Dina et le millimonde – Tome 1 – Le peuple du grenier de Lapuss’ (Auteur), Dalena (Illustrations)

Achat : https://amzn.to/4bsIccn

La jeune Dina, dont le père a mystérieusement disparu depuis un an, vit seule avec sa mère.

Avec Dina et le Millimonde – Le peuple du grenier, Lapuss’ signe une entrée en matière aussi inventive que chaleureuse dans l’univers de la bande dessinée jeunesse d’aventure. À mi-chemin entre le conte initiatique, la fantasy miniature et la comédie familiale, ce premier tome déploie un monde foisonnant d’imagination et d’émotion.

Dina, jeune héroïne vive et attachante, voit son quotidien bouleversé lors de vacances chez sa grand-mère italienne. Un matin, elle se réveille réduite à une taille minuscule : cinq millimètres à peine. La voilà projetée dans le Millimonde, un village de lilliputiens caché dans le grenier, régi par ses propres lois, ses conflits internes et ses traditions aussi farfelues que mystérieuses.

À hauteur d’enfant, mais aussi d’insecte ou de chat devenu monstre, le récit transforme le moindre objet du quotidien en terrain d’aventure. Le danger est omniprésent, mais jamais gratuit : chaque obstacle devient une étape de l’apprentissage de Dina, confrontée à la peur, à la responsabilité et au poids du secret qui entoure la disparition de son père.

Lapuss’, connu pour son sens du gag et du rythme, réussit ici un équilibre subtil entre humour et narration. Les situations comiques s’enchaînent sans jamais nuire à la progression du récit, tandis que les intrigues politiques du Millimonde, les luttes de pouvoir et l’étrange secret pâtissier apportent une profondeur inattendue à cet univers miniature.

Le dessin d’Antonello Dalena sublime l’ensemble. Son trait rond, expressif et lumineux donne vie à un monde débordant de détails, où chaque planche fourmille d’indices visuels et d’idées graphiques. L’influence du conte et de l’animation se ressent dans la lisibilité, le dynamisme et la chaleur des décors, rendant la lecture aussi immersive qu’accessible.

À travers cette aventure à taille réduite, Dina et le Millimonde aborde des thèmes universels : la perte, la transmission familiale, le courage face à l’inconnu et la capacité à grandir malgré l’absence. Un premier tome généreux, drôle et touchant, qui pose les bases d’une série prometteuse, aussi captivante pour les jeunes lecteurs que pour les adultes en quête d’évasion.

Une très belle surprise jeunesse, où l’imaginaire devient un refuge et l’aventure, une manière de se reconstruire.

Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS Date de publication ‏ : ‎ 16 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2808512589 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2808512589

Titanic, la nuit qui changea tout de Peggy Boudeville

Achat : https://amzn.to/4qQU0K4

UN PAQUEBOT RÉPUTÉ INSUBMERSIBLE…

Avec Titanic, la nuit qui changea tout, Peggy Boudeville livre un roman historique poignant qui replonge le lecteur au cœur de l’une des plus grandes tragédies maritimes du XXᵉ siècle, à hauteur d’enfants et d’adolescents confrontés à l’impensable.

Le 11 avril 1912, le Titanic quitte l’Europe dans l’enthousiasme et la promesse d’un nouveau monde. À son bord, Ernest, jeune garçon solitaire, et Juliette, issue d’une famille pleine d’espoirs, incarnent cette génération tournée vers l’avenir. Le paquebot, symbole du progrès et de la modernité, semble invincible. Jusqu’à la nuit du 14 au 15 avril, lorsque l’iceberg surgit et que le rêve se fissure.

En choisissant de raconter le naufrage à travers le regard de deux enfants, l’autrice donne à l’événement historique une dimension profondément humaine. Loin du spectaculaire, le récit privilégie l’émotion brute : la peur qui monte, l’incompréhension, le froid, la panique, mais aussi la solidarité qui naît dans le chaos. Ernest et Juliette ne deviennent pas des héros par bravoure spectaculaire, mais par nécessité, en tentant coûte que coûte de sauver des enfants égarés dans l’immensité du navire en train de sombrer.

La grande force du roman réside dans son équilibre entre rigueur historique et tension romanesque. Les faits sont respectés, le décor minutieusement restitué — la vie à bord, les différences de classes, l’organisation du paquebot — tout en laissant place à une narration haletante, presque cinématographique, qui transforme les dernières heures du Titanic en une véritable course contre la montre.

