Critique: Ragnarök Saison 01 / NETFLIX

Salut à tous !
Nouvelle critique sur Ragnarök série TV de Adam Price avec David Stakston (Magne), Jonas Strand Gravli (Laurits) sur Netflix
#ragnarok #Netflix #nord

L’interview de Serge Brussolo pour la sortie de ANATOMIK le 13/11/2019

Avec la parution du nouveau livre de Serge Brussolo aux Éditions Bragelonne voici une interview en 18 points avec le maitre français souvent comparé à Steven King.

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Site de Serge Brussolo : https://brussolo-serge.pagesperso-orange.fr/

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L’interview de Serge Brussolo

1 : Que diriez-vous pour convaincre que l’histoire que vous écrivez est intéressante, importante et utile ?

Cela fait quarante ans que je publie, j’ai mes lecteurs fidèles, je pense que je n’ai pas à les convaincre que ce que j’écris va les intéresser, ils me font confiance. C’est du moins ce qui ressort des réactions que je reçois. Ils aiment le style d’histoires que je raconte, ils savent à quoi s’attendre. J’écris pour eux. Je n’ai jamais cherché à m’attirer un public généraliste, ce qui m’obligerait à faire trop de concessions. Certains éditeurs m’y ont encouragé, certes, mais ça ne me convenait pas. Le réalisme n’est pas mon élément naturel.

: À partir de quand le passé devient-il assez vieux pour être de l’histoire ? L’humain (dans le récit) pourquoi est-il un animal qui trébuche vingt fois sur le même caillou ?

La notion de passé est très relative. Quand j’évoque devant un jeune homme les événements de 1968 ça lui paraît aussi lointain que les Croisades ou la Guerre de Cent ans, or pour moi c’était hier. Einstein a écrit quelque chose à ce propos, je crois. L’homme ne tire jamais les leçons de l’expérience, il recommence perpétuellement les mêmes erreurs, c’est comme ça depuis la nuit des temps, et il en ira ainsi jusqu’à ce qu’il détruise la planète. Ce qui évolue, en revanche, ce sont les outils de destruction dont il dispose.

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3 : Comment démêler le vrai du faux dans les récits écrit pour un public qui dans son premier abord ne cherche pas un livre dit réaliste ?

Si l’on commence à se poser ce genre de question, on se gâche d’emblée le plaisir de la lecture ! Le lecteur doit jouer le jeu, se laisser prendre au piège du récit, s’abandonner au rêve, sinon ce n’est pas la peine d’ouvrir un roman, mieux vaut lire des traités de sociologie ou de mathématiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes détestent les romans et les jugent inutiles.

4 : Est-il nécessaire d’avoir des connaissances solides dans un sujet pour arriver à en faire un livre ? La confiance que le public accorde à vos récits est-elle dangereuse ?

C’est sûr qu’il est préférable de ne pas dire de conneries dans un contexte réaliste, mais ce n’est pas tellement le domaine dans lequel j’évolue. La Fantasy ne prête pas le flanc à ce genre de critique. Maintenant, si l’on écrit un roman historique, il est préférable de savoir de quoi on parle. Cela dit, je ne vois pas en quoi raconter comment était fabriquée une armure peut s’avérer dangereux… A moins que le lecteur ne s’improvise forgeron ! Mais là cela relève de la bêtise. Il y toujours des esprits faibles, si l’on se met à censurer les livres à cause d’eux, on n’écrit plus rien.

5 : Que pensez-vous  de la multiplication des romans dits best-sellers ces dernières années ?

Les best-sellers ont toujours existé, ça n’a rien d’un phénomène nouveau. C’est le public, les médias et la publicité qui les fabriquent. Ils correspondent à une attente du public à un moment donné. Ils obéissent à un effet de mode, ainsi qu’à un certain conformisme, ce qu’on surnomme « l’effet moutonnier ». Puis le temps passe, et la plupart d’entre eux sont oubliés.

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6 : Voyez-vous le livre dématérialisé comme l’avenir de l’éducation et de l’information, et devrait-il donner plus de visibilité aux jeunes lecteurs ?

