Autopsie pastorale de Frasse Mikardsson, quand les experts coupent les cheveux en quatre…

Sous le soleil de minuit

Encore un polar scandinave ? Et bien oui que voulez-vous, parfois le hasard vous enchaîne à un genre. Ce mois de janvier aura été marqué par le froid et les températures négatives aussi bien dans mes lectures que dans la réalité. Pourtant cet ouvrage possède un postulat plus original que le tout-venant de la littérature policière. Cela suffit-il à faire de lui une lecture recommandable ?

Je ne vais pas faire grand cas de mon avis je n’ai pas aimé ce polar et ce pour deux raisons spécifiques que je vais détailler plus bas. Parlons d’abord des aspects les plus réussis, l’auteur est parvenu à instaurer une narration dynamique malgré son intrigue linéaire et casanière. La majorité de l’intrigue se déroule en effet dans les locaux de l’institut médico-légal de l’hôpital universitaire de Karolinska en Suède. On comprend très vite que l’on est face à un polar scandinave atypique, l’auteur suit son propre rythme en se moquant éperdument des codes usuels du polar scandinave. Un constat qui se révèle également dans la plume, légère et empreinte d’un humour teinté d’ironie et de poésie. Une plume revigorante qui illumine les rares passages narratifs mais qui s’éteint complètement durant les longues phases d’échanges théoriques entre nos différents experts.

Tout l’intérêt du roman réside dans la question de savoir si oui ou non il y a eu meurtre ou pas. Les chapitres suivent le processus médico-légal qui entoure ce genre de cas, d’où le côté très linéaire, et l’on assiste aux réunions entre les membres de l’institut ou aux discussions entre Antal, le légiste en chef et Pierre, son élève. On a donc droit à des pages et des pages de dialogues scientifiques pointus où chacun des personnages confronte son point de vue. Des passages rébarbatifs qui se poursuivent jusqu’à la conclusion et que l’auteur ne parvient jamais à rendre attractif. Le tout assèche la narration, n’instaure aucune ambiance originale et enrobe le tout d’une aura de rapport officiel inintéressant.

Mais le point noir du roman réside surtout dans l’écriture des personnages. Si l’auteur parvient à donner un ton distinctif à la majorité des personnages secondaires, comme la brave Magdalena cheffe de service et féru de la couleur jaune, et s’en tire plutôt bien avec son portrait de celui que l’on pourrait considérer comme un personnage principal, à savoir le méticuleux Antal, il échoue par contre avec le second personnage principal, le fameux Pierre. Impossible de savoir quel été le but de l’auteur en dépeignant un personnage aussi antipathique dans les pages de son ouvrage mais si l’effet rechercher est de déclencher un sentiment de haine irrépressible c’est réussi. Tout est fait pour que l’on ressente une profonde aversion pour cet expatrié français qui condense tous les défauts que l’on reproche à mes concitoyens en temps normal, ce qui rend difficile la lecture de ce polar qui accorde déjà beaucoup d’importance à des considérations scientifiques qui finissent par lasser tant elles sont redondantes.

Original ce polar suédois l’est sans nul doute, mais sa propension à détailler tout le processus scientifique sans y instiller ni l’humour ni la poésie que l’on retrouve lors des passages narratifs épars le condamne à être réservé aux afficionados des techniques médico-légales.

Résumé: au presbytère de la petite ville suédoise de Sigtuna. Elle était malade de son cœur. La porte était fermée à clef. Un dossier apparemment simple. Le jeune interne Pierre Desprez va réaliser une autopsie de routine, supervisé par le médecin légiste Antal Bő. Pourtant, l’enquête va se transformer en un casse-tête au fur et à mesure de l’avancée des investigations. Il n’en faudra pas moins que l’intervention d’une pomologue à la retraite, d’un vieux professeur de médecine environnementale et de la femme de ménage du vicaire pour révéler une vérité insoupçonnée !

