Test DVD : BARRY SEAL : AMERICAN TRAFFIC (16 janvier 2018) de Doug Liman avec Tom Cruise, Sarah Wright

L’histoire vraie de Barry Seal, un ancien pilote de la twa, arnaqueur dans l’âme, recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. Il profitera de l’occasion pour diversifier ses activités en tant que passeur de drogue pour le cartel de Medellín et servira en même temps les intérêts de la DEA…

Chronique : « Barry Seal : American Traffic » est un film à l’image de son héros, fantasque, drôle, impertinent et même hallucinant !!! C’est comme si la personnalité de ce phénomène nommé Barry, s’imprimait dans le grain de la pellicule pour déteindre totalement sur l’esprit de cette folle histoire ! Car à la manière dont ces faits réels nous sont contés, on ne peut qu’écarquiller nos yeux et nos oreilles pour croire et assimiler ce qui nous est montré à l’écran ! En effet, il va falloir s’accrocher au parcours ubuesque de ce pilote débauché par la CIA pour bifurquer vers d’autres horizons imprévus et totalement différents ! Le spectateur va aimer ce régaler du procédé façon théâtre qui consiste à faire parler le héros en voix off via ses fameuses cassettes VHS dont l’existence nous est expliquée « in fine » ! Quel personnage, quelle tête brûlée ! Enthousiaste, téméraire, fonceur, ce Barry à travers son vécu exceptionnel, vont nous faire passer deux heures dignes d’une expérience insensée que l’on aura même du mal à croire et à imaginer !  L’enchaînement des épisodes de sa vie ne sont que des véritables coups de théâtre dont le nombre vaudra bien celui des liasses de dollars qui coulent à flot jusqu’à ne plus savoir qu’en faire !… Le tout est en plus servi avec un rythme d’enfer, un superbe humour décalé par rapport à la gravité des événements historiques d’ailleurs fort édifiants, instructifs et intéressants ! Il est même rare d’apprendre ou de redécouvrir des faits marquants d’une façon si originale… Tom Cruise nous fait donc ici un véritable show, une vraie performance où l’acteur prouve ses talents et sa forme olympienne, alors que la mise en scène s’amuse et nous amuse avec quelques gags et bricolages plus drôles les uns que les autres… Et pour conclure, il faut bien avouer que Doug Liman nous a concocté là une réalisation étonnante, passionnante à suivre, et même jubilatoire dans son ensemble !

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image : Avec un contraste étonnant entre l’ancrage dans le réel de la photographie (style documentaire) et le surdosage des couleurs lié au traitement comique, le rendu global de Barry Seal – American Traffic s’avère très satisfaisant, collant notamment parfaitement au côté outrancier que le film revendique. Un rendu joliment renforcé ici par une colorimétrie extrêmement précise en termes de définition.

Son: Du côté des pistes audio, la VO s’illustre en  Master Audio 5.1, tandis que la VF doit se contenter d’un encodage DTS Digital Surround 5.1. Les deux parviennent à tirer leur épingle du jeu mais la VO est tout de même à privilégier pour pouvoir profiter pleinement de toute la profondeur et la densité sonore du long-métrage, en particulier lors des séquences dans les airs.

Bonus : Au-delà des scènes coupées, on appréciera ainsi tout particulièrement les informations délivrées sur le vrai Barry Seal ou la conversation entre Tom Cruise et Doug Liman. Rien d’exceptionnels, bien sûr, mais suffisamment tout de même que pour prolonger un tant soit peu l’expérience de visionnage.