Il ne faut pas se leurrer, en tant que grand défenseur (et utilisateur) du ebook, j’ai pu me rendre compte qu’on se heurtait à une terrible résistance du public. Aux USA, le livre dématérialisé fonctionne très bien, il représente le quart des ventes totales du pays. En France, hélas, ce support ne prend pas, on est à peine à 4%.  A l’heure actuelle il est impossible de prévoir si le ebook a la moindre chance de survivre. Il faudrait que le jeune public s’y mette sans tarder car sinon les éditeurs laisseront tomber. Certains n’y croient déjà plus et se montrent très pessimistes. En ce qui me concerne, les ventes dématérialisées représentent 10% des ventes totales.

7 : L’idéologie a-t-elle sa place dans le récit ?

Chaque auteur à ses convictions, l’empêcher de les exprimer relèverait de la censure. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe avec la généralisation du « politiquement correct », des choses ou des mots qu’il ne faut ni prononcer ni évoquer… Maintenant qu’on soit d’accord ou pas avec les idées de l’auteur relève d’un autre débat. Il convient de se méfier de la pensée unique.

8 : Que pensez-vous du travail de Stephen King qui vous est souvent comparé?

Je connais mal Stephen King, je n’ai lu que deux romans : Salem et Shining. Son fantastique n’est pas le mien, il est très ancré dans le réalisme, ce qui n’est pas mon cas. Je préfère le franc délire, les frontières qu’on repousse, voir jusqu’où on peu aller trop loin. 

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9 : Est-il conseillé de juger un roman en s’appuyant sur nos mœurs actuelles ? Peut-elle se transformer en propagande ? 

Encore une fois tout cela est très relatif. La notion d’admiration est toujours tributaire d’un moment historique. Au XIXe siècle on trouvait tel ou tel roman génial, aujourd’hui on estime que ces mêmes oeuvres sont des bouses et leurs auteurs de gros nuls… Il en ira de même pour notre période. Les « grands » auteurs d’aujourd’hui passeront probablement pour des has been dans trois ou quatre décennies… en admettant qu’on lise encore!

10 : Selon vous, est-ce que la science-fiction nous permet de réfléchir à un futur plus ou moins proche et d’éviter ainsi de potentiels dangers ? dixit votre nouveau roman « Anatomik »

C’était, à l’origine, le but de la SF, à travers une métaphore de faire la critique de nos sociétés. Tous les auteurs n’ont pas suivi cette voie, et le genre a peu à peu évolué vers la simple distraction. Dans les livres qui me passent entre les mains, je détecte souvent une idolâtrie excessive de la technique. Une vénération de la Science qui confine à la religion. Ce manque de recul critique me gêne un peu.

11 : Que pensez-vous du paysage de la littérature dite de genre actuel et de son évolution ?

Pas grand-chose car j’en lis très peu. Je suis gêné par le formatage des genres comme le thriller qui ne nous présente plus guère que des histoires de serial killer, et cela depuis plus de vingt ans! ça m’ennuie, et ça a grandement contribué à m’éloigner du genre.`

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12 : Existe-t-il une concurrence entre les auteurs ?

Concurrence je ne sais pas, mais une grosse jalousie, oui c’est sûr, en dépit des grandes claques dans le dos que s’envoient les écrivains. Dès qu’on a le moindre succès, on devient un concurrent, et c’est mal vu.

13: Sont-ils plus suivis pour leur personne que pour leur contenu ?

Non, les auteurs ne sont pas des stars de cinéma. L’écriture reste un métier obscur, qui n’a rien de glamour ni d’excitant aux yeux de la plupart.

14 : L’argent nuit-il au métier ?

Etant donné le faible pourcentage des droits que touchent la plupart des auteurs j’aurais plutôt tendance à reformuler la question en « Le MANQUE d’argent nuit-il au métier? » Rappelons que 90% des écrivains sont obligés d’exercer un autre métier pour survivre. Les médias ne cessent de mettre en avant les auteurs fortunés, mais ils oublient de préciser que ces rares privilégiés sont extrêmement peu nombreux.

15 : Combien de temps passez-vous à écrire et quel sont vos loisirs extérieurs ?  

 Ecrire est pour moi un plaisir, donc un loisir à temps complet. La durée d’écriture dépend du livre, de l’humeur, des événements extérieurs. Trouver les idées peut prendre plusieurs années, l’écriture du manuscrit deux ou trois mois pour le premier jet, viennent ensuite les corrections. Il n’existe pas de règles. J’ai écrit certains roman en dix jours (comme Simenon) d’autres en un an, voire davantage.