Détails sur le produit

  • Éditeur : Nouvelles éditions de l’Aube (21 janvier 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 336 pages
  • ISBN-10 : 2815939266
  • ISBN-13 : 978-2815939263
  • Poids de l’article : 380 g

La chasseuse de troll de Stepan Spjut, promenons-nous dans les bois tant que le troll n’y est pas…

Le troll se cache dans n’importe quelle buisson

Bonjour chers lecteurs humains, je me nomme Hymgrid et je suis un troll de Suède puisque c’est ainsi que les terres d’où je viens se nomment aujourd’hui. Je suis un très ancien troll qui prend plaisir à ce que l’on lui raconte les histoires des humains. Et justement l’humain qui tient ce blog a tenue à me raconter une histoire où mon peuple aujourd’hui disparu tient un rôle prépondérant. Cela fait des siècles que j’écoute et lit les humains raconter des histoires sur les trolls, fausse la plupart du temps, mais plaisante aussi il faut bien l’admettre. Ces derniers jours j’ai écouté l’histoire d’une soit-disant chasseuse de troll, je dois vous avouer que son récit a su piquer ma curiosité.

Pour vous, humains, dont les existences sont aussi brève qu’un éclair d’orage transperçant la nuit, le rythme de ce roman fantastique risque de vous décontenancer. Songez qu’à la page deux cent l’histoire, résumé par l’éditeur sur ce que vous appelez les quatrièmes de couverture, n’a toujours pas commencé. Après un prologue d’une longueur inhabituelle, on fait connaissance avec les personnages. Enfin surtout avec leurs faits et gestes. Je me souviens d’un court chapitre, trois pages d’après le serviable humain qui m’a conté l’histoire, presque un intermède, où l’héroïne effectue une manœuvre avec sa voiture. Un chapitre pour ça. Le rythme n’est donc pas haletant mais pas repoussant pour autant, il s’agit juste d’un rythme auquel vous n’êtes plus habitué.

Deux cents pages pour apprendre à connaître les protagonistes de ce récit au rythme lancinant. Ou plutôt à tenter de les connaître, car en plus d’apprivoiser le rythme particulier de l’ouvrage il faudra vous familiariser avec une plume qui garde ses distances, comme si l’on observait l’action du récit de loin. En soie rien de honteux mais lorsque l’on s’attaque au folklore suédois on s’attend à une certaine poésie dans la prose, une poésie sombre et mélancolique qui rendrait hommage aux légendes éternelles qui mettent en scène mon peuple. Or la plume est très technique, très pointilleuse, aucun geste, même le plus minime n’échappera au regard acéré du lecteur, pour tant est que celui-ci ne décroche pas en cours de route. L’auteur ne se sépare jamais de ce style très détaillé et touffu et ce même durant les phases d’exploration d’une villa abandonnée ou en forêt. Il en résulte une certaine froideur qui n’est pas uniquement due à l’ atmosphère glaciale dans laquelle se déroule cette traque au monstre.

Petit humain, raconte moi une histoire

Une fois que l’ont a intégré le fait que l’on n’est pas en train de lire le dernier page-turner à la mode dont vous autres humains êtes friand vous réussirez peut être à vous plonger dans ce récit crépusculaire où la grande Histoire se heurte à la petite, invoque l’esprit de l’illustrateur suédois John Bauer et dont le rythme s’emballe quelque peu une fois passer ce temps d’exposition.

La traque de cette brave Susso, une traque hors-norme, puisqu’elle se fait accompagnée de son petit amie journaliste et de sa mère, est la partie de l’ouvrage la plus plaisante à lire. Je me suis amusé à imaginer cette jeune fille déterminée et volontaire remonter la trace de mon peuple dans l’espoir de percer nos secrets. Les chapitres consacrés à Seved m’ont un peu moins convaincu, sans doute dû à l’aura de mystère qui entoure ce jeune homme, prisonnier et complice malgré lui, qui ne se dévoile que trop partiellement pour être satisfaisant même pour un vieux troll comme moi qui a roulé sa bosse.

