Te laisser partir (22 mars 2017) de Clare Mackintosh

Une mère accablée par la mort de son enfant. Un capitaine de police déterminé à lui faire justice, jonglant entre tensions familiales et obligations professionnelles.
Une femme fuyant son passé, résolue à construire une nouvelle vie.

Chronique : Très belle découverte que ce premier roman de Clare Mackintosh, si réussi qu’il ne présente pas les défauts habituels d’un premier roman. Un soir de pluie, Jacob, petit garçon de 5 ans, est renversé par une voiture et meurt dans les bras de sa mère alors que le chauffard prend la fuite sans même s’arrêter. Malgré l’implication de Ray et de Kate, les policiers chargés des investigations, l’enquête piétine pendant plusieurs semaines avant que d’être purement abandonnée… sauf par Kate, avec l’approbation de Ray, qui vérifie toutes les pistes pouvant conduire au meurtrier.
Impossible d’en dire plus au risque de gâcher le tempo incroyable de ce thriller et les rebondissements d’une intrigue qui nous empoigne et nous donne les mêmes émotions qu’un tour de montagnes russes !
Clare Mackintosh montre une maîtrise admirable pour ce premier roman à la construction magistrale qui nous fait passer sans heurt du paysage déchiqueté du Pays de Galles à l’intimité de la famille de Ray. L’écriture nous fait profondément ressentir chaque changement d’atmosphère et ce sentiment de frayeur, d’oppression qui s’amplifie à chaque retournement de situation jusqu’aux scènes finales scotchantes. Tordue à souhait l’auteur prend bien le lecteur aux tripes.n  Il n’y a pas que l’accident du début qui est pervers, manipulateur et violent mais sachez que le sujet abordé est très sérieux et malheureusement trop souvent tu. Il est pourtant bien réel et fait souvent beaucoup de dégâts. Son aspect psychologique d’ailleurs est fort bien traité ici.
c’est un premier roman surprenant et fort bien écrit qui restera dans les mémoires pour l’uppercut asséné en son milieu.

Note : 9,5/10

  • Editeur : Le Livre de Poche (22 mars 2017)
  • Collection : Policier / Thriller

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Échange Fatal (13 septembre 2017) de Shioban MacDonald

Pour les vacances de la Toussaint, Kate et Hazel décident d’échanger leurs domiciles. Kate est irlandaise et pense qu’une semaine à New York sera salvatrice pour son couple et sa famille, qui traversent des moments difficiles. Hazel vit à Manhattan et rêve de retourner à Limerick, sur les terres de son enfance, avec son mari et leurs deux enfants. Une manière aussi de tourner la page après l’agression dont elle a été victime. Mais les vacances idylliques virent au cauchemar. Le mari de Kate se montre étrangement distant tandis que Hazel a la désagréable impression d’être en permanence épiée. Quand s’ouvre ce roman, un coffre de voiture se referme. À l’intérieur, le cadavre d’une femme…

Chronique : Echange fatal amène le lecteur nous emmène au cœur de la vie de deux familles : Oscar et Hazel Harvey aux Etats-Unis et Mannix et Kate O’Brien en Irlande. Les deux couples et leurs enfants respectifs vivent des moments difficiles pour diverses raisons et décident de changer d’air lors des vacances d’octobre par le biais d’un échange de maisons -Hazel souhaitant revenir dans sa ville natale en Irlande et les O’Brien profitant de l’occasion unique de passer des vacances de rêve dans un appartement new-yorkais.
La narration alterne les points de vue des quatre adultes, dessinant ainsi peu à peu un tableau des non-dits, des secrets, des mensonges et des tensions dans les deux familles. Les événements nous sont présentés de telle sorte que ce qui nous parait évident ne le sera plus dans les chapitres suivants. Siobhan Macdonald jouit d’un grand œil pour le rythme et l’atmosphère, en explorant les thèmes du mariage et de la loyauté, des choses que nous gardons cachées et le coût du mensonge. Une très bonne lecture qui se lit avec plaisir.