16 : Malheureusement le cinéma et vous ne vous êtes pas donné rendez-vous, mais êtes vous cinéphile ?  Quels sont les films et séries que vous aimez ?

Je ne considère pas le cinéma comme une promotion, donc le mot « malheureusement » est de trop. Je n’ai aucun regret, mais plutôt un certain soulagement. J’ai refusé beaucoup de propositions parce que je ne voulais pas voir mes romans massacrés. Les scénarios qu’on me présentait étaient le plus souvent absurdes ou sans aucun rapport avec le livre.

Je n’ai rien d’un cinéphile, je reste un homme du livre. Pour moi, le cinéma est une aimable distraction, rien de plus, ça ne me passionne pas. Si je « regarde » une série, c’est d’un œil distrait, la plupart du temps en faisant autre chose.

17 : Comment voyez-vous votre avenir dans les prochaines années ?

A mon âge il est conseillé de ne pas faire de projets, mais plutôt de profiter de l’instant présent.

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18 : Pouvez nous donnez des indices sur vos prochaines sorties et où en sont vos projets jeunesses comme Peggy Sue où Elodie ?  

Les prochaines sorties sont sur mon site perso, dans les mois qui viennent je compte me focaliser sur l’auto-édition numérique (gratuite) pour des raisons de liberté d’écriture. Les contraintes éditoriales me sont devenues insupportables.  Je n’écris plus d’ouvrages « jeunesse » depuis presque dix ans. Ce cycle était lié à un éditeur, Olivier Orban chez Plon, qui me laissait toute liberté d’écriture (qu’il en soit remercié!) Je ne suis pas certain qu’aujourd’hui on me permettait d’écrire ce genre de texte, donc je préfère m’abstenir, je n’ai pas envie de batailler contre la censure, j’ai passé l’âge.

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Le Jeu du Chuchoteur de Donato Carrisi | 2 octobre 2019

En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Autour de leur maison, un homme à capuche qui rôde. La police n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage: du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

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Chronique : Après le finale plein d’adrénaline et surprenante du tome précédent Maria Elena Vasquez démissionne et décide de devenir mère, abandonnant son travail dans les limbes. Pour la première fois, elle a mis sa fille Alice devant ce qui était sa mission : retrouver les personnes disparues. Maintenant, Elle vit au bord d’un lac, essayant d’avoir une vie normale. Mais l’obscurité qu’elle a toujours ressentie en la cherchant, ne veut pas la laisser partir, et l’arrivée de Johanna Shutton, brise son calme la ramène au pire de ses cauchemars.

Elle verra Mila se lancer dans une course folle contre la montre, en compagnie d’une vieille amie qui ne refuse pas son aide. Et encore une fois, les ténèbres engloutissent le lecteur, lui faisant croire ce qu’il n’est pas, et lui donnant l’illusion d’avoir compris de découvrir alors, après quelques pages, que rien n’est comme il paraît, car…..

Commencer à lire un livre de Carrisi, c’est comme monter sur un siège de montagnes russes et commencer une folle aventure, dans laquelle vous ne pouvez pas prédire où vous finirez, et quels virages vous prendrez. Une fois de plus, nous suivrons Mila dans une enquête quelque peu surréaliste, qui nous mènera dans un monde sans règles, où tous les désirs les plus pervers peuvent être satisfaits, où il n’y a ni loi ni punition, rencontrant des personnages incroyablement caractérisés qui restent longtemps gravés dans l’esprit du lecteur.

Mais c’est le personnage de Mila qui frappe le plus pour le meilleur et pour le pire. Son alexithymie la rend extrêmement originale et sert d’excuse à plusieurs de ses attitudes vraiment incroyables. Sa folle curiosité qui la met en danger et son incapacité à évaluer soigneusement les risques auxquels elle est confrontée, sont des aspects qui finissent par l’isoler de ses amis, mais qui lui permettent presque toujours de garder le sang froid nécessaire pour relier des lambeaux d’indices. Sa force, véritable talon d’Achille, est son désir de savoir et cette pathologie qui ne lui permet pas de ressentir des émotions.

