Test Dvd : Guardians (26 juillet 2017) de Sarik Andreasyan avec Stanislav Shkilnyi, Vyacheslav Razbegaev

Durant la Guerre Froide, une organisation secrète nommée « Patriot » réalise des expériences génétiques sur des cobayes humains pour créer une armée de super-héros. 30 ans plus tard, un ennemi surpuissant aux pouvoirs mystérieux surgit avec un seul objectif : contrôler le monde. Toutes ces années, ces surhumains ont dû cacher leur identité, mais les voilà de nouveau rassemblés pour combattre celui qui les a créés et sauver le monde de la destruction…

Chronique : Guardians – Защитники »(2017) est un petit film de super-héros russe assez étonnant à défaut d’être percutant.
Les personnages manquent de personnalité, ils sont mal développés et leurs capacités sous-utilisées. Ils sont à l’image de cette histoire qui est tout sauf originale et dont les enjeux sont aussi basiques qu’inintéressants. Visuellement, le film est, par contre, réussi, les effets spéciaux sont bons malgré quelques ratés, les personnages ont de la gueule et l’ensemble plutôt solide surtout pour un budget de seulement 5M. C’est vraiment dommage que le film soit si superficiel, car il y avait tout pour faire un bon film alors que là, on a juste un divertissement correct.

Note : 8/10

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TEST DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scénes de combats et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making off est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue du réalisateur .

  • Acteurs : Anton Pampushnyy, Sanzhar Madiyev, Sebastien Sisak, Alina Lanina, Stanislav Shirin
  • Réalisateurs : Sarik Andreasyan
  • Format : PAL
  • Audio : Russe (DTS 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 26 juillet 2017
  • Durée : 88 minutes

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La mort du Vazir-Moukhtar (1 juin 2017) de Iouri Tynianov

«Il s’agit du plus extraordinaire roman historique qui se puisse lire. Le héros en est Alexandre Griboïedov, diplomate, certes, mais aussi poète, la seconde figure du romantisme russe à côté de Pouchkine. Moscou, Pétersbourg, les routes du Sud, Tiflis, Tabriz, Téhéran… C’est l’histoire de cet homme, ses amours, ses aventures, ses moments d’indifférence, ses témérités, son audace : un fantastique défilé d’êtres humains, la haute société, les gens de lettres, les militaires, les fonctionnaires, les marchands, les espions politiques, tout le pays, et au-delà des frontières persanes les déserteurs, les eunuques, la cour du chah, les princes prêts à s’égorger les uns les autres… Je n’ai jamais rien lu d’aussi éblouissant que ce tourbillon d’hommes et de femmes qui dure un peu moins d’une année.» Aragon.

Chronique : a forme du roman historique, choisie par Tynianov pour cet ouvrage, vise à tenter de mieux cerner l’âme de son personnage en le replaçant, en direct, dans le contexte et les événements qui furent les siens qui servent alors, si l’on peut dire, de révélateur.
Les personnages de Tynianov sont complexes, ambivalents. Il ne craint jamais de les poser dans leurs contradictions, leurs hésitations, leurs doutes, leur faiblesse; illustrant de manière exemplaire ces propos sur la matière des romans d’Herman Melville : « Le roman où chaque personnage peut, en raison de sa cohérence, être saisi d’un seul coup d’œil, soit ne montre qu’une part du personnage, en la donnant pour l’ensemble, soit trahit profondément la réalité.(…) et n’est-ce pas un fait que, dans la vie réelle, un caractère cohérent est un rara avis ? Les choses étant ainsi, l’aversion des lecteurs pour les caractères contradictoires, dans les livres, peut difficilement naître d’une impression de fausseté qu’ils donneraient. Elle s’expliquerait plutôt par la difficulté où l’on est de les comprendre. » Et comme en cet ouvrage, ces personnages ne semblent donc souvent ne rien maitriser mais plutôt être agis par les circonstances ; se contentant, à posteriori, de donner le change et de tenir la pose.

