Une affaire comme les autres (7 février 2019) de Pasquale Ruju

Dans une pièce vide, deux femmes se font face. D’un côté, Silvia Germano, jeune et talentueuse procureure adjointe. De l’autre, Annamaria, la veuve de Marcello Nicotra, chef de clan de la ‘Ndrangheta. Elles se dévisagent en silence – puis la veuve se met à parler et raconte son histoire.

Chronique : Si vous pouvez paraphraser le titre lui-même et dire que ce n’est pas le livre habituel sur les infiltrations mafieuses, les nouvelles réalités criminelles on peut l’aborder de front.
On commence le livre un peu sceptique, espérant que ce n’était pas juste une autre mafia noire et c’est tout. Et à la place. Au lieu de cela, il propose un point de vue différent, faisant parler deux femmes : la femme du patron, Annamaria, et le procureur adjoint, Silvia. Nous savons tout de suite que le patron est mort, puisque nous parlons d’Annamaria comme de la « veuve » et nous comprenons aussi qu’elle l’a probablement tué, puisqu’il est en prison. Mais l’histoire de l’histoire d’Annamaria devient immédiatement vivante, pressante et vous voulez à tout prix la comprendre. Tu l’as vraiment tué ? Et pourquoi ?
On ce  retrouve à avancer rapidement, chapitre après chapitre, pour comprendre, pour savoir. Jusqu’à la révélation finale insoupçonnée qui donne un sens différent à toute l’histoire et en fait vraiment un livre PAS comme les autres.
C’est très bien écrit, c’est agréable, ça vous pousse à continuer, c’est intéressant, ça vous intrigue. Les personnages, des deux femmes dans la salle d’interrogatoire à tous ceux qui peuplent leurs souvenirs, sont efficaces, vrais, bien définis. L’auteur sait attraper le lecteur pour nous mener de bout en bout. Bravo .

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Denoël (7 février 2019)
  • Collection : Sueurs froides
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2207140431

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Sortie cinéma : Alita : Battle Angel (13 février 2019) de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire.

Chronique :  Maintes et maintes fois repoussée, Alita: Battle Angel, l’adaptation du manga Gunnm, sort enfin dans nos cinémas. Qu’en est-il ? Verdict ! Rappelons que le film est inspiré de l’oeuvre du mangaka Yukito Kishiro, Gunnm, un manga prépublié entre 1990 et 1995 dans Business Jump avant de sortir en neuf volumes. L’histoire du manga se déroule dans un monde parallèle où une catastrophe écologique due à la collision d’une météorite avec la Terre, a amené l’humanité au bord de l’extinction. Le monde se divise alors entre Zalem, une ville suspendue réservée à une élite et Kuzutetsu, la terre désolée qui sert de décharge. Une cyborg amnésique nommée Gally (Alita en version US, d’où le nom de l’adaptation ciné), devenue chasseuse de primes, va devoir renouer avec son passé pour chercher un sens à sa vie. Le manga a eu droit à plusieurs suites en manga, un roman, plusieurs jeux vidéo ainsi que deux OAV sortis en 1993 et reprenant l’histoire des deux premiers tomes du manga. Jusqu’à 2019 et l’adaptation cinématographique que nous évoquons aujourd’hui. C’est la 20th Century Fox qui s’est chargé de cette adaptation. Certains ont occulté la chose mais c’est à la Fox que nous devons l’adaptation ciné de Dragon Ball. Oui oui, Dragon Ball Evolution c’était la Fox. Alors qu’en est-il de cette adaptation de Gunnm ? Elle est tout simplement bluffante. Le film, dont le scénario est signé par James Cameron s’inspirant fortement des deux OAV, prend place au vingt-sixième siècle, où Ido, un scientifique, tombe sur le buste d’une jeune cyborg dans une décharge. Son cerveau étant intact, il décide de la réparer et de la nommer Alita, celle-ci étant amnésique et ne sachant pas son propre nom. Dotée d’une grande force, très agile et douée pour le combat, la jeune cyborg part en quête d’identité pour trouver ses origines. Et on arrête là pour ne pas vous spoiler l’intrigue. Du côté des personnages, Rosa Salazar incarne avec perfection Alita (Gali pour les puristes) et on fait totalement abstraction du design « gros yeux » qui avait fait le buzz sur la toile. De même, bien que le personnage soit totalement en CGI, l’illusion est parfaite. On y croit, Alita est là. Christoph Waltz est égal à lui-même avec son charisme inégalé. Son interprétation d’Ido passe vraiment bien tout comme celle de Mahershala Ali qui est sans conteste un des acteurs les plus en vogue en ce moment. Jennifer Connelly quand à elle est assez effacée avec un rôle un peu fade, tout comme Keean Johnson qui manque de profondeur dans son interprétation de Hugo. Côté « vilains », nous avons droit à deux acteurs iconiques, à savoir Ed Skrein en Zapan et Jackie Earle Haley qui incarne le cruel Grewishka. Le manga n’étant pas avare en hémoglobine, on était en droit de se poser la question du côté gore du film. Il n’en est rien et les scènes les plus sanglantes de l’oeuvre sont censurées (NDLR : la scène du chien qui offre ses marques de sang à Gali est présente mais censurée). Visuellement le film est impressionnant que ce soit dans les décors, la modélisation de Zalem, de Kuzutetsu et encore des personnages. Ceci dit, l’aspect cyber-punk du manga a céder sa place à une ambiance plus latino avec une représentation du bison à la façon mexicaine. Vous remarquerez que beaucoup d’enseignes et panneaux sont en espagnol. Il ne faut pas oublier qu’Alita: Battle Angel est avant toute chose une adaptation libre américaine. En dehors des combats, qui sont très impressionnants, il y a aussi une partie que tous les fans attendent : le Motorball. La course ultra violente est représentée à mi-chemin entre les courses du manga et celles du film Rollerball de Norman Jewison de 1975 avec James Caan. Néanmoins, le Motorball n’est que peu représenté dans le film. On aurait aimé en voir un peu plus. Et pour finir, l’ambiance sonore est grandiose tout comme la bande originale signée par Junkie XL qui se marie très bien avec l’univers du long-métrage. Alita: Battle Angel est sans conteste une des meilleurs adaptations de manga de l’histoire du cinéma. Même s’il est « librement » adapté, le film respecte l’oeuvre de Yukito Kishiro et offre une vision live de l’univers de Gunnm du plus bel effet. Les effets numériques sont bluffants, le casting est parfait, et l’histoire est prenante. On en redemande.

