Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur de Suzanne COLLINS

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.

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Chronique :  Comme toujours, Suzanne Collins sait utiliser un langage simple pour nous parler de la complexité des systèmes de gouvernement. Elle sait toujours éviter le manichéisme et nous montre habilement comment on peut faire le mal à partir d’une bonne intention. Des thématiques intéressantes de la philosophie des lumières sont abordées, pas grâce à de longes explications mais par la simple narration d’une histoire toujours intéressante. Cela devient une habitude de l’auteure qui parvient toujours habilement à dissimuler des thématiques bien plus intelligentes dans ses livres que le vocabulaire le laisse deviner.  Choisir comme personnage principal Coriolanus Snow, Président tyrannique de Panem, à la tête de tous les districts et du Capitole, relevait au minimum d’une gageure. Voire d’un pari fou. D’ailleurs, quand cette information a été révélée, beaucoup de fans ont hurlé, n’arrivant pas à imaginer comment on pouvait consacrer un livre entier à un despote.
Le capitole et les Hunger Games, longtemps avant. L’action de la Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur se déroule en effet soixante quatre ans avant l’action des premiers livres.
Snow a dix-huit ans. Un jeune homme en pleine formation, par son éducation et la vie difficile qu’il mène dans ses premières années. Une existence qui va prendre un essor dans le cadre des dixièmes jeux de la faim. Panem et circenses, du pain et des jeux (du cirque).
Malgré les apparences, rien ni personne n’est tout blanc ou tout noir dans l’histoire, Snow le premier. Pas de manichéisme. On en vient à s’attacher d’une certaine façon à lui, à comprendre certaines de ses motivations et ressentis, et à (fortement) s’exaspérer d’autres. Amour et haine. Un personnage extraordinaire, ambivalent, qui justifie à lui-seul cette préquel.
Oser aussi à travers l’intrigue. Là aussi (je sais, j’insiste), l’écrivaine fait la « leçon » à certains de ses confrères pour adultes. Cette histoire est aussi surprenante que cruelle. Suzanne Collins n’hésite pas à aller très loin dans ce qu’elle fait vivre à ses personnages. En terme de violence physique et psychologique, d’épreuves à traverser, de risques de mort à combattre (sans toujours vaincre), d’injustice, d’imagination, ce livre est un modèle du genre.
Les Hunger Games, version antique, sans grande technologie, dans un Capitole encore exsangue au sortir de la Grande Guerre. Des jeux qui ne sont d’ailleurs qu’une partie de l’intrigue, qui n’est pas exclusivement centrée sur eux, loin de là.
600 pages qui permettent de réellement développer le récit, ainsi que les profondes interactions entre les personnages. Et de l’enrichir de vraies réflexions sur le pouvoir, le contrôle des masses, la politique, l’argent, la guerre, les sentiments, la pauvreté, l’asservissement… de quoi permettre des questionnements fertiles, de manière très ludique.
Et surtout, le livre met en lumière un autre personnage phare, la formidablement touchante Lucy Gray, bien différente de caractère que la Katniss de la première trilogie. Mais avec un gros point en commun entre elles : ce sont des jeunes femmes de caractère, entre profondes failles, belle humanité et tempérament en acier trempé. Elle est inoubliable.
L’écrivaine ne sacrifie jamais son histoire au rythme, elle sait prendre le temps quand il le faut, accélérer quand on s’y attend le moins, stupéfier par ses choix. le tout, avec une prose fluide mais qui ne sacrifie jamais la qualité à la facilité. Quand on ne prend pas les jeunes lecteurs pour des imbéciles, ils savent vous le rendre.
La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur était un pari osé. Au final, c’est une réussite totale, au point de penser que c’est sans doute le roman le plus riche de la série. Mieux encore, il apporte du sang neuf, un comble quand on y parle des prémisses des Hunger Games.

Note : 8/10

Chronique de Gruz

 

  • Broché : 560 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (20 mai 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266305751

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Jouissance Club : Une cartographie du plaisir (Essais Santé) 15 janv. 2020 par Jüne Plã

Pas de panique, Jüne du compte Instragram Jouissance Club fait souffler un vent de fraîcheur et d’espoir en proposant un manuel d’éducation sexuelle promouvant le plaisir accessible à tous, femme, homme, hétéro, homo ou trans !

