Ces liens qui nous séparent (11 mai 2017) de Ann Brashares

Sasha et Ray passent tous leurs étés dans la vieille maison de famille de Long Island. Depuis l’enfance, ils partagent tout, lisent les mêmes livres, courent les mêmes sentiers sablonneux vers la plage, dorment dans le même lit. Mais ils ne se sont jamais rencontrés !Car le père de la jeune fille a été marié avec Lila, la mère de Ray. Et depuis leur séparation houleuse, chacun a refait sa vie et veille à ce que leurs nouvelles familles ne se voient jamais en même temps dans la maison des vacances. Mais cet été, le destin s’en mêle, aidé d’Emma, Quinn et Mattie, leurs trois sœurs irrésitibles. Les chemins de Ray et Sasha vont enfin se croiser. Et bien des certitudes vont voler en éclats.

Chronique : Ces liens qui nous séparen est une histoire magnifiquement écrite sur la famille, la perte et la croissance en tant que famille tout en attirant l’attention sur le sujet sensible de la race et des préjugés. Ann Brashares ne cesse de nous étonner de sa capacité d’écriture. Si ses mots étaient une image, elle capturerait chaque instant parfaitement. Il y a un drame familial qui est aussi grand que la plage … peut-être encore plus grand. Les personnages sont fantastiques et vous donnent l’espoir même quand ils sont à leur plus bas point.
Aucune famille n’est parfaite et cette famille n’essaie pas de faire semblant d’être. L’histoire se concentre sur la relation entre Sasha et Ray. Ils partagent à peu près tout, sauf les frères et sœurs. Les choses sont plus intéressantes parce qu’elles ne se sont jamais rencontrées. Chacune de leurs familles respectives tourne en partageant une maison, qui ne crie pas l’unité! Les deux ans, ces deux personnes doivent faire face à tant d’émotions tout en essayant d’amener leurs familles ensemble. Est-ce que ces deux sont assez matures pour gérer les difficultés d’une famille fracturée? Le développement et la croissance de Ray et Sasha sont une joie à lire. Ils nous rappellent toute l’importance d’accepter les autres, indépendamment du genre, de la race ou des croyances religieuses.
Peu importe les obstacles auxquels ces personnages sont confrontés, ils continuent d’être une famille qu’ils souhaitent l’admettre ou non. Chaque famille a ses secrets, mais posséder à eux peut vraiment promouvoir la croissance. Ce livre vous fait espérer même après que cette famille soit brisée.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (11 mai 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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Test blu ray: Agents Presque Secrets (10 janvier 2017)

Un ancien geek devenu agent d’élite à la CIA, revient chez lui à l’occasion de la réunion des anciens du lycée dont il était à l’époque le souffre-douleur. Se vantant d’être sur une affaire top secrète, il recrute alors pour le seconder le gars le plus populaire de sa promo d’alors, aujourd’hui comptable désabusé. Avant même que notre col blanc ne réalise ce dans quoi il s’est embarqué, il est trop tard pour faire marche arrière. Le voilà propulsé sans autre cérémonie par son nouveau « meilleur ami » dans le monde du contre-espionnage où, sous le feu croisé des balles et des trahisons, les statistiques de leur survie deviennent bien difficile à chiffrer… même pour un comptable

Critique : « Central Intelligence »(2016) est une sacrée comédie hilarante. En combinant humour et action, ce film parvient sans peine à être divertissant. Bien sûr, c’est son but avoué et il ne faut pas aller chercher plus loin: nous détendre, voilà à quoi sert cette histoire détonante.
Sachez aussi que l’on ne sort pas des sentiers battus mais que le duo vedette est tordant: Kevin Hart et Dwayne Johnson forment une belle paire d’anciens amis et ils sont à fond dedans. Prêts à tout, les 2 acteurs livrent là un spectaculaire tandem qui décoiffe.
Même si le résultat est sans surprise, on ne peut que craquer pour ces aventures à la fois explosives et drôles. De ce point de vue-là, il est parfaitement réussi.
Ne boudez pas votre plaisir.

