🐛Tu me lis une histoire ? Je t’aime jour et nuit de Smiriti Prasadam-Halls et Alison Brown

Je t’aime le jour, je t’aime la nuit, de tout mon cœur, à l’infini…
La plus tendre des déclarations d’amour, pour tous les grands et les petits.
Un livre pour dire “je t’aime à nos enfants”
Achat du livre : https://amzn.to/3kokctQ

Broché : 32 pages
Tranche d’âges: 3 ans et plus
Editeur : Gautier Languereau

Empire des chimères d’Antoine Chainas, quand le style et l’intrigue se parasite mutuellement

Cet empire des chimères est un exemple parfait qu’une plume raffinée et élégante ne suffit pas toujours à produire un ouvrage de qualité.

Car du style il y en a dans ce pavé de plus de 600 pages. L’auteur, Antoine Chainas, possède une plume contemplative teintée de mélancolie. Sous sa plume le village de Lensil, où se situe la majorité de l’action, prend vie. À travers sa description d’un petit village embaumé dans une douce langueur, il parvient à doter son ouvrage d’une réelle atmosphère. Le bruissement des feuilles dans les arbres, la lente course des saisons, la caresse des astres solaires et lunaires. Tous ces éléments contribuent à l’atmosphère champêtre du début de l’ouvrage. L’auteur intègre avec subtilité une obscurité, une noirceur qui se fait de plus envahissante. Malheureusement plus on avance dans l’intrigue, moins cette atmosphère se fait prégnante au profit d’une intrigue nébuleuse qui ne tient pas toutes ses promesses.

À l’image des moisissures qui rongent lentement les habitations de Lensil, certaines parties de l’intrigue m’ont fait l’effet de parasite venu entaché et alourdir une intrigue qui n’en avait nul besoin. Je pense notamment à toute l’intrigue secondaire concernant les dirigeants américains de la société Lawney. Non seulement les intrigues parallèles de ces différents personnages ne tiennent pas la comparaison avec les autres qui sont développées dans l’ouvrage mais en outre les personnages se révèlent moins intéressants. Non pas qu’ils ne soient pas suffisamment décrit et leur psychologie pas assez solides, au contraire, mais leurs personnages ne s’intègre jamais véritablement à l’empire conté par l’auteur. Comme si l’ambiance campagnarde décrite dans les premières pages rejetait ces personnages et leur intrigue de col blanc. Pourtant, d’habitude, ce sont les passages consacrés à ces personnages immoraux que je préfère mais en l’occurrence ceux-ci ne parviennent pas à retenir mon attention.

De manière générale, l’auteur s’avère plus doué pour instaurer une ambiance que pour incarner ses personnages. Le garde-champêtre est celui qui dispose de l’écriture la plus complète mais cependant il restera à l’écart des éléments de l’intrigue les plus cryptiques, l’auteur refuse de faire de lui un héros qui ferait la lumière sur les ténèbres qui entourent le village. Les autres personnages sont à l’avenant, pauvres témoins impuissants d’une intrigue qui les dépassent. Une mention particulière pour Denis Davodeau, petit homme mesquin enserré dans sa médiocrité et sa jalousie, ressassant inlassablement les mêmes griefs du passé. Une preuve supplémentaire que chaque homme plante lui-même les clous dans son cercueil.

L’intrigue constitue le principal atout et le défaut majeur en même temps. Le prologue nous laisse présager un mystère centenaire, une malédiction fatale qui traverse l’histoire humaine mais au final, le squelette sur lequel se bâtit l’intrigue se révèle bien fragile. L’auteur ne parvient jamais à donner une réelle épaisseur à son récit. Les éléments sur lesquels il repose ne prennent pas suffisamment d’ampleur pour se révéler passionnant, l’enquête sur la disparition de la fillette est plate et sans saveur tandis que la mythologie mise en place autour du jeu de rôles est loin de suffire pour rendre la lecture intense. Les différents arcs scénaristiques ne s’imbriquent jamais entre eux, ce qui donnent l’impression que les personnages ne sont jamais véritablement impliqués. Si on ajoute à ça les lenteurs qui jalonnent le récit on se retrouve avec un ouvrage ambitieux mais bancal et qui ne délivrent pas suffisamment de réponses pour être suffisamment captivant.