Accessible sans jamais être simpliste, Titanic, la nuit qui changea tout aborde avec justesse des thèmes universels : le courage face à l’adversité, l’entraide, la perte brutale de l’innocence et la fragilité des certitudes humaines face à la nature. Le roman rappelle que derrière les chiffres et la légende se cachent avant tout des destins individuels, des regards, des mains tendues dans la nuit.

Un récit bouleversant et pédagogique, qui permet aux jeunes lecteurs de découvrir l’Histoire autrement, par l’émotion et l’identification, et qui transforme une catastrophe mythique en une leçon d’humanité inoubliable.

Éditeur ‏ : ‎ FLEURUS Date de publication ‏ : ‎ 16 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2215197412 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2215197416

La mémoire des vaincus T1 de Bleuenn Guillou

Achat : https://amzn.to/4a5lTah

À Novi Zora, tout s’achète, même les souvenirs.

Avec La Mémoire des Vaincus, Bleuenn Guillou signe un roman de fantasy politique d’une remarquable densité, où l’intime et le collectif s’entrelacent autour d’une question vertigineuse : que reste-t-il d’un peuple lorsqu’on lui a volé sa mémoire ?

À Novi Zora, cité meurtrie par une guerre perdue, les souvenirs sont devenus une monnaie d’échange. Dans cette société brisée, la poussière mémorielle permet d’effacer les douleurs… ou de les exploiter. Anastasia, voleuse de souvenirs, survit en pillant le passé des autres, quitte à y laisser peu à peu le sien. À l’opposé de cette existence clandestine, Lev tente de se construire une place au sein du Parlement des Trente, cœur politique d’un régime fondé sur l’oubli organisé. Fils de traîtres condamnés à la damnatio memoriae, il rêve de restaurer la grandeur d’une nation humiliée.

En croisant ces deux trajectoires que tout semble opposer, Bleuenn Guillou compose un récit d’une grande intelligence narrative, où chaque souvenir devient enjeu de pouvoir. Le roman explore avec finesse la manipulation de l’Histoire, la fabrication des mythes nationaux et la violence symbolique de l’effacement. Ici, oublier n’est jamais neutre : c’est un acte politique.

L’univers, solidement construit, se distingue par sa cohérence et sa profondeur. Le système mémoriel n’est jamais un simple artifice de fantasy, mais un véritable moteur dramatique, utilisé pour interroger la responsabilité individuelle face au passé. Les scènes de vol de souvenirs, souvent saisissantes, donnent lieu à des passages sensoriels puissants, où les émotions, les traumatismes et les mensonges se confondent.

La force du roman tient également à ses personnages. Anastasia, marquée par la perte de son identité, incarne une génération sacrifiée, contrainte de survivre dans les ruines morales de la défaite. Lev, quant à lui, est animé par une ambition sincère mais dangereuse, révélant toute l’ambiguïté du patriotisme lorsque celui-ci s’appuie sur un passé reconstruit. Aucun n’est totalement innocent, aucun entièrement coupable : tous sont prisonniers d’une mémoire fragmentée.

Portée par une écriture élégante et tendue, La Mémoire des Vaincus évite le manichéisme pour proposer une réflexion profondément actuelle sur la réécriture de l’Histoire, la tentation du révisionnisme et la valeur du souvenir dans les sociétés traumatisées. Le suspense politique s’y mêle à une émotion constante, jusqu’à un final qui interroge autant qu’il bouleverse.

Éditeur ‏ : ‎ Didier Jeunesse Date de publication ‏ : ‎ 14 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 576 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2278132156 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2278132157

Pas de fumée sans feu de M. J. Arlidge

Achat : https://amzn.to/4rgAQ00

Nulle part où se cacher.

Avec Pas de fumée sans feu, M. J. Arlidge signe l’un de ses romans les plus sombres et les plus nerveux, offrant une plongée implacable dans la violence urbaine et la solitude morale de son héroïne emblématique, Helen Grace.

Désormais loin de la police, Helen pensait avoir enfin tourné la page. Mais lorsque, témoin d’une agression nocturne, elle voit une jeune femme se faire enlever sous ses yeux, l’instinct reprend le dessus. Incapable de rester spectatrice, elle replonge dans l’ombre — sans badge, sans protection, sans filet.

Privée du soutien de ses anciens collègues, Helen mène seule une enquête officieuse qui la confronte à une réalité terrifiante : la disparition de la victime n’est pas un cas isolé. D’autres femmes sont menacées. Et plus elle s’approche de la vérité, plus le danger se resserre autour d’elle.