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons
  • Réalisateurs : Doug Liman
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Finnois, Italien, Turc, Islandais, Danois, Arabe, Hindi, Norvégien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 16 janvier 2018
  • Durée : 110 minutes

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Test DVD / In A Valley Of Violence (8 Aôut 2017) de Ti West avec Ethan Hawke, John Travolta

1890. Un homme arrive dans une petite ville et réclame vengeance pour l’un de ses amis assassiné…

Chronique Film:  Avec In A Valley Of Violence, le réalisateur Ti West n’a visiblement pas chercher à renouveler le western. Il semble simplement avoir voulu se faire plaisir en écrivant lui même une histoire tout ce qui a de plus conventionnel dans le genre pour l’illustrer de manière vintage. Dommage que le manque de moyens ne lui a visiblement pas permis de vraiment travailler l’aspect esthétique du film. Au final, malgré quelques fulgurances, de bonnes idées et un super casting, son western ne sera jamais plus qu’une simple série B sympathique mais qui ne restera certainement pas dans les annales du genre. Le générique même, qui suit une scène d’ouverture tragi-comique, lance la machine avec ses figures animées en rouge et noir. Sanglant, macabre et comique: trois adjectifs synthétisés par cette ouverture surprenante au milieu des plaintes et montagnes de l’Ouest. Images léchées, dialogues caricaturaux et ton décalé. La musique est inspirée des meilleurs Morricone. Les acteurs sont excellents dans leur démesure, laquelle met d’autant mieux en lumière la sobriété d’un parfait Ethan Hawke. Le chien est remarquablement dressé et sa relation avec E. Hawke réussit même à émouvoir dans ce film de tous les excès, relecture sans réelle perspective ni propos, cet ovni n’est pas un navet.

Note : 8/10

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Test DVD :

Vidéo : In A Valley Of Violence’ arrive avec un transfert agréable de 2,40: 1 1080p. Tourné sur le film, l’image conserve une structure de grain présent mais pas bruyante qui permet à tout le paysage de l’emplacement du Nouveau-Mexique de briller. Les gros plans, les coups de milieu de gamme et l’établissement de plans semblent fantastiques et présentent un formidable sentiment de profondeur et de dimension tout au long de la séquence du film. Les barbes et les vêtements poussiéreux sont fantastiques. Les couleurs s’écrouent vers les tons de terre jaune / brun plus chaud, les tons de chair peuvent sembler un peu plus sur le côté bronzé des choses en endroits tout en pâlissant  lors d’autres scènes, mais sinon tout a une belle apparence naturelle et saine. Les niveaux noirs sont solides tout au long. Sans problèmes de compression ou de dégâts notables, il s’agit d’un transfert solide.

Audio : Avec une piste audio DTS-HD MA 5.1, ‘In A Valley Of Violence’ profite de sa conception sonore. Il y a un effet toujours présent du vent et du grain dans le mélange qui maintient les canaux latéraux et arrière engagés. Le dialogue a une forte présence avant / centre et n’est jamais en contradiction avec le score ou les effets ambiants. Le score de Jeff Grace fait qu’il est préférable de simuler une vibration à la Ennio Morricone et atteint son objectif sans déclencher de dialogue ou d’effets sonores. L’arrière-plan et les effets ambiants offrent un bon sens de la dimension sonore. Les coups de feu obtiennent leur dû et ont une belle présence pareil aux canons – comme on pouvait s’y attendre d’un western. Tout cela est un excellent mélange audio.

Bonus : Pas seul bonus en tant que caractéristique bonus, même pas une bande-annonce a été incluse. Dommage.

 

  • Acteurs : Ethan Hawke, John Travolta, Taissa Farmiga, Karen Gillan, James Ransone
  • Réalisateurs : Ti West
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Espagnol, Islandais, Danois, Portugais, Néerlandais, Français, Hindi, Norvégien, Finnois, Suédois, Turc, Italien, Arabe, Allemand
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 8 août 2017
  • Durée : 99 minutes

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Test DVD : Ghost In The Shell (31 juillet 2017) de Rupert Sanders avec Scarlett Johansson, Pilou Asbæk

Le Major est une humaine unique en son genre : sauvée d’un terrible accident et dotée de capacités cybernétiques, elle est devenue un agent à la tête d’une unité d’élite, chargée de mettre les plus dangereux criminels hors d’état de nuire. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits humains, le Major est la seule capable de l’anéantir. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti. Rien ne l’arrêtera dans sa recherche de vérité sur son passé.

