REVIEW LEGO Super Mario : le test du nouveau concept LEGO x Nintendo

Quand Nintendo rencontre LEGO : regardons aujourd’hui de plus près la gamme LEGO Super Mario et son concept très particulier qui tente de transposer dans le vrai monde la mécanique vidéo-ludique d’un jeu qui fête ses 35 ans cette année.

REVIEW LEGO Super Mario


Video :

Le concept LEGO Super Mario

Pour ceux qui ont suivi un minimum, le concept est très simple : une figurine cubique interactive de Super Mario, un niveau à assembler avec un début et une fin, des ennemis et des bonus. Et l’objectif est de terminer le niveau en moins d’une minute (plus éventuel bonus de temps) tout en ramassant un maximum de pièces.

Toute la gamme s’articule autour du pack de démarrage 71360 Adventures with Mario (59,99€), puisque c’est le seul set qui contient Mario, mais aussi car c’est la seule boite où on obtient les pièces à scanner pour le départ et la fin du niveau. Bref, sans ce starter pack, impossible de vraiment jouer.

LEGO Super Mario 71360 starter pack

Pour continuer le parallèle avec le jeu vidéo, cette gamme LEGO Super Mario me fait penser à une logique de DLC : on paie un premier jeu (le pack de démarrage) puis on doit ressortir le portefeuille pour rajouter du contenu additionnel (les extensions ou les costumes avec des pouvoirs spéciaux). Sauf que là, le pack de démarrage tient plutôt de la démo qui permet d’offrir un premier aperçu de l’expérience de jeu pour motiver le joueur à enrichir ce niveau de départ avec les packs d’extension.

Je me demande d’ailleurs si LEGO a balancé tout d’un coup, ou si ils prévoient une seconde vague d’extensions dans quelques mois. J’ai l’impression qu’ils ont quand même déjà balayé assez large ici, même si il reste encore pas mal de personnages qui pourraient venir jouer les guest stars.

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Concrètement, sans forcément acheter toute la gamme (580€ tout de même !), il faut clairement acheter plusieurs boites pour commencer à avoir une vraie expérience de ce que LEGO a voulu créer ici. Pour avoir quelques méchants différents à combattre et varier les techniques de progression.

Bref, il y a quand même un investissement à prévoir, difficile de se contenter uniquement du Starter Pack ci-dessous même si on sent que LEGO a essayé d’y mettre assez de variété pour pouvoir tester la figurine et avoir envie de compléter tout ça.

LEGO Super Mario Starter Pack

Au passage, il est presque dommage que les codes-barres de début et de fin de niveau ne soient disponibles que dans le pack de démarrage : cela ne permet pas de concevoir plusieurs niveaux en parallèle, alors que quelqu’un qui investit dans plusieurs extensions ou s’amuse avec son stock pourrait vouloir créer plusieurs niveaux sans avoir besoin de venir mettre ces pièces à chaque fois. D’autant plus que si on met bout à bout toutes les extensions, le niveau obtenu est impressionnant… et irréalisable en moins de 60 secondes à moins de sauter certaines portions. Certains diront que c’est volontaire, et qu’ainsi cela laisse plusieurs options possibles pour traverser le niveau et amasser des pièces.


L’appli

Cette gamme LEGO Super Mario nécessite un smartphone ou une tablette (Android ou iOS). Et comme d’habitude un modèle récent (cf. le guide de compatibilité sur le site LEGO).

LEGO Super Mario app 3

L’application sert en fait à plusieurs choses :

  • A construire les sets, parce qu’il n’y a pas d’instructions au format papier.
  • A comprendre les règles et mécaniques de jeu via des petites vidéos plutôt bien réalisées.
  • A synchroniser Mario quand on achète une nouvelle extension (en scannant un élément particulier).
  • A mettre à jour le firmware de Mario
  • A accéder à des challenges hebdomadaires
  • A prendre en photo ses propres niveaux, ce qui permet d’enregistrer ses scores et de poster tout ça sur LEGO Life si on veut. Il n’y a pas de leaderboard avec un classement mondial des meilleurs scores, puisque chacun peut faire le niveau qu’il veut et que cela ne veut donc rien dire ici.

LEGO Super Mario app LEGO Super Mario app bluetooth LEGO Super Mario app update LEGO Super Mario app sets LEGO Super Mario app 1 LEGO Super Mario app 2 LEGO Super Mario app tuto 2 LEGO Super Mario app tuto

Concernant l’absence de notice au format papier, c’est pour moi un gros point noir. Ce n’est pas la qualité de l’application qui pose problème : elle est plutôt bien faite, avec notamment la possibilité à chaque étape de tourner tout autour de la construction pour bien voir où mettre la nouvelle pièce. Mais il est frustrant de devoir se coller le nez à l’écran du téléphone pour construire son set : ce que j’apprécie dans le LEGO, c’est justement aussi de pouvoir décrocher mon nez des écrans.

Et pour les parents, cela veut dire qu’il faut fournir dès le montage la tablette ou le smartphone. Sans compter que cela bride très fortement la vitesse de la phase d’assemblage : avec une notice papier, on peut d’un coup d’œil regarder plusieurs étapes d’un coup pour voir où on va, voire griller des étapes quand on est sur des constructions basiques comme souvent ici. Avec l’application, c’est beaucoup plus laborieux puisqu’il faut à chaque fois revenir appuyer sur l’écran pour passer à l’étape suivante (et si on doit revenir en arrière parce qu’on veut vérifier quelque chose, il faut donc repasser par toutes les étapes…).

LEGO Super Mario app instructions

Et je pense à ceux qui ne vont acheter les sets que pour récupérer les personnages : ils seront quand même obligés de télécharger l’application pour pouvoir accéder aux notices (sauf si LEGO met plus tard en ligne des notices PDF ?). Il n’est heureusement pas nécessaire d’avoir la figurine de Mario pour accéder à l’application et aux instructions, on peut la lancer sans jamais connecter la figurine (même si il ne sera alors pas possible d’ajouter des sets à sa collection, puisqu’il faut justement scanner une pièce précise à chaque fois pour ça).

Contrairement à la gamme Hidden Side (qui va sortir bientôt du catalogue LEGO, le succès n’était visiblement pas au rendez-vous), l’interactivité avec l’application n’est pas totale ici. Quand on lance une partie, l’application affiche simplement un écran noir car LEGO veut que ce soit le joueur qui devienne le centre de l’attention. C’est voulu, il n’y a alors que le mini écran de Mario qui va afficher quelques informations sur ce qui se passe. On ne peut donc pas regarder une évolution virtuelle du joueur sur l’app, ou même un gros tableau de bord avec l’évolution du nombre de pièces ou les méchants qu’on élimine (même si on a ensuite un récap dans l’app).

