrions en démontrer l’existence ?Et si la violence n’est pas un problème pour lui, le lecteur passe de bons moments, ne serait-ce que par l’interaction explosive entre Zak et Cécile, sous le regard bienveillant du vieil Arsène Parella… Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du prochain livre de Tobby ROLLAND.

Note : 9/10

 

  • Broché: 594 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (24 mai 2017)
  • Collection : HORS COLLECTION

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La Dernière Expérience (11 mai 2017) de Annelie WENDEBERG

Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu. Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste…

Chronique : Suite supérieur au livre précédent de cette série, le style d’écriture de ces livres,est vraiment très bien faite on ce sens comme si on peut vraiment entrer dans la tête d’Anna, mais elle maintient aussi la sensation fraîche et déconnectée de Holmes. Cependant, on sent dans ce roman que son monologue interne devient un peu fastidieux parfois mais c’est aussi dû à l’intrigue de celle-ci. Il y a moins d’action, les choses bougeaient un peu plus lentement, et Anna a moins de contrôle sur sa situation et donc plus de temps pour ruminer. Mais la force de ce livre est plutôt sur les relations et sur la dureté de la. On est dans un livre avec beaucoup de mystère médical avec un peu de violence et de sexe. Ce tome permet de montrer tout le talent de l’auteur  pour nous conter des histoires passionnantes en mélangeant les univers et les époques. La fin quant à elle est à la hauteur du reste, aussi inattendue et loufoque que cette série en général.Un tome devrait plaire davantage que le premier à tous ceux qui ont découvert cette série. L’auteur précise sont univers et nous plonge dans une nouvelle enquête toute aussi passionnante que la première. du grand art pour une série qui sort de l’ordinaire!

Note : 10/10

  • Editeur : Presses de la Cité (11 mai 2017)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Il faut sauver John Lennon (16 février 2017) de Mo DAVIAU

Karl Bender, barman et rocker, mène une vie tranquille jusqu’au jour où, à la recherche de ses vieilles rangers, il découvre dans son armoire un portail temporel. Son pote Wayne, informaticien, parvient à créer une machine capable de le contrôler. Une véritable aubaine : ils peuvent maintenant assister aux concerts les plus mythiques… et, fines mouches, mettre en vente des places pour les clients du bar !
Wayne, pour sa part, ne veut pas s’arrêter là. Il va faire quelque chose de grandiose : empêcher l’assassinat de John Lennon.

Chronique: Ce livre est une lecture rapide et très agréable. Il est très drôle et charmant, tout en méditant quelques grandes questions sur la vie, l’amour, le passé et l’avenir.
Il aide à avoir une certaine connaissance du rock des années 90,, mais même les gens qui ne sont pas trop familiers avec cette époque seront en mesure de profiter du livre. Voyage dans le temps utile pour ce livre qui explore les questions les plus importantes sur le pouvoir de la nostalgie, le regret, l’amour, et l’espoir / peur de l’avenir.
Si vous aimez les livres / films de voyage dans le temps, et toute la folie qu’ils impliquent, alors ce livre vous plaira. Mais les nerds de science-fiction hardcore sont avertis: le voyage dans le temps dans ce livre se fait avec une touche légère, non technique, avec des doses  d’humour et de fantaisie. Ceci étant dit le voyage dans le temps et ses paradoxes ainsi que les complications qui en découlent ont été bien traités.
Les personnages sont bien développés même si on n’aurais peut-être pas grand chose en commun avec un personnage comme Karl, un rock indé-tatoué et indéchiffrable, il y a beaucoup de choses que nous autres lecteurs, pouvons nous dire en regardant le passé, les aventures dans notre jeunesse et la vacuité de l’âge moyen et la recherche de l’amour. Lena est drôle, intelligent, et dur, tout en étant vulnérable. Le livre aborde également la question de son poids d’une manière positive du corps; L’auteur et le personnage Karl l’apprécient pour qui elle est et Karl l’aime (et son corps) tel quel, pas malgré son poids.
Un très bon livre auquel vous ne serez pas déçu!

