TEST DVD : Nemesis (Sam Was Here) ( 6 avril 2017) de Christophe Deroo avec Rusty Joiner, Sigrid La Chapelle

Représentant de commerce, Sam Cobritz est envoyé faire du porte à porte dans la région désertique du sud de la Californie. Après n’avoir croisé que des maisons vides et des portes closes, Sam doit se rendre à l’évidence, les habitants ont disparu. Sur le chemin du retour, les événements troublants se multiplient : sa voiture a été sabotée, d’inquiétants messages de menace lui parviennent, et la police le prend en chasse. Seul, dans l’inconnu, pourra-t-il s’extirper du piège qui semble se refermer sur lui ?

Chronique : Un film magnifique basé sur l’histoire d’un homme perdu en plein dessert californien où il cherche ce qui est arriver au habitant. Si le fil conducteur du film est classique, il fait surtout le portrait en biais d’une Amérique exsangue qui tire la gueule devant le capitalisme omnipotent et que la crise a mis à genoux. Tout y est, sans cliché, juste avec une authenticité réelle et savoureuse. Mais le succès du film est dû aussi à la présence de Rusty Joiner qui est remarquables. L’histoire est haletante du début jusqu’à la fin, les dialogues sont peu nombreux mais savoureux surtout qu’ils sont empreints d’un humour et les paysages sont somptueux; même si la fin est un peu étrange le film fait plaisir à voir surtout pour un premier film et d’un français. Bravo.

Note : 9/10

81i4eqqQZWL._SL1500_

Test DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des couleurs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scène dans le desert  et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus,un bel entretien de Christophe Deroo nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film.

Entretien avec Christophe Deroo (14′)

 

  • Acteurs : Rusty Joiner, Sigrid La Chapelle, Hassan Galedary, Rhoda Pell
  • Réalisateurs : Christophe Deroo
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Condor Entertainment
  • Date de sortie du DVD : 4 avril 2017
  • Durée : 75 minutes

81zTDMw6AsL._SL1500_.jpeg

 

 

Test Dvd – Quarry (8 mars 2017) avec Logan Marshall-Green, Jodi Balfour

Dans les années 70, un tireur de la Marine de retour de la guerre du Vietnam se retrouve rejeté par sa famille et ses amis et diabolisé par le public et les médias. Désenchanté, il est recruté dans un réseau de criminels chargés de nettoyer les rives du Mississippi…

Chronique série : Produit par cinemax, une série au ambiance des années 70 avec un très bon jeu d’acteur et une superbe sur les criminels.Le rythme peut rebuter certains car très calme, et interrompu au moins pour chacun des épisodes, par un ou des passages cours de violences réelles, intenses et percutantes. Un premier épisode très rythmé, mettant tout de suite dans l’ambiance glauque, réelle et sombre de la série. Un épisode final absolument excellent avec un dénouement crédible et cohérent par rapports au épisodes précédents. Le gros plus de cette série reste en soit la qualité avec des plans caméras excellents, et très immersifs. La bande son est très soigné  avec des airs RNB, blues, soul et rocks psychés des années 70. Une série prometteuse qui mérite d’être vue. L’acteur qu’est Logan Marshall-Green à dans son jeu d’acteur tout un talent d’une grande force dramatique tout en gardant sa personnalité. La série est très crédible, très réelle, sans superflue ou actions aberrantes. Immersion garantie, ambiance 70 reproduite à merveille. Violence,ambiance glauque et sombre, critique de cette période et de la guerre du Vietnam très bien retranscrite.

Note : 9,5/10

61hkYizO-ML._SL1000_

Test Dvd :

Image :Une HD au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité, le 5.1 est parfait que les épisodes soient en français ou en anglais.  Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making of est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de la série et les scénes coupé et additionel sont un petit plus.

  • Acteurs : Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Luis Rego, Hermine Karagheuz, Hamza Meziani

 

  • Acteurs : Logan Marshall-Green, Jodi Balfour, Chloe Elise, Damon Herriman, Edoardo Ballerini
  • Réalisateurs : Greg Yaitanes
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Danois, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Studio : HBO
  • Date de sortie du DVD : 8 mars 2017
  • Durée : 480 minutes

71tB97XaaXL._SL1000_.jpg

Trump par Trump (1 mars 2017) de Donald Trump

Il fascine, il irrite, il effraie, il intrigue… C’est un génie des affaires, c’est aussi un héritier dont l’empire est surendetté… Il a surtout déjoué tous les pronostics : personne ne le voyait triompher en novembre 2016. Mais, tel un rouleau compresseur, il a toujours cru en ses chances et éliminé un à un tous ses adversaires. L’un des secrets de sa réussite ? Avoir foi en ses projets et ne jamais renoncer. Ces mêmes techniques, il les mettait déjà au service de ses affaires. À plusieurs reprises, il a subi des revers mais il s’est toujours relevé pour aller plus haut. Cette autobiographie son 1er livre, publié en 1987 sous le titre The Art of the Deal – montre Donald Trump en action au quotidien : imagination, audace, sens des affaires. Trump y raconte ses parents, son enfance, son éducation militaire, comme il dévoile ses principes, ses méthodes. Il revient sur certains échecs dont l’idée de lancer une ligue de basket pour concurrencer la NBA et ses plus triomphales réussites.