Je ne peux m’empêcher de trouver ça dommage, je suis sûr qu’il aurait été possible d’afficher quelque chose d’intéressant sur l’écran de l’application. Pas sûr que cela change dans une future mise à jour.

Un point intéressant à noter : il est tout à fait possible de jouer sans connecter Mario à l’application ! Le compte-à-rebours se lance quand on pose Mario sur le point de départ, on peut donc faire le niveau jusqu’au bout (ou jusqu’à la fin du chrono), et l’écran sur le ventre de Mario affichera à la fin le nombre de pièces obtenues. C’est plutôt une bonne nouvelle, cela veut dire que les enfants peuvent s’amuser avec la gamme indépendamment du smartphone ou de la tablette.

LEGO Super Mario app game LEGO Super Mario app game 2

LEGO Super Mario app end

Comme d’habitude avec ce genre de gamme interactive, une interrogation majeure se présente tout de suite : combien de temps LEGO assurera-t-il le suivi de l’application ? Est-ce qu’il sera encore possible de la télécharger et de la faire fonctionner dans 10 ans ? Est-ce que cela marchera encore sur les smartphones qui sortiront dans 15 ans ou faudra-t-il garder un vieux téléphone dans un tiroir ?

Si LEGO aime mettre en avant que même vos petits-enfants pourront encore jouer avec vos sets grâce au super clutch power qui sera toujours là dans un siècle, ce n’est plus tout à fait la même histoire quand on commence à mettre de la technologie dedans…


Super Mario Bros

Coup d’œil sur la figurine de Mario, et son design très particulier lié notamment à toute l’électronique embarquée. Il n’est donc disponible que dans le Starter Pack 71360 Adventures with Mario, et on ne peut pas l’acheter à l’unité.

LEGO Super Mario

Bon, c’est un style… J’imagine que le design quasi cubique est volontaire, pour pouvoir faire passer plus facilement le design cubique des autres personnages. Et… c’est probablement plutôt une bonne idée au fond. Parce que si ils avaient fait un look tout en rondeurs à Mario, cela aurait franchement dénoté avec le reste. Et si LEGO avait dû créer des nouveaux moules ronds sur mesure pour tous les autres personnages aussi, cela aurait plutôt commencé à ressembler à une collection Kinder Surprise ou Happy Meal.

Si on déshabille Mario, voici à quoi il ressemble. LEGO utilise des round tiles 1×1 pour les oreilles et les boutons de la salopette, sacrée expérience de construction !

LEGO Super Mario Bros LEGO Super Mario Bros

Mario peut aussi être rhabillé avec différentes tenues grâce aux Power-Up Packs commercialisés 9,99€ pièce. Ces Power Up packs ne contiennent pas la figurine, mais juste la salopette et la casquette, et quelques pièces supplémentaires histoire de justifier le logo LEGO sur la boite. La figurine détecte automatiquement quelle tenue porte Mario, c’est bien pensé.

LEGO Super Mario power-up packs

Chaque costume débloque un pouvoir spécial : lancer des boules de feu (d’une certaine façon), voler, escalader les murs, ou casser des briques en tapant dessus. Ce qui permet de se débarrasser plus facilement des ennemis ou de gagner davantage de pièces.

LEGO Super Mario Power Up Packs

Mario fonctionne avec deux piles AAA (non fournies, et il faut aussi prévoir un petit tournevis), il n’y a pas de batterie à recharger par USB par exemple. Vu la vitesse à laquelle mes piles se sont vidées, pas sûr que ce soit très écolo.

Il n’y a malheureusement pas moyen de savoir où en sont les piles, donc mieux vaut en avoir quelques unes sous le coude au cas où. Lorsque les piles arrivent sur leur fin, la figurine prévient, mais c’est vraiment au dernier moment : quelques minutes plus tard, mes piles étaient complètement à plat et la figurine ne pouvait même plus s’allumer. Il serait intéressant de pouvoir savoir où en sont les piles via l’application.

Avis aux collectionneurs de figurines LEGO et/ou de Super Mario qui s’imaginaient déjà exposer Mario dans un cadre ou sur une étagère : quand il est éteint, les yeux et la bouche sont noirs. Un peu flippant et pas super esthétique à exposer.

LEGO Super Mario battery LEGO Super Mario

Les écrans présents pour les yeux et la bouche offrent un certain nombre d’expressions en fonction de ce qui se passe dans la partie, et le haut-parleur intégré rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont déjà joué au moins une fois à Mario : musique, bruitages, compte-à-rebours, petits cris de Mario, Nintendo a visiblement fourni tout ce qu’il fallait à LEGO. Et l’écran sur le ventre affiche différentes infos, avec ici aussi de jolies petites animations parfaitement cohérentes avec le jeu vidéo d’origine. Vous pouvez voir tout ça dans ma vidéo un peu plus bas.

Bref, sur ce point, on sent un gros travail avec les équipes Nintendo pour proposer un produit qui respecte le jeu vidéo dont il s’inspire. Qu’on accroche ou non au concept, LEGO n’a pas traité le sujet à la légère et a bien soigné cette partie là. Ou bien Nintendo n’a laissé que peu de marge de manœuvre à LEGO pour s’assurer que ce Mario en plastique serait à la hauteur.

En plus du capteur de mouvement à l’intérieur qui permet à la figurine de comprendre comment on la manipule, un capteur sous les pieds éclaire et interprète le terrain en fonction de sa couleur (vert pour l’herbe, jaune pour le sable, bleu pour l’eau, rouge pour la lave) et permet de lire les codes-barres présents à différents endroits du niveau.

LEGO Super Mario LEGO Super Mario

Et des codes-barres, il y en a vraiment partout : points de départ et d’arrivée, méchants à battre en leur sautant dessus comme dans le jeu vidéo, pièces et bonus à récolter, codes-barres pour aller discuter avec Yoshi ou Toad, ou pour identifier les éléments spécifiques de jouabilité des niveaux (le nuage pour voler, le tourniquet, la bascule avec les plantes carnivores, le boss de fin, etc…).

LEGO Super Mario codes-barres

Puisqu’on en parle : les codes-barres ne sont pas tampographiés, il s’agit de stickers préappliqués, plus épais que les stickers habituels.

