Robot sauvage (15 juin 2017) de Peter Brown

Un cargo fait naufrage. Rozzoum unité 7134, alias Roz, échoue sur une île déserte. Pourra-t-elle survivre dans la vie sauvage ?

Chronique : L’auteur et l’illustrateur du livre Peter Brown, nous raconte un récit de rêve  pour comprendre les racines de notre humanité et essayer de concilier ce que nous apprenons avec la réalité de la vie que nous vivont. C’est une histoire de famille et de communauté; comment apprendre ce qu’est la solitude et comment la combattre; De l’interaction entre le monde humain et le monde naturel. C’est une histoire de sacrifice et où il faut surmonter la peur de l’inconnu et la différence; De changer pour ceux que vous aimez et pour vous-même (et savoir quand ne pas le faire). C’est une histoire qui nous résonne et  cela fera de profondes et belles discussions autour de ce roman.
C’est essentiellement une histoire de survie mais il ne s’oppose pas aux faits fondamentaux de la violence dans la nature (y compris les humains). Mais ce que qui est superbe est la voix unique donnée à toutes les créatures dans les bois, et à quel point l’histoire est passée d’une survivance effrayante à une histoire sur les créatures vivant en équilibre les uns avec les autres, même si elles ne le font pas se comprendre complètement. C’est un message puissant, mais doucement dit, sur les amis adoptifs et le tout superbement illustré. Un vrai coup de coeur.

Note : 10/10

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  • Broché: 288 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 14 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (15 juin 2017)
  • Collection : ROMANS JUNIOR

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Robogenesis (8 juin 2017) de Daniel H. WILSON

La suite de Robopocalypse. Les machines n’ont pas été anéanties. La menace est présente, et la guerre, inéluctable.
La guerre a laissé l’humanité exsangue, et le monde, dévasté. Mais Archos, l’intelligence artificielle à l’origine du soulèvement des machines, a été détruit. En apparence du moins. Il s’est en fait fragmenté en millions de pièces disséminées, qui aujourd’hui cherchent à se réunir. Implanté dans une nouvelle évolution technique, Archos prépare la bataille suivante : l’éradication des hommes, l’avènement d’un monde parfait. Mais quelques bastions de résistants sont encore en mesure de combattre. Et pour vaincre, il leur faudra utiliser les armes de leur ennemi..

Chronique : Ce livre est excellent, pour deux raisons: 1) C’est une excellente histoire, hors des sentiers battus de « robots de terminaison envoyés pour tuer des humains. Au lieu de cela, il existe une complexité pour les personnages technologiques qui sont vraiment uniques dans la littérature. 2) La technologie et les idées sont plausibles.Robogenesis est la suite du Robopocalypse ; pour ceux qui n’ont pas lu Robopocalypse depuis un moment, on vous suggère de le relire avant Robogenesis. Ce n’est pas obligatoire et vous comprendrez toujours la Robogénèse.
Si vous étiez un grand fan de Robopocalypse vous êtes vraiment réconforté. Pourquoi ? Parce que  Robogenesis est encore mieux que sa préquelle. C’est le type de livre que vous pouvez facilement dire «quelque chose se passe dans chaque chapitre».on ce  demande ce qui ce passe et  on énumère au moins 5 choses à chaque fois.
Non seulement à l’émotion brute ressentie par ces personnages, mais les expériences qu’ils ont traversées. On aime la sensation réaliste de l’histoire. Comme si on peut voir cette réalité. Ce livre a ce grand aspect de science-fiction sans sortir des sentier battue. Chacun se concentre et donne la parole à l’un des trois personnages principaux, Lark Iron Cloud, Mathilda Perez et Cormac Wallace. Cela aide à garder tout le monde en tête et à se concentrer sur ce qui se passe. Du grand spectacle pour une superbe suite.

Note : 9/10 

 

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : OutreFleuve

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Latium (Tome 1) (3 octobre 2016) de Lucazeau,Romain

Dans un futur lointain, l’espèce humaine a succombé à l’Hécatombe. Reste, après l’extinction, un peuple d’automates intelligents, métamorphosés en immenses nefs stellaires. Orphelins de leurs créateurs et dieux, esseulés et névrosés, ces princes et princesses de l’espace attendent, repliés dans l’Urbs, une inéluctable invasion extraterrestre, à laquelle leur programmation les empêche de s’opposer. Plautine est l’une d’eux. Dernière à adhérer à l’espoir mystique du retour de l’Homme, elle dérive depuis des siècles aux confins du Latium, lorsqu’un mystérieux signal l’amène à reprendre sa quête. Elle ignore alors à quel point son destin est lié à la guerre que s’apprête à mener son ancien allié, le proconsul Othon. Pétri de la philosophie de Leibniz et du théâtre de Corneille, Latium est un space opera aux batailles spatiales flamboyantes et aux intrigues tortueuses. Un spectacle de science-fiction vertigineux, dans la veine d’un Dan Simmons ou d’un Iain M. Banks

Critique : Un Space Opera post-apocalyptique assez dingue pour ce roman de Romain Lucazea qui nous offre un livre avec de profondes réflexions psychologiques et philosophiques inspiré par de nombreux grands-maîtres de la SF dont on reconnais la pate à la lecture = Banks, Simmons, Asimov, Clarke. L’auteur va développer une histoire qui  place des milliers d’années après la disparition de l’homme. Des intelligences artificielles dont les corps sont des vaisseaux vastes comme des petits pays – et contiennent des automates qui constituent des parties de leur personnalité et continuent de vivre en vénérant l’Homme mais parce qu’ils sont programmés. Durant la lecture on s’attache à Plautine, cette intelligence qui s’est elle aussi isolée des autres automates et a créé en son sein une version biologique d’elle-même, si proche de l’Homme, une sorte de Blade Runner . On a hâte de lire le tome 2.

 Note: 9/10

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Denoël (3 octobre 2016)
  • Collection : Lunes d’encre

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