Un appartement à Paris (30 mars 2017) de Guillaume Musso

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Chronique :  Voici le nouveau Musso; comme chaque année les lecteurs attende ses romans comme les spectateurs avec Woody Allen. Avec ce livre qui est plus un roman d’aventure  qu’un thriller qui se déroule sur cinq jours entre le 20 et le 25 décembre.  Musso nous offre une scène de suicide pour le prologue ce qui met le lecteur de suite dans l’ambiance. On fait ensuite connaissance avec un dramaturge misanthrope qu’est Gaspard, et une ex-flic cabossée de la vie avec Madeline qui se retrouvent contraints de partager un appartement avant de virer au noir le plus sombre avec l’assassinat d’un enfant et la présence d’un tueur en série terrifiant.
L’enfant assassiné c’est le fils d’un peintre à succès terrassé par la mort de son enfant. Cristallisation de plusieurs artistes le personnage de Sean Lorenz est l’occasion pour Musso de parler avec beaucoup d’acuité du processus de création.
Gaspard et Madeline, qui s’entendent comme chat et chien, se retrouvent sur la piste des trois derniers tableaux perdus de l’artiste. Mais ce n’est que le début d’une quête qui les conduira à New York en passant par Madrid…
L’histoire est racontée du point de vue de chacun des personnages. Cela donne au récit un rythme haletant et permet à Musso de donner plus de complexité à ses protagonistes.
Comme dans beaucoup de ses ouvrages, il est énormément question d’identité mais, c’est nouveau, il est question aussi du rapport à la paternité ou la maternité. Madeline va à Madrid pour une procréation médicalement assistée, l’égoïste Gaspard, orphelin de son père, pourrait-il finalement avoir la force et le courage de devenir père…
Roman de la maturité, il donne subtilement à réfléchir sur les bouleversements intimes, les lignes de faille, les ambiguïtés et les désirs contradictoires qui habitent tout un chacun. Une belle surprise.

Note : 9/10

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : XO (30 mars 2017)

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Sphinx (13 octobre 2016) de Christian Jacq

Neuf représentants d’une confrérie mystérieuse dénommée SPHINX.
Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde.
Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l’argent-roi, dont l’objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines.
Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx.
C’est compter sans la détermination d’un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.
Pour Bruce, désormais, chaque pas est un danger de mort. Plus il avance dans son enquête, plus la question l’effraie :
QUI GOUVERNE VRAIMENT NOTRE MONDE ?

Critique : Le nouveau livre de Christian Jacq est tout aussi surprenant que fascinant, l’auteur nous propose un thriller contemporain avec un dénonciation sur la folie des hommes qui en créant des machines dites inintelligentes et qui prennent le risque de perdre le contrôle de leur destin. La lecture de ce superbe roman présente les dérives d’une logique de progrès technologique poussé à l’extrême avec de nombreux personnages il y a Bruce un écossais pas comme les autres qui est le spécialiste des mots de travers et de pensé non conforme et il y aussi Mark son seul ami qui nous offre ne histoire passionnante et pleine de rebondissements. Le livre se lit facilement, et on est embarqué dès les premières lignes dans une histoire passionnante. On attend impatiemment, la parution du tome suivant. Merci Christian Jacq de nous offrir de si bon roman.

Note : 9/10

 

  • Broché: 387 pages
  • Editeur : XO (13 octobre 2016)
  • Langue : Français

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Les enquêtes de l’inspecteur Higgins – tome 22 La malédiction de Toutankhâmon (1 septembre 2016) de Christian Jacq

Après la découverte, en 1922, de la tombe de Toutânkhamon, remplie de trésors, se
propagea la rumeur d’une malédiction, causant plusieurs victimes.
Rumeur ou réalité ? Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutânkhamon, qui éliminera quiconque voudrait, comme les victimes, toucher à sa momie, au nom de la recherche scientifique.