Compte-tenu de l’usure des pièces si on tape dessus régulièrement avec la figurine de Mario, la durée de vie des pièces tampographiées ou des stickers habituels était visiblement insuffisante. Sans compter le risque d’erreur si l’acheteur se trompe de sticker à coller. Ou si il les colle mal et/ou avec de gros doigts gras. Bref, si le code-barres n’est plus lisible, il n’y a logiquement plus d’interaction avec Mario et l’expérience de jeu en prend un sacré coup. Au moins, avec ces stickers pré-collés et plus résistants que d’habitude, le risque est un peu réduit.

LEGO Super Mario codes-barres

Et si vous avez vu l’annonce du nouveau set 71374 LEGO Nintendo Entertainment System avec sa reproduction de la console NES mythique, vous aurez remarqué que la figurine de Mario est aussi prévue pour fonctionner avec : un code-barres sur le dessus du téléviseur vintage permet d’utiliser le haut-parleur de la figurine pour jouer la musique du jeu vidéo.

LEGO 71374 Nintendo Entertainment System NES


Le jeu

Pas besoin d’avoir déjà joué à Mario pour comprendre le concept (même si ça aide un peu). Sur le papier, c’est donc très simple : aller d’un point A à un point B en moins d’une minute (ou un peu plus avec des bonus de temps) sans mourir et en récoltant un maximum de pièces.

Here we gooooo!

LEGO Super Mario start

Le jeu est purement solo : si on veut jouer à plusieurs, chacun attend son tour. Il n’est pas prévu aujourd’hui de pouvoir jouer avec plusieurs figurines interactives en même temps, ni de connecter plusieurs appareils pour organiser une compétition locale. Et regarder quelqu’un faire un niveau, c’est marrant quelques fois, mais voilà.

Visuellement, l’univers est bien respecté, c’est bien travaillé, les niveaux sont colorés, LEGO a introduit plein de nouvelles pièces qui feront plaisir aux MOCeurs. Côté expérience de montage, on est souvent à la limite du set 4+, c’est vraiment très facile à monter, le principal frein est finalement de devoir utiliser l’application pour les instructions plutôt qu’une vraie notice papier.

LEGO Super Mario extensions

Pouvoir construire ses propres niveaux plaira à certains, c’est justement toute la base de jeux comme Super Mario Maker. Et le côté modulaire des sets rend justement très facile la modification des niveaux : sur le visuel ci-dessus, LEGO a combiné quatre sets en les mettant bout à bout, mais il n’y a aucune obligation de garder une extension comme un tout indissociable. On peut répartir les différents éléments un peu partout comme on veut.

Avec quelques boites, on se retrouve rapidement avec beaucoup d’éléments qu’il suffira ensuite de relier par des plates de différentes longueur pour tracer le chemin (LEGO en fournit à chaque fois un certain nombre avec chaque extension, pour pouvoir varier les dispositions). Amusant, mais il faut de la place, ça n’est clairement pas un jeu auquel on peut jouer juste sur un coin de table.

Le principal inconvénient de ce côté très modulaire, c’est pour déplacer un niveau : il n’y a pas de plaque de base ou de base suffisamment rigide pour pouvoir tout transporter d’un coup facilement.

LEGO Super Mario segments

Ceux qui ont l’habitude des éditeurs de niveaux dans les jeux vidéos pourront toutefois se sentir limités : dans un jeu vidéo, on peut généralement partir dans des délires assez marrants, alors qu’on reste ici contraint par les briques dont on dispose vraiment. Même si il est tout à fait possible d’étendre aussi les niveaux avec son propre stock de pièces pour ajouter de la longueur ou des pièges.

Pour habiter les niveaux, on retrouve une grande variété de personnages importants de l’univers Mario, et c’est presque finalement ce qu’il y a de plus intéressant. La petite photo de famille ci-dessous vous donne un aperçu des différents méchants logiquement disséminés un peu dans toutes les boites, chacun dans son élément.

LEGO Mario villains

Ces personnages reprennent globalement un design un peu cubique, et là encore tout est tampographié. Plutôt fun, c’est clairement ce que j’ai préféré construire.

En plus des personnages présents dans les différents niveaux, LEGO a prévu dix petits personnages supplémentaires à collectionner dans des sachets du même type que les séries de minifigs à collectionner. Là aussi un code-barres permettra à Mario de venir se débarrasser du personnage pour récolter une pièce supplémentaire.

LEGO Super Mario 71361

Les dix personnages à collectionner sont un Paragoomba, un Fuzzy, un Hériss, un Bruyinsecte, un Bill Balle, un Bob-omb, un Eep Cheep, un Bloups, un Oursin et un Paltrak. Ou pour ceux qui préfèrent la VO : Paragoomba, Fuzzy, Spiny, Buzzy Beetle, Bullet Bill, Bob-omb, Eep Cheep, Blooper, Urchin et Peepa.

Vu les pièces présentes, il ne devrait pas être trop difficile d’identifier le contenu à travers les sachets.

LEGO Super Mario 71361

On retrouve aussi, comme dans le jeu vidéo, des Mystery Box qui permettent d’obtenir soit du temps supplémentaire (Extra time, 15 secondes), soit une vie en plus (1UP), soit l’invincibilité (Super Star, 15 secondes). Ou bien une pièce.

LEGO Yoshi

 

Je m’interroge davantage sur la durée de vie du jeu : à mes yeux le principal problème du concept… c’est le concept. L’expérience de jeu manque d’un vrai enjeu aux parties : construire un niveau et le parcourir en moins d’une minute, c’est (au mieux) amusant quelques heures ou quelques jours, mais ça manque clairement de challenge.

Et puis comme je le disais plus haut, l’expérience de jeu dépend aussi beaucoup des sets dont on disposera pour jouer. Le Starter pack devrait se vendre facilement, puisque de toute façon il n’y a pas le choix, c’est le seul moyen d’obtenir Mario. Mais la facture grimpe ensuite assez vite si on commence à rajouter des extensions, et je ne suis pas sûr que dépenser plusieurs centaines d’euros dans cette gamme apporte le même niveau de jeu que dans d’autres gammes. Sans compter la place que ça prend. Que ce soit sur le ratio jouabilité / prix investi, ou le ratio jouabilité / place occupée, cette gamme me semble plutôt être dans le bas du classement de ce que LEGO sait proposer.


Et en pratique, c’est bien ?

J’ai profité d’un week-end entre amis pour tester et faire tester le jeu : les adultes (AFOLs ou non) n’ont pas trop compris ce que LEGO était venu faire ici, et étaient surtout amusés de retrouver au format LEGO des personnages cultes de l’univers Mario.