Nul ne pourra nier que l’auteur possède une plume, un style qui confère à son ouvrage une identité propre, une atmosphère fait d’une sombre mélancolie. Mais qui ne suffit malheureusement pas à faire de cet empire des chimères un polar inoubliable.

Résumé: 1983. La disparition d’une fillette dans un petit village. L’implantation dans la région d’un parc à thèmes inspiré d’un jeu de rôles sombre et addictif, au succès phénoménal. L’immersion de trois adolescents dans cet Empire des chimères qui semble brouiller dans leurs esprits la frontière entre fiction et «vraie vie». Tragédie locale, bouleversement global et mondes alternatifs, Empire des chimères nous entraîne dans un labyrinthe vertigineux dont les ramifications finissent par se rejoindre au cœur de tous les possibles.

  • Broché : 672 pages
  • Editeur : Gallimard (6 septembre 2018)
  • Collection : Série noire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2072777208

Le petit lebanski de Stéphane Chamak, quand la vie vous ricoche sur la figure

Dans ce roman tout est une question d’équilibre, l’auteur, Stéphane Chamak possède une plume qui joue l’équilibriste entre comédie burlesque, polar d’action et récit intime.

L’immersion est immédiate, le récit débute sur les chapeaux de roue et ne s’arrêtera qu’en de très rares occasions. Le personnage principal est attachant, sorte de mélange entre Joe Dalton pour la taille et la nervosité, François Pignon pour l’aspect poissard sans oublier un soupçon de Sam Spade, le représentant des detectives dur à cuire, pour l’allure de l’ensemble du recit. Ses mésaventures versent rapidement dans le burlesque, avec un vocabulaire familier voire vulgaire par moments. Un côté populaire qui donne le sourire dans un premier temps mais qui finit par lasser quelque peu, surtout que d’autres passages du récit déploient un autre genre de champ lexical. Cependant cette partie de l’intrigue se révèle solide, classique dans son déroulement, il ne faut pas s’attendre à d’énormes retournements de situation, mais avec des dialogues savoureux et des personnages secondaires bien brossés et hauts en couleurs.

Aussi distrayante soit cette partie du récit, ces dans ces moments plus intimes que l’auteur dévoile tout son talent. Ces chapitres agissent comme une véritable respiration dans une intrigue qui va à cent à l’heure. Alors que le reste de l’intrigue se compose de réparties mordantes et de scènes d’action, ces chapitres, consacrés à la relation entre le personnage principal et son père, sont constitués de monologues intérieurs finement écrits. Sur un thème universel, les relations parents- enfants, l’auteur prouve que son style ne s’arrête pas à la comédie, le style se fait plus contemplatif, à la limite de la poésie parfois. Même si ce cher narrateur ne peut s’empêcher de revenir au sarcasme au moins une fois par paragraphes. La relation complexe décrite par les yeux du narrateur est crédible, touchante et constitue le cœur du récit.

Au final, une fois l’ouvrage refermé, on aura eu le plaisir de découvrir un récit à mi-chemin entre l’enquête de détective hard-boiled, un récit de vie intime sur la difficulté de dire que lon s’aime et une comédie d’action malheureusement un peu redondante, le tout émaillé de références populaire qui font souvent mouche. Une jolie découverte.

Résumé: Je me trouvais devant la porte. Au centre, une vieille poignée argentée avait l’allure d’un gros poing américain. Comme me l’avait indiqué le chauffeur black, le battant était légèrement entrebâillé. Je suis resté quelques secondes figé, les mains dans les poches, nerveux comme une pucelle à sa première sauterie. Dans ma poitrine, mon cœur distribuait des battements en rab. D’un côté, j’étais impatient de savoir de quoi il en retournait. De l’autre, j’étais quasi certain qu’une fois passé cette foutue porte, mon existence – déjà de magnitude 8 sur l’Échelle des Emmerdes – allait franchir un palier supplémentaire.
J’avais pas tort.