Note : 9/10

 

  • Poche: 720 pages
  • Editeur : Folio (1 juin 2017)
  • Collection : Folio

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Les cornes magiques d’Ogaïlo : Contes du Baïkal (6 avril 2016) de Vassili Starodoumov

7 contes du sur le plus grand lac du monde. Les sept contes de cet album ont connu un immense succès lors de leur publication en Sibérie, il y a quarante ans. Aujourd’hui, ils sont toujours aussi populaires en Russie. Pour la première fois publiés en français, ils sont proposés avec les illustrations de l’édition sibérienne originelle.

Chronique : Contes du Baïkal superbement illustrés. Un incontournable pour la bibliothèque des enfants. Plutôt à partir de 6 ans car il y a pas mal de texte. Les plus petits peuvent suivront un peu plus difficilement, selon l’art du lecteur.Niveau « esthetique » ce livre est magnifique. Les illustrations,  et l’épaisseur du papier en font un livre de belle qualité. Les traductions sont bien réalisées également. Pour tous ceux qui cherchent un peu de « magie » russe avec cette ouvrage réalisé avec soin, qui devrait intéresser les enfants qui ont des accointances avec la culture russe.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Boréalia Editions (6 avril 2016)

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La Mouette: Pièce en quatre actes (19 janvier 2017) de Tchékhov,Anton et Grenier,Roger

«Il faut représenter la vie non pas telle qu’elle est, mais telle qu’on la voit en rêve.» C’est ce que proclame un des personnages de La Mouette. Et Tchékhov avoue que sa nouvelle pièce transgresse les lois du théâtre : «C’est une comédie : trois rôles de femmes, six rôles d’hommes, quatre actes, un paysage (vue sur un lac), beaucoup de conversations littéraires, peu d’action, cent kilos d’amour.» Pourtant, quand on parle de l’œuvre théâtrale de Tchékhov, on pense tout de suite à La Mouette. Et l’oiseau, ses ailes déployées, reste l’emblème du Théâtre d’Art de Moscou.

Chronique : Une très  belle réédition  de ce classique de Tchekhov, c’est toujours un grand moment. Et quand Tchekhov contemple et juge le monde qui se met en scène, cela donne une pièce à la fois joyeuse et grinçante avec cette histoire de théâtre dans le théâtre, d’imagination et d’amour tragique. Le style reste clair malgré les années et le fond de l’histoire est accessible à un lecteur du XXIeme siècle.Cette édition à droit à une superbe préface de Roger Grenier qui nous donne encore plus envie de relire ses classiques.

Note : 10/10

  • Poche: 176 pages
  • Editeur : Folio (19 janvier 2017)
  • Collection : Folio Théâtre

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Masha et Michka – Numéro: 7 – Tous sur la glace ( 1 Février 2017)

Le lac est gelé, Masha en profite pour s’ssayer au patinage. Débutante, elle trouve en Michka et madame Ours un soutien attendu et appréciable…

Critique : Pour ceux qui ne connaissent pas : Masha est une adorable petite crapule qui en fait voir de toutes les couleurs à tous les animaux de la forêt et à Michka plus particulièrement, Michka est un Ours bienveillant qui ne recherche que la douceur et la tranquillité dans sa Russie Natale 9 épisodes : tous très sympas
Tous les épisodes sont chouettes, Les enfants ne vont pas s’en lasser : il faut dire que les paysages, les animaux sont magnifiques, les musiques sympas et souvent il y a un petit brin de morale
Série qu’à recommander chaudement, vous ne serez pas déçus

Note : 9,5/10

Test Blu-ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors de la sériecette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail, spatialisées au laser et dotées d’une dynamique hors norme. Une perfection. Enfin surtout en 7.1 avec une richesse, une limpidité et un impact hautement satisfaisants.

