Les Amants de la rivière rouge (24 janvier 2019) de Marie-France DESMARAY

Un matin d’octobre 1921, Louis, quinze ans, quitte sa Vendée natale le coeur lourd… et le ventre rond. La jeune fille-mère se réfugie en Charente, où elle est accueillie par des Vendéens du bocage établis sur ces terres. En échange de l’entretien de leur maison, elle trouve chez eux la douceur d’un foyer pour élever sa petite Rose.

Chronique : Condensé de cette œuvre de génie : Traité avec justesse, l’ouvrage est d’une qualité littéraire remarquable. Marie-France DESMARAY nous livre ici un condensé d’émotion et de tendresse avec le lien indéfectible entre sa terre adoptive et le nouveau monde. C’est un peut notre Outlader francais, dans un esprit de rédemption, Louise va déployer tout son savoir-faire avec l’énergie qu’il lui reste pour ce voyage Marie-France DESMARAY raconte une histoire simple, banale, qui pourrait concerner n’importe lequel d’entre nous, ce qui fait qu’on s’y identifie facilement avec un sentiment d’abandon, maltraitance et culpabilité sont les thèmes abordés qui portent en nous l’immense présence d’un être fort qui nous a appris la vie et nous transmet des valeurs et que l’on croyait invincible où le lecteur se replonge quelques décennies en arrière. Des moments beaux et touchants, un amour et une complicité, l’histoire d’une complicité intergénérationnelle.  Un très beau moment de lecture..

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 640 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (24 janvier 2019)
  • Collection : Terres de France
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258152674

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La Troisième Hemingway (24 janvier 2019) de Paula MCLAIN

Fin 1936. La jeune romancière Martha Gellhorn a vingt-sept ans mais déjà une solide réputation de globe-trotteuse. De neuf ans son aîné, Ernest Hemingway est en passe de devenir le monstre sacré de la littérature américaine. Elle est célibataire mais connaît les hommes, il en est à son deuxième mariage. Entre eux, la complicité est d’abord intellectuelle. Mais la guerre a le pouvoir d’attiser les passions… Du New York bohème à l’Espagne ravagée par le franquisme, les amis deviennent amants. Et les voilà repartis sur les routes, entre l’Amérique, l’Europe et Cuba.

Chronique :La Troisième Hemingway  est exactement le genre de fiction historique dans laquelle les personnages et  l’écriture sont impeccable et  l’histoire d’amour tumultueuse entre Martha Gellhorn et Ernest Hemingway est très bien écrite.Martha Gellhorn, journaliste et correspondante de guerre primée arrêtée pour s’être rendue « sur le terrain » dans des endroits où elle n’était pas autorisée, est à la fois fascinante et inspirante pour moi. Ce qui se passe dans son mariage et ce qui en résulte m’a stupéfait. Gellhorn et Hemingway se font concurrence pour les emplois, se disputant l’attention et l’acceptation. À ce stade, la vie d’Hemingway devient de plus en plus détendue et instable. L’amour et l’obsession entre Martha et Ernest étaient palpables et électrisants, et comme c’est le cas avec beaucoup de mariages et d’aventures, parfois du plus grand des hauts, le plus grand des bas se trouve à la fin. Cette Histoire est raconté du point de vue de Gellhorn. Vous la suivez depuis ses racines de Saint-Louis jusqu’en Espagne, en Finlande, en Tchécoslovaquie, à Paris, etc…sur fond de guerre. Contrairement aux deux précédentes épouses d’Hemingway, elle ne fait pas de fausses promesses sur lui. Gellhorn a le cran de conserver et de se battre pour son sens de soi et de poursuivre son travail indépendamment du grand homme. Ce n’est pas facile et la plupart du temps, c’est douloureux. Un beau roman à découvrir.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (24 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258152666

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Le Zéro et le Un (24 janvier 2019) de Ryan RUBY

Owen, jeune boursier timide et solitaire, détonne à Oxford, parmi les étudiants bien nés qui en peuplent les couloirs séculaires. Lors d’un tutorat de philosophie, il fait la connaissance d’un autre outsider : Zach, riche, charismatique, américain. Zach prend Owen sous son aile et l’entraîne dans des expériences dont le jeune Anglais n’avait eu connaissance que par les livres – la première d’entre toutes, l’amour. Avec Claire et Victoria, ils forment un quatuor inséparable.