Mais il y a un prix à payer. Le manque d’empathie était une affinité dangereuse avec les monstres qui se nourrissent de la souffrance de leurs victimes sans pouvoir avoir pitié d’elles.
Je veux voir ce qu’il y a derrière le rideau, regarder le magicien dans les yeux et démasquer le tour.

Ici, pour la première fois, nous commençons à mieux connaître Alice, un personnage qui semble destiné à avoir de plus en plus de profondeur, et sur qui pèse l’ombre de ce père qui est si important pour elle, mais qui en réalité ne l’a jamais vraiment connue.

Carrisi est un écrivain incroyablement talentueux, capable de tisser des intrigues extraordinairement complexes, qui captivent jusqu’à la dernière page. Ses fins alors, qui ouvrent toujours de nouvelles lueurs nous laissent avec le désir de découvrir ce qui n’est pas encore arrivé, parce que le mal ne peut pas être arrêté, il y’a toujours quelqu’un qui attend pour frapper dans l’ombre. Pour chaque question à laquelle on répond, il y en a d’autres qui attendent des explications.

C’était un livre que j’ai lu sans pouvoir le clore jusqu’à la fin, et cela m’a vraiment donné des émotions fortes. Il peut être lu comme Autonome mais après avoir lu les précédents, il permet une vue d’ensemble beaucoup plus articulée et détaillée, offrant une expérience de lecture beaucoup plus complète et intéressante, qui ne peut échapper à ceux qui aiment le genre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 380 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (2 octobre 2019)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702166776

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L’Affaire Cendrillon (2 novembre 2016) de Mary Higgins Clark et Alafair Burke

Une ravissante étudiante, un petit ami suspect, un célèbre réalisateur de Hollywood, des millionnaires, des stars du show-biz… et un meurtre jamais élucidé.
Quel meilleur scénario pour Suspicion, célèbre série de télé-réalité qui reconstitue des cold cases avec la participation des proches de la victime ? Encouragée par l’énorme succès de son émission pilote, la productrice Laurie Moran a choisi de s’attaquer à l’« affaire Cendrillon » : l’assassinat de Susan Dempsey, une étudiante retrouvée près d’une somptueuse villa de Hollywood… étrangement chaussée d’un seul escarpin. L’émission pourrait bien faire exploser l’audimat. En braquant les projecteurs sur un coupable plus dangereux qu’on ne le pense…

Chronique : L’affaire Cendrillon, écrit à quatre mains avec Alafair Burke est un récit  palpitant et on se laisse embarquer par l’enquête et ses rebondissements Les deux auteurs connaissent très bien l’art de l’écriture et le suspense est efficace. L’affaire Cendrillon revient sur l’histoire de Susan une étudiante retrouvée assassinée à Hollywood dont l’auteur du crime n’a jamais été identifié.
Pour réaliser son émission Laurie entre en contact avec des proches de la victime. Tour à tour elle va les interroger revenir avec eux sur la nuit du crime en espérant découvrir de nouveaux éléments permettant de lever le mystère.
L’enquête est habilement menée et on se laisse prendre à l’histoire en ayant toutefois quelques doutes sur l’identité du coupable.
Un bon moment de lecture. Le livre se lit rapidement mais l’histoire est très dense. Il n’y a pas de temps mort. En bref, L’affaire Cendrillon n’est pas le meilleur livre de Mary Higgins Clarke mais son alliance avec Alafair Burke nous offre un roman policier percutant et agréable à lire avec toujours la même intensité.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (2 novembre 2016)
  • Collection : Policier / Thriller

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Dérivations (8 juin 2017) de Fredrik OLSSON

Peu après, à différents endroits du globe, des sites stratégiques subissent des attaques électroniques sans qu’aucune revendication soit faite.
Les autorités sont sur les dents et rapidement le mathématicien et cyber spécialiste William Sandberg apparaît comme le principal suspect.
Or, William est un homme brisé : depuis la disparition de sa fille, son couple est au bord de l’implosion. Maintenant on l’accuse du pire. Il va pourtant mettre tout en œuvre pour découvrir l’origine de ces actes terroristes.
Car peu de temps avant le black-out, il a reçu un e-mail anonyme.
Et William sait que seule la découverte de l’identité de son expéditeur lui permettra de prouver son innocence.
Mais son ennemi semble toujours avoir un coup d’avance sur lui..