Chronique : Ghost in the shell est une agréable surprise. Pour commencer sur le défaut du film, le scénario est assez classique. Pourtant, la simplicité de l’histoire lui permet aussi une certaine cohérence et laisse le temps au film de camper des personnages émouvants : celui du docteur joué par Juliette Binoche, bien que secondaire, se voit offrir une belle place par la mise en scène. Mais le vrai point fort du film, c’est le fantastique travail visuel. Pour la première fois, la 3D est  justifiée d’un point de vue cinématigraphique : au-delà du gadget immersif, elle se met ici au service d’une ambition artistique. Chaque plan, littéralement, semble façonné avec attention, comme les plongées dans les abimes d’une sorte de Tokyo futuriste, jouant sur les perspectives et les textures, ou encore la délicatesse d’un visage humain. Le visuel évoque aussi quelques belles métaphores, notamment l’image récurrente de cet acharnement du personnage principal à « briser la coquille », en pénétrant dans l’esprit d’un autre ou en se déchirant pour ouvrir le toit d’une machine de guerre.

Note : 9/10

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Test DVD :

Image : Paramont fait un super travail sur ce dvd avec des détails supérieurs, des couleurs vives, un fort contraste et une absence de bruit, des bandes Ou d’autres artefacts. Des portions substantielles se jouent dans des intérieurs sombres, non seulement dans la base, mais aussi les d’extérieurs. Alors que le manque d’illumination dans de telles scènes peut provoquer des plaintes erronées d’écrasement, un examen minutieux révèle que l’absence de détail dans certaines parties du cadre est intentionnelle. L’éclairage révèle les éléments essentiels du design visuel d’une scène, en utilisant la noirceur et l’ombre à la fois pour diriger l’oeil et pour créer de l’atmosphère. La séquence de bagarre final face à la machine comporte de la lumière et des tons riches en terre.

Son : Le mixage audio 5.1  sans perte, continue de profiter pleinement de la matrice surround, ce qui place l’environnement et les effets spécifiques dans les canaux arrière pour une immersion complète dans les scènes d’actions la gamme dynamique est large, l’extension des graves est profonde et le dialogue est clairement rendu.

Bonus : Deux bonus avec un making off qui nous parle du film avec son réalisateur de sa création, ses ambitions, les inspirations et les différents rôles des personnages.

  • Acteurs : Scarlett Johansson, Pilou Asbaek, Takeshi Kitano, Juliette Binoche, Michael Pitt
  • Réalisateurs : Rupert Sanders
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Finnois, Norvégien, Danois, Suédois, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 31 juillet 2017
  • Durée : 102 minutes

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Test DVD : Jeu trouble (25 juillet 2017) de Zack Whedon avec Aaron Paul, Annabelle Wallis

Claire et David vivent une idylle parfaite jusqu’au jour où Claire disparait soudainement sans laisser de traces. David part à sa recherche au péril de sa vie et découvre qu’elle n’est pas celle qu’il croyait

Chronique : Voila un titre plein de mystères pour un habile petit thriller oscillant entre «Ne le dis à personne», le best-seller d’Harlan Coben, brillamment adapté au cinéma en 2001 par Guillaume Canet et «L’homme qui voulait savoir» de Georges Sluizer en 1988. Encore une fois maladroitement titré «Jeu trouble» chez nous (pourquoi ne pas garder les titres originaux?), nous découvrons David (Aaron Paul, «Breaking Bad») et Claire (Annabelle Wallis, «Peaky Blinders»), un joli couple amoureux, dont l’histoire nous est présentée à travers des flashbacks successifs. Une vie sans histoire semble se dessiner pour notre jeune couple, jusqu’au jour où Claire disparaît sans laisser aucune trace. Le réalisateur Zack Whedon laissera à David 380 jours, (un peu plus d’une année), pour transformer un drame poignant : (la perte de l’être cher, le traumatisme de ne pas savoir, la difficile reconstruction) en un thriller prenant. Et si Claire n’était pas celle qu’elle prétend être ? Vu récemment dans l’excellent «La 9e vie de Louis Drax» d’Alexandre Aja, Aaron Paul incarne avec brio un homme fragile mais surtout déterminé à retrouver l’amour de sa vie. Annabelle Wallis (l’héroïne de «La momie» avec Tom Cruise), quant à elle, livre une excellente prestation en femme ambiguë au cœur d’une dramatique histoire où les multiples rebondissements et l’action sont proportionnels à la détermination sans faille d’un homme prêt à tout pour savoir la vérité !