Chronique :C’est une histoire très profonde. Puissant, étrange, bizarre et totalement addictif. C’est comme entrer dans des endroits auxquels vous n’osez même pas penser consciemment, mais lire ce livre le rend acceptable parce que c’est quelqu’un d’autre.
Le meilleur ami d’Owen s’était suicidé, ce qui n’était pas une surprise pour lui, car il était censé faire la même chose. Un pacte qu’il n’avait pas respecté. Maintenant, il était en route pour les Etats-Unis et ses funérailles.
L’histoire danse entre les lignes du temps et les personnages révélant l’innocence perdue, la jalousie et la manipulation ultime. Ce qui contrôle littéralement les contraires, l’amour et l’abstinence, la vie et la mort. Zach est un type riche et confiant qui se lie d’amitié avec Owen le solitaire à l’université. Zach repousse des limites auxquelles Owen ne penserait même pas normalement. L’histoire est beaucoup plus profonde que l’amitié entre eux deux. Plus j’avançais dans l’histoire, plus je comprenais Zach.
Zach était un personnage à double tranchant avec un passé sombre qui se révèle. L’histoire est devenue de plus en plus fascinante et choquante au cours du dernier trimestre. C’est de la poudre aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire. Complexe au départ, mais tout cela a un sens en fin de compte.
Un premier roman audacieux que l’on aime ou que l’on déteste, qui s’oppose à nouveau complètement. Je suis du côté de l’amour, une histoire merveilleusement brillante.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (24 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258147670

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Le Facteur humain (24 janvier 2019) de Graham GREENE

Une fuite est découverte dans un sous-département des services secrets britanniques, entraînant une opération de contrôle. Dans l’atmosphère lourde de suspicion qui en découle, les personnages sortent peu à peu de l’ombre… Graham Greene retourne ici à ce monde du renseignement qu’il a bien connu et pour lequel il a gardé une fascination ironique. Mais l’espionnage et ses péripéties illustrent aussi de façon aiguë et parfois tragique que la rigidité obtuse des raisons d’État est trop souvent oublieuse du facteur humain.

Chronique : Le facteur humain est un livre d’espionnage, ou plutôt de contre-espionnage, je ne suis pas du tout un expert du genre, au contraire c’est juste un genre qui ne me convient généralement pas, mais ne dis jamais jamais et en fait….
Il y a Maurice Castle, le protagoniste, qui travaille pour les services secrets britanniques, sa section s’occupe de l’Afrique, a vécu pendant de nombreuses années en Afrique du Sud (qui est peut-être le pays le moins africain de tout le continent) et connaît en profondeur la dynamique politique et le secret, mais là-bas dans cet extrême sud, Castle a eu quelques problèmes….
Tomber amoureux, c’est un problème ?
Je n’appellerais pas ça des ennuis.
Une fille africaine. Un bantou, comme disent les Afrikaners sans distinction. Vous aviez violé leurs lois raciales.
Il est tombé amoureux d’une collègue noire, qui pour des raisons politiques est en danger, Castle l’aide à s’échapper de son pays, puis l’emmène en Angleterre et l’épouse.
À un moment donné dans la section londonienne où travaille Castle émerge une dangereuse fuite d’informations, qui a pour tâche de vérifier où se trouve la fuite, qui est le traître pour mener le sale double jeu.
Tout au long du roman, les rebondissements sont rares, il n’y a pas de lames de stylo-fontaine, pas de pistolets en or, pas de rostre qui monte des jantes scintillantes de Ferrari tirées à grande vitesse, bref, oubliez James Bond.
C’est presque un contre-espionnage de chambre (dans le style parfait de Greene) très discrètement britannique, des agents secrets presque des bureaucrates de bureau qui traduisent ou chiffrent des télégrammes codés, ou qui utilisent War and Peace comme chiffre pour écrire un rapport secret, et pourtant l’inspiration de Greene réussit à créer une tension d’accumulation sous la surface des événements répétés, nous fait percevoir comme un paladin franc le dilemme de l’homme conscient de trahisons mais pour une raison très noble, celui qui est au fait d’une trahison, d’un traître, et ce qui est pour une bonne et honnête raison.
La vie de l’agent secret qui fait du contre-espionnage est mauvaise, il veille toujours sur ses épaules, il n’a pas le droit, ne serait-ce qu’un instant, d’imposer le secret, immergé dans la solitude de ce qu’il sait et ne peut partager, avec personne.
Un professionnel chargé d’un péché vieux comme le monde : la trahison qui devient son modus vivendi, est même payée pour trahir et perpétuer la trahison, mais ceux qui trahissent méritent d’être éliminés sans même passer par un processus, sans agitation ni publicité ne doivent que disparaître, ne jamais avoir existé.
Enfin, le beau titre que le facteur humain se glisse dans les événements et les démêle comme la neige au soleil, la composante humaine qui fait une différence dans les choses.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 400 pages
  • Editeur : Robert Laffont (24 janvier 2019)
  • Collection : Pavillons poche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2221145615

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Mauvais œil (23 janvier 2019) de Marie Van Moere

Antonia Mattéi vit recluse depuis la mort de son mari, une figure du milieu corse. Sans argent, elle élève ses deux fils, Joseph et Ours-Pierre. Un matin d’été, les garçons partent à la chasse et la tragédie recommence.