Note : 9,5/10

Science Fiction (2h02) de RODRIGUEZ Robert

Avec Mahershala Ali, Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly

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Sortie cinéma : Ralph 2.0 (13 février 2019) de Rich Moore, Phil Johnston

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ?

Chronique : Toujours ami avec la petite Vaneloppe, pilote automobile intrépide d’un jeu de course, Ralph, le casseur d’un jeu d’arcades, doit aider des enfants à récupérer une pièce ancienne d’un jeu vintage. Pour trouver cette dernière, Ralph et Vaneloppe doivent se rendre sur… Internet. Ils vont découvrir une ville follement agitée, avec ses sites marchands, ses ventes aux enchères, ses moteurs de recherche, et vivre d’incroyables aventures numériques… Encore plus réussie que « Les Mondes de Ralph » (2012), cette suite drôle et émouvante matérialise brillamment en animation l’univers d’Internet, avec ses marques omniprésentes, ses ruptures de réseau, ses jeux en ligne…Nous nous laissons volontiers embarqués dans cet univers amusant, aux couleurs chatoyantes et aux références multiples. Le scénario est dynamique et les personnages secondaires sympathiques. Quelques petites longueurs sont néanmoins à déplorer sur la fin mais bien vite rattrapées par des scènes ingénieuses et hilarantes. Comme à l’habitude avec Disney, l’animation est très belle.Ralph 2.0 est est un excellent divertissement et le nombre de références dans chaque plan est tel que cela constitue une bonne raison d’aller le revoir pour toutes les voir.

Note :  9/10

 

 

Origine :  U.S.A.
Réalisation : Rich Moore, Phil Johnston
Durée : 1h53
Acteur(s) : François-Xavier Demaison, Dorothée Pousséo, Jonathan Cohen
Genre : Animation,
Date de sortie : 2019-02-13
Distributeur : The Walt Disney Company France
Titre original : Ralph Breaks the Internet

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Mon cochon dingue (14 février 2019) de Christine Roussey

Dans sa grande ville toute grise, la petite fille est triste. Elle s’ennuie… jusqu’à l’arrivée dans sa maison d’un cochon d’Inde survolté qui chamboule tout sur son passage. Tartines renversées, chambre sens dessus dessous, échappées folles dans des recoins inexplorés… Petit à petit les couleurs et la joie reviennent !