Arlidge excelle une nouvelle fois dans l’art du thriller urbain sous haute tension. Les chapitres courts s’enchaînent à un rythme effréné, chaque scène se terminant sur une menace, une révélation ou un compte à rebours. Le suspense est constant, presque étouffant, porté par une écriture sèche et visuelle qui ne laisse aucun temps mort.

Mais au-delà de l’intrigue, Pas de fumée sans feu approfondit brillamment la psychologie d’Helen Grace. Loin de l’héroïne invincible, elle apparaît ici plus vulnérable que jamais, tiraillée entre son besoin de justice et la peur de perdre ceux qu’elle aime. En quittant l’institution policière, elle a gagné sa liberté — mais aussi son isolement.

Le roman interroge frontalement la notion de justice individuelle, la responsabilité morale du témoin et le prix du courage lorsqu’il n’existe plus de cadre légal pour le protéger. Jusqu’où peut-on aller pour sauver une vie ? Et à partir de quand le justicier devient-il une cible ?

Avec ce nouvel opus, M. J. Arlidge confirme sa maîtrise du polar britannique contemporain, mêlant efficacité narrative, noirceur sociale et héroïne iconique. Un thriller haletant, brutal et profondément humain, qui rappelle que lorsque la fumée apparaît… le feu n’est jamais bien loin.

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions Date de publication ‏ : ‎ 5 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 448 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 238698012X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2386980121

Une pension en Italie de Philippe Besson

Achat : https://amzn.to/4qJZeYb

Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Chambre avec vue et Sur la route de Madison.

*Une pension en Italie s’inscrit dans la lignée la plus sensible et maîtrisée de l’œuvre de Philippe Besson. Avec ce roman aux parfums d’été brûlant et de secrets enfouis, l’écrivain livre une méditation bouleversante sur la mémoire familiale, le désir et le poids du silence.

Nous sommes au milieu des années 1960, en Toscane. La chaleur écrase les corps autant que les certitudes. Une famille française passe quelques jours dans une pension italienne, lieu hors du temps, suspendu entre insouciance et vertige. En l’espace de trois jours, un événement inattendu vient fissurer l’équilibre apparent. Quelque chose se produit, irréversible, et le monde d’avant cesse d’exister. La stupeur commande alors le silence — un silence qui durera des décennies.

Des années plus tard, un écrivain, héritier indirect de cette histoire, entreprend de remonter le fil du passé. À travers sa quête, Philippe Besson déploie une narration à double temporalité, où l’enquête intime se mêle au souvenir, et où chaque révélation éclaire autant qu’elle brûle.

L’écriture, d’une grande sensualité, capte la lumière italienne avec une précision presque cinématographique : les pierres chauffées par le soleil, les corps alanguis, les regards qui s’attardent trop longtemps. La Toscane devient un personnage à part entière, écrin de liberté autant que théâtre du basculement. Le désir y affleure partout, fragile, interdit, incandescent.

Comme souvent chez Besson, le roman interroge le prix à payer pour être soi dans une époque corsetée par les normes sociales. Les sentiments y sont tus plus qu’exprimés, les gestes retenus plus lourds que les mots. L’auteur excelle dans l’art de suggérer, de faire naître l’émotion dans l’ellipse, laissant au lecteur le soin de combler les silences.

À la croisée du récit d’été, du roman de filiation et du drame intime, Une pension en Italie dialogue ouvertement avec les grandes histoires d’amours empêchées, évoquant la mélancolie de Sur la route de Madison ou la tension élégante de Chambre avec vue. Mais Philippe Besson y imprime sa signature : une pudeur douloureuse, une nostalgie lumineuse et cette capacité rare à transformer le non-dit en vertige.

Roman du souvenir et de la révélation, Une pension en Italie est une œuvre solaire et grave, où la beauté des paysages contraste avec la violence intime des choix impossibles. Un livre sur ce que l’on tait pour survivre, et sur ce que la vérité, même tardive, peut enfin réparer.

Éditeur ‏ : ‎ Julliard Date de publication ‏ : ‎ 8 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ 1er Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2260056784 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2260056782

Ce cri que personne n’entend de Jan-Erik Fjell (Auteur), Jørn Lier Horst (Auteur)

Achat : https://amzn.to/4r9RSx0

Norvège, le pays où la nuit domine le jour

Avec Ce cri que personne n’entend, Jan-Erik Fjell et Jørn Lier Horst signent un polar nordique d’une intensité remarquable, à la fois profondément humain et implacablement sombre, fidèle à la grande tradition scandinave du genre.