Bonus : Un seul bonus qu’est le conte de Masha, c’est un peu pauvre

Liste Bonus:                                                                                                                                                     1 1 épisode des Contes de Masha

 

  • Réalisateurs : Oleg Kuzovkov
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0)
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 1 février 2017
  • Durée : 70 minutes

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La ville noire(15 octobre 2015) de Boris AKOUNINE

 » C’est absurde, songea Eraste Pétrovitch. Je suis en proie à une hallucination. Vous êtes là, installé dans votre chambre d’hôtel, occupé à lire La Cerisaie, tentant pour la énième fois de comprendre pourquoi l’auteur a qualifié de comédie cette pièce d’une tristesse intolérable, et tout à coup un fou en uniforme de général fait irruption et commence à vous débiter une histoire à dormir debout, mêlant Ulysse, Athéna et on ne sait quel Mannlicher à visée optique. Tous les deux mots, il répète : « Vous seul pouvez sauver l’honneur d’un vieux soldat », tandis que ses yeux à fleur de tête s’emplissent de larmes.  »
1914. La vie du tsar est menacée. Eraste Fandorine est chargé de capturer le révolutionnaire Ivan Ivanovitch Ivantsov pour le mettre hors d’état de nuire. Il découvre vite que l’homme, surnommé Ulysse, s’est réfugié à Bakou. Bakou, la ville noire. Bakou, la ville la plus riche de l’Empire russe, contrôlée par quelques magnats du pétrole de toutes nationalités, et qui, en cette veille de Première Guerre mondiale, constitue un nid d’espions particulièrement actifs. Et dangereux…

Critique: Fonctionnaire à la retraite du ministère de l’Intérieur, devenu membre d’une commission chargée de la succession Tchekhov, Fandorine part sur les traces d’Ulysse, un terroriste recherché sans succès depuis 14 ans …
L’heure est grave en ces temps troublés précédant la 1ère guerre mondiale que l’Autriche cherche à tout prix à éviter après le meurtre sanglant de l’Archiduc en Serbie. Or sans guerre, pas de révolution possible en Russie ! Se séparer élégamment de son épouse  et sauver la paix seront les ressorts de cette ultime enquête dans la ville de Bakou, où l’or noir règne en maître …
C’est un grand Fandorine qui contrairement qui ne se perd pas dans des babillages indignes et s’attaque a l’histoire et s’inscrit dans le maelstrom précédent la première guerre mondiale.
Le suspense demeure entier jusqu’à la fin surtout quand on suit le héros depuis le premier récit on est ravi de découvrir sa dernière aventure admirablement racontée

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 528 pages
  • Editeur : 10 X 18 (20 octobre 2016)
  • Collection : Grands détectives

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Songe à la douceur (24 août 2016) de Clémentine Beauvais

Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Critique : Songe à la douceur est une merveille qui laisse son lecteur hébété parce qu’il s’agit d’un roman comme on n’en a jamais lu, un mélange exquis de classicisme et de modernité. L’ écriture en vers est bien loin de constituer un obstacle, au contraire, elle ne fait que faciliter la lecture avec son rythme entraînant. Ses personnages sont touchants et  authentiques.Un roman où les mots jouent sur la page afin de nous faire ressentir les déplacements des personnages et leurs émotions. Un opéra du langage qui donne à voir et à sentir.
C’est à la fois moderne et désuet, romantique et physique, mais dans tout les cas entraînant et vivifiant. Songe à la douceur ne se contente pas de la prouesse d’être un roman en vers, il demeure au-delà de ça un roman exceptionnel en lui-même. On y plonge dès le début, les phrases défilent sous nos yeux comme spectateur d’une bel opéra, on s’attache à ses personnages très rapidement, on se laisse émouvoir par cette si belle histoire d’amour, aussi  déchirante et émouvante qu’elle peut être. On voudrait que cela continue, que rien ne s’arrête et qu’on ne soit pas obligé de tourner cette dernière page, c’est un roman qui demande a être lu et relu, c’est une histoire qu’on ne peut abandonnée comme ça, le genre de livre qu’on sait déjà qu’il restera gravé à jamais dans nos esprits et qui sera repris pour encore se délecter de cette lecture.
Une histoire d’amour à l’écriture poétique et aux personnages attachants que je vous recommande d’autant plus si vous voulez une lecture différente des autres.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 248 pages
  • Editeur : Editions Sarbacane (24 août 2016)
  • Collection : Exprim’
  • Prix : 15,50 euros