Chronique : Ce long roman de près de 750 pages ne laisse aucun répit et ses multiples rebondissements surprennent par leur caractère parfois improbable. Mais le lecteur le sait : on ne lui dit pas tout dans la fiction comme dans la vraie vie ! L’auteur suédois nous livre une intrigue qui surfe entre l’espionnage et le polar, en plus d’être une réflexion sur notre mode de communication actuel, les limites de l’usage abusif de la haute technologie et la hiérarchisation de nos valeurs. L’écriture est machiavélique, le style est diablement efficace avec des fins de chapitres annonçant à l’avance certains événements qui ne seront détaillés que plus tard. Les scènes d’action sont très visuelles et riches en détails nourrissant un rythme enlevé. Une coupure de courant générale,un attentat?C’est ce que vont chercher William et ses compagnons qui se retrouvent impliqués dans cette situation bien malgré eux pour éviter un désastre et en découvrir l’origine.Une écriture agréable et fluide qui nous entraîne au fils des pages dans un récit passionnant.

Note : 9/10

 

  • Broché: 768 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (8 juin 2017)
  • Collection : Fleuve noir

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Viens mourir avec moi (31 mai 2017) de Karen Sander

Düsseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer. Ce modus operandi n’est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l’aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue. Liz accepte de collaborer. Mais très vite, elle devient la cible de menaces et de lettres anonymes émanant de quelqu’un qui en sait apparemment long sur elle. Lorsqu’une de ses amies subit le même sort que les précédentes victimes, Liz doit se rendre à l’évidence : l’homme qui la poursuit et le tueur recherché sont une seule et même personne. Un thriller vertigineux, best-seller en Allemagne, qui révèle un duo à suivre

Chronique : Un thriller psychologique dans une ambiance du film à la Seven, voir le silence des agneaux avec un peu d’Agatha Christie modernisé. Tout est un symbole. L’exploitation qui en est faite par Karen Sander nous emmène sur des chemins métaphysiques. Avec ses faux airs de ressemblance avec des films et d’autres auteurs, avec ce roman vous n’allez pas l’oublier pas une fois refermée. Plusieurs raisons à cela, d’abord la structure très bien construite et qui vous tient en haleine à chaque page qui en distillant des bribes de solutions qui s’avèrent parfois justes et d’autres fois qui vous mènent sur une fausse piste. Ensuite l’histoire est vraiment bien vue avec une intrigue originale qui évite les ressorts éculés des polars avec serials killer et meurtres en série. Enfin les personnages qui sortent là encore des stéréotypes habituels et chacun à ses propres zones troubles et n’est pas en tous les cas pas le héros de roman habituel. Pas d’hésitation, à lire d’urgence !

Note : 9,5/10

  • Broché: 388 pages
  • Editeur : Albin Michel (31 mai 2017)
  • Collection : Spécial suspense

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La Dernière Licorne (24 mai 2017) de Tobby ROLLAND

Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.  Turquie, marché d’Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat, n’aurait pas dû accepter cette licorne en bois… Elle savait que c’était interdit.

Chronique : Ce roman de Tobby ROLLAND est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès poussé à l’extrême avec de nombreux personnages qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements.L’auteur nous transporte ici aux quatre coins du monde à la recherche d’une fable : la célèbre arche de Noé. Mais justement, si ce n’était pas une fable ou un récit évangélique mais bel et bien une histoire vraie et que nous pourrions en démontrer l’existence ?Et si la violence n’est pas un problème pour lui, le lecteur passe de bons moments, ne serait-ce que par l’interaction explosive entre Zak et Cécile, sous le regard bienveillant du vieil Arsène Parella… Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du prochain livre de Tobby ROLLAND.