Je suis d’ailleurs persuadé que beaucoup n’achèteront certaines extensions que pour les personnages qu’ils contiennent (le pack 71367 Mario’s House & Yoshi Expansion Set (29,99€) avec Yoshi devrait plutôt bien fonctionner pour cette raison). Je vous ferai un focus dans un prochain article sur tous les personnages qu’on retrouve dans cette gamme LEGO Super Mario.

LEGO Super Mario

Sur le jeu en lui-même, personne n’a donc vraiment été emballé. J’ai beau être fan de LEGO et fan de Mario, je n’ai personnellement pas du tout accroché à l’expérience de jeu proposée ici. Autant cela m’a amusé de construire les personnages et certains niveaux, autant l’expérience interactive qui transpose en LEGO le principe du jeu vidéo ne me parle absolument pas, je n’arrive pas à y trouver un intérêt ou un réel challenge une fois la phase de découverte passée.

Certains passages de certains niveaux sont plutôt réussis dans leur mécanique de jeu, là aussi les designers n’ont pas démérité, mais j’espère que LEGO trouvera une façon de cadrer un peu mieux les règles du jeu pour rendre tout ça plus intéressant.

Le regard des (jeunes) enfants était forcément assez différent de celui des adultes : ils ont plutôt bien joué avec la figurine de Mario et se sont amusés à changer les niveaux ou taper sur les méchants, même si là aussi la hype de la nouveauté retombe assez vite. Fun fact : j’ai surpris les plus petits à jouer presque de la même façon avec la figurine éteinte ou allumée, que la figurine soit interactive ou non ne changeait pas grand chose pour eux.

L’objectif de collecter des pièces a fini aussi par lasser les enfants, puisque “ça ne sert à rien en fait”. Effectivement, ça permet de départager ceux qui sont arrivés au bout du niveau pour déterminer le gagnant, mais c’est tout. Et on a senti qu’ils regrettaient que finalement il ne se passe pas davantage de choses avec l’application, le smartphone les intéressait plus que les briques.

Si il y a un point qui a amusé les enfants, c’est le principe de pouvoir taper avec un bonhomme sur d’autres trucs (surtout avec les bruitages de la figurine en parallèle). Visiblement, c’est toujours cool de taper sur des trucs, surtout quand pour une fois c’est carrément LEGO qui dit qu’il faut le faire. Ce qui m’amène quand même une question : combien de temps l’électronique embarquée dans Mario survivra à tous ces chocs ? Les enfants n’y vont quand même pas de main morte… Bientôt un nouveau motif d’appels au Service Client LEGO ?

LEGO Super Mario smartphone

D’ailleurs, les niveaux qui ont eu le plus de succès étaient ceux avec des éléments mobiles ou à taper, par exemple le niveau 71363 Desert Pokey Expansion Set (19,99€) avec son marteau pour venir dégager bloc par bloc le Pokey, ou la balançoire 71365 Piranha Plant Power Slide Expansion Set (29,99€).

Le gros château de Bowser 71369 Bowser’s Castle Boss Battle Expansion Set (99,99€) permet surtout d’obtenir le grand méchant. Si l’extension est plutôt de bonne taille, je suis moins convaincu par la mécanique de jeu, ça n’est pas forcément la plus réussie de la gamme.

Bref, cela m’a confirmé de mon côté que LEGO aurait fait un carton avec juste des personnages ou des niveaux à construire sans forcément rajouter cette surcouche d’interactivité, même si on sent qu’ils ont vraiment très bien travaillé le concept, notamment du côté technique.

LEGO Super Mario Bowser LEGO Super Mario Bowser


Verdict

En synthèse, vous aurez compris qu’il y a un sacré boulot sur la conception de cette gamme LEGO Super Mario : les marqueurs de l’univers Super Mario sont bien là, il y a un plaisir certain à assembler les principaux personnages, les animations et sons sont exactement ce qu’on peut attendre de Mario, techniquement l’application et la figurine fonctionnent parfaitement, et on y trouve de la couleur, aucun sticker à coller, et des idées intéressantes. Ça n’a clairement pas été bâclé, LEGO ne s’est pas contenté d’un truc basique en se disant que le combo Nintendo / Mario / LEGO suffirait à faire vendre.

Mais fallait-il essayer de transposer dans l’univers LEGO la mécanique du jeu vidéo ? Si l’expérience pourra éventuellement amuser un peu les plus jeunes, pour les autres le challenge et l’intérêt s’essoufflent rapidement, sans parler de l’investissement et de la place nécessaires pour pouvoir vraiment profiter de l’univers proposé par LEGO. Je reste convaincu que LEGO aurait fait un carton sans rajouter cette surcouche d’interactivité qui manque clairement de challenge pour retrouver ce qui fait le sel du jeu vidéo.

Les adultes nostalgiques de l’époque NES et les fans de rétrogaming se consoler avec la superbe console 71374 LEGO Nintendo Entertainment System qui sortira également le 1er août prochain. Et j’espère que l’histoire ne s’arrêtera pas là et que nous aurons droit à d’autres produits Super Mario, et plus largement Nintendo. Il y a encore un vrai potentiel et de la place pour proposer autre chose !

Retrouvez cette gamme LEGO Super Mario sur la boutique en ligne et en LEGO Store dès le 1er août prochain

Interview Melissa MARS: Carrière ,inspirations , les réseaux sociaux, etc.

Melissa Mars m’a accordé une interview exclusive autour de son métier de chanteuse et d’actrice. Nous avons parlé de ses débuts, la musique, de films et bien d’autres.

Melissa Mars:
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L’Abominable de Dan SIMMONS| 17 octobre 2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.

Achat du livre : https://amzn.to/2NMlr6C

Chronique : J’adore le travail de Simmons. Hyperion est parmi mes préférés. Je suis particulièrement impressionné par son souci du détail ; sa capacité à transformer de grandes quantités de connaissances techniques en une histoire est impressionnante.

Simmons présente une vision vivante et nette de l’ascension, mais le véritable protagoniste est l’Everest : « Les pentes verticales abruptes des pentes abruptes des vents glaciaux, des linceuls nuageux, des brumes et des mythes abandonneront lentement ses mystères mortels à une autre équipe – qui, dans leur désir de conquérir Sa Majesté – pourrait être trop mal équipée pour faire face à ses dangers.
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Après un début lent, l’action tant attendue a été bien accueillie, le cœur battant à un rythme effréné et rapide. Là-haut, alors que les alpinistes faisaient l’expérience d’horribles découvertes inattendues et de sensations fortes, le lecteur était momentanément à bout de souffle. La question perplexe entourant la disparition de Percival était une tournure intrigante (quoique pas tout à fait surprenante étant donné l’époque à laquelle tout cela s’est produit).