Note : 8,5/10

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Archipel (13 septembre 2017)
  • Collection : Suspense

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De sel et de sang (30 août 2017) de Denise Mina

Le Loch Lomond est profond de plus d’un kilomètre et demi par endroits. Un jour, le corps d’une jeune femme remonte à la surface. Elle a été assassinée.
Pour mener l’enquête, l’inspectrice Alex Morrow se rend à Helensburgh, une petite bourgade tranquille de bord de mer. Mais les apparences sont trompeuses et elle découvre que la ville est un lieu où se côtoient cupidité, pouvoir et soif de vengeance. L’endroit idéal pour se débarrasser de quelqu’un.

Chronique :  Si vous cherchez quelque chose de différent dans le genre de mystère criminel, ne voulant pas lire sur un cortège de crimes horribles commis par des tueurs en série, mais une histoire humaniste à propos de la plupart des personnes moyennes prises dans des circonstances qui les détournent, alors vous êtes au bon endroit avec cette série. Ce qui rend différent, c’est le temps consacré aux criminels et leur développement en tant que personnages, le lecteur voit les choses dans leurs yeux en alternant des chapitres. L’auteur les traite en tant que personnes en trois dimensions, en leur donnant autant, sinon plus, le temps de la page que les détectives.  L’écriture, comme d’habitude, est très bonne avec des études de comportement habiles construites par phrase. Il n’y a pas de stéréotypes dans cette histoire qui est un soulagement rafraîchissant. C’était une mesure du talent de l’auteur qu’elle était capable de créer des personnages sympathiques parmi ceux qui ne mérite pas nécessairement la sympathie. Et elle a fait cela non pas en montrant leur enfance tragique, mais en montrant leurs espoirs, leurs rêves et leurs luttes au quotidien, tout comme les bons citoyens de leur ville.
Si vous n’avez pas encore lu cette série, commencez au début, car il est important que vous connaissiez l’histoire d’Alex. Ce côté personnel est quelque chose que on manque dans ce livre dans lequel les criminels ont véritablement éclipsé Alex. On souhaite plus de temps avec elle dans sa vie à la maison et avec elle menant l’enquête. Elle est intelligent, cynique, ​​mais avec un coeur d’or, mais elle ne l’admettra jamais.

Note : 9/10

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Le Masque (30 août 2017)
  • Collection : Grands Formats

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La villa rouge (23 août 2017) de James Patterson

Dans les Hamptons (Long Island), au 7 Ocean Drive, se dresse une impressionnante maison à la façade gothique avec une vue imprenable sur l’océan.
Mais elle est à l’abandon depuis plusieurs années et tombe en décrépitude. On la dit maudite. Il est vrai que la Villa rouge, telle qu’on la surnomme, a été par le passé le théâtre d’une série de meurtres jamais résolus.
Quand un nabab d’Hollywood et sa maîtresse y sont retrouvés sans vie, tous pensent que la malédiction frappe de nouveau.
Jenna Murphy, une ancienne flic de New York, va mener l’enquête. Elle qui, enfant, jouait sur la plage non loin de la maison, voit ressurgir en elle une terreur qu’elle croyait pourtant éteinte…
Mais la Villa rouge n’a sans doute pas encore révélé tous ses mystères… et Jenna pourrait bien en être la prochaine victime.