Note : 8/10

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Test DVD :

Image : Sur ce dvd des détails supérieurs, des couleurs vives, un fort contraste et une absence de bruit, des bandes Ou d’autres artefacts. Des portions substantielles se jouent dans des intérieurs sombres, non seulement dans l’appartement, mais aussi les extérieurs. Alors que le manque d’illumination dans de telles scènes peut provoquer des plaintes erronées d’écrasement, un examen minutieux révèle que l’absence de détail dans certaines parties du cadre est intentionnelle. L’éclairage révèle les éléments essentiels du design visuel d’une scène, en utilisant la noirceur et l’ombre à la fois pour diriger l’oeil et pour créer de l’atmosphère.

Son : Le mixage audio 5.1  sans perte, continue de profiter pleinement de la matrice surround, ce qui place l’environnement et les effets spécifiques dans les canaux arrière pour une immersion complète avec  une gamme dynamique est large, l’extension des graves est profonde et le dialogue est clairement rendu.

Bonus : Un making off qui nous parle du film avec son réalisateurs de sa création, ses ambitions, les inspirations et les différents rôles des personnages.

  • Acteurs : Aaron Paul, Annabelle Wallis, Garret Dillahunt, Terry Chen, Zachary Knighton
  • Réalisateurs : Zack Whedon
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 25 juillet 2017
  • Durée : 107 minutes

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Test DVD : Thomas et ses amis – Des locomotives extraordinaires (27 Juin 2017)

L’effervescence se propage à Chicalor avec l’arrivée d’une toute nouvelle machine, bien différente des autres ! Inquiets d’être remplacés par le rapide et moderne Hugo, les locomotives ne lui réserveront pas le meilleur accueil… cependant, ils découvriront vite que cette nouvelle locomotive a quelque chose de très spéciale, voire extraordinaire !

Chronique : Thomas est un dessin animé sympathique, mettant en avant des valeurs d’entraide et de partage , c’est bien pensant, chaque dessin animé est une leçon de morale, qui prône le pardon, la réconciliation, la modestie, la bienveillance, la gentillesse. Pourtant, ce côté moraliste n’est pas lourd car chaque intrigue est basée sur un suspens et une tension psychologique assez bien construits, qui font que des enfants ne se lassent pas de regarder encore et encore ces gentilles histoires.

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Test DVD :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors de la série cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail, spatialisées au laser et dotées d’une dynamique très bonne.

 

  • Réalisateurs : Dianna Basso
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 2.0), Néerlandais (Dolby Digital 2.0), Anglais (Dolby Digital 2.0), Grec (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0), Espagnol (Dolby Digital 2.0)
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 65 minutes

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Test Blu ray : Fences ( 27 juin 2017) de Denzel Washington avec Denzel Washington, Viola Davis

L’histoire bouleversante d’une famille où chacun lutte pour exister et être fidèle à ses rêves, dans une Amérique en pleine évolution. Troy Maxson aspirait à devenir sportif professionnel mais il a dû renoncer et se résigner à devenir employé municipal pour faire vivre sa femme et son fils. Son rêve déchu continue à le ronger de l’intérieur et l’équilibre fragile de sa famille va être mis en péril par un choix lourd de conséquences…