Étant un fan de fiction surnaturelle, ma seule petite bête noire était la publicité trompeuse de ce conte comme étant surnaturel et dans ce livre il a plutôt choisi d’utiliser la métaphore abominable d’un monstre d’un autre genre.

Néanmoins, si vous pouvez contourner cet aspect du livre, il faut dire que la dernière partie du roman est excitante et très bien écrite. L’abominable est un livre qui fonctionne brillamment la plupart du temps. Il ne fait aucun doute qu’il est bien écrit, captivant et passionnant ,il est peut-être trop lent, trop complexe et trop complexe pour certains. C’est un pendant intéressant de la Terreur.

C’est détaillé, c’est habilement fait et pourtant…. ce n’est pas parfait, et à mon avis, certains aspects peuvent ennuyer énormément le lecteur. Il y a beaucoup à gagner et à apprécier en lisant L’abominable, mais je soupçonne qu’il y a des aspects que certains lecteurs n’aimeront pas et que certains pourraient considérer comme controversés.

Note 8,5/10

  • Broché : 660 pages
  • Editeur : Robert Laffont (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 222121868X
  • ISBN-13 : 978-2221218686

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Le Jeu du Chuchoteur de Donato Carrisi | 2 octobre 2019

En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Autour de leur maison, un homme à capuche qui rôde. La police n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage: du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

Achat du livre : https://amzn.to/2JWDVQz

Chronique : Après le finale plein d’adrénaline et surprenante du tome précédent Maria Elena Vasquez démissionne et décide de devenir mère, abandonnant son travail dans les limbes. Pour la première fois, elle a mis sa fille Alice devant ce qui était sa mission : retrouver les personnes disparues. Maintenant, Elle vit au bord d’un lac, essayant d’avoir une vie normale. Mais l’obscurité qu’elle a toujours ressentie en la cherchant, ne veut pas la laisser partir, et l’arrivée de Johanna Shutton, brise son calme la ramène au pire de ses cauchemars.

Elle verra Mila se lancer dans une course folle contre la montre, en compagnie d’une vieille amie qui ne refuse pas son aide. Et encore une fois, les ténèbres engloutissent le lecteur, lui faisant croire ce qu’il n’est pas, et lui donnant l’illusion d’avoir compris de découvrir alors, après quelques pages, que rien n’est comme il paraît, car…..

Commencer à lire un livre de Carrisi, c’est comme monter sur un siège de montagnes russes et commencer une folle aventure, dans laquelle vous ne pouvez pas prédire où vous finirez, et quels virages vous prendrez. Une fois de plus, nous suivrons Mila dans une enquête quelque peu surréaliste, qui nous mènera dans un monde sans règles, où tous les désirs les plus pervers peuvent être satisfaits, où il n’y a ni loi ni punition, rencontrant des personnages incroyablement caractérisés qui restent longtemps gravés dans l’esprit du lecteur.

Mais c’est le personnage de Mila qui frappe le plus pour le meilleur et pour le pire. Son alexithymie la rend extrêmement originale et sert d’excuse à plusieurs de ses attitudes vraiment incroyables. Sa folle curiosité qui la met en danger et son incapacité à évaluer soigneusement les risques auxquels elle est confrontée, sont des aspects qui finissent par l’isoler de ses amis, mais qui lui permettent presque toujours de garder le sang froid nécessaire pour relier des lambeaux d’indices. Sa force, véritable talon d’Achille, est son désir de savoir et cette pathologie qui ne lui permet pas de ressentir des émotions.

Mais il y a un prix à payer. Le manque d’empathie était une affinité dangereuse avec les monstres qui se nourrissent de la souffrance de leurs victimes sans pouvoir avoir pitié d’elles.
Je veux voir ce qu’il y a derrière le rideau, regarder le magicien dans les yeux et démasquer le tour.

Ici, pour la première fois, nous commençons à mieux connaître Alice, un personnage qui semble destiné à avoir de plus en plus de profondeur, et sur qui pèse l’ombre de ce père qui est si important pour elle, mais qui en réalité ne l’a jamais vraiment connue.

Carrisi est un écrivain incroyablement talentueux, capable de tisser des intrigues extraordinairement complexes, qui captivent jusqu’à la dernière page. Ses fins alors, qui ouvrent toujours de nouvelles lueurs nous laissent avec le désir de découvrir ce qui n’est pas encore arrivé, parce que le mal ne peut pas être arrêté, il y’a toujours quelqu’un qui attend pour frapper dans l’ombre. Pour chaque question à laquelle on répond, il y en a d’autres qui attendent des explications.

C’était un livre que j’ai lu sans pouvoir le clore jusqu’à la fin, et cela m’a vraiment donné des émotions fortes. Il peut être lu comme Autonome mais après avoir lu les précédents, il permet une vue d’ensemble beaucoup plus articulée et détaillée, offrant une expérience de lecture beaucoup plus complète et intéressante, qui ne peut échapper à ceux qui aiment le genre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 380 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (2 octobre 2019)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702166776

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Série audio écrite par Victor Bonnefoy @inthepanda avec Raphaël Personnaz

Cette série de huit épisodes, écrite par Victor Bonnefoy, suit le parcours d’un fonctionnaire zélé d’un État totalitaire, un tortionnaire mental interrogeant les opposants au régime, incarné par Raphaël Personnaz. Au casting également : Virginie Ledoyen, Thibault de Montalembert, Alix Poisson…

Lien de la série : https://open.spotify.com/show/4eG0p1ECR2jxiMAg9YGJaE?si=ozju9mEZT4iw2fMt1n8YaA

Critique : Dans la série L’employé, Raphaël Personnaz incarne un interrogateur zélé au service d’un État totalitaire où l’homosexualité, comme le fait de manifester, est sévèrement réprimée. Savoureux par sa portée politique et dérangeant par son actualité, L’employé est créé par le Youtube Inthepanda dit Victor Bonnefoy qui nous offre une petite pépite audio. Le casting, lui, est tout ce qu’il y a de plus cinématographique. L’auditeur entendra notamment, sans forcément les reconnaître, Thibault de Montalembert (Dix pour cent) et Garance Marillier (Grave). On vit grâce à la voix le début d’une longue et profonde descente dans la folie. Victor Bonnefoy nous entraine avec talent et nous fait ressentir chaque morceau de douleur, de désespoir qui déchire les personnages ainsi que de leurs pertes.Aucune erreur, aucune déviation, personne ne semble être au milieu d’une machination. C’est une bonne série, bien écrit et fraiche. l’auditeur ne va pas s’ennuyer. C’est bien écrit dans un monde de fous, sur un monde de fous. Bravo et quelle expérience..