Chronique : Marie Van Moere  nous propose ici une virée en Corse, l’auteur rend hommage à la beauté des paysages et ne cache rien de la complexité des relations humaines et des renvois d’ascenseur.
Le lecteur va cherché durant toute sa lecture la solution à l’énigme qui va échafaudé mille et unes hypothèses que Van Moere s’est empressé de démonter aussi tôt. Quand vous avez l’impression de tenir la solution, c’est à ce moment là que l’auteur fait une remarque qui vient contredire ce que vous pensiez la minute d’avant. Au final, on ne  trouve pas et on est bluffé. Même si il est impossible de trouver la solution avant la révélation finale, la recherche et la réflexion sont au moins aussi importantes que la solution. Encore un très bon cru de cette auteur qui arrive encore une fois à nous faire balader d’un bout à l’autre de son histoire. La série Equinox nous offre des livre de grand cru et de trés belle qualité et ce livre ne dérange en rien ses qualités.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 420 pages
  • Editeur : Les Arènes (23 janvier 2019)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2711200132

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Voro (Tome 1) – Le secret des trois rois – première partie (23 janvier 2019) de Janne Kukkonen

Suivez les aventures de la plus téméraire des voleuses de la guilde ! Lilya est une jeune fille que son protecteur et ami, le vieux Seamus, a introduite dans la Guilde des voleurs. Mais le maître des voleurs ne l’apprécie point, jugeant qu’elle n’est bonne qu’à faire le ménage ou entrer au bordel…

Chronique : Janne Kukkonen est éducatrice à l’Académie des arts de Turku. Elle travaille avec de l’animation, des courts métrages et des vidéoclips. L’aventure fantastique « Voro » est sa première BD, ce qui peut paraître un peu difficile à croire au début, une publication mûre et de grande qualité. Visuellement, l’histoire est vraiment réussie.

La bande dessinée retrace les aventures de Lilya dans le monde fantastique médiéval en rêvant de devenir membre de voleurs. Kukkonen  mélange son histoire avec les matériaux  d’une épopée fantastique classique tirée à la fois de la mythologie nordique et d’histoires de type du Roi arthur ou Game of Thrones. Il existe également une tâche traditionnelle consistant à collecter des objets dans les deux sens, ce qui s’avère très dangereux non seulement pour Lily, mais également pour le monde entier. Dans toute sa simplicité, le dessin de Kukkonen est agréable et les couleurs fonctionnent bien. Le transport d’une histoire divisée en chapitres est simple mais fonctionnel.

Le point de focalisation de Voro est un peu de réflexion. Dans toute sa simplicité, le comique pourrait bien convenir aux jeunes lecteurs, mais le dialogue a été écrit avec un langage cru et  plutôt frénétique et des images assez sanglantes tirées dans les scènes de bataille. On à déjà hâte de lire le tome 2 mais ce tome 1 est une vrai bonne surprise.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : CASTERMAN (23 janvier 2019)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2203161701

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Vassilia et l’ours (10 janvier 2019) de Francoise De guibert et Laura Fanelli

Vassilia part chaque jour dans la forêt pour retrouver l’ours. Là, les deux amis jouent pendant des heures et tout n’est que rires et joie. Mais l’ours est impatient : il veut découvrir le monde de Vassilia. Il rêve de manger la soupe chaude, de s’allonger sur un lit… La petite fille a beau le mettre en garde, l’ours ne peut pas s’empêcher, chaque soir, de s’approcher de plus en plus du village.

Chronique : Ce livre est un petit bijou, un conte qui ce passe en Russie avec une belle amitié avec une fille et un ours.
Les illustrations sont fines et élégantes, sont accompagnées du texte  poétique qui jouent avec les mots et les références à l’imaginaire mythique et symbolique. Un superbe cadeau en ce début d’année et qui nous touche.

Note : 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (10 janvier 2019)
  • Collection : Album jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1023511390

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