Mon âme vénérable, qui a vu passer tant d’hiver, se réjouit de voir qu’aujourd’hui encore la légende de mon peuple perdure à travers des récits fantastiques. Un récit qui ne se laissera pas dompter par n’importe qui, un récit dont le rythme lancinant vous laissera de marbre ou bien vous enchantera. Une véritable aventure dans laquelle il faut se lancer en somme. À vos risques et périls

Le troll en sa solitude

Résumé: Personne n’a jamais su ce qui est arrivé au petit Magnus Brodin, disparu dans la forêt du Färnebofjärden en 1978 à l’âge de quatre ans. On prêta peu d’attention aux témoignages hystériques de sa mère qui affirmait qu’un géant était sorti des bois et lui avait volé son fils. Vingt-cinq ans plus tard, une autre disparition et des témoignages très étranges vont mettre une jeune cryptozoologue en Laponie sur la piste de créatures indomptables qui se cachent habilement du regard de l’homme depuis la nuit des temps. Des êtres qui semblent avoir une prédilection particulière pour les petits enfants. Et un avantage imparable pour agir en toute impunité : personne ne croit en leur existence…

  • Éditeur : Actes Sud Editions (13 mars 2019)
  • Langue : Français
  • Broché : 632 pages
  • ISBN-10 : 233011415X
  • ISBN-13 : 978-2330114152
  • Poids de l’article : 820 g
  • Dimensions : 14.6 x 4.4 x 24 cm

Laisse moi entrer de John Ajvide Lindqvist / bragelonne terreur / 11 mars

Résumé: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une banlieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n’a d’yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente ! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée ?

Chronique: C’est par son second roman Le retour des morts que j’ai découvert Lindqvist et je garde un assez bon souvenir de cette lecture. J’avais trouvé sa relecture du mythe des morts-vivants, sous un prisme social, intéressante malgré quelques longueurs. C’est pourquoi je me suis lancé dans la lecture de son tout premier roman confiant dans ses talents.

Hors les longueurs c’est vraiment la seule chose que je retiens de cette nouvelle itération sur le thème du vampire. Sa vision du vampirisme n’apporte rien d’original. À sa décharge notons qu’il devient vraiment difficile de proposer quelque chose d’original sur ce thème. Cela étant dit cela n’excuse pas les errances de l’intrigue.

L’auteur multiplie les personnages avec leur propres arcs scénaristiques, non seulement ceux-ci se relèveront peu passionnants et sans véritables liens avec l’intrigue principale. L’aspect social est primordial dans ce premier récit de l’auteur suédois. La société suédoise des années 80 n’avait pas l’air d’être des plus reluisantes tant l’auteur insiste sur la misère sociale. Malheureusement il ne parvient pas à créer de l’empathie pour ses personnages que ce soit Tommy et sa crise d’adolescence sans relief ou Lacke et sa bande d’amis qui prennent une place trop importante alors que le véritable personnage de cette partie du récit est Virginia, qui n’est pas assez mise en avant pour que l’on ressente suffisamment d’empathie pour son sort.

À côté de ses digressions sans saveur, la relation entre Oskar et Eli est censée portée le récit. Oskar, personnage principal du roman, est crédible dans son rôle de tête de turc mais l’évolution du personnage est bancal, tantôt courageux et prêt à régler ses comptes avec ses tourmenteurs, tantôt passif comme si l’auteur ne parvenait pas à choisir comment faire évoluer son personnage. Quant à Eli son personnage est nimbé de mystère durant la majeure partie de l’histoire ce qui n’aide pas à créer une osmose entre ces deux parias. La révélation de ses origines arrivent trop tard et de manière trop succincte pour relancer le récit.

Une lecture assez mitigée donc et ce n’est pas la fin précipitée et narrée de manière maladroite qui va arranger les choses.