Note : 9,5/10

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Cahier de Dessin Animé – Le Petit Nicolas (14 mars 2019) de Jean-jacques Sempé et Goscinny

A l’occasion des 60 ans du personnage phare de Goscinny et Sempé, les Éditions Animées lancent le premier Cahier de Dessin Animé Le Petit Nicolas.
Comment ça marche ? 1. Je colorie 2. Je prends en photo 3. Magique ! Ça s’anime !

16 dessins originaux de Sempé à colorier et à animer avec l’application BlinkBook
2 dessin animés complets à créer autour de deux histoires du Petit Nicolas : Le Bouillon et Le Football.
Le texte intégral des histoires de Goscinny reproduit dans le livre

Chronique : Si vous ou votre enfant en avez marre des coloriages, pourquoi ne pas se tourner vers le « cahier de dessin animé », une collection de livres publiée par les Éditions Animées, fondées en 2015 par Claire Faÿ . Ici le titre consacré au célèbre écolier : Le petit Nicolas, et l’expérience est réussie.

Le livre se présente dans un format à l’italienne afin de faciliter la procédure nécessaire à l’animation des dessins qui est très bien pensé pour le coloriage. Sur la page face au dessin, Le texte intégral de Goscinny.

Vient le moment que tout le monde attend, qui fait que l’on trépigne sur place : le moment de créer son dessin animé ! Il suffit pour cela de télécharger l’application gratuite BlinkBook, disponible pour iOS et Android. La configuration de l’application ne demande que quelques secondes, puisqu’elle implique simplement que l’utilisateur entre son nom, pour le générique du dessin animé, une fois celui-ci réalisé.

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La page d’accueil de l’application présente les différents ouvrages de la série des cahiers de dessin animé : il suffit de choisir le titre adéquat, puis le dessin correspondant à celui que l’on souhaite animer. L’appareil photo du smartphone ou de la tablette s’active, et l’utilisateur est invité à aligner les marques noires de l’écran avec celle du cahier.

Une fois la photo prise, une vidéo s’active, présentant le personnage en action, ici Le Bouillon et Nicolas, avec une voix off raconte le texte tel un dessin animé . La magie opère, sans difficulté technique : le dessin colorié s’affiche correctement, pour peu que la photo ait été bien prise.

Après la vidéo, on se rend bien compte que la technologie derrière l’animation est assez simple : la photographie est simplement plaquée sur la silhouette des personnages. Ce qui fait que l’on peut utiliser à peu près n’importe quelle photo pour autres illustrations.

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Le cahier Le Petit Nicolas propose 16 dessins originaux de Sempé, ainsi que le décor, pour un total de 2 grosse histoire: ce n’est pas forcément énorme, surtout que les vidéos durent peu de temps, mais l’aspect bien pensé est que chaque petit film comporte une petite scène que à chaque fois que l’on colorie on y ajoute du dessin ce qui incite donc à rejouer le film avec ces nouveaux éléments coloriés. Autant dire que colorier les personnages et le décor devrait bien occuper les petits et les grands.

Chaque scène pourra être photographiée à nouveau, avec de nouvelles couleurs si l’on a pensé à photocopier chaque dessin auparavant, ce qui est plutôt sympa pour les acheteurs.

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Même si nous avons rencontré quelques difficultés pour le faire, chaque vidéo peut être téléchargée ou partagée directement sur les réseaux sociaux. Tous les dessins sont signés par Sempé et restent assez simples pour faciliter leur usage au sein de l’appli. Pour conclure, l’expérience est simple, sympathique et devra faire passer du temps au coloriage pour grand et petit.

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Editions animées (14 mars 2019)
  • Collection : Cahier de dessin animé
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1094306246

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Les Pyjamasques / Un phénomène de société

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Lancée en septembre 2015 sur les chaînes Disney Channel et Disney Junior, la série américaine P.J. Masks s’est fait une place dans les Zouzous de France 5 dès décembre dernier sous le titre français de Pyjamasques. Réalisée en 3D par Christian de Vita (Gus) et Wilson Dos Santos (Les Lapins crétins), elle compte pour l’instant trois saison où les épisodes dur 13 minutes. A noter : l’originalité des décors urbains, avec des architectures complètement fantaisistes, un peu comme si les bâtiments étaient dessinés par des enfants. Seul dessin animé mettant en scène des super-héros d’âge pré-scolaire (4-7 ans), Pyjamasques défend, derrière son coté rigolo, des valeurs qui plaisent aussi aux parents : solidarité, esprit d’équipe, amitié…

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Ca parle de quoi ? 

De trois mini justiciers de 6 ans qui, après avoir enfilé leur pyjama, se transforment en super-héros et bénéficient, via divers gadgets, de pouvoirs extraordinaires. Le jour, Sacha, Amalya et Greg sont des enfants comme les autres.Le soir venu, ils deviennent  Yoyo, Bibou et Gluglu. Chacun a ses caractéristiques : Yoyo se métamorphose en chat et jouit  d’une ouïe hyper développée ainsi que d’une extrême agilité ; Bibou, qui vire hibou, vole et voit dans la nuit ; quant à Gluglu, c’est un serpent doté d’une force incroyable et d’un talent bien commode pour le camouflage. Nuit après nuit, les trois « Pyjamasques » doivent résoudre des mystères afin de traquer les méchants, Roméo, Sorceline et Ninjaka, qui sont aussi des marmots.

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Avant la série, des livres

A l’origine, Pyjamasques est une collection de livres pour enfants créée par l’auteur parisien Romuald Racioppo.  Romuald est né en 1976 à Paris et est très tôt pris d’une insatiable envie de dessiner et d’inventer des histoires. Son diplôme à l’école d’arts graphiques Estienne en poche, il réalise son autre « rêve de gosse » en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s’empêcher de revenir au dessin… Entre deux créations, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager. Il est l’auteur des Pyjamasques, trois super-héros débordant d’humour et d’imagination pour inspirer les petits. Succès immédiat ! Editée en France par Gallimard, la série s’est écoulée à 40 000 exemplaires depuis en 2007. A ce jour, elle compte 18 titres. C’est en 2013 qu’Olivier Dumont, directeur général d’Entertainment One Family, en a proposé une adaptation à Disney et à France Télévisions.