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Chronique : Je suis Jüne alias « Jouissance Club » sur instagram depuis très longtemps, et son bouquin est pour moi une évidence. Il ne s’agit pas que de cul, c’est toute une philosophie qui se cache derrière ce bouquin, Jüne a su mettre autant en avant le plaisir physique que le plaisir mental. Il y a de la découverte, de l’évolution pour chacun dans X ou X domaine, elle renverse les tabous si connu des communs des mortels. Elle va permettre l’ouverture pour beaucoup d’entre vous. Ce bouquin est une perle, il est la vague qui va pousser bon nombre d’entre nous a enfin prendre du plaisir par tous les moyens, mais surtout aussi en donner. Jüne est une révolutionnaire sur le respect et l’orgasme. Si vous aimez le plaisir seul, à 2 ou plusieurs et que vous souhaitez apprendre des nouveaux gestes pour vous faire plaisir ou faire plaisir à l’autre ou encore si vous souhaitez vous informer sur l’éducation sexuelle, ce livre est top.
L’ idée est d’apprendre le plaisir de pleins de façons. Ce livre est écrit pour que tout le monde quelque soit l’orientation sexuelle, le genre,…s’y retrouve.
Il y a d’abord une description de l’anatomie des zones de plaisirs, des textes sur la contraception, l’orgasme, les IST, l’hygiène,…et puis des méthodes de plaisir illustrées.
Je n’ai jamais vu un livre aussi bien fait sur le sexe et ses plaisirs. Il est écrit avec beaucoup d’humour, il ne passe pas par 4 chemin pour décrire un sexe et ses plaisirs , c’est hyper décomplexé et libre, c’est clair et ça se lit très bien !
Je pense vraiment que tout le monde peut apprendre quelques petites choses dans ce livre et pour l’éducation sexuelle je le trouve top !
Comme le dit l’auteur : « ce livre est fait pour TOUT LE MONDE! Sauf ceux qui n’aiment pas le cul… »
Je recommande, ça va être un best seller, n’hésitez pas !!!!!

 

  • Broché : 224 pages
  • Editeur : Marabout (15 janvier 2020)
  • Collection : Santé – Développement Personnel
  • Langue : Français

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La vallée (20 mai 2020) par Bernard Minier

Un appel au secours au milieu de la nuit Une vallée coupée du monde Une abbaye pleine de secrets Une forêt mystérieuse Une série de meurtres épouvantables Une population terrifiée qui veut se faire justice Un corbeau qui accuse Une communauté au bord du chaos Une nouvelle enquête de Martin Servaz

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Chronique :Un roman solide et très addictif que je viens de finir ce matin à l’aurore.
On y retrouve l’emblématique Martin Servaz, plus humain que jamais mais suspendu par sa hiérarchie vivant un confinement à ciel ouvert au sein d’une vallée coupée du reste du monde ( faudra lire le livre pour savoir pourquoi hein ?!!. ).
Des meurtres à la cruauté assez explicite, une enquête bien structurée, des protagonistes charismatiques très puissants.
Un excellent thriller dans lequel l’auteur nous embarque avec une efficacité déconcertante.
Attention tout de même à penser à changer de registre et à renouveler totalement ses personnages car le lecteur que je suis, risque rapidement de s’en lasser.
Je recommande néanmoins ce thriller haletant et captivant.

Note : 7/10

 

  • Broché : 522 pages
  • Editeur : XO (20 mai 2020)
  • Langue : Français

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L’Énigme de la Chambre 622 (27 mai 2020) par Joël Dicker

Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

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Chronique : Après les brillants « Harry Quebert » et « le livre des Baltimore », J. Dicker tombe dans le rocambolesque avec « la disparition de Stephanie Mailer » et touche le fond avec la chambre 622. Bien que se lisant facilement et même parfois avec plaisir tant il y a de rebondissements, nous sommes confrontés à une série d’invraisemblances, de grand guignol et de personnages factices, bref nous avons affaire à un « sous-litzer ». Il s’agit d’un roman pour pré-adolescents qui n’offre aucun intérêt littéraire mais, je le répète, qui se lit facilement. Je n’ai été intéressé que par le témoignage émouvant de Dicker à son éditeur décédé, B. de Fallois ainsi que par la dernière page empreinte de philosophie de la vie.La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » était un pastiche appliqué de roman noir américain dont on avait peine à imaginer qu’il puisse séduire au-delà des lycées francophones et des sacs de plage, mais son succès n’était pas complètement immérité. On sentait chez l’auteur une familiarité avec ses modèles et une compréhension innée des rythmes télévisuels qui formatent tant de lecteurs de polars, deux atouts qui laissaient présager une carrière à la Harlan Coben. Las, même le scénariste le plus fatigué ne trouvera rien à piller dans cette « Chambre 622 » entièrement meublée de poncifs en kit récupérés dans toutes les déchetteries d’Hollywood et remontés en dépit du bon sens.