Note : 9/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (16 février 2017)
  • Langue : Français

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Secrets enterrés (3 novembre 2016) de Kate WATTERSON

Ellie MacIntosh, inspecteur de la crim à Milwaukee, dans le Wisconsin, se rend dans le nord de l’État à la suite d’un coup de fil de son grand-père, qui a découvert une tombe anonyme sur sa propriété. Arrivée sur les lieux, Ellie comprend que son aïeul lui cache quelque chose lorsqu’il prétend tout ignorer de l’identité du squelette… Mais, rappelée d’urgence par son supérieur, elle n’a pas le temps de creuser la question. Chad Brown, un agent de patrouille, vient d’être assassiné, à peine une semaine après Fielding, un collègue dont il était très proche…

Critique : Ellie est une jeune femme policière. Un jour, son grand-père lui téléphone pour lui demander de venir chez lui car il a un problème. Comme ce n’est pas souvent qu’Ellie reçoit un appel de son grand-père, elle y va sans hésiter une seule seconde. En effet, son grand-père a bien un problème qu’il faut gérer : il vient de retrouver un squelette au bord du lac sur une terre qui lui appartient. Une tombe à moitié creusée et sans cercueil. La jeune femme comprend tout de suite qu’il faut prévenir les autorités pour en savoir d’avantage sur ce mystérieux squelette qui n’a pas l’air récent.
Pendant ce temps là, en ville, Deux meurtres de policiers ont lieux sur une courte période. le chef de la police Metzer met sur l’affaire Ellie et l’inspecteur Grasso. Il s’allie avec Santiano qui a été sur place lors du deuxième mettre. Les policiers n’aiment vraiment pas quand on s’en prend à leurs collègues et vont tout faire pour découvrir qui se cache derrière ses assassinats. Pour eux, il ne peut s’agir que d’un professionnel…
On entre sans mal dans l’histoire. Le style de l’auteur est simple et agréable à lire. Les chapitres ne sont pas trop longs, le rythme du roman s’accélère au fur et à mesure de la lecture et le suspense est bien entretenu. Les personnages sont sympathiques, on les suit avec plaisir dans leurs enquêtes. Le parallèle entre les deux époques est fascinant ; il relate en temps réel le meurtre du cadavre inconnu et le temps présent avec l’enquête qui a lieu plus de cinquante ans plus tard.  Le dialogue intérieur du tueur nous fait échafauder les scénarios les plus fous à mesure que l’intrigue se déroule. Un livre passionnant qui fait ressurgir les secrets de famille, des secrets de liaisons que l’on voudrait garder pour soi et qui engendre bien des sacrifices que l’on doit « traîner » sa vie durant.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (3 novembre 2016)
  • Collection : SANG D’ENCRE

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Une avalanche de conséquences (22 septembre 2016) de Elizabeth GEORGE

Qu’est-ce que Lily a bien pu découvrir dans le journal intime de son fiancé William Goldacre pour que celui-ci se précipite du haut d’une falaise du Dorset ? Et est-ce un hasard si, quelque temps plus tard, sa mère, Caroline Goldacre, se retrouve mêlée à une sombre affaire : la mort suspecte de Clare Abbott, l’auteur féministe dont elle était l’assistante ?

Critique : Comme à chaque fois avec Presses de la coter la couverture du roman est fabuleuse et ce qui nous permet d’entrer dans ce roman policier avec facilité au coeur des secrets de famille des plus inavouables. L’auteur n’est pas à son premier coup d’essai et le montre par un suspense bien ficelé dont le lecteur va découvrir la psychologie des caractères des personnages très bien décrite et va suivre l’enquête en apnée jusqu’à la surprise finale. Le personnage de Barbara, a à un humour très corrosif et Thomas va être empêtré dans des problèmes de couple.
On y trouve de superbes portraits de secondaire des femmes qui permet de découvrir de nouvelles facettes de la personnalité de Barbara Havers..

Note : 9/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (22 septembre 2016)
  • Collection : Sang d’encre

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Ainsi fleurit le mal (8 septembre 2016) de Julia HEABERLIN

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d’ossements humains et au côté d’un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des  » Marguerite  » – surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.
Presque vingt ans ont passé. Aujourd’hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n’ont pas eu sa chance –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l’assaille… Son  » monstre  » serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?