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La belle-mère de Sally Hepworth | 20 août 2020

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution.

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Chronique : Le livre commence par l’annonce de la mort de Diana, mère d’Ollie et belle-mère de Lucy. Le récit se divise en deux parties : les perspectives de Lucy et de Diana sur une période de dix ans.

Diana a été décrite par certains comme un personnage détestable. Bien qu’elle ne soit pas nécessairement sympathique, j’ai trouvé ses chapitres fascinants ! Aussi froide qu’elle ait été, son personnage était beaucoup plus convaincant que celui de Lucy, qui est tombée plutôt à plat pour moi. Je voulais en savoir plus sur Diana, en particulier sur son passé et sur sa relation avec Tom. Il y a des allusions à ce qui l’a façonnée, mais je voulais avoir une vue d’ensemble !

Je suis partagé entre tant d’éléments de ce livre : Les personnages, la structure narrative, l’intrigue, etc. Parfois, j’étais complètement fasciné, alors que d’autres fois, je m’ennuyais à mourir. Je voulais plus – j’avais l’impression que le lecteur ne se voit offrir que la surface de la relation entre Diana et Lucy. On plonge un peu plus profondément vers la fin, mais il semble que dans un effort pour maintenir un élément de surprise tout au long du roman, on perde ce qui aurait pu être une lecture plus complexe de la relation entre ces deux femmes. J’ai aussi pensé que ce livre essayait d’être trop de choses à la fois : Drame familial, fiction féminine, thriller psychologique tout en un. Dans l’ensemble, bien que j’aie aimé certaines parties de La belle-mère, cela n’a pas fonctionné dans son ensemble.

Note : 7/10

 

  • Broché : 360 pages
  • Editeur : L’Archipel (20 août 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2809828865

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Les chiens de chasse de Jørn Lier Horst, un polar calibré et solide

Il en va dans le monde du polar comme dans la littérature blanche, il y a autant d’auteurs que de livres, là où certains vont se concentrer sur l’ambiance, les personnages ou le contexte historique de leurs ouvrages, d’autres vont livrer une histoire qui manquera peut-être d’ambition ou d’ampleur mais aura le mérite d’être solide.C’est exactement le cas avec le second roman de Jørn Lier Horst.

L’ancien inspecteur de police connaît son affaire.Sa plume est certes dépourvue des aspérités qui pourraient contribuer à lui accorder du crédit auprès des lecteurs qui attendent surtout de leurs lectures une plongée immersive dans une ambiance glauque ou oppressante mais son style est efficace et sert avant tout le but premier de l’auteur, raconter une enquête criminelle. Pour cela il use d’un rythme constant, des chapitres courts qui vont droit au but et des personnages crédibles bien qu’un peu désincarné à l’image du chef adjoint Vetti qui aurait mérité un peu plus de hargne dans sa description.

Il faut dire que l’auteur n’a pas choisi la facilité en créant le personnage de William Wisting. Ce brillant inspecteur, dévoué à son métier, n’est pas alcoolique, il s’entend bien avec ses deux enfants, il a réussi à refaire sa vie après la mort de sa première femme. Un personnage positif et doux qui tranche avec la pelletée d’enquêteurs cyniques, écorchés vifs et psychologiquement instables que l’on peut voir à peu près partout ailleurs dans le paysage du polar. Pourtant, même si l’on prend plaisir à le suivre lors de son enquête, il manque un petit quelque chose pour en faire une figure incontournable du roman policier. Sa fille Line souffre elle aussi de ce côté un peu lisse malgré son professionnalisme et sa relation complice avec son père.