Note : 4/10

 

  • Broché : 576 pages
  • Editeur : Editions de Fallois; Édition : 01 (27 mai 2020)
  • Collection : FALL.LITTERAT.
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1032102381

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La vie est un roman de Guillaume Musso – 26 mai 2020

Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d’intrusion. L’enquête de police n’a rien donné.

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Chronique : Le pouvoir de l’imagination est infini, pour les auteurs qui le détiennent. Un talent qu’il n’est pas toujours facile de dompter. Parce qu’il ne suffit pas à raconter un bonne histoire.
La vie est un roman, le bien nommé, est une belle démonstration de ce que l’imagination peut éclairer quand on a une vraie habileté de conteur. Et Guillaume Musso en est indéniablement pourvu.
Cette histoire est bien plus étonnante qu’elle n’y paraît de prime abord. Déroutante, même. Ce qui débute comme une version moderne du mystère de la chambre jaune, se révèle bien plus surprenant au fil des pages. Croyez-moi sur parole, puisqu’il serait criminel de révéler quoi que ce soit sur cette intrigue.
Encore une histoire d’écrivains, allez-vous dire. Mais ne parle t-on pas le mieux de ce qu’on connaît ? Prenez l’exemple de Stephen King, que Musso cite à plusieurs reprises dans ce roman concernant sa manière d’écrire, il a souvent mis en scène des congénères. D’ailleurs, il est amusant de constater que plusieurs petits clins d’oeils renvoient à l’auteur américain.
Il est loin d’être le seul auteur nommé. le roman égraine des citations tout du long, et ce ne sont pas de simples mots lancés au hasard. Elles sont minutieusement choisies et servent à ouvrir des portes au lecteur.
La vie secrète des écrivains mettait en avant l’amour des livres. Ce nouveau roman dépeint leur pouvoir et la puissance de leur emprise. Sur celui qui lit, mais surtout sur celui qui écrit.
Alors que son précédent livre était construit très minutieusement tel un puzzle, Guillaume Musso semble s’être octroyé davantage de liberté dans le cheminement de cette histoire assez inclassable. Entre thriller et récit plus intimiste qui pousse au questionnement, il jongle allègrement entre fiction et réalité. Un vrai jeu à travers deux mondes, le réel et l’imaginaire, les États-Unis et la France.
Il fallait oser une telle intrigue, renversante. A la construction fantasque. Plus d’une fois, je me suis demandé comment il allait se sortir d’une telle affaire. Mais comme tout bon auteur puisant dans son imaginaire, il est un peu magicien.
Mon seul regret aura été que cette parenthèse entre les pages des romans fut un peu courte, je m’y serais bien abandonné davantage.
La vie est un roman est un livre joliment divertissant et qui pousse à certaines vraies réflexions. Comme à se dire que la vie est pleine de surprises et que rien n’est écrit à l’avance.
Le pouvoir de l’imagination est infini quand il est mis au service d’une bonne histoire et d’émotions, Guillaume Musso le prouve avec brio.

NOTE : 8,5/10

CHRONIQUE DE GRUZ

 

  • Broché : 304 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy; Édition : 01 (26 mai 2020)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702165540

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Vetâla saison 1 sur Netflix des zombies sauce curry

Synopsis: Alors qu’il est en mission pour déplacer les indigènes de la forêt de Campa afin de construire une route, Sirohi et son équipe déchaînent sans le vouloir la malédiction de la montagne Betaal qui fait des ravages sur le peuple et menace de mettre fin à la civilisation telle que nous la connaissons.

Après Ghoul, un huis-clos horrifique efficace sortie en 2018, le studio blumhouse et Netflix livrent leur nouvelle collaboration hindoue, en partenariat avec la boîte de production indienne red chillies production.

Au casting on retrouve des acteurs habitués aux productions Netflix tel que Viinet Kumar Singh présent dans la série Bard of blood et Jitendra Joshi à l’affiche du seigneur de Bombay.

Je garde un bon souvenir de leur précédente série Ghoul, qui offrait en quatre épisodes un spectacle angoissant et tendu. C’est pourquoi je me suis lancé dans cette nouvelle production en toute confiance malgré l’absence de doublage en français.