Critique : Ce roman est très bien construit, durant sa lecture le lecteur va se douter un peu de certains éléments. Mais réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellementIl n’y a pas réellement de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment male depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vus, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tous aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes. Tessa nous force à nous interroger, qui est le coupable ? qui veut à détruire ? comment survit-elle? Le style est assez linéaire mais nous fait accroché à l l’intrigue, et le suspense psychologique de ce premier roman est vraiment superbe.

Note : 9/10

 

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (8 septembre 2016)

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Une nuit, Markovitch (25 août 2016) de Ayelet Gundar-Goshen

1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver la femme qu’il aime et son enivrant parfum d’orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella,  » la plus belle femme qu’il ait vue de sa vie « . Cette dernière est pourtant déterminée à se séparer de lui…

Critique : C’est d’ailleurs à la suite, de l’une d’elles, que les deux hommes se font embarquer pour l’Allemagne avec comme dessin d’épouser une jeune femme juive, non pas part amour, mais afin de les sauver. Alors que ce roman pourrait n’être qu’une simple chronique de village, par forcément très intéressante, elle est prenante. Les personnages sont forts et entiers, au point qu’ils prennent une dimension presque mythologique, comme doivent sans doute l’être des premiers colons. Ils grandissent, évoluent, changent sur une trame de départ assez simple : l’amour, le désir, le rejet, le refus. le récit est truffé de petits détails qui font penser au réalisme poétique, la poésie ayant une place importante dans la vie de certains personnages : femme exhalant une odeur d’orange, dont le fils sent la pêche, connexion par-delà les mers et les continents. Pour autant, tout n’est pas rose et tout ne se résout pas dans la joie : les immigrants ont apporté avec eux les souvenirs parfois insurmontables de la vieille Europe. Un roman gourmand, poétique, drôle, entre ombre et lumière que j’ai pu découvrir. Cette fable historique et amoureuse est à savourer doucement sous les feuillages des fruitiers de l’été indien qui approche.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (25 août 2016)
  • Prix : 23 euros

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Les Courses (14 avril 2016) de Russell WANGERSKY

Depuis le départ de sa femme, après dix-huit ans d’un mariage calamiteux, Walt, la cinquantaine légèrement bedonnante, vit seul. Pas d’amis, pas de vie sociale. Ce qu’il aime : déambuler la nuit dans les rues de sa ville et, de temps en temps, aller à la pêche dans des coins isolés. Walt est aussi collectionneur, quoique d’un genre particulier : agent d’entretien dans un supermarché, il récolte les listes de courses que les clients jettent dès les caisses passées. C’est devenu un hobby : ramasser ces listes et essayer de se faire une idée de la vie de leurs propriétaires. Ensuite, il aime bien vérifier s’il est tombé juste, jusqu’à s’introduire en douce chez ceux qui ont éveillé sa curiosité…
Walt a-t-il seulement une petite manie inquiétante mais inoffensive ? Ou pourrait-il être à l’origine de la disparition de plusieurs femmes de la région ?

Critique : L’idée de quelqu’un qui construit des vies à partir de listes de courses est une très bonne idée
La plupart des chapitres commencent par une liste de courses. C’est Walt qui prend la parole. Jusqu’à la fin du roman, nous n’aurons, pratiquement, que sa vision. Il se lance dans une interprétation d’un univers qu’il recrée, non seulement à partir des produits mentionnés sur la liste, mais aussi d’une foule de petits détails : l’écriture, l’encre utilisée, les fautes d’orthographe, voire le support, la plupart des listes étant rédigées sur du papier de récupération : enveloppes, virements, talons de chèques, publicités… ce qui lui fournit des éléments bien utiles, comme des adresses.
Mais soudain, le monologue est interrompu. Voici qu’apparaissent des pages écrites en italiques par une autre personne. Il s’agit d’un journal intime. D’autres chapitres, chapeautés d’un texte en petits caractères et apparemment administratifs, sont pris en charge par un narrateur externe. Ils nous entraînent dans un commissariat de la GRT, la gendarmerie royale de Terre Neuve. Nous y faisons la connaissance de deux flics paumés, l’inspecteur Dean Hill et le sergent Jim Scoville, qu’on a relégués dans un placard et auxquels on refile des enquêtes pourries.
Le roman est mystérieux. La majeure partie de l’histoire nous est narrée par Walt qui est manifestement un malade mental. Il met le lecteur mal à l’aise. Par exemple, certaines personnes lui paraissent si parfaites qu’il a « envie d’aller mettre le bazar là-dedans ».       Le roman laisse une impression  malsaine mais c’est aussi le but et on s’en réjouit. Ce que l’auteur est arrivé à retranscrire est de voir le monde à travers le regard d’un tueur. L’histoire fait penser à un puzzle qu’il faut reconstituer avec patience.
Un livre qui ne plaira pas à tout le monde qui trouvera l’approbation des fan à la Stephen King.