Chronique : James Patterson et David Ellis s’associent pour amener les lecteurs à un autre grand thriller digne d’investissement pour tous ceux qui sont assez curieux pour s’attaquer à ce mystère Un autre merveilleux roman par ce duo d’écriture, dans cet effort collaboratif le plus récent, Ellis ajoute encore un éclat à l’un des romans de Patterson. Les lecteurs attentifs verront que si la capacité de Patterson à écrire des sottises n’empêche pas son apparence ou sa montée sur la liste des best-sellers du New York Times, elle punit ceux qui recherchent du matériel de lecture décent. Ellis rend les histoires plus captivantes, le narratif plus net et les personnages multidimensionnels. Tout en s’éloignant des chapitres très court , légèrement, le roman se lit encore bien et utilise un excellent moyen pour captiver le lecteur. Alors que certains vont critiquer l’histoire pour être trop clichés ou étalés dans sa composition ce conte ne devient pas trop dur dans ces régularités et en vaut la peine temps de lecture. Ce n’est certainement pas un tournant pour les amateurs de Patterson dans l’espoir d’un style d’écriture nouveau et amélioré, mais quand Ellis a son nom aux côtés de Patterson, les lecteurs sont heureux d’avoir reçu une bonne écriture. Un très bon cru qui ce lit d’une traite.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : Archipel (23 août 2017)
  • Collection : Suspense

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Cross, coeur de cible (7 juin 2017) de James Patterson

Pour l’inspecteur Alex Cross, la famille est tout : rien ne compte plus que ses enfants, sa grand-mère et sa femme Bree. L’amour des siens est son ancre, et lui donne au quotidien la force d affronter le mal dans sa profession. Un homme l’a si bien compris qu il se sert de cette force pour la retourner contre Alex : lorsque ses proches se retrouvent en danger, il est prêt à tout pour les sauver. Mais la moindre tentative de sa part entraînera leur mort. Le roman le plus terrifiant et le plus inattendu de toute la carrière de James Patterson.

Chronique : Alex Cross est de retour pour affronter sûrement son plus terrible adversaire ! Voilà que son ennemi du jour va s’attaquer à ce qu’il a de plus précieux : sa famille.
James Patterson connaît parfaitement les codes du genre, comment jouer avec, comment tenir son lectorat en haleine, comment maîtriser son intrigue et pousser son héros dans ses derniers retranchements. Il faut avoir de l’imagination et un sens des rebondissements pour réussir à renouveler les enquêtes et les situations afin de continuer à donner de l’intérêt à un seul personnage mais Alex Cross est un enquêteur incontournable et emblématique qu’on prend plaisir à retrouver.
Alex est au coeur de l’enquête, même s’il l’ignore au début. Il suit plusieurs affaires, recoupe tout, comme d’habitude, mais cette fois ci nous découvrons avant lui certaines des intentions du tueur, notamment à l’égard de Alex Cross.
Très rythmée le lecteur ne s’ennuie pas une seconde, il y a énormément de rebondissements, du suspenses et des tas de surprises en tout genre !
En définitive, un bon tome dans la série Cross qui se termine sur un cliffhanger intéressant.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : JC Lattès (7 juin 2017)
  • Collection : Thrillers

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Test DVD : Jeu trouble (25 juillet 2017) de Zack Whedon avec Aaron Paul, Annabelle Wallis

Claire et David vivent une idylle parfaite jusqu’au jour où Claire disparait soudainement sans laisser de traces. David part à sa recherche au péril de sa vie et découvre qu’elle n’est pas celle qu’il croyait

Chronique : Voila un titre plein de mystères pour un habile petit thriller oscillant entre «Ne le dis à personne», le best-seller d’Harlan Coben, brillamment adapté au cinéma en 2001 par Guillaume Canet et «L’homme qui voulait savoir» de Georges Sluizer en 1988. Encore une fois maladroitement titré «Jeu trouble» chez nous (pourquoi ne pas garder les titres originaux?), nous découvrons David (Aaron Paul, «Breaking Bad») et Claire (Annabelle Wallis, «Peaky Blinders»), un joli couple amoureux, dont l’histoire nous est présentée à travers des flashbacks successifs. Une vie sans histoire semble se dessiner pour notre jeune couple, jusqu’au jour où Claire disparaît sans laisser aucune trace. Le réalisateur Zack Whedon laissera à David 380 jours, (un peu plus d’une année), pour transformer un drame poignant : (la perte de l’être cher, le traumatisme de ne pas savoir, la difficile reconstruction) en un thriller prenant. Et si Claire n’était pas celle qu’elle prétend être ? Vu récemment dans l’excellent «La 9e vie de Louis Drax» d’Alexandre Aja, Aaron Paul incarne avec brio un homme fragile mais surtout déterminé à retrouver l’amour de sa vie. Annabelle Wallis (l’héroïne de «La momie» avec Tom Cruise), quant à elle, livre une excellente prestation en femme ambiguë au cœur d’une dramatique histoire où les multiples rebondissements et l’action sont proportionnels à la détermination sans faille d’un homme prêt à tout pour savoir la vérité !