Chronique : Christine Roussey nous enchante avec cet album doux, nostalgique , beau et joyeu. Un belle part d’enfance à partager.
Les jolies illustrations aux couleurs pastels nous plongent dans l’univers enfantin d’une fillette qui va découvrir un nouveau compagnon en un cochon d’inde …
Le texte de Christine Roussey sonne comme une comptine. On se laisse envoûter par sa prose délicate, aussi pétillante que ses dessins

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (14 février 2019)
  • Collection : Albums
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2732487406

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Derniers mètres jusqu’au cimetière (7 février 2019) de Alexandre ANDRÉ

À 37 ans, Jaakko a tout pour être heureux.
Jusqu’au jour où, lors d’une simple visite médicale, il apprend qu’il va bientôt mourir. La raison de ce triste verdict : quelqu’un l’empoisonne depuis longtemps à son insu.
Alors que cette annonce aurait suffi pour faire de cette journée la pire de sa vie, Jaakko n’est pas au bout de ses surprises.

Chronique : Lorsque vous lisez un livre sur un homme qui meurt d’empoisonnement, la dernière chose à laquelle vous vous attendez est que l’histoire soit drôle. Cependant, c’est ce qui ressort le plus dans ce livre. L’histoire est pleine d’humour noir tout au long du récit et m’a fait rire à plusieurs reprises. Les actions, les pensées et les observations du personnage principal sont tellement bizarres, exagérées et astucieuses qu’il est difficile de ne pas les trouver hilarantes. Cela permet d’alléger certaines situations par ailleurs intenses tout au long du livre.

J’aime beaucoup le personnage principal Jaakko. J’ai trouvé que c’était un gars très sympathique dont on ne peut s’empêcher d’être désolé, tout en se dirigeant simultanément vers lui pour obtenir les réponses qu’il veut et espérer qu’il aura un résultat plus heureux qu’attendu. Sa réaction à son diagnostic est très courageuse, tout comme sa détermination à résoudre son propre meurtre et à obtenir des réponses. Il est juste de dire qu’il n’est pas un détective naturel et ses tentatives pour découvrir la vérité et manipuler les situations à son avantage sont très drôles. On ne peut s’empêcher de se sentir un peu affectueux envers lui quand les choses ne se passent pas comme prévu pour lui. Il décide aussi d’essayer de saboter la compétition, ce qui mène à des situations amusantes car il se retrouve dans des situations louches.

Le livre comprend de belles descriptions de la beauté naturelle de la Finlande. Je sentais que je pouvais vraiment imaginer le paysage dans l’œil de mon esprit et j’adorerais y aller à un moment donné. Il y a aussi de l’information sur l’industrie des champignons qui était intéressante à lire car je n’avais pas beaucoup réfléchi à ce que cela impliquait.

Malgré l’humour, il y a beaucoup d’action et de tension dans le livre alors que Jaakko tente de découvrir la vérité sur son empoisonnement et les situations délicates dans lesquelles il se trouve tout en essayant de saboter la compétition. Il y a beaucoup de rebondissements qui incitent le lecteur à deviner et à vouloir continuer à lire pour savoir ce qui se passe. Si vous aimez les thrillers insolites avec un peu d’humour noir, vous apprécierez ce livre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (7 février 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265117943

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La chambre des murmures (6 février 2019) de Dean Koontz

« Il n’est plus temps d’attendre… »
Tels sont les mots qui résonnent dans l’esprit de Cora Gundersun, une enseignante appréciée de tous, au matin du « grand jour ». Juste avant qu’elle commette un attentat-suicide au volant de son 4×4 bourré de jerrycans d’essence.