Ancien militaire devenu enquêteur indépendant, Markus sillonne les routes désertes de Norvège à bord de son van. Il vit en marge, dort près des fjords, traverse les villages oubliés et consacre son existence à un podcast consacré aux affaires criminelles non résolues. Parmi elles, une l’obsède depuis quinze ans : la disparition de Leah, une fillette volatilisée sans laisser de traces. Aucun corps, aucun suspect, seulement le silence — et ce cri que personne n’a jamais entendu.

Dès les premières pages, le roman impose une atmosphère lourde et hypnotique. Les paysages norvégiens deviennent un véritable personnage : rivières glacées, montagnes abruptes, fermes isolées battues par le vent. Une nature magnifique mais hostile, miroir des blessures enfouies et des secrets que chacun préfère taire. Fjell et Horst exploitent cette géographie avec une précision quasi cinématographique, donnant au récit une puissance sensorielle rare.

Le personnage de Markus s’inscrit dans la lignée des grands enquêteurs nordiques : solitaire, hanté par le passé, guidé moins par la gloire que par un besoin presque vital de vérité. Sa voix de podcasteur, moderne et intime, apporte une dimension contemporaine au polar, tout en interrogeant notre rapport à la mémoire, à la médiatisation du crime et au besoin collectif de comprendre l’incompréhensible.

L’enquête progresse lentement, méthodiquement, sans artifices. Les auteurs privilégient la tension psychologique à l’action spectaculaire. Chaque témoignage, chaque retour sur le passé révèle les failles d’une communauté rurale refermée sur elle-même, où la culpabilité se transmet parfois de génération en génération. Rien n’est jamais totalement noir ou blanc, et la vérité, quand elle se rapproche, s’avère souvent plus douloureuse que le mystère lui-même.

La force du roman réside aussi dans son regard profondément empathique sur les victimes. Ce cri que personne n’entend n’est pas seulement un roman policier : c’est une réflexion poignante sur l’oubli, la persistance du deuil et la violence du silence. Que devient une famille quand aucune réponse ne vient ? Comment vivre quand le passé refuse de se taire ?

Comparé à juste titre à Henning Mankell pour son ton mélancolique et sa gravité morale, Jørn Lier Horst trouve ici, avec Jan-Erik Fjell, un partenaire idéal. Leur écriture conjointe allie rigueur policière — héritée de l’expérience d’enquêteur de Horst — et profondeur psychologique, donnant naissance à un thriller aussi glaçant qu’émouvant.

ASIN ‏ : ‎ B0G4VJJX7L Éditeur ‏ : ‎ MARTINIERE BL Date de publication ‏ : ‎ 3 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 384 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1040124061

L’Homme que j’ai épousé: Un thriller psychologique captivant aux rebondissements palpitants de Alison James

Achat : https://amzn.to/4jVtkp3

Êtes-vous sûre de bien connaître votre mari ?

Avec L’Homme que j’ai épousé, Alison James livre un thriller psychologique redoutablement efficace, fondé sur une angoisse universelle : et si la personne avec qui vous partagez votre vie n’était pas celle que vous croyez ?

Tout commence par un contraste brutal. Alice Gill découvre qu’elle est enceinte — un instant de bonheur absolu — aussitôt brisé par l’irruption de la police à sa porte. Son mari, Dominic, vient de mourir. Accident ? Meurtre ? Le choc est total. À la morgue, Alice identifie formellement le corps. C’est bien son époux. Du moins, elle en est certaine… jusqu’à ce que le frère de Dominic, avec qui celui-ci était en conflit depuis des années, affirme l’impensable : l’homme dans le cercueil n’est pas Dominic Gill.

Dès lors, le roman bascule dans une mécanique de doute et de paranoïa savamment orchestrée. Qui ment ? Le frère, animé par la rancœur ? La police, trop pressée de classer l’affaire ? Ou Alice elle-même, aveuglée par l’amour et le choc du deuil ? Peu à peu, les certitudes s’effritent, et chaque détail du passé conjugal prend une teinte inquiétante.

Alison James excelle dans l’art du thriller domestique, où le danger se cache dans l’intime. Son écriture fluide et tendue installe un climat de malaise constant : regards qui changent, souvenirs contradictoires, zones d’ombre jamais éclaircies. Le lecteur avance aux côtés d’Alice, partagé entre empathie et suspicion, pris dans un engrenage où la vérité semble toujours se dérober.