Et pourtant malgré ces personnages un peu fades, l’ouvrage mérite le détour pour son intrigue rondement menée. L’auteur sait où il va, il est tel un capitaine qui doit mener son vaisseau d’un port à un autre tout en évitant les tempêtes et les récifs. Lorsque l’on y regarde de plus près nombreux sont les dangers qui guettaient son intrigue, une ancienne enquête qui fait l’objet d’une révision, un meurtre qui n’a, a priori, rien à voir avec l’enquête principale, une jeune fille qui disparaît. L’auteur aurait pu s’entraîner par le fond de bien des manières mais il parvient à garder le cap en gardant en tête les éléments de l’intrigue qui doivent figurer en premier plan et ceux doivent rester en arrière. Parfois il ne faut pas plus qu’une intrigue maîtrisée pour livrer un divertissement convaincant.

Maintenant il ne reste plus qu’à Horst qu’à travailler sa plume afin de gagner en profondeur et en densité et doter ses personnages d’un supplément d’âme. En l’état c’est bien la seule chose qui manque à l’auteur pour nous immerger complètement dans les brumes norvégiennes.

Résumé: Dix-sept ans après son incarcération pour l’enlèvement et le meurtre de la jeune Cecilia Linde, Rudolf Haglund retrouve la liberté, Et son nouvel avocat affirme être en mesure de démontrer que Haglund a été condamné sur la base de preuves falsifiées. William Wisting, à l’époque jeune policier en charge de l’enquête, est devenu une figure exemplaire et respectée, incarnant l’intégrité et les valeurs d’une institution souvent mise à mal dans l’opinion publique. Au cœur d’un scandale médiatique et judiciaire, suspendu de ses fonctions, Wisting décide de reprendre un à un les éléments du dossier. Les policiers auraient-ils succombé au syndrome des «chiens de chasse», suivant la première piste que leur indique leur instinct, au risque d’en négliger d’autres, et s’acharnant à étayer leurs soupçons pour prouver la culpabilité supposée de leur «proie» ? Ou l’enquête aurait-elle été manipulée ? Mais par qui, et dans quel but ?

  • Broché : 480 pages
  • Editeur : Gallimard (8 mars 2018)
  • Collection : Série noire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2072695007

L’arbre aux morts de Greg Iles, l’arbre qui cache le désert

Chers lecteurs je crois que l’on est face à un cas typique d’auteur dépassé par son oeuvre. Vous savez lorsqu’un auteur à un matériel de base si conséquent qu’il ne sait pas quoi en faire et se retrouve englué dans une intrigue ambitieuse mais pompeuse.

Que les choses soient claires dès le début, malgré les nombreux défauts que j’ai relevés lors de ma lecture et mon avis final mitigé, j’ai passé un bon moment de lecture. Maintenant que ça c’est dit on va passer aux choses sérieuses.

L’aspect redondant et verbeux des 400 premières pages pose déjà un sacré problème de rythme. Les cent premières pages ne sont qu’un immense résumé du tome précédent, au moins personne ne sera perdu lors de la lecture. J’ai même envie de dire que ceux qui n’ont pas lu le premier tome peuvent tenter la lecture de celui-ci, les événements précédents sont tellement ressassés et rabâché que nul ne se sentira perdu.

Ensuite on part sur une longue exposition d’une énième théorie concernant l’affaire criminelle la plus célèbre des Usa. C’est intéressant, c’est très bien expliqué, étayé mais c’est beaucoup trop détaillé et sur beaucoup trop de pages. Toute cette partie de l’intrigue est exposée avec la subtilité d’un poids lourd sur l’autoroute et enterre tout suspens car on se doute bien où veut nous emmener l’auteur.

Après cette longue exposition l’intrigue s’emballe et on assiste alors à certaines ellipses curieuses, soit l’auteur a pris la décision de passer sous silence certains faits, soit l’éditeur original a décidé de mettre la main à la pâte en forçant l’auteur à élaguer son récit. Toutefois les nombreuses explosions et autres fusillades apparaissent plus comme des péripéties assez inutiles tandis que l’intrigue fait toujours du surplace mis à part lors des chapitres consacrés à l’escapade macabre dans les marais, très réussis et captivants. Malgré tout on ne peut refermer l’épais ouvrage sans se demander s’il y a vraiment matière à en faire une trilogie aussi volumineuse.