Note : 8/10

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Test DVD :

Image : Sur ce dvd des détails supérieurs, des couleurs vives, un fort contraste et une absence de bruit, des bandes Ou d’autres artefacts. Des portions substantielles se jouent dans des intérieurs sombres, non seulement dans l’appartement, mais aussi les extérieurs. Alors que le manque d’illumination dans de telles scènes peut provoquer des plaintes erronées d’écrasement, un examen minutieux révèle que l’absence de détail dans certaines parties du cadre est intentionnelle. L’éclairage révèle les éléments essentiels du design visuel d’une scène, en utilisant la noirceur et l’ombre à la fois pour diriger l’oeil et pour créer de l’atmosphère.

Son : Le mixage audio 5.1  sans perte, continue de profiter pleinement de la matrice surround, ce qui place l’environnement et les effets spécifiques dans les canaux arrière pour une immersion complète avec  une gamme dynamique est large, l’extension des graves est profonde et le dialogue est clairement rendu.

Bonus : Un making off qui nous parle du film avec son réalisateurs de sa création, ses ambitions, les inspirations et les différents rôles des personnages.

  • Acteurs : Aaron Paul, Annabelle Wallis, Garret Dillahunt, Terry Chen, Zachary Knighton
  • Réalisateurs : Zack Whedon
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 25 juillet 2017
  • Durée : 107 minutes

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Pièce montée: Une aventure de Piper Donovan (5 juillet 2017) de Mary Jane Clark

Piper Donovan, jeune actrice de 27 ans dont la carrière peine à décoller, retourne vivre chez ses parents, dans la banlieue de New York. Sur place, Piper aide sa mère, dont la santé décline, dans la pâtisserie familiale.

Chronique : Ce n’est pas le livre de l’année mais l’ex belle fille de Marry Higgins Clark sait faire un super thriller tout aussi bon qu’elle et on le lit d’une traite. Ce mystère chaleureux est unique car le personnage principal, Piper, n’est pas directement impliqué dans la résolution du mystère, elle se trouve juste au milieu à mesure que le drame se déroule. Mary Jane Clark a fait un excellent travail pour nous faire tomber amoureux de certains personnages et détester les autres.  Chaque chapitre est très court et vous fait  déplacé avec l’histoire.Il n’y avait pas de scènes inconfortables. Ce roman est super bien écrit nous dévoilant petits à petits les éléments qui nous amène au tueur. L’intrigue est tellement bien menée que l’on ne voit pas le temps passer et la fin arrivée. Mary Jane Clarck vous offre un thriller rempli de suspenses, de rebondissements et surtout un une nouvelle saga. C’est agréable à lire et les personnages sont très intéressants. 

Note : 8,5/10

  • Broché: 286 pages
  • Editeur : Archipel (5 juillet 2017)
  • Collection : Suspense