GOULE FATIGUÉE

Pourtant cette V. O. S. T. F. imposé n’est pas le plus gros souci pour les spectateurs. L’action étant privilégiée, les dialogues n’ont pas une importance capitale. Le co-réalisateur des épisodes, Patrick Graham, multiplie à outrance les montages rapides et nerveux tentant en vain d’instaurer un climat d’urgence alors que dans le même temps chacun des quatre épisodes souffrent de longueurs. La technique de la caméra à l’épaule est souvent utilisée, donnant l’impression que l’on est dans un jeu vidéo mais cache par ailleurs une pauvreté de réalisation. Les scènes de batailles contre les zombies sont plates et celles de carnages cannibales sont souvent filmées hors-champ, sans doute par manque de budget. Le design assez moyen des zombies et les jump-scares inutiles enfoncent encore plus le clou dans le cercueil du show.

UNE ÉCRITURE BÉANTE

Ajoutons à cela des écueils évidents dans l’écriture des personnages. Ce genre de série n’exige pas un développement approfondi de chaque personnage, ceux-ci sont d’ailleurs suffisamment présentés dans le premier épisode pour permettre de lancer l’aventure, mise à part le personnage de l’industriel véreux, trop caricatural. Mais à mesure que les épisodes s’accumulent les incohérences s’enchaînent, les personnages agissent de manière parfois complètement stupide et les facilités scénaristiques finissent d’enlever toute crédibilité à cette nuit en enfer. C’est d’autant plus dommage que la plupart des acteurs se révèlent convaincants malgré les failles dans l’écriture.

Des acteurs charismatiques mal servis par une écriture pauvre

Si les producteurs étaient partis sur l’idée de réaliser un film, ils auraient pu livrer un métrage sans génie mais efficace et dont les défauts auraient pu être noyés dans une effervescence horrifique d’une heure et demie, malheureusement le format série dessert fortement le programme qui perd en saveur à mesure que les zombies se repaissent de chair humaine.

La prisonnière du ciel (D.E.S.T.R.O.Y t. 2) de Serge Brussolo |

Une femme, tombée des nuages, s’écrase en plein Tokyo après avoir traversé la verrière d’un centre commercial. A-t-elle sauté d’un immeuble de grande hauteur ? Est-on en présence d’un suicide spectaculaire ?

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Chronique :  L’auteur décrit une chute hallucinante d’un corps humain, un corps qui traverse les différentes couches de l’atmosphère pour s’écraser dans une piscine sur le toit d’un hôtel. L’énergie cinétique est telle que le fond se crevasse et provoque une catastrophe. Ce qui reste du corps est emmené par les hommes de la médecine légale qui constatent que la femme est toujours …vivante !

Ainsi commence le second tome de la série « DESTROY ». DESTROY est un organisme secret, spécialisé dans les missions les plus inhumaines. Il est dirigé par le colonel Evgueni, un ancien des services secrets russes. Celui-ci, alerté, veut comprendre ce qu’il y a derrière. Il charge donc Peggy qui, à l’issue de sa mission précédente, a retrouvé son handicap, (elle est paraplégique suite à une chute en montagne) d’enquêter sur cette femme. Pourquoi et comment cette serveuse, se mettant en scène sur un site sexy d’Internet, a-t-elle pu acquérir l’immortalité ?

Débute pour Peggy une quête hallucinatoire qui va la mener à s’infiltrer dans un réseau qui mène une expérience étonnante. Son organisme a été préparé pour cette enquête. Il est truffé de nanotechnologies qui devraient lui permettent de faire face, avec succès, à toutes les situations.

Mais le danger le plus réel et le plus redoutable ne vient-il pas de Yumiko Yoshitzune, un ancien agent qui a été évincé du service au profit de Peggy et dont les nano particules sont devenues incontrôlables et surtout …imprévisibles.

Serge Brussolo nous a habitués à des intrigues peu communes, à des mises en scène dramatiques et angoissantes, à des mutations, des transformations d’organismes peu ordinaires. Mais, avec l’aide des nano particules, il fait un pas de plus dans la démesure, dans l’explosion organique. Il a conçu de nouveaux types d’immortels, des agents mutagènes, des transformations encore inédites comme l’homme « trou noir » qui aspire toute matière organique qui passe à sa portée. On a le sentiment qu’il a fait passer une imagination déjà surdimensionnée à la vitesse supérieure. L’auteur irait presque trop loin, trop fort et le récit perdrait vite de sa « véracité » si quelqu’un d’autre était aux commandes de l’histoire. Mais Serge Brussolo, avec son art diabolique de conteur, rend presque crédible toutes ses inventions.

« La prisonnière du ciel » est un volet qui ne dépare pas une œuvre foisonnante où l’angoisse le dispute à la démesure. « DESTROY » devient une série d’exception !

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 2076 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 217 pages
  • Editeur : H&O (18 mai 2020)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français

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