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La critique de la série

Une excellente surprise telle on aime à les découvrir que cette petite série charmante répondant au nom assez déroutant des Pyjamasques. Trois héros écoliers échangent la nuit venue leurs tenues d’élèves insoupçonnables contre celles de héros veillant à ce rien ni personne ne vienne semer le trouble sur la ville endormie. Or en cela, la tâche ne leur sera pas épargné : quand ce ne sont pas Roméo un petit génie bien guère méchant, hilarant à la James Bond, et ses plans de conquérir le monde, ou le présomptueux et narcissique Ninjaka à la tête d’une troupe délirante composée de  » Ninjas Zouaves  » (adorables) volant tout ce qui mettrait davantage sa valeur en exergue, voire Sorceline entendant bien y mettre son grain de baguette avec une nuée de papillons nocturnes, nos trois héros ont toujours du pain sur la planche et ce doivent de faire avec leurs qualités et leurs défauts du moment. Heureusement, même si tout n’est pas parfait, Biboux, Yoyo et Gluglu pourront toujours compter sur leur quartier général, leurs aptitudes ainsi que leur amitié pour se sortir du pétrin et ramener les choses dans le bon ordre.

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La critique des livres

La série des pyjamasques a tous les ingrédients pour plaire aux enfants : aventures, humour et rêve dans un monde qui ressemble au leur, et qui l’air de rien, aborde les préoccupations de leur quotidien dans un univers imaginaire et coloré.

MESSAGES

Groupe

Gestion d’une équipe. Trois petits héros qui ont tout intérêt à mettre leurs pouvoirs en commun plutôt que de travailler chacun pour soi.

Se décentrer

Ne pas être trop centré sur soi. Les soucis des petits héros proviennent surtout de leur difficulté à prêter, vouloir trop faire tout seul, ou se sentir le meilleur. On apprend ici que c’est bien de fonctionner avec l’autre. Accepter que l’autre ait des potentiels parfois mieux adaptés que soi. Réparer ses dégâts. Les petits héros ont parfois besoin de se sentir meilleurs que d’autres, on va leur apprendre que c’est mieux de fonctionner ensemble que d’être en compétition.

Monde scolaire

On nous montre des écoliers, cour de récréation, visite de musée, salle d’école. On montre juste l’environnement, mais on saisit que les enfants ont du plaisir à y être, c’est donc une subtile revalorisation de l’école.

Aider l’autre

Faire en sorte que le monde aille mieux et aider ses camarades de classe (soit individuellement soit pour arranger un problème global).

Ne pas dénigrer

Le méchant fait de vilaines choses, mais les héros ne vont pas le dénigrer, s’il perd à la fin, le but n’est pas de lui faire du mal ou de le rabaisser (après ce sont quand même des combats gentils contre méchants, on peut se demander si les petits ont besoin de cela).

Apprentissage

Amélioration personnelle. Quand on est un super-héros, on doit se montrer performant et faire en sorte de progresser dans la vie pour assumer sa responsabilité de héros. Un petit doit apprendre à mieux faire même s’il n’est pas un héros.

Motivation au combat

Avec des personnages qui sont contents de se mettre en action (ici l’action c’est quand même souvent le combat). On résout les problèmes en luttant contre l’ennemi (et sans vraiment le souci d’être trois contre un).

Autonomie

Vouloir faire les choses comme un grand (et en plus la nuit), on ne voit jamais aucune adulte. Force d’un petit. Des enfants ont des super pouvoirs qu’ils utilisent la nuit (vision nocturne, vitesse, voler, rafale d’air, sauter haut, être invisible). Fille forte. Il y a une fille aussi forte que les garçons dans l’équipe.

Animaux

Les trois héros ont des costumes proches du chat, du Gekko et Hibou, les potentiels qu’ils peuvent avoir sont en lien avec des spécificités de ces animaux.

Revalorisation des véhicules

Les héros ont parfois des véhicules de grands. Le chatbolide, un bolide qui fonce bien, l’astrohibou vole dans le ciel (et il faut mettre ses ceintures de sécurité).

Technologie

Beaucoup de matériel de science-fiction qui permet de choses incroyables (voler, sauter haut, ). Robot, véhicules spectaculaires.

Malversation

De petits méchants qui ont chacun leur motivation à faire le mal. Toute proportion gardée, ce sont des envies ou des attitudes que peuvent avoir les enfants. Vol. La méchante veut voler des jouets des magasins ou des cadeaux de Noël. Être imbu de soi-même. Se croire trop beau et remplir les livres de sa photo. Vouloir être le maître du monde. Se sentir le meilleur. Prendre les affaires des autres parce que l’on sait mieux que les autres.

Mises en danger

Petites tensions, les pyjamasques oeuvrent la nuit et seul. Mur qui se fissure, on voit que c’est un gant de boxe géant qui le démolit. Avoir deux amis piégés et devoir gérer les choses seules (les deux garçons sont ficelés par un robot qui s’est vite débarrassé d’eux, Bibou est jeté dans une poubelle, avec ensuite un combat avec le gros robot. Pendant que ses deux camarades sont emmaillotés dans des tapis, Yoyo préfère s’occuper des méchants, il ira à leur secours quand ils sont envoyés en bas d’une route à toute vitesse. Les papillons ont entouré Bluglu et Bibou, Yoyo ne pavient pas à gérer seul les choses). Poursuite, tomber d’un véhicule en marche, se faire éjecter par terre.

Complexité

Si les intrigues sont plutôt simples, ce n’est pas évident d’imaginer que les enfants puissent comprendre le message qui veut être transmis dans chaque épisode (ils risquent de surtout être attirés par les scènes d’action).

Malaise

Sorceline, une des méchantes de la série est une petite fille qui a clairement des problèmes familiaux, elle se retrouve seule à Noël, n’a jamais eu de cadeaux. On l’entend dire qu’un de ses soucis est de ne pas se retrouver entourée de personne. Les héros réalisent souvent qu’elle fait de la peine.

Étrangeté

Étrange de montrer que « les soucis, on les règle la nuit ». Des enfants qui osent sortir la nuit pour régler des problèmes (autant dire sans l’autorisation des parents). Ou alors c’est l’idée qu’avec son pyjama, on puisse rêver à devenir ce que l’on veut quand on fait dodo, ou que notre subconscient traite la nuit les choses que l’on a à régler le jour (certains ont l’idée que c’est une fonction des rêves).