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Test Blu Ray : Split de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Chronique Film:  » James McAvoy incarne un personnage muli-facettes complexe, un schizophrène aux 23 identités qui cohabitent et dialoguent au sein de la même entité morphologique et psychologique !  À ce niveau, c’est tout simplement sidérant et jubilatoire de l’observer se métamorphoser dans son attitude, son regard, sa voix et son langage ! Tour à tour apeuré, protecteur, inquiet et bien sûr féroce, l’acteur est à lui seul la révélation du film, comme si ces changements étaient opérés par un claquement de doigt sans qu’on s’y attende ! La peur indicible s’installe alors crescendo, autant par rapport à cette maladie que celui des trois adolescentes kidnappées dont l’une va faire la différence par sa présence et son jeu très bon (Anya Taylor-Joy), mais peut-être aussi de manière trop explicite et prévue… Cette angoisse fluctue donc doucement et intelligemment selon qui apparaît soudainement, que ce soit Barny, Dennis, Patricia, Hedwig,… et c’est donc aussi tout l’intérêt de cette histoire dont le thème de l’enfermement par contre, est à l’opposé assez classique… Le réalisateur a eu également l’intelligence d’installer une relation très utile et crédible entre cet individu multiple et sa thérapeute dont Betty Buckley rend ce rôle très humain, sensible et profond ! Ces moments sont sans doute d’ailleurs essentiels, instructifs et franchement passionnants… Alors bout à bout tous ces éléments s’imbriquent naturellement et donnent force à cette réalisation loin de tout cliché attendu. Et si l’on y ajoute cet univers glaçant et inquiétant de sous-sol sans repère évident mais aux symboles lourds et précis, on reste en haleine et en alerte de façon permanente ! Un excellent thriller psychologique de M. Night Shyamalan, également aux multiples facettes, inattendu et prometteur…

Note : 9/10

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Test Blu Ray :

Image : Split a été filmé numériquement et l’image est très lisse et propre, alors qu’une texture plus grinçante pourrait l’améliorer un peu plus. Néanmoins, l’image numérique est excellente. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons que l’on trouvera dans 1080p. La source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans la salle de maintien, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides, les morceaux de chaume au sommet de la tête découpée de McAvoy, le point et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé, mais encore humide et triste où se trouvent les filles. Quelques flashbacks offrent des feuilles d’automne pointillées. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Universal est un grand gagnant.

Son : Split dispose d’une bande sonore sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant la scène dans l’acte final. . Quelques coups de fusil de chasse offrent un boom concussif satisfaisant, pas tout à fait au niveau de la réalité, mais assez profond pour satisfaire. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une hiérarchisation.

Bonus : Outre les habituels scènes coupées et l’anecdotique fin alternative, le disque propose plusieurs modules consacrés à la conception du film et à la composition du casting. Et s’ils ne brillent pas nécessairement par leur originalité, ils se révèlent néanmoins particulièrement intéressants

Fin alternative avec introduction optionnelle de M. Night Shyamalan (1’35 » – VOST)
9 scènes coupées avec introductions optionnelles de M. Night Shyamalan (26’35 » – VOST)
Making of (9’48 » – VOST)
Tous les visages de James McAvoy (5’36 » – VOST)
Dans la peau du réalisateur M. Night Shyamalan (3’38 » – VOST)

 

  • Acteurs : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula
  • Réalisateurs : M. Night Shyamalan
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Islandais, Danois, Portugais, Arabe, Hindi, Turc, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 112 minutes

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Le Dernier Péché (1 juin 2017) de Rebecka Aldén

Vous pensiez qu’il n’existait que sept péchés capitaux ? Voici le huitième, et il est redoutable… Brillante auteure et conférencière, Nora sait convaincre son public que le bonheur et la réussite sont à la portée de chacun, pour peu que l’on s’en donne la peine. Ce bonheur, elle a décidé de le construire après son accident, survenu dix ans plus tôt lorsqu’elle est tombée du septième étage et a miraculeusement survécu. Elle vit à présent avec son mari, Frank, qui est aussi son agent, et leurs deux enfants, dans un quartier résidentiel cossu. Une fois par an, Nora organise pour tout le voisinage une somptueuse fête où elle joue à merveille son rôle d’hôtesse. Mais ce tableau idyllique est un jour bousculé par l’arrivée de Klara, qui s’installe dans la maison d’en face.