Une chose au crédit de l’auteur il parvient à rendre complexe et terriblement humain un personnage aussi haineux que Snake Knox, un seul chapitre suffit pour faire de lui un être perclus de souffrances métamorphosés en haine dirigée vers le monde entier. D’ailleurs les passages consacrés à la terrifiante famille Knox sont une véritable respiration au milieu d’une narration pompeuse, ou plutôt une plongée en apnée dans de noires abysses. Ces personnages détestables sont une vraie réussite et attachants, d’une certaine manière. J’aimerais croisée plus souvent des personnages malsains aussi finement écris.

Mais le véritable problème que m’a posé l’ouvrage ce n’est pas son intrigue mais l’incapacité de l’auteur à dépasser son postulat de western moderne où la confrontation finale entre les héros et les criminels doit forcément se faire les armes à la main. Et ce alors même qu’il développe des personnages qui se battent inlassablement pour la vérité et la justice et que la mémoire d’un personnage décédé est entretenue tout au long de l’intrigue et notamment lors d’un émouvant éloge funèbre. Malgré le combat mené par la famille Cage pour faire la lumière sur les crimes des aigles bicéphales, l’auteur choisit toujours la voie de la facilité. En plus de rendre obsolète les idéaux de ces propres personnages cela oblige l’auteur à certaines pirouettes judiciaires qui frôlent l’incohérence. Mais la vérité et la justice n’ont pas l’air d’être la priorité de l’auteur surtout lorsque l’on voit comment les différentes forces de l’ordre sont tournées en ridicule. L’épilogue offre une ultime bourde de la part du FBI. Une facilité scénaristique à la limite de l’incohérence qui place définitivement la trilogie dans la catégorie thriller d’action bourrin. Ce qui est dommage lorsque l’on voit le potentiel de la saga.

Résumé: L’ancien procureur Penn Cage et sa fiancée, la journaliste Caitlin Masters ont failli périr sous la main du riche homme d’affaires Brody Royal et de ses Aigles bicéphales, une branche radicale du Ku Klux Klan liée à certains des hommes les plus puissants du Mississippi. Mais la véritable tête des Aigles est un homme bien plus redoutable encore : le chef du Bureau des Enquêtes Criminelles de la police d’État de Louisiane, Forrest Knox. Pour sauver son père, le Dr Tom Cage – qui fuit une accusation de meurtre et des flics corrompus bien décidés à l’abattre –, Penn devra pactiser avec ce diable de Knox ou le détruire, tandis que Caitlin lève le voile sur des meurtres non résolus datant de l’époque des droits civiques qui pourraient ne pas être sans lien avec les événements d’un certain 22 novembre 1963 à Dallas.

  • Broché : 976 pages
  • Editeur : Actes Sud (2 janvier 2019)
  • Collection : Actes Noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2330118090

Le 7e Fléau de James ROLLINS| 11 juin 2020

Résumé : Deux ans après avoir disparu dans le désert soudanais, le professeur Harold McCabe, à la tête d’une expédition archéologique britannique, réapparaît au milieu des sables, mais s’effondre avant de pouvoir raconter son histoire. L’autopsie met au jour une étrange découverte : quelqu’un aurait commencé à momifier le corps du professeur, alors qu’il était encore en vie.

Chronique : Le moins que l’on puisse dire c’est que la crise sanitaire que nous traversons à porter un coup fatal au blockbuster au cinéma, mais comme la nature a horreur du vide les blockbusters sont toujours présents, le nouvel ouvrage de James Rollins en est la preuve.

Au vu de la quatrième de couverture, je m’attendais à une lecture distrayante et pas grand chose d’autres pourtant j’ai eu le plaisir de me retrouver face à une lecture entraînante. James Rollins est un baroudeur expérimenté dans le domaine du thriller d’action. Il sait mener sa barque tout au long des 500 pages du récit. Son style est propre, sans éclat mais efficace mis à part son utilisation répétitive et inutile des points d’exclamation hors des dialogues. Le rythme effréné maintient l’attention du lecteur, l’action est sans temps mort. Les scènes d’actions sont contées de manières claires et carrées. Les personnages sont suffisamment décrits et incarnés pour qu’ils soient plus que des êtres de papiers mais pas non plus pour en faire des héros inoubliables. À ce titre l’antagoniste principal manque de stature pour faire en sorte qu’il rejoigne le rang des industriels mégalomanes qui émaillent les pages de ces récits d’action-espionnage. L’immersion dans l’intrigue est immédiate, en une cinquantaine de pages on sait que l’on est face à un thriller solide qui va tenir ses promesses.