  • Audio : Anglais
  • Région : Région 2
  • Studio : Universal Pictures International France
  • Date de sortie du DVD : 10 janvier 2017
  • Durée : 103 minutes

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316 – l’Ultime Secret de Marie-Françoise Sacré

En 316, Martin est un personnage immortel vénéré depuis plus d’un millénaire. Sa réputation a hissé la cité de Tours au rang envié de troisième pèlerinage du monde chrétien après Rome et Jérusalem. Partagé à Amiens avec un pauvre, son manteau enflamme les imaginations depuis sa disparition, au IVe siècle. 1700 ans après… Éloi, artiste-peintre, et Lise, journaliste de passage, se croisent par une belle soirée d’été sur les hauteurs bucoliques de Marmoutier, point de départ d’une mission extravagante. « Retrouve le manteau. J’ai froid. » Guidés, observés, manipulés, ils seront aspirés dans une quête qui les conduira aux heures sombres et triomphantes de la basilique de Tours et dans les secrets les plus profonds de Marmoutier. Sur les traces des rois de France, adorateurs ou parjures du manteau de Martin, et aux portes de la franc-maçonnerie, ils remonteront le temps et la piste sans faillir. La science serait-elle une des clés ? Quels desseins, lumineux ou inavouables, poursuivent ceux qu ils croiseront ? Que risqueront-ils face à 1700 ans d’Histoire ? Jusqu’où les conduira Martin ?

Critique :  L’atmosphère, la densité des personnages, les détails historiques et artistiques, les saveurs, les émotions de la ville de Tours possède dans ce roman des éléments qui vont transporter le lecteur dans une œuvre multi-dimensionnel. Ce livre est rondement mené quant à l’intrigue. Les psychologies et les questionnements des personnages (et par conséquent du lecteur) sont brossées sans être négligées Un livre rapide et efficace. Une lecture facile et agréable.
Ne cherchez pas la vérité, c’est un roman. Même si c’est inspiré de lieux réels, ne pas oublier que nous sommes de le roman pure et qu’il n’y a pas de complot.

Note : 8/10

 

  • 316 pages
  • Editeur : Incunables 2.0
  • Édition : Incunables 2.0 (4 février 2016)

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Eos de G. D. Arthur

« Le sombre destin d’un jeune poète épris de liberté, une tragédie douce-amère, mêlant action, suspense et amours libertaires. »
Inspiré par les espoirs d’une république refondée, Eos, un jeune homme amoureux et rebelle, aime vivre l’instant présent. Son utopie en marche ? Une petite colonie, le Val-de-la-lune, qui oscille entre durs travaux et fêtes chaleureuses, jusqu’au soir maudit où elle est sauvagement attaquée par des créatures monstrueuses, réputées disparues depuis longtemps… Eos se révèle alors un combattant sans pitié, au grand dam de ses compagnons et de ses amours. Mais il est loin de se douter qu’il va rencontrer, ce jour-là, son destin.

Critique : Lorsque l’on aime la fantasy, et être plongé dans un monde somme toute assez noir, avec un héros charismatique et un peu perdu dans son code moral et son éthique, on appréciera forcément ce livre qui  est un vrai coup de cœur .Dans une république naissante qui supplante un ancien pouvoir archaïque, nous suivons les tribulations d’un petit groupe de colons utopistes, volontaires, chaleureux, profondément humains qui décident de s’installer dans de nouveaux territoires à défricher et plus particulièrement d’Eos, le jeune poète épris de liberté dont le destin basculera à tout jamais, au grand dam de ses compagnons et de ses amours…

L’auteur nous narre, à l’aide de sa plume déliée, précise et acérée, d’un style redoutable et captivant, un monde qui est le nôtre sans être vraiment le nôtre, avec une précision hallucinante qui fait plonger tout droit au coeur du récit et la féérie de peuples de fantasy, qui foulent la terre et ont tous d’immenses particularités. Un univers, donc, riche, est original.

Quand l’amitié se confronte à la trahison, on n’est pas toujours sûr de la chute de l’histoire… C’est cru, cruel, terriblement réaliste et presque désillusionné, un monde dur, sans pitié, où les uns combattent pour le Pouvoir tandis que les autres se débattent pour la survie de leur peuple…

Un livre entre tragédies douces-amères, paradis perdu, amours libertaires, redoutables épreuves de vie, résurgences de sombres secrets, un roman à conseiller.

 

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 350 pages
  • Editeur : MNEMOS (2 avril 2016)
  • Collection : Icares

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