ChroniqueC’est un thriller psychologique bien écrit. Il est très facile à lire,et les chapitres sont efficace. La langue coule facilement et bien, et l’excitation … oui, l’excitation est là tout le temps! Ce livre à un début très bien écrit, et il montre que l’auteur est en train d’écrire .
Il y a beaucoup de marqueurs de temps modernes. Nora est obsédé par la façon dont elle apparaît à l’extérieur, et dans la société d’aujourd’hui, cela signifie bien sûr qu’elle dépend des médias sociaux.
Ce récit à un sens totalement maitrisé du tempo et une cohérence d’ensemble parfaite. L’auteur s’amuse à nous faire tomber de fausse piste en fausse piste, de chausse trappe en chausse trappe ; elle lézarde lentement mais surement nos certitudes, en jouant avec les indices qu’elle parsème au long des chapitres. Elle nous fait vivre aussi comme si on y était la lutte de Nora pour sa survie, avec un sens aigu du détail.
Le style d’écriture est fluide, très agréable, le vocabulaire simple mais maitrisé et rarement répétitif. La fin de ce roman est très bien trouvé. Il y a néanmoins un bon travail de recherche sur la psychologie des personnages, les dialogues selon la maturité des personnages tiennent la route.

Note : 9/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Denoël (1 juin 2017)
  • Collection : Sueurs froides

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Disparition: Quelqu’un doit bien savoir ce qui est arrivé à son fils (31 mai 2017) de Carol Louise TAYLOR

Vous aimez votre famille. Vous lui faites une confiance aveugle.
Le devriez-vous vraiment ?
Quand Billy Wilkinson, 15 ans, disparaît une nuit de l’été 2015, sa mère Claire, est dévastée et submergée par la culpabilité. Elle n’est pas la seule. Chacun des membres de la famille de Billy se sent coupable.

Chronique  :C.L. Taylor est un écrivain merveilleux. Elle a la capacité d’écrire de l’intérieur de la tête d’une personne, même si cette personne subit une crise émotionnelle ou psychologique. Le troisième thriller psychologique de l’auteur de « L’accident » traite de la plus grande peur des parents; La disparition d’un enfant. Alors que Billy a quinze ans, et plus grande que sa mère, il est encore son bébé. La douleur ressentie par Claire est palpable, l’incertitude, la peur et les espaces vides dans sa vie quotidienne. Son mari, Mark, semble résigné au fait qu’il ne retrouvera jamais son fils et que sa déflation devient un problème au sein du ménage de Wilkinson. Le frère aîné, Jake, essaie de contrôler ses humeurs et se transforme en alcoolique pour engourdir sa douleur. Sa petite amie Kira, ne peut que regarder sa spirale lente dans la dépression. Dans l’ensemble, l’atmosphère du roman est sombre. Il y a des messages Snapchat tout au long du livre et il appartient au lecteur de décider qui sont les utilisateurs. C’est une façon intelligente de s’identifier à la situation, en dehors du ménage, en ajoutant une nouvelle perspective. Lorsque Claire commence à perdre littéralement des parties de sa journée et se trouve avec plus de questions que de réponses possibles, l’obscurité semble dépasser la portée du chagrin ou du stress. L’esprit est drôle, et le sien semble lui raconter quelque chose.
Il y a tellement de cas d’enfants disparus qui se trouvent à l’esprit lorsque vous commencez à lire ce roman. Ce livre examine ce qui se passe lorsque vous ne connaissez pas les deux sens. Comment pouvez-vous continuer votre vie quotidienne avec cette douleur douloureuse sur vous? Poursuivez-vous votre recherche, sur l’avis d’experts? Pensez-vous à vos instincts ou commencez-vous à en douter? L’auteur pose toutes ces questions, et plus encore. Brûlure lente, avec une forte protagoniste féminine, il y a de nombreux moments où vous pourriez penser que vous avez deviné la fin, puis un autre chapitre vous fait changer d’avis. Juste ce qu’un thriller psychologique devrait faire. Une autre excellente lecture de l’un des plus beaux écrivains de genre du Royaume-Uni. Superbe.

Note :9,5/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Marabout (31 mai 2017)
  • Collection : Marabooks

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