Les éléments scientifiques disséminés tout au long de l’ouvrage, en plus d’être passionnant pour quiconque possède un esprit curieux, accordent un crédit au récit. L’auteur expose ces éléments de manière simple sans être pompeux. Évidemment la fin du récit verse dans le crypto-scientifique mais c’est le jeu dans ce genre d’ouvrage. L’action se divise en deux zones géographiques, et si celle qui se déroule au Groenland m’a moins convaincu, toute celle qui se déroule en Afrique m’a rappelé les meilleurs moments de la saga Indiana Jones ou les heures de jeu devant Tomb raider ou Uncharted. Le style visuel et cinématographique de l’auteur aide beaucoup.

James Rollins livre ici un récit solide, qui ravira tous les lecteurs amateurs de thriller d’action qui veulent se distraire et s’instruire au passage. Il manque peut-être juste un soupçon de style pour faire de cette nouvelle aventure de la force sigma autre chose qu’un épisode standard qui s’oubliera vite.

Note: 8/10

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  • Broché : 544 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 juin 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265143944

Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive… de Debi Gliori

Petit Renard est inquiet car il craint de ne plus être aimé de sa maman s’il fait trop de bêtises… Mais sa maman lui explique que leur amour durera toujours… quoi qu’il arrive ! Un album pour rassurer tous les enfants.
Chronique : Cette jolie histoire mettant en scène une maman renard et son petit, illustrée par de très belles images, douces et colorées, est parfaite pour rassurer un enfant sur l’amour inconditionnel d’un parent et consolider la sécurité affective dont il a besoin pour s’épanouir.

Elle peut être lue sans occasion particulière, mais aussi après une mauvaise journée, une dispute, une bêtise… afin d’apaiser l’enfant et de le réconforter avant le coucher.

  • Broché : 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 ans
  • Editeur : Gautier Languereau (5 mars 2014)
  • Collection : Les grandes thématiques de l’enfance
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2013944764

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?

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Chronique : Une héroïne attachante, une histoire originale, un art certain de maintenir en éveil l’intérêt du lecteur en livrant petit à petit explications ou révélations. Et puis, un joli titre, à prendre aussi au sens figuré bien que les fleurs jouent effectivement un rôle indéniable dans la vie des deux personnages principaux : deux femmes qui auront certes connu de grands changements dans leur existence. En fait, tous les personnages du roman voient leur vie changer, de gré ou de force : coups du sort, coups de foudre, coups de sang… mais tous (à part une tragique exception) rebondissent. Il en
découle une certaine philosophie de l’existence, peut-être pas du goût de tous. Ce qui me gêne plutôt, c’est d’abord la narration très fluctuante, qui débute avec une héroïne racontant sa vie, puis en introduit une deuxième dont la première lit le journal intime (d’accord, c’est parfaitement cohérent) mais qui à mi-parcours les largue toutes les deux pour adopter par intermittences le point de vue de plusieurs autres personnages. On est un peu troublé. Et puis, beaucoup trop de clichés dans les personnages : la gentille caissière de la supérette, le gentil maire, le gentil curé aux idées larges, les gentils fossoyeurs…il y a même un gentil notaire ! Sans parler du gentil Sacha pétri de sagesse hindoue dont les tisanes guérissent tous les tourments. Cela devient tiédasse, alors que l’histoire ne manquait pas de piment. Mais j’ai lu le livre jusqu’à fin et sans me forcer.

 

  • Poche : 672 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (24 avril 2019)
  • Collection : Littérature
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253238023