Au-delà du suspense, le roman interroge la confiance absolue que l’on accorde à celui que l’on aime, la fragilité de l’identité et la violence des secrets enfouis. La maternité imminente d’Alice ajoute une tension supplémentaire : comment se reconstruire quand tout ce que l’on croyait solide menace de s’écrouler ?

L’Homme que j’ai épousé se dévore d’une traite. Rythmé, haletant et habilement construit, le récit multiplie les retournements jusqu’à un final aussi glaçant qu’imprévisible.

Éditeur ‏ : ‎ Bookouture Accessibilité ‏ : ‎ En savoir plus Date de publication ‏ : ‎ 29 janvier 2026 Langue ‏ : ‎ Français Taille du fichier ‏ : ‎ 1.6 MB Lecteur d’écran  ‏ : ‎ Pris en charge Confort de lecture ‏ : ‎ Activé Word Wise ‏ : ‎ Non activé Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 363 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1805507055

Les Preuves de Suzie Miller

Achat : https://amzn.to/49D2DC4

Tessa, brillante avocate anglaise qui défend sans états d’âme les hommes accusés d’agressions sexuelles, se retrouve sur le banc des victimes après un viol conjugal.

Avec Les Preuves, Suzie Miller signe un premier roman d’une puissance rare, à la fois implacable et profondément humain. Adapté de sa pièce phénomène Prima Facie, jouée dans le monde entier, ce texte franchit la scène pour devenir un récit littéraire incandescent, qui interroge frontalement la justice, la notion de vérité et la violence institutionnelle faite aux victimes.

Tessa est une brillante avocate pénaliste anglaise. Issue d’un milieu populaire, elle a gravi un à un les échelons d’un système qu’elle maîtrise parfaitement. Elle défend, avec intelligence et conviction, des hommes accusés d’agressions sexuelles. Elle croit au droit, à la procédure, à la rationalité judiciaire. Elle sait plaider, démonter un témoignage, pointer la moindre faille. Jusqu’au jour où ce système se retourne contre elle.

Après une relation consentie devenue viol conjugal, Tessa bascule du côté des plaignantes. Et soudain, tout ce qu’elle pensait savoir s’effondre. Les mots changent de sens. Les mécanismes juridiques qu’elle utilisait deviennent des armes. La présomption d’innocence, la charge de la preuve, la temporalité judiciaire, l’examen du comportement de la victime : chaque étape révèle une machine patriarcale froide, méthodique et profondément violente.

Suzie Miller écrit avec une précision chirurgicale. Son style, tendu et sans fioritures, épouse la pensée de Tessa, son intelligence, puis sa sidération, sa colère et sa solitude. Le roman ne cherche jamais l’émotion facile : il expose les faits, les raisonnements, les silences. Et c’est précisément cette rigueur qui rend la lecture bouleversante. La question centrale — où sont les preuves ? — devient un cri, une absurdité, une violence supplémentaire infligée à celles dont le corps est pourtant la seule scène du crime.

Les Preuves n’est pas seulement un roman sur le viol : c’est un texte sur le pouvoir du langage, sur la manière dont la loi peut broyer celles qu’elle prétend protéger, sur l’écart vertigineux entre la justice théorique et la réalité vécue. Suzie Miller ne dénonce pas frontalement : elle démontre. Et cette démonstration est imparable.

Vendu à plus de 150 000 exemplaires et unanimement salué par la presse internationale, le roman s’impose comme un texte essentiel, à la fois littéraire, politique et profondément nécessaire. Un livre qui secoue, dérange, éclaire — et dont on ne ressort pas indemne.

Éditeur ‏ : ‎ L’Archipel Date de publication ‏ : ‎ 26 février 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 336 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2809852987 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2809852981

Planetarium Ghost Travel T0 de Sakana Sakatsuki

Lien : https://amzn.to/4rdSiT8

L’espace n’a jamais été aussi envoutant qu’en expédition à travers les étoiles aux côtés de 303, le nonchalant et énigmatique employé de la compagnie Planetarium Ghost Travel.

Avec Planetarium Ghost Travel T0, Sakana Sakatsuki ouvre les portes d’un univers d’une poésie rare, à la frontière du rêve, de la science-fiction et de la méditation existentielle. Ce volume zéro, composé d’illustrations et d’histoires courtes réalisées avant la sérialisation de la série, agit comme un carnet de voyage cosmique, intime et profondément mélancolique.