Note : 9/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (14 juin 2016)
  • Prix : 14,96 euros

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Galina Pétrovna et son chien à trois pattes (7 avril 2016) de Andrea BENNETT

Russie, à l’aube des années quatre-vingt-dix. Le rideau de fer est tombé et la vie s’écoule tranquillement dans la petite ville d’Azov pour Galina Pétrovna et pour Boroda, son chien à trois pattes. Mais c’est compter sans Mitia, l’implacable et zélé exterminateur de chiens, à tendance psychopathique. Le jour où il envoie Boroda à la fourrière et fait enfermer Vassia – président du Club du troisième âge et éternel soupirant de Galina –, la sérénité de la vieille dame vole en éclats.

Critique: Dans la Russie des années 90, on fait la connaissance d’un groupe de retraités qui profitent de la vie qui s’écoule paisiblement ou presque. Parmi eux, Galina et son fidèle chien, Boroda. Ce parfait petit monde vole en éclat à cause de Mitia, un personnage psychopathe qui va enfermer le chien de notre chère Galina et faire enfermer son ami Vassia. A partir de ces deux incidents, rien ne va plus.
L’histoire offre son lot de surprises et d’humour où on suit avec le sourire le personnage de Galina dans sa quête pour sauver son ami et son chien. Elle recevra l’aide de personnages aussi loufoques et déjantés qu’elle. ce roman parle du contexte socio-économique et des spécialités culinaires locales de la Russie où les personnages sont des grand parents. L’ écriture de l’auteur est fluide et  efficace. Ce qui nous fait entrer rapidement dans cette histoire à la Peter Sellers. Un beau livre et drôle. Mention pour la superbe couverture de ce livre.

Note : 9/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (7 avril 2016)
  • Prix : 21,50 euros

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Le Temps est assassin (4 mai 2016) de Michel Bussi

Eté 1989
La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ?

Critique :  Michael Bussi nous propose ici une virée en Corse, sur la presqu’île de Revellata, pas très loin de Calvi. L’histoire commence en 1989 quand Clotilde et sa famille sont victimes d’un accident de voiture meurtrier sur les petites routes corses. Seule Clotilde en réchappe… 27 ans plus tard, elle revient sur l’île pour enfin exorciser le passé. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que le passé va la rattraper…

On alterne entre le journal de Clotilde de l’été 1989 et le présent (à savoir 2016). Et avec elle on va chercher la vérité sur ce qui est arrivé à sa famille. Surtout que certains passages mettent en scène un mystérieux personnage qui semble posséder le journal de Clotilde en 2016.
Le lecteur va cherché durant toute sa lecture la solution à l’énigme qui va échafaudé mille et unes hypothèses que l’auteur s’est empressé de démonter aussi tôt. Quand vous avez l’impression de tenir la solution, c’est à ce moment là que l’auteur fait une remarque qui vient contredire ce que vous pensiez la minute d’avant. Au final, on ne  trouve pas et on est bluffé. Même si il est impossible de trouver la solution avant la révélation finale, la recherche et la réflexion sont au moins aussi importantes que la solution.

Encore un très bon cru de cette auteur qui arrive encore une fois à nous faire balader d’un bout à l’autre de son histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (4 mai 2016)

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