Critique : La nouvelle enquête d’Higgins nous entraîne dans le monde de l’Égypte avec Cinq meurtres sont revendiqués par le spectre de Toutankhamon. L’inspecteur va-t-il réussir à découvrir le coupable, à moins que d’autres personnes soient impliquées… Secrets, suspicions, ragots, révélations sur une grande énigme connut de tous, voilà ce que vont trouver Higgins et Marlow.
Une nouvelle fois, Christian Jacq nous plonge dans un nouvel univers lors de l’enquête qu’il nous propose quand il s’agit de la psychologie des personnages, si bien que tout le monde paraît suspect. Plus l’histoire avance, plus la tension augmente, C’est toujours aussi plaisant de suivre Higgins dans son cheminement et de vouloir trouver le coupable au fil des éléments qu’il note dans son petit carnet. Il n’y a jamais de précipitations mais de la réflexion. Cette fois-ci Marlow reste un peu plus en retrait. N’excellent volet des enquêtes de l’inspecteur Higgins. Bien entendu, l’affaire en question est bien plus compliquée qu’il n’y paraît au premier abord. Heureusement, l’inspecteur ne se laisse pas duper et arrive à démêler le vrai du faux.
Note : 8/10

 

  • Broché: 215 pages
  • Editeur : XO (1 septembre 2016)

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Le cri (8 septembre 2016) de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre.

Critique : Nicolas Beuglet emmène le lecteur dans les méandres de cette vaste enquête, chaque page du livre apporte intrigues… indices … Les chapitres courts dans un style efficace poussent le lecteur toujours plus loin et le tiennent en haleine jusqu’aux dernières lignes du livre. Il n’y a aucun temps mort, et les rebondissements successifs entraînent une addiction, tout s’enchaîne parfaitement, rien ne vient briser le flot de l’histoire, pas même la fin, qui semble tout à fait naturelle et en adéquation avec le reste de l’ouvrage. Les personnages sont bien détaillés et s’intègrent parfaitement à la fiction, et on souffle de temps à autre grâce aux quelques touches d’humour distillées par l’auteur. Enfin, la violence physique décrit reste supportable ; la torture mentale imaginée est plus dure. Un bon moment de lecture avec cette pincée de stress indispensable, ce livre est bel et bien une superbe découverte qui laissent le lecteur totalement en haleine et paniqué face à cette intrigue totalement folle, et pourtant… »Le cri » est un petit bijou !
Note : 9/10

 

  • Editeur : XO (8 septembre 2016)
  • Prix : 19,90 euros

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La Trahison de la reine (26 mai 2016) de Antonia Hodgson

Printemps 1728. On traîne un homme jeune, bien habillé, dans les rues de Londres, jusqu’à la potence de Tyburn. À son passage, la foule le raille, le traitant de meurtrier. Thomas Hawkins essaie de rester calme. Il est innocent. Et il doit le prouver avant que la corde ne lui serre le cou.
Il sait, bien sûr, que tout est de sa faute. Il était si heureux avec Kitty Sparks. Pourquoi s’est-il mis à fréquenter le criminel le plus dangereux de Londres ? Pourquoi avoir offert son aide à Henrietta Howard, la maîtresse du roi, dans sa lutte désespérée face à un mari brutal et impétueux prêt à tout pour servir ses intérêts ? Et, surtout, pourquoi avoir accordé sa confiance à la reine Caroline, cette femme pleine d’esprit, qui se révèle une redoutable calculatrice ?
Elle lui avait promis un pardon royal en échange de ses services. De grâce, pourtant, il n’y aura pas… Thomas Hawkins est conduit au gibet. Trahi. Mais pas seul. Kitty est là. Décidée à le sauver et à faire triompher la vérité.

Critique : Un bon livre historique qui auquel ont a du mal à débuter à cause des métaphores et les descriptions pesantesLe lecteur devra aller jusqu’au chapitre V pour que le livre débute réellement mais c’est aussi à ce moment que le roman prend une force et change son rythme afin qu’il devient intéressant et le personnage dit caricatural prennent de la forme et nous entraine dans ce très bon récit historique.
Ce roman est aussi la suite de « Le sourire du Diable » et comme son précédent livre tout est richement documenté.
Mais au-delà de l’ambiance très bien rendue, dans le contexte et le style de l’écriture, on pourrait être dans la même veine que les récits de Jean-François Parot mais l’ensemble se lit agréablement, nous avons bien affaire à une histoire policière sur fonds historique, bien menée et documentée. Avec son dernier roman on s’attendait dans l’ensemble un peu plus de frissons et d’aventure, et de diableries … Une très bonne lecture auquel on espère un tome 3 dans le futur.

Note : 8/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : XO (26 mai 2016)

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