Conclusion

Une série pour les petits qui veulent entrer dans le monde des super-héros. Les héros sont des enfants, et les supervilains aussi, autant dire que ce n’est pas trop stressant, c’est pensé pour les plus jeunes (aucun adulte méchant, aucune véritable malversation). Mais la série met le plus souvent une suite de confrontation combat entre un vilain et les trois héros. Il y a une fille dans la bande des super-héros, c’est malheureusement pas assez courant pour qu’on doive en être content. Il y a clairement des thèmes mis en avant dans chaque épisode (laisser le tour à l’autre. Ne pas se croire plus performant que l’autre. Travailler avec ses propres potentiels et ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Abandonner trop vite ce que l’on tente d’essayer. Rester zen. Ne pas bousculer l’autre), mais pas certain que l’enfant les saisissent vraiment, il risque d’être plus absorbé par les coups et autres rebondissements. Une série de combats pour les plus jeunes, finalement c’est au parent de décider si c’est ce qu’il veut proposer à son enfant.

Un grand merci à Gallimard jeunesse pour cet article de fond.

 

L’élixir magique (24 août 2017) de Alexandra Bernard et Rémy Tornior

Crée un super jeu vidéo avec Scratch, et apprends à programmer ! Un livre-atelier pour apprendre à programmer un super jeu vidéo,  » L’élixir magique « , avec le logiciel Scratch !
Un élixir magique qui te permettra de sauver ta famille est caché dans le château. Pour l’atteindre, résous des énigmes et affronte le magicien !

Chronique :  Scratch est un logiciel de programmation gratuit utilisé dans les écoles et collèges.
Grâce à ce logiciel, les enfants vont pouvoir créer des jeux : afficher les décors, positionner personnages et objets, gérer les interactions, créer score/compte à rebours…Ce guide de programmation est bien adapté aux enfants. L’enfant requiere évidement de l’aide, surtout pour ce concentrer, mais les textes permettent une autonomie de l’enfant. Les jeux sont relativement simples, mais suffisamment élaborés pour représenter un challenge. Les étapes permettent de progresser facilement en voyant les résultats.L’idéal est quand même d’installer Scratch et de le découvrir un peu avant de commencer. Sinon, il suffit de suivre pas à pas ce qui est décrit dans le livre. Alors oui, il faut surtout être patient et persévérant, et ne pas vouloir que ce soit fini avant de commencer, ce qui est souvent le problème ! Une belle découverte et de beaux défis !

Note : 9,5/10

  • Broché: 48 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (24 août 2017)
  • Collection : DOKEO FABLAB

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Le paradoxe de Fermi (8 juin 2017) de Jean-Pierre Boudine

Dans son repaire situé quelque part à l’est de l’arc alpin, Robert Poinsot écrit. Il raconte la crise systémique dont il a été témoin : d’abord le salaire qui n’arrive pas, les gens qui retirent leurs économies, qui s’organisent pour trouver de quoi manger, puis qui doivent fuir la violence des grandes villes et éviter les pilleurs sur les principaux axes routiers. Robert se souvient de sa fuite à Beauvais, de son séjour dans une communauté humaniste des bords de la mer Baltique et des événements qui l’ont ramené plus au sud, dans les Alpes. Quelque part dans le récit de sa difficile survie se trouve peut-être la solution au paradoxe de Fermi, à cette célèbre énigme scientifique : dans un univers aussi vaste que le nôtre, l’espèce humaine ne peut pas être la seule douée d’intelligence ; alors où sont les autres, où sont les traces radio de leur existence ? Jamais auparavant l’effondrement de notre civilisation ne fut décrit de façon plus réaliste.

Chronique : Ce livre est une science fiction qui explique un scénario possible de la fin de l’humanité après une méga crise financière mondiale, raconté par un survivant.
C’est un livre intéressant car assez précis et réaliste mais du coup très noir et pessimiste avertissement.
Le paradoxe de Fermi est l’absence de contact avec des civilisations extraterrestres alors que nous devrions avoir ces contacts depuis longtemps. Est-ce que l’explication est à chercher dans l’effondrement inévitable et très rapide de toute civilisation technologiquement avancée (maîtrise de l’atome)? Le texte est intégralement un journal et son auteur , le pense comme un legs à ceux qui le liront peut-être après sa mort . Il est donc le seul narrateur et il est convaincant ainsi que éloquent .
Certains paragraphes traitent de son douloureux et précaire présent de solitaire fragile et d’autres , traitent du passé , et ils nous racontent la fin , du monde que nous connaissons actuellement .
Son apocalypse est uniquement d’origine économique et notamment financière au départ .
Elle est radicale et planétaire et elle repose sur un enchaînement de causes qui est assez faible du point de vue de la crédibilité globale et enfin la géopolitique de cet univers est assez facile. Remarquablement écrit et documenté il est à lire absolument et la solution que donne l’auteur au fameux paradoxe fait froid dans le dos.

Note : 9,5/10 

 

  • Poche: 224 pages
  • Editeur : Folio (8 juin 2017)
  • Collection : Folio S

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Test Blu-ray : Divorce (31 mai 2017) avec Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church

Frances, une mère de famille new-yorkaise dans la force de l’âge, décide de « recommencer » sa vie avec l’aide de ses amies Dallas et Diane, et songe même au divorce. Mais son mari ne l’entend pas de cette façon.

Chronique : Une nouvelle série HBO est toujours un petit événement mais quand celle-ci est emmenée par Sarah Jessica Parker le petit événement devient grand. Pour signer son retour sur le petit écran, la star de Sex and City a choisi une show assez loin de celui qui l’a révélé il y a quelques années. Fini le glamour et les paillettes new yorkaises et bienvenu la mère de famille travailleuse, débordée et prisonnière d’un mariage dans lequel elle n’est pas heureuse. Divorce raconte le parcours d’un couple qui après de nombreuses années de mariage et deux enfants décident de se séparer. Un choix que font des millions de couples mais qui est pour la première fois le centre d’une émissions télé. Divorce n’est pas une comédie et s’approche plutôt du drame. Très différent de ce que nous propose les autres séries de la chaîne, Divorce est un ovni qui va diviser. Une excellente série américaine sur le divorce.  Beaucoup d’humour noir et grinçant à nous faire mourir comme dans le film la Guerre des Roses.

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Test Blu-Ray :

Image : Pour une série le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores .

Bonus : Côté Bonus, les commentaires audio de l’actrice Sarah Jessica Parker, Paul Simms (prod. exec.), Tom Sharpling et Adam Resnick sont très bon et vous feront redécouvrir la série.

 

  • Acteurs : Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Castillan (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Castillan, Allemand, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 31 mai 2017
  • Durée : 250 minutes

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