Chronique :  Un livre qui ne plaira pas à tout le monde au vu de la personne mais sans entrer dans le coté politique Trump parle de l’humain et de son parcours. Étonnamment on y retrouve des bonnes idées sur la façon dont il travaille. Clairement un maître des ventes, il a également fait des choix précoces dans sa vie . Alors qu’il était béni avec une solide famille avec des parents travaillant dur qui ont travaillé pour et ont connu le succès, Donald a également travailler dur et a obtenu de sa personne des idées pour les entreprises et des règlements afin d’apprendre sur ce qu’il deviendra en tant que homme d’affaire. Cela le conduisit à des décennies qui l’emmenèrent dans des directions différentes de celles de «l’entreprise familiale». Bien qu’il ne soit guère conservateur, il a travaillé assez fort pour s’intérioriser beaucoup sur les gens, les entreprises, les lois, les règlements et les politiciens pour trouver des moyens de réussir dans les environnements où les fonctionnaires enracinés semblent travailler des heures supplémentaires pour assurer l’échec des entrepreneurs. S’ils ne peuvent pas comprendre, ils manipulent le système pour réussir en contrôlant tout le monde. Trump partage également ses perceptions d’un si grand nombre de la classe ouvrière qui ont vraiment besoin d’un gouvernement qui facilite leur réussite de manière à permettre à la population de classe moyenne de grandir seule – sans les documents gouvernementaux qui, actuellement, ne concernent que les pauvres et les riches tout en supprimant les ressources de ceux qui travaillent dur pour aller de l’avant – et qui sont si souvent pénalisés par le gouvernement et les régulateurs. Cela seul tendrait à rendre la plupart des gens intelligents qui descendent dans les détails et  au fil du temps migrent vers des conclusions qui soutiennent bon nombre des principes conservateurs qui ont conduit à la récréation moderne du « Tea Party »: moins de gouvernement, plus d’opportunités personnelles et de liberté, les droits de propriété personnelle et des impôts inférieurs se limitant à des fins constitutionnellement légitimes. Cependant, ne vous attendez pas à obtenir toute sorte de perspicacité sur les stratégies de faire des affaires ou le sens des affaires. Ce sont simplement des histoires d’affaires. C’est un livre pour en apprendre davantage sur l’homme qui gouverne les États Unis , il écrit comme il parle ce qui peut étre déstabilisant.  A vous de vous faire une idée de ce livre et de cet homme mais il vous permettra de mieux le connaitre.

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Archipel (1 mars 2017)
  • Collection : Politique, idée, société

51zC0xsE4XL.jpeg

 

Le grand combat (11 janvier 2017) de Ta-Nehisi Coates

A West Baltimore dans les années 1980, les gangs et le crack sont le seul horizon des gosses du quartier. Ta-Nehisi est voué lui aussi à devenir un bad boy. Mais son père Paul, ancien Black Panther passionné de littérature, lui fait découvrir Malcolm X et James Baldwin. C’est une révélation. L’adolescent rêveur, égaré dans les frasques d’une famille hors norme, se jure d’échapper à son destin.

Chronique : Merci aux Éditions Autrement » pour ce si beau roman qu’est cette epopée lyrique aux accents hip-hop portée par l’amour et l’ambition. Ta-Nehisi Coates écrit avec ses tripes et on le sens à la lecture. Le livre à un certain écho avec son précédent livre « une colère noire. Lettre à mon fils » mais ici pas le grand point noir du racisme américain. On est plus dans une quête de la liberté, de s’échapper de sa condition d’homme de couleur même si par moments sa haine du est toujours bien présent avec ses ghettos et armes l’auteur nous entraine dans une belle histoire nous rappelant qu’il ne fait pas bon d’être noir aux usa et sa force réside dans le caractère attachant et approfondi de son écriture. Ce n’est pas un roman toujours consistant et qui s’égare parfois dans les clichés, mais il sait aussi tacler ces derniers au bon moment. À la fois touchant et dur cette histoire fait est un que l’on ne lâche à aucun moment.

Note : 9/10

 

  • Broché: 267 pages
  • Editeur : Editions Autrement (11 janvier 2017)
  • Collection : Littératures

511e2uYrLtL._SX319_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Un fils en or (19 janvier 2017) de Shilpi Somaya Gowda

Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux Etats-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite. Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman, lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur ?