Note : 9/10

 

  • Broché: 594 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (24 mai 2017)
  • Collection : HORS COLLECTION

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Mon ennemi Arnie (11 mai 2017) de Jeremy Behm

Arnie Spencer est un adolescent extraordinaire, un héros. Personne, à Ithaca, n’est près d’oublier cette nuit d’été durant laquelle il est venu à bout d’un serial killer qui terrorisait la petite ville depuis des mois. Seulement, tout le monde n’est pas dupe. Deux de ses camarades de lycée étaient avec Arnie la fameuse nuit. Fox et Cliff savent qu’il n’est pas le sauveur au destin tragique, mais plutôt un psychopathe en puissance, celui qui se fait appeler le « Chat de Schrödinger ».

Chronique : Arnie s’est distingué en éliminant un dangereux criminel. Ça, c’est la version officielle, celle rapportée par l’intéressé, et confirmée par Fox et Cliff. Mais la réalité est bien différente !
Fox et Cliff, malgré leur récente brouille, considèrent Arnie de la même manière : comme un psychopathe en puissance. Ne parle-t-il pas de lui à la troisième personne, s’identifiant au « chat de Schrödinger », à la fois mort et vivant ? le retour d’Arnie dans la petite ville d’Ithaca après quelques mois d’absence ne manque donc pas d’inquiéter les deux ex-copains. Ce retour coïncide d’ailleurs à une recrudescence de morts violentes… Quand cessera le carnage ? Qui sera la prochaine victime ? Ce roman est un polar adolescent qui permet aux plus jeunes de découvrir le genre mais il pourrait aussi plaire aux lecteurs habituels du genre. Il emmène ces lecteurs dans un jeu de piste machiavélique tout en gardant un ton badin sur fond d’histoire banale d’adolescent. Un mélange qu’on n’attend pas… Un second volet qui garde le bon tempo de ce vrai thriller. Les chapitres s’égrainent à une vitesse affolante, car il n’est pas possible pour le lecteur d’arrêter un moment sa lecture.
Un roman qui alterne les voix ce qui ajoute du suspense et de l’intérêt au récit. Nous nous amusons à devenir tour à tour, fille et garçon, gros dur et peureux, tueur en série ou lycéen.
Arnie revient. Plus angoissant, plus flippant et plus original.

Note : 9/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Syros Jeunesse (11 mai 2017)
  • Collection : GRAND FT SYROS

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Obsessions (4 mai 2017) de Luana Lewis

Suicide tragique ou meurtre parfait ? Belle à se damner, mère de famille comblée, Vivien fascine les hommes autant que les femmes. Pourtant, sous les apparences se cache une personnalité rongée par les TOC. Poids, amis, famille, Vivien contrôle tout d’une main de fer. Le jour où on retrouve son corps sans vie dans Regent’s Canal à Londres, tout porte à croire qu’il s’agit d’un suicide. Comme si de jolis mensonges cachaient de bien vilaines réalités…

Chronique : Perdre votre enfant est la chose la plus dévastatrice possible pour quelqu’un. Rose perd sa seule fille, la police soupçonne un suicide possible. Sa fille parfaite avait tout, une maison parfaite, un mari parfait, une petite fille parfaite. Mais était-il suffisant pour le bonheur? Pourquoi voudrait-elle se tuer?
Le seul espoir de Rose dans la vie est maintenant le petit Lexi. Elle se reproduit pour le suicide de sa fille et prendre soin de sa petite-fille la rend moins coupable. Mais son beau-fils, Ben, ne pense pas que Rose soit une bonne personne pour être autour de Lexi. Il a besoin de temps pour le deuil. Ils le font tous les deux. Ou peut-être y a-t-il une autre raison pour qu’il la garde loin de sa fille?
Vivien était parfaite. Elle avait un regard étonnant, les hommes tournaient la tête après elle. Elle a toujours eu ce qu’elle voulait. Elle marchait sur les cadavres juste pour obtenir ce qu’elle voulait. Son mari, Ben, était le copain de son meilleur ami. Il n’y a pas d’amis en guerre et en amour. Elle a toujours pris soin de son apparence, se demandant toujours quelle sorte d’impression elle a laissée. Elle avait la famille parfaite, mais était-elle assez parfaite pour elle?
Rose a des doutes sur la mort de Vivien. Elle soupçonne que quelque chose se passe dans la maison où vit la famille de sa fille. Inquiet pour la sécurité de Lexi, elle commence sa propre enquête. Elle est vraiment surprise quand elle voit Cleo, l’ex-meilleure amie de Vivien et l’ex-fiancé de Ben en visite à Ben dernièrement la nuit. Quelque chose se passe.
Mais Rose est-elle prête pour la vérité, la vérité sur sa belle fille? Pour chaque parent, son enfant est parfait. L’amour des parents est inconditionnel et très souvent un parent ne peut pas voir le vrai visage de son enfant. En cherchant la vérité sur la mort de sa fille, Rose essaie de faire face à son propre échec en tant que mère. Être grand-mère est juste une tentative de réparer les choses qu’elle a malmenées depuis longtemps. Elle essaie de découvrir la vérité. Sa victime était-elle victime? Ou sa famille était-elle la victime? Qui est le véritable prédateur ici?
Le style d’écriture capture dès le premier moment. Ce roman à beaucoup du style d’écriture de Paula Hawkins. C’est une histoire brillante, avec des moments très sombres. L’auteur créé des personnages avec des masques, avec deux visages, un pour la foule, celui qui s’affiche lorsqu’il n’y a personne là-bas à regarder. Vous ne savez jamais ce qui se passe derrière les portes fermées. Nous avons juste quelques personnages ici, mais chacun d’entre eux a un squelette dans le placard. L’auteur nous empêche de deviner le récit jusqu’à la fin et, à un moment ou à un autre, on ce méfie de tous les personnages de l’histoire. Le suspense dans ce livre est presque tangible et on sent comme si on est là avec les personnages dans la salle de bain froide de Vivien ou dans sa sombre cuisine au sous-sol. À la fin, quand la vérité a finalement été révélée on est prit par surprise.