Nous suivons 303, employé nonchalant et énigmatique de la compagnie Planetarium Ghost Travel, chargé d’explorer des planètes endormies, figées dans un silence absolu. Leurs habitants, plongés dans un sommeil sans retour, forment les vestiges d’une humanité suspendue dans le temps. À chaque escale, le voyage devient moins une mission professionnelle qu’une errance contemplative, où l’espace n’est plus hostile mais délicatement habité par la mémoire et l’absence.

Le trait de Sakana Sakatsuki, d’une finesse saisissante, donne naissance à des décors stellaires baignés de nuit et de lumière douce. Les planches respirent le vide, la lenteur et la solitude, transformant chaque planète en tableau. Loin du spectaculaire, l’autrice privilégie les silences, les regards, les instants suspendus — une approche qui évoque autant la science-fiction contemplative que la poésie graphique.

Ces récits courts dévoilent les fondations émotionnelles et thématiques de la série : la disparition, la trace laissée par les civilisations, la douceur du dernier contact, mais aussi la fragile persistance du lien humain. 303, figure presque fantomatique lui-même, devient le passeur entre les vivants et les absents, entre le mouvement et l’immobilité.

À travers ce tome introductif, Planetarium Ghost Travel T0 se révèle être bien plus qu’un préquel : c’est une porte d’entrée sensorielle, une invitation à voyager sans bruit parmi les étoiles, là où chaque planète raconte une histoire qu’il faut apprendre à écouter.

Un ouvrage d’une beauté singulière, empreint de calme et de nostalgie, qui séduira les amateurs de science-fiction intimiste et de récits contemplatifs — une œuvre qui se lit comme on observe le ciel nocturne : lentement, en silence, et le cœur grand ouvert.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 7 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 258 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810209340 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810209347

Les Cités obscures – La Théorie du grain de sable: Intégrale de BENOIT PEETERS / FRANCOIS SCHUITEN

Achat : https://amzn.to/4r3edMn

Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abeels répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les différentes pièces de son appartement.

Avec La Théorie du grain de sable – Intégrale, Benoît Peeters et François Schuiten livrent l’un des chapitres les plus vertigineux et fascinants de la mythique série Les Cités obscures. Œuvre à part dans ce cycle majeur de la bande dessinée européenne, cet album concentre tout ce qui fait la singularité et la puissance de cet univers : une rigueur quasi scientifique, une poésie métaphysique troublante et une réflexion profonde sur l’équilibre du monde.

À Brüsel, cité rationnelle par excellence, de minuscules anomalies surgissent : des pierres identiques apparaissent dans des appartements, du sable s’accumule inexorablement, des corps perdent du poids sans s’altérer. Des phénomènes infimes, presque absurdes, mais dont la répétition vient fissurer la logique même de la ville. Comme souvent chez Peeters et Schuiten, l’étrangeté s’infiltre par le détail, jusqu’à provoquer un effondrement global des certitudes.

L’enquête menée par Mary Von Rathen, figure emblématique de la saga, agit comme un fil conducteur entre science, politique et mysticisme. La quête rationnelle se heurte à l’inexplicable, tandis que les fondations idéologiques de Brüsel — cité du contrôle, de la norme et de la planification — vacillent face à l’irruption du chaos. À travers le personnage énigmatique de Gholam Mortiza Khan, c’est la confrontation entre cultures, croyances et visions du monde qui se joue.

Graphiquement, François Schuiten atteint ici des sommets. Son dessin monumental, d’une précision architecturale saisissante, transforme Brüsel en un organisme vivant, oppressant et fragile à la fois. Chaque planche est un tableau, chaque façade, chaque intérieur raconte la démesure d’une ville qui croyait maîtriser son destin. La mise en page, le noir et blanc nuancé et les perspectives vertigineuses renforcent la sensation d’un monde sur le point de basculer.

Cette édition intégrale permet d’apprécier toute la cohérence et la profondeur de ce récit majeur, où la science-fiction se mêle à la philosophie, à la politique et à l’onirisme. La Théorie du grain de sable n’est pas seulement une enquête fantastique : c’est une méditation sur la fragilité de nos systèmes, sur l’illusion du contrôle et sur la façon dont une simple anomalie peut révéler la faillite d’un monde entier.

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN Date de publication ‏ : ‎ 21 janvier 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 128 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203300000 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203300002