Note : 6/10

COLLECTIONL’Ombre
NOMBRE DE PAGES600
ISBN979-10-281-0345-3
TRADUCTEURSCarine Bruy

Au coeur de l’été (1 mars 2017) de Viveca Sten

Week-end de la Saint-Jean sur l’île de Sandhamn. Les jeunes fêtards ont envahi les pontons, le port grouille de bateaux blancs. Musique à fond et alcool à flots. Nora Linde s’apprête elle aussi à célébrer la Saint-Jean avec son nouveau compagnon Jonas et sa fille Wilma. Mais la fête tourne au cauchemar lorsque, dans la nuit, Wilma disparaît. Le lendemain matin, le cadavre d’un garçon de seize ans est retrouvé sur la plage. L’inspecteur Thomas Andreasson, l’ami d’enfance de Nora, est dépêché sur les lieux. Les premiers éléments de l’enquête lui en révèlent toute la difficulté, chacun ayant sa propre version des faits. Qui est la victime et qui le meurtrier de cette nuit d’été ?

Chronique :  Un polar suédois en grand forme qui joue sur les nerfs du lecteur pour son plus grand plaisir . Le livre est très bien écrit avec des caractères intéressants, crédibles. Le principal détective, Thomas Andreasson est de très bonne compagnie avec un fort caractère. Puisqu’il s’agit d’un mystère de meurtre, bien sûr il y’a des meurtres.  Mais ils ne sont pas excessivement horribles. Il y’a peu de langage grossier et pas de scènes de sexe graphique. Et bien que la majeure partie du livre ait lieu sur les îles de l’archipel suédois, les événements ont lieu pendant les mois d’été donc pas de temps passé dans la neige.  Alors que les meurtres sont résolus, certaines des questions personnelles sont laissés en suspens. Il semble que Sten a essayé de nous investir suffisamment dans Thomas et Nora pour que nous voudrions en savoir plus sur eux. Les personnages de Thomas et Nora et leurs amis et collègues et leurs familles sont intriguant assez pour garder la lecture. La nature humaine est la même partout dans le monde et cet auteur connaît les gens et ce qui les fait tique.

Note : 9/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Albin Michel (1 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Les Secrets de l’Ile (4 mai 2016) de Viveca Sten

Une froide journée de septembre, l’étudiant Marcus Nielsen est retrouvé mort dans son appartement de Nacka. Tout semble indiquer un suicide. Mais sa mère, convaincue qu’il a été assassiné, supplie la police de ne pas classer l’affaire. Quand l’inspecteur Thomas Andreasson commence à enquêter, les pistes semblent mener à la base militaire de Korsö, devant l’île de Sandhamn, où le corps d’un autre homme vient d’être retrouvé. Contactée par Thomas, Nora Linde, qui depuis sa séparation passe beaucoup de temps sur l’île, essaie d’en savoir plus sur cette base fortifiée où, pendant des décennies, ont été formées les unités d’élite des chasseurs côtiers. Y a-t-il dans ce passé-là quelque chose qui ne doit à aucun prix surgir au grand jour ? N°1 sur la liste des best-sellers en Suède, la nouvelle enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de Nora Linde, le couple qui a inspiré la célèbre série télévisée Meurtres à Sandhamn diffusée sur Arte. « On aime ses héros positifs mais on frémit en découvrant la face sombre des personnages qui hantent son île trop tranquille pour être honnête. »