Note : 9/10

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Denoël (4 mai 2017)
  • Collection : Sueurs froides

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Epiée (10 mai 2017) de Michael Robotham

Marnie Logan a souvent la sensation d’être épiée. Comme une sensation diffuse  : un souffle sur sa nuque, une ombre au coin de l’œil, et voilà que son existence se fige.
Son mari Daniel a disparu depuis plus d’un an. Toujours déprimée et désespérée, elle décide de demander l’aide du psychologue Joe O’Loughlin.
Alors que Joe s’interroge sur la répugnance de Marnie à évoquer son passé, celle-ci découvre un livre rempli de photos et de témoignages d’anciens amis, collègues et professeurs, que Daniel lui préparait pour son anniversaire. Ce cadeau était censé célébrer sa vie, mais il raconte une toute autre histoire…
Un roman qui joue avec votre esprit, un thriller psychologique qui vous emporte dans une course effrénée et palpitante, par l’un des meilleurs auteurs de suspense d’aujourd’hui.
ChroniqueUne fois de plus, Michael Robotham prouve qu’il est à son meilleur quand au moins un de ses personnages est écrit en première personne. Cette fois, nous sommes à la tête du protagoniste, que Robotham utilise pour amener le lecteur sur un chemin qui a des torsions, des virages et enfin un léger probléme.
Le mari de Marnie Logan a disparu et elle va voir Joe O’Loughlin pour la thérapie. Cela met Joe et son policier retraité, Vincent Ruiz, au milieu de l’histoire. Quelqu’un élimine ou harcèle les gens dans la vie de Marnie qui l’ont maltraitée, et la question de savoir qui fait cela conduit l’intrigue.
Au milieu du livre, un secret sur Marnie est révélé et Robotham veut que le lecteur pense que ce sera la réponse au mystère, mais les retournements commencent. Avec ses faux airs de ressemblance avec des films et d’autres auteurs, avec ce roman vous n’allez pas l’oublier pas une fois refermée. Plusieurs raisons à cela, d’abord la structure très bien construite et qui vous tient en haleine à chaque page qui en distillant des bribes de solutions qui s’avèrent parfois justes et d’autres fois qui vous mènent sur une fausse piste. Ensuite l’histoire est vraiment bien vue avec une intrigue originale qui évite les ressorts éculés des polars avec serials killer et meurtres en série. Enfin les personnages qui sortent là encore des stéréotypes habituels et chacun à ses propres zones troubles et n’est pas en tous les cas pas le héros de roman habituel. Pas d’hésitation, à lire d’urgence.
Note : 09/10
  • Broché: 420 pages
  • Editeur : JC Lattès (10 mai 2017)
  • Collection : Thrillers

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