Amelia Woods – Tome 01: Le Manoir de Lady Heme – 22 septembre 2021 de Carole Breteau et Morgane Lafille

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Angleterre, veille du XXe siècle, un manoir isolé au cœur d’une baie de carte postale. Amélia, jeune femme férue de rationalisme est venue pour étudier les oiseaux, s’éloignant de Londres et de son père, universitaire trop protecteur. Depuis le décès de sa mère, elle ne peut toucher autrui sans être assaillie par des flashs, des bribes de futurs étrangers, des émotions qui ne lui appartiennent pas et dont les irruptions la déstabilisent de plus en plus.

Chronique : Ce premier tome d’une cinquantaine de pages est prometteur. L’intrigue se pose rapidement et on s’attache très vite à Amélia qui est un peu perdue dans cette maison.

Les pages se tournent toujours aussi vite et avec le sourire. On ne doute pas que le public rigole et soit prit par le récit avec les bons mots trouvés par Carole Breteau . Une histoire qui commence tout en douceur pour continuer avec des courses poursuites… On ne s’ennuie jamais grâce au superbe dessin de Morgane Lafille et le petit plus, c’est qu’on parle de l’importance de la famille. La vérité est peut-être ailleurs parfois mais souvent elle peut se trouver dans le cœur . La trame de l’histoire n’est qu’un fil conducteur et secondaire. Ce qui tient le devant de la scène, ce sont cet univers enchanteur d’un pays magique. Les dessins sont beaux, expressifs, fournis, et la colorisation a des teintes douces et lumineuses. L’alliance des auteurs est une belle réussite. Une bd qui devrait en séduire plus d’un. Magie et amitié sont les mots clés de cette aventure. Au final, lorsqu’on referme l’ouvrage, on a juste envie de lire la suite.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Vents d’Ouest; Illustrated édition (22 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 56 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2749309492 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2749309491

L’énigmatique madame Dixon – 7 octobre 2021 de Alexandra ANDREWS

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Florence Darrow veut être écrivaine. Ou plutôt : Florence Darrow sera écrivaine, elle en est persuadée. Chose plus simple à dire qu’à faire, et Florence peine à trouver sa place dans le monde de l’édition new-yorkaise. Quand on lui propose de devenir la nouvelle assistante de madame Dixon, l’autrice de Mississipi Foxtrot, le best-seller de l’année, elle saute sur l’occasion.

Chronique : L’énigmatique madame Dixon . Telle est bien la question. C’est une romancière qui a remporté les faveurs de la critique et un succès commercial, mais personne ne connaît l’identité de la personne qui se cache derrière le pseudonyme. C’est alors qu’entre en scène Florence Darrow, assistante dans une maison d’édition. Elle n’est pas satisfaite de son travail servile, mais pense que c’est un tremplin pour devenir l’écrivain célèbre et vénéré qu’elle est censée être. Malheureusement, elle ne se rapproche pas de son but, jusqu’à ce qu’une série de choix bouleverse sa vie et la mette sur une trajectoire de collision avec le destin… et Maud Dixon.

Et c’est tout ce que je vais dire concernant l’intrigue, car en dire plus serait gâcher les bonnes choses.

L’histoire se déroule lentement, et une bonne partie du plaisir est de ne pas vraiment savoir où elle va. Il y a ce sentiment de pressentiment inquiétant qui imprègne tout le livre. Le sentiment de dissonance, que quelque chose ne va pas, plane sur Florence, et il s’amplifie au fil du temps, petit à petit. Cette atmosphère me rappelle le meilleur du roman noir classique, dans la veine d’Hitchcock.

Même s’il faut du temps pour arriver au dénouement, l’histoire me tient en haleine dès la première page. L’écriture est si vive et si sournoise. Et Florence est un personnage principal rusé. Elle est égocentrique, sans complexe et prête à tout pour réaliser ses ambitions. Elle fait la parfaite femme fatale… ou est-elle simplement une victime dans tout ça ?

Le fait qu’il s’agisse du premier livre d’Alexandra Andrews est étonnant, car il se lit comme un thriller vraiment magistral. J’ai hâte de voir ce qu’elle va encore nous proposer.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Les escales éditions (7 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2365695612 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2365695619

Code 612 Qui a tué le petit Prince ? – 14 octobre 2021 de Michel Bussi

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Qui mieux que Michel Bussi pour imaginer une enquête passionnante sur le mystère et les ombres du Petit Prince et de son créateur Saint-Exupéry ? Roman à clé, jeu de piste, hommage, Code 612 Qui a tué le Petit Prince? célèbre les 75 ans du Petit Prince. Un livre indispensable