Critique : Les auteurs suédois sont devenu des maitres en matière de thriller et ce livre de Viveca Sten ne fait pas exception à la règle de haute qualité de ce pays. Dans ce roman on suit les aventures de l’inspecteur Thomas Andreasson et de son amie juriste Nora Linde. L’auteur va nous offrir un livre qui navigue dans les eaux troubles d’un passé qui prend racine sur une ancienne base de l’armée  Les cadavres s’accumulent dans cette histoire d’eau, et pas seulement en ce qui concerne les grandes étendues marines, le roman nous donne un aperçu historique d’une période avec celle des chasseurs côtier de l’île de Sandhamn et ses beaux paysages,
Les personnages principaux sont plus qu’intéressant parce que on va y suivre cette enquête au quotidien et les personnages sont vraiment attachants et avec Viveca Sten, telle une Agatha Christie scandinave nous concocte une enquête précise et efficace bien écrite et bien développée  qui prend le temps de poser l’enquête, sans qu’il n’y ait la moindre longueur pour autant. L’importance de la mer et des bateaux pour cette population du monde qui navigue et pêche comme elle respire, en symbiose avec la mer depuis la nuit des temps, émerge du récit,pour mieux nous surprendre à la fin qui est magnifique de précision.

Une atmosphère  à la Simenon, une petite île loin d’être paradisiaque.. tous les ingrédients sont là pour faire un policier bien agréable à lire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (4 mai 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Quand le destin s’emmêle (14 avril 2016) de Anna JANSSON

Angelika tient un salon de coiffure à Visby, ville pittoresque de l’île de Gotland, au large de Stockholm.
Généreuse et pleine d’humour, Angelika est une amoureuse de la vie. La coiffure, pour elle, est bien plus qu’un métier, c’est une vocation. Son ambition est de rendre les gens heureux. Et pour cela, elle n’hésite pas à se faire entremetteuse. Dans sa boutique, il n’y a que deux fauteuils: un pour le client… et un autre laissé libre pour l’âme soeur que chacun espère.
Angelika, quant à elle, vit seule depuis sept ans, maintenant. N’est-il pas temps qu’elle rencontre à nouveau quelqu’un ? Un soir, elle croise le regard d’un homme mystérieux qui dégage un charme fou et qu’elle va surnommer Arsène Lupin…

Critique : Anna Jansson a du talent et quand elle décide de sortir du genre que l’on lui connaît comme le policier et qu’elle part faire une comédie romantique le lecteur est entrainé dans un enchantement littéraireÀ travers ce livre on entre dans ce salon où les taciturnes, les querelleurs, les frondeurs, les désespérés, les écorchés débarquent avec des idées de carré, de frange, de permanente, de couleur… et tous en viennent à dévoiler leur vie . L’univers du personnage principal qu’est Angelika est originale et a défaut que l’on peut y penser l’histoire n’est pas une simple succession de chroniques amoureuses, de bons sentiments. L’auteur y ajoute du suspense et une intrigue policière qui se fond dans une série de malentendus assez cocasses qui sont franchement déjantés, où l’on ne peut se retenir de rire.
Uns superbe lecture légère, pleine d’humour, des personnages singuliers et attachants, de l’émotion, beaucoup de fantaisie;
Un beau livre qui se lit d’une traite et on y attend avec impatience la suite.

Note : 9/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Robert Laffont (14 avril 2016)

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Hors cadre de Stefan Ahnhem

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre. Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Critique : Un thriller mystérieux avec une ambiance glauque où un tueur inconnu s’en prenden prends à une classe entière, un policier, ancien élève de cette fameuse classe maudite impliqué dans l’enquête, des secrets, des fausses pistes…voici un livre rempli de suspense.
Le personnage principal qu’est Fabien Risk, un policier qui vient s’installer dans la ville d’avec sa femme et ses enfants, il va s’apercevoir que l’enquête que l’on lui donne va le toucher de plus prés. C’est un roman addictif et l’on veut absolument ce besoin connaitre la fin. L’histoire offre plusieurs points de vu ce qui nous permet de suivre et apprendre à connaitre plusieurs personnages à la fois et surtout le point de vue du tueur ce que l’auteur s’amuse à nous amener sur de fausse piste et jouer avec le lecteur . Toute la mise en scène est bien orchestrée avec une écriture fluide, des chapitres sont courts et un dénouement auquel on ne s’attend pas et auquel le personnage principal nous entraine avec son équipe afin de démasquer le meurtrier.
Voici un très bon thriller avec une intrigue prenante. À lire !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 576 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (30 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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