Chronique Film: Adapté d’une pièce de théâtre, Fences est un long-métrage porté sur un sujet important, même inspirant et des interprétations superbement dirigés par le comédien et vétéran Denzel Washington. Celui-ci tient des rôles majeurs au cinéma depuis longtemps, très longtemps et prouve avec ce film l’immensité de son talent. Il est l’âme de la production ! Il avait d’ailleurs joué sur scène en 2010 au côté de l’actrice Viola Davis en incarnant les mêmes rôles. Denzel incarne un père insatisfait en créant de multiples conflits envers sa famille. Un être à la fois charismatique et violent qu’on suit au fil des minutes et des heures. Le parfait antihéros ! Tout simplement, épatant dans sa prestation d’acteur. En tant que réalisateur, la mise en scène se veut conventionnelle pour cause de quelques longueurs. Ce qui compte, ce sont les échanges verbeux entre les interprètes – mention spéciale à Viola Davis qui est aussi incroyable dans la peau de cette femme dévouée pour satisfaire les siens – pas étonnant qu’elle a reçu le prix de la meilleure actrice dans un second rôle lors des Golden Globes 2017. Dans Fences, il est question de racisme et de problèmes sociaux, ces thèmes qui sont amenés avec ces métaphores. Le film ne manque pas d’émotion ! C’est poignant et les scènes sont de plus en plus intenses ; c’est une oeuvre qui cherche à provoquer le public sur des sujets qui touchent, sur la vie de tous les jours

Note : 9/10

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Test Blu ray :

Image : L’image a été tournée sur le film plutôt que sur le numérique, et la présentation de Paramount offre une richesse de texture qui manque souvent à plusieurs reprises numériques. Il y a un sentiment d’ordre organique, réel, vécu dans tout le film, en particulier dans l’arrière-cour. La brique rouge de la maison, les anciennes chaises, les planches de bois, les feuilles et toutes sortes de cotes et de fins donnent des détails incroyables qui ne révèlent pas simplement des éléments mais plutôt invitent et attirent le public dans l’emplacement, critiques pour vraiment apprécier comment l’environnement forme le film. Les gros plans faciles sont également complexes. Les pores, les rides, les cheveux, même un peu de maquillage de Rosie sont très bien définis au niveau intime tout en restant ferme à distance moyenne. Le film prend une palette très neutre et très agréable. Jamais trop punchy ou terne. Les niveaux noirs sont bien profonds, les plus visibles lorsque Troy crie au ciel nocturne pluvieux dans l’un des moments clés du film. Les tons de chair semblent exacts au teint naturel des acteurs. Aucune source évidente immédiatement ou les défauts de codage ne sont apparents. Il s’agit d’une présentation Blu-ray intelligente et satisfaisante.

Son : La bande sonore sans perte du  DTS-HD Master Audio 7.1 est bonne mais les besoins sonores du film sont plutôt maigres. La musique est utilisée est peu présente mais claire et aérée et se propage sans effort à travers les scène et livre des notes bien définies et réalistes si nécessaire. L’atmosphère légère du quartier aide à préparer le terrain et à renforcer l’heure et le lieu du film. Quelques collisions, hits et autres effets lumineux sont bien présentés. La piste n’a pas besoin d’effets majeurs; Tout est plutôt réservé mais traité avec précaution. Le dialogue, sans surprise, donne les racines du film, domine le paysage sonore.

Bonus :

  • Un plus grand public : Du théâtre au cinéma (HD, 9 min.) – Le réalisateur / producteur / star Denzel Washington est sur place pour parler de l’histoire qui a fait le saut de la scène (où il l’a joué, aux côtés de la plupart des acteurs de Ce film) au grand écran. Sont également inclus les commentaires de Kenny Leon, qui a dirigé la version Broadway Denzel a joué; Constanza Romero Wilson, veuve d’août; Et les étoiles Viola Davis, Russell Hornsby, Stephen McKinley Henderson et Mykelti Williamson.
  •   La troupe de Fences (HD, 9 min.) – Un regard sur la distribution du film, qui, à l’exception des deux enfants du film, faisait partie de la version 2010 de Broadway.
  • La création de Fences : Denzel Washington (HD, 7 min.) – Le réalisateur / producteur / star parle de ses efforts pour apporter ‘Fences’ au grand écran.
  •  Dans son rôle : Rose Maxson (HD, 7 min.) – Star (et maintenant lauréat du Prix de l’Académie) Viola Davis parle de son rôle dans le film.
  • August Wilson : Le district de Hill (HD, 6 ½ min.) – Denzel et d’autres membres du casting et de l’équipe parlent de tirer le film dans et autour du Hill District à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