Critique : Roman passionnant qui ce se lit d’une seule traite. Il raconte les destins croisés de deux jeunes indiens Anil et Leena. Anil qui est le fils d’un riche propriétaire terrien. Plutôt que de succéder à son père il choisit d’être médecin et de faire ses études en Amérique à Dallas. Il voyait l’Amérique comme un eldorado. Mais il se heurtera, au Texas, au racisme le plus violent. Il découvrira une médecine « technique » utilisant un matériel moderne, scanners, IRM … En Inde la médecine est plus orientée vers le diagnostic par le dialogue. Leena reste en Inde où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de traditions cruelles. L’épisode de son mariage est édifiant.Livre facile à lire ,et qui pourtant parle de thèmes essentiels comme le racisme,le déracinement,la condition féminine en Inde, la violence aux Etats-Unis, mais aussi la vie plus facile dans un pays développé qu’en Inde où même les gens de classe moyenne supérieure sont soumis à des contraintes sociales et culturelles oppressantes.Il parle aussi de la beauté ,de la poésie. Une belle découverte.

Note : 9/10

 

  • Poche: 544 pages
  • Editeur : Folio (19 janvier 2017)
  • Collection : Folio

41H83FLhknL._SX301_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Pensées de Mark Twain Broché (8 septembre 2016) de Mark TWAIN

Si l’on vous parle aujourd’hui d’un très grand romancier, d’un insatiable aventurier, d’un journaliste très talentueux, d’un humoriste exceptionnel, d’un pamphlétaire virulent, cinq noms vous viendront certainement à l’esprit. Mark Twain nous facilite les choses : il fut tout cela à la fois. Non content d’avoir autant de lauriers à sa couronne, l’auteur des Aventures de Tom Sawyer bénéficie en plus d’une jeunesse éternelle. Il suffit de lire les pensées réunies dans ce volume pour constater qu’elles n’ont pas pris une ride. Peut-être les travers de la comédie humaine n’ont-ils guère changé au fil des siècles, mais on les a rarement épinglés avec autant de finesse et de drôlerie. Que la plume de Mark Twain s’intéresse à la société, à la politique, au sexe, à l’argent, à la religion, elle fait mouche à chaque fois.

Critique : Qu’il s’agisse de l’introduction générale on trouvera ici les pensés de ce Mark Twain tout ce qu’on peut attendre de cet homme. Impeccablement choisit les pensées n’ont rien d’indigeste et permettent cependant d’éclairer avec force détails les contextes (celui de l’écriture et, celui, plus large, de l’Amérique dans laquelle évoluait Twain). Il arrive à Franz-Olivier GIESBERT de pointer les beautés et les faiblesses, voire, parfois, de faire ressortir les beautés des passages les plus faibles, comme à propos de certains chapitres de La Vie sur le Mississippi. L’auteur a le talent d’exposer ses pensés nettement sans pour autant se livrer à des jugements hâtifs ou malvenus de l’écrivain. D’une part, il fait émerger tout ce qui est critiquable, de la posture de Twain aux éléments textuels eux-mêmes, en faisant toujours preuve de précision ; d’autre part, c’est avec une grande équanimité qu’il soupèse les questions centrales (le rapport au paradis perdu de l’enfance, à la vie dans le sud, à l’esclavage, etc). Bref, sans baver d’admiration sur la moindre ligne écrite par Twain, il n’exalte ce que ses dires qui recèlent de meilleur.

Note : 10/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (8 septembre 2016)

51BN-0oIhpL._SX303_BO1,204,203,200_.jpg

 

Les invisibles de Hugh Sheehy

Tous les personnages de ces nouvelles pourraient d’une manière ou d’une autre être «invisibles» à nos yeux, si ce n’étaient les drames qui viennent les percuter de plein fouet et bouleverser leurs existences : une jeune fille en vient à envier ses amis les plus proches, qui ont certainement été enlevés et assassinés par un tueur en série ; un homme retourne dans sa ville natale pour y apprendre que la femme qui avait été son amour de jeunesse a été sauvagement assassinée ; un autre croit retrouver sa petite amie pourtant morte des années auparavant… A la façon inquiétante d’un thriller, chaque nouvelle voit la mort s’immiscer dans les vies. Hugh Sheehy s’attache alors aux sentiments de ses personnages : chagrin, solitude, violence. L’Amérique qu’il dépeint est singulière, étrange, et l’atmosphère des lieux qu’il décrit saisissante. La force de ce recueil réside pourtant dans l’écriture tout en précision. Son pouvoir d’évocation et sa capacité à créer le malaise chez le lecteur contribuent à dessiner un univers étonnant.