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Les mille premiers mots en russe de Heather Amery et Stephen Cartwright

Une réédition du célèbre livre de vocabulaire bilingue Usborne, illustré par Stephen Cartwright. Mille mots du quotidien sont illustrés et mis en scène avec une foule de choses à repérer, pour aider les enfants à apprendre le vocabulaire de base en russe.

Critique : Un  livre très coloré et plutôt bien fait! A première vue il semble fait pour les enfants (ce qui est aussi le cas!) mais il convient très bien a un adulte qui désire enrichir simplement son vocabulaire. Cette collection des éditions Usborne propose des doubles pages richement illustrées, chacune portant sur un thème : la nourriture, les vêtements, les animaux….. avec le vocabulaire désignant chaque mot écrit…Et ainsi on se surprend à très rapidement reconnaître et maîtrise 1000 mots de vocabulaire… 

Note : 10/10

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Usborne (26 août 2015)
  • Collection : Les mille premiers mots

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Vostok de Laurent Kloetzer

Vostok, Antarctique. L’endroit le plus inhospitalier sur Terre. Des températures qui plongent jusqu’à -90°C. En 1957, les Russes y ont installé une base permanente, posée sur un glacier de 3 500 mètres d’épaisseur, ignorant alors qu’à cet endroit, sous la glace, se cache un lac immense, scellé depuis l’ère tertiaire. Pendant des décennies, équipe après équipe, puits après puits, ils ont foré la glace. Pour trouver, peut-être, des formes de vie jusque-là inconnues. Vingt ans après la fermeture de la base, un groupe d’hommes et de femmes y atterrit, en toute illégalité. Ils vont réchauffer le corps gelé de Vostok, réveiller ses fantômes. Ils sont là pour s’emparer du secret du lac. S’ils échouent, il ne leur sera pas permis de rentrer vivants chez eux. Situé dans le même futur qu’Anamnèse de Lady Star, Vostok narre l’incroyable aventure d’une très jeune femme, Leonora, condamnée à laisser les derniers vestiges de son enfance dans le grand désert blanc.

Critique : Vosotok un livre où vous ne serez pas déçu de l’avoir entre vos mains. Un livre fascinant de Laurent Kloetzer qui va vous fasciner dès sa lecture finie. Dès les premiers chapitres on plonge directement dans cette base russe où l’on va suivre Leonora. Cette héroïne est plus qu’attachante et qui va devoir se révéler de plus en plus forte plus l’histoire avance. La première partie sert d’introduction sur les personnages, l’univers et sur l’intrigue qui nous permet de préparer l’arrivée de nos héros à Vostok. La seconde partie se passe sur la base où l’auteur va nous offrir un magnifique dans un monde fait de neige où les personnages vont se dévoiler au fil du récit. On y suit leurs péripéties dans cet enfer blanc, on se retrouve aussi angoisser que dans le film: The Thing de John Carpenter. Ici point de créature extraterrestre mais une base; un lieu qui fait bon de ne pas y vivre face à une certaine beauté qui s’en dégage, ce lieu devient un des personnages les plus importants du récit. Laurent Kloetzer sait décrire les situations les plus fortes pour nous entrainer au plus loin dans le livre avec ses descriptions sur les techniques et historique. La fin est ouverte ce qui laissera le lecteur choisir l’avenir des personnages.

Note : 9/10

 

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Denoël (17 mars 2016)
  • Collection : Lunes d’encre

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