 

 

  • Acteurs : Denzel Washington, Viola Davis, Stephen McKinley Henderson, Jovan Adepo, Russell Hornsby
  • Réalisateurs : Denzel Washington
  • Audio : Japonais (DTS 5.1), Italien (DTS 5.1), Allemand (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1), Espagnol (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Norvégien, Allemand, Suédois, Français, Finnois, Italien, Japonais, Espagnol, Danois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 139 minutes

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Test Blu Ray : Split de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Chronique Film:  » James McAvoy incarne un personnage muli-facettes complexe, un schizophrène aux 23 identités qui cohabitent et dialoguent au sein de la même entité morphologique et psychologique !  À ce niveau, c’est tout simplement sidérant et jubilatoire de l’observer se métamorphoser dans son attitude, son regard, sa voix et son langage ! Tour à tour apeuré, protecteur, inquiet et bien sûr féroce, l’acteur est à lui seul la révélation du film, comme si ces changements étaient opérés par un claquement de doigt sans qu’on s’y attende ! La peur indicible s’installe alors crescendo, autant par rapport à cette maladie que celui des trois adolescentes kidnappées dont l’une va faire la différence par sa présence et son jeu très bon (Anya Taylor-Joy), mais peut-être aussi de manière trop explicite et prévue… Cette angoisse fluctue donc doucement et intelligemment selon qui apparaît soudainement, que ce soit Barny, Dennis, Patricia, Hedwig,… et c’est donc aussi tout l’intérêt de cette histoire dont le thème de l’enfermement par contre, est à l’opposé assez classique… Le réalisateur a eu également l’intelligence d’installer une relation très utile et crédible entre cet individu multiple et sa thérapeute dont Betty Buckley rend ce rôle très humain, sensible et profond ! Ces moments sont sans doute d’ailleurs essentiels, instructifs et franchement passionnants… Alors bout à bout tous ces éléments s’imbriquent naturellement et donnent force à cette réalisation loin de tout cliché attendu. Et si l’on y ajoute cet univers glaçant et inquiétant de sous-sol sans repère évident mais aux symboles lourds et précis, on reste en haleine et en alerte de façon permanente ! Un excellent thriller psychologique de M. Night Shyamalan, également aux multiples facettes, inattendu et prometteur…

Note : 9/10

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Test Blu Ray :

Image : Split a été filmé numériquement et l’image est très lisse et propre, alors qu’une texture plus grinçante pourrait l’améliorer un peu plus. Néanmoins, l’image numérique est excellente. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons que l’on trouvera dans 1080p. La source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans la salle de maintien, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides, les morceaux de chaume au sommet de la tête découpée de McAvoy, le point et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé, mais encore humide et triste où se trouvent les filles. Quelques flashbacks offrent des feuilles d’automne pointillées. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Universal est un grand gagnant.

Son : Split dispose d’une bande sonore sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant la scène dans l’acte final. . Quelques coups de fusil de chasse offrent un boom concussif satisfaisant, pas tout à fait au niveau de la réalité, mais assez profond pour satisfaire. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une hiérarchisation.

Bonus : Outre les habituels scènes coupées et l’anecdotique fin alternative, le disque propose plusieurs modules consacrés à la conception du film et à la composition du casting. Et s’ils ne brillent pas nécessairement par leur originalité, ils se révèlent néanmoins particulièrement intéressants

Fin alternative avec introduction optionnelle de M. Night Shyamalan (1’35 » – VOST)
9 scènes coupées avec introductions optionnelles de M. Night Shyamalan (26’35 » – VOST)
Making of (9’48 » – VOST)
Tous les visages de James McAvoy (5’36 » – VOST)
Dans la peau du réalisateur M. Night Shyamalan (3’38 » – VOST)

 

  • Acteurs : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula
  • Réalisateurs : M. Night Shyamalan
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Islandais, Danois, Portugais, Arabe, Hindi, Turc, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 112 minutes

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