Critique: 11 nouvelles réparties sur 284 pages se proposent de nous présenter des parcours de vie brisée dans une économie de mots poussée à l’extrême. On dépasse ici rarement la vingtaine de pages lors de micro-récits qui n’épargnent rien à leurs personnages. Hugh Sheehy nous livre tout cela, certaines nouvelles racontent des malheurs du quotidien comme Henrik le Viking avec le récit d’un couple qui attend un futur enfant, d’autres touchent à l’univers du crime et plus particulièrement des meurtres avec Les invisibles, un sourire pour Ellie ou de la délinquance juvénile/jeunes adultes avec un âge difficile, après le déluge … il y a presque un côté « mystique » à ces histoires car malgré le fait que cela se passe à notre époque on sent que l’extraordinaire n’est pas loin tant dans les réflexions des personnages que les évènements qui se déroulent. La plume de l’auteur mélange les récits à la première ou troisième personne qui instille des messages à son lectorat tout en racontant des instants de vie primordiale pour ceux qui les vivent. Un recueil a l’atmosphère si particulière, originale et qui nous fait voyager dans les États-Unis.

Note : 9/10

 

  • Reliure inconnue: 290 pages
  • Editeur : Editions Albin Michel (30 mars 2016)

41egor6hqSL._SX338_BO1,204,203,200_.jpg

 

La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :  » Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? « 

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Critique: Dans ce nouveau roman on retrouve vraiment les codes de Musso. L’enquête, déjà, sur une histoire sombre, floue. Qui est Anna ? Est-elle vraiment coupable de ce qu’elle montre en photo à son futur époux ? Pourquoi aurait-elle fait une chose pareille ? Et surtout pourquoi avoir si soudainement disparu ? Aucune trace d’elle non plus à Paris, Raphaël ne va être obligé de remonter loin le passé de la jeune femme pour connaître sa réelle identité et son terrible passé. L’enquête ne laisse aucun temps mort. Alternant les avancées de Raphaël et de son voisin, Marc, nous apprenons beaucoup de choses pages après pages. Certains autres passages, consacrés à d’autres personnages qui nous livrent alors leur histoire, enrichissent encore l’enquête et les découvertes. Nos deux enquêteurs recoupent régulièrement leurs informations et petit à petit les pièces du puzzle s’emboîtent. Ici, une nouvelle fois, Musso nous prouve l’amour de la France mais aussi celui des États-Unis qu’il nous fait parcourir dans de nombreux romans. Raphaël, écrivain, y a déjà ses repères mais de là à connaître Brooklyn, c’est autre chose et il est vraiment loin d’imaginer que sa recherche va le plonger loin, très loin du passé de certaines personnes et le moins qu’on puisse dire c’est que cela ne plaira pas à tout le monde. Et si Anna était liée à beaucoup plus lourd que ce qu’ils pensaient au départ . Les personnages sont comme toujours chez Musso assez attachants. Raphaël est un homme dévoué, amoureux, qui s’occupe à merveille de son fils (dont les comportements sont bien détaillés et ce petit bout de chou est mignon) et qui est prêt à tout pour sauver Anna. Il ne la croit pas responsable de ce qu’elle lui a montré. Marc, son voisin ex-flic, est un personnage un peu plus bourru qui a su garder ses entrées où il faut (pratique dans ce genre d’enquête) et qui va se montrer d’une aide incroyable auprès de Raphaël. Il est également très proche du petit Théo dont il s’occupe régulièrement. Quant à Anna, bien qu’elle soit le coeur central de cette enquête, nous n’aurons pas vraiment l’occasion de la connaître. Nous avons juste sa vie, vue par les autres et elle nous est présentée sous une forme très attachante, on ne peut que ressentir de l’empathie pour cette femme. La rencontre avec sa famille est un véritable choc pour Raphaël comme pour la famille et il est pourtant alors loin d’imaginer tous les fils qu’il va lui falloir démêler. Il est difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler des points-clés de l’histoire. Musso a vraiment bien travaillé son intrigue et nous allons de surprises en surprises, de rebondissements en révélations scandaleuses, on passe par de l’angoisse, de l’horreur, de l’empathie et puis d’un coup, comme toujours avec notre cher écrivain, les dernières pages qui vous donnent une claque monumentale. Alors que vous pensiez le tout résolu, une nouvelle page s’ouvre…

Le roman est addictif, difficile de le reposer avant de savoir qui est Anna, qui est cette mystérieuse Fille de Brooklyn. Il faut dire qu’à mesure que l’enquête avance, les secrets se déterrent et pas des moindres. C’est du très lourd que nous sert Musso ici. Un roman à la hauteur de son succès qui confirme qu’il n’a pas son pareil pour ménager le suspens et qu’il sait entraîner son lecteur dans une course haletante entre la France et les Etats Unis, le passé mystérieux d’une femme et l’urgence présente de la retrouver.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 473 pages
  • Editeur : XO (24 mars 2016)
  • Langue : Français

51Ed+C4HGOL._SX342_BO1,204,203,200_