Chronique : Jane Hawk est de retour. Elle est toujours en fuite….une fugitive….un agent du FBI. Après le suicide apparent de son mari, Jane a découvert une conspiration, quelque chose de si maléfique et diabolique qu’elle a immédiatement su qu’elle devait trouver les responsables et les arrêter. Un groupe de gens puissants et riches a mis au point une technologie qui peut détourner la volonté de n’importe qui….prendre le contrôle de leur cerveau. La personne peut être obligée de faire n’importe quoi. Pas de résistance. Pas de conscience. Ils obéiront sans poser de questions. Certaines personnes sont faites pour se tuer comme le mari de Jane. D’autres sont faits pour commettre des actes terroristes. Et certains ne sont utilisés que comme esclaves sexuels sans cervelle pour les riches. Ils ont fait une erreur en tuant le mari de Jane. Ils ont fait une erreur en menaçant la vie de son jeune fils. Ils ont fait une erreur en essayant de la tuer. Et, ils ont fait la plus grosse erreur de toutes quand ils ont sous-estimé son pouvoir de les faire tomber, de se venger.Ce livre est percutant dès le début et ne s’arrête pas jusqu’à la toute fin. J’ai adoré le premier livre de cette série, Dark Web…..et j’ai tout autant aimé ce livre. Jane Hawk déchire. Elle est intelligente, résistante et rusée. En tant qu’agent du FBI hautement qualifié, elle sait tirer le meilleur parti de la surveillance, de l’interrogatoire et de la technologie. Elle sait aussi comment éviter d’être vue, à moins qu’elle ne choisisse de se faire remarquer. L’histoire est riche et passionnante et vous fera tourner les pages aussi vite que Sidney Sheldon et Robert Ludlum l’ont fait il y a plusieurs lunes. Jane et Luther mènent des enquêtes distinctes pendant un certain temps, mais comme on pouvait s’y attendre, leurs pistes se rejoignent finalement. À partir de ce moment, il n’y a plus de retour en arrière – et ils doivent s’accrocher à l’espoir que la voie à suivre ne se terminera pas avec leur mort ou celle des deux. Mystérieux et effrayant, ce livre est un incontournable pour tous ceux qui aiment les thrillers. Koontz prend son temps éparpillant quelques belles descriptions entre les voies ferrées pendant qu’il avance, hors de contrôle. Un merveilleux thriller moderne avec des échos de conteurs d’antan. Fortement recommandé !

Note : 9,5/10

  • Broché: 462 pages
  • Editeur : Archipel (6 février 2019)
  • Collection : Suspense
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2809825629

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Strong girls forever : Comment ne pas devenir cinglée (7 février 2019) de Holly Bourne

Dans le Club des Vieilles filles (comprendre : filles indépendantes et fières de l’être !), elles ont 17 ans et elles sont trois… Lottie, belle brune qui collectionne les garçons autant qu’elle les fait fuir par son intelligence. Amber, la pétulante rousse qui complexe de sa taille de girafe… et Evie. Evie a des crises d’angoisse qui l’obligent à se laver les mains 60 fois par jour et qui lui ont gâché la vie pendant des années. Aujourd’hui, elle ne rêve que d’une chose : devenir enfin  » normale  » ! Lycée, fêtes, copines… et un premier petit copain normal, est-ce trop demandé ?

Chronique : Strong girls forever : Comment ne pas devenir cinglée s’attaque aux grands problèmes auxquels les adolescentes sont confrontées quotidiennement : le féminisme, la santé mentale, l’amitié et le drame des garçons et montre comment ces thèmes sont entrelacés et s’influencent mutuellement, ce qui rend la vie d’adolescente perfide pour naviguer. Le livre suit l’histoire d’Evie alors qu’elle tente de mener une vie normale, ce qui est fondamentalement difficile avec les rituels du TOC qui la contrôlent. Holly Bourne traite le trouble obsessionnel-compulsif avec compassion et réalisme alors que nous voyons comment la maladie affecte la vie d’Evie. En plus de son trouble obsessionnel-compulsif, Evie essaie de gérer la distance grandissante entre elle et sa meilleure amie, Jane, maintenant que Jane a un nouveau petit ami, tout en s’occupant de ses propres problèmes de garçon alors qu’elle plonge ses orteils dans le bassin des rendez-vous. À l’université, Evie rencontre deux filles, Amber et Lottie, qui deviennent rapidement de nouvelles amies alors qu’elles se lient d’amitié à cause du chagrin d’amour et du féminisme. La façon dont Holly Bourne a intégré le féminisme dans son histoire était très bien faite. Plutôt que de parler du féminisme au lecteur, elle a montré à quel point le féminisme était pertinent dans les nombreuses situations où les personnages se sont retrouvés à le rendre accessible aux jeunes filles et à le faire connaître, la façon dont Evie et ses amies commencent à peine leur cheminement vers le féminisme, alors elles en étaient chacune à des étapes différentes et ont continué à apprendre au fur et à mesure. Ce livre remet en question les messages contradictoires que la société moderne envoie aux filles et présente de jeunes personnages ouvertement féministes qui deviendront des héros pour les adolescentes du monde entier. C’ est une lecture indispensable pour tous ceux qui reconnaissent à quel point il est difficile d’être une fille.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Nathan (7 février 2019)
  • Collection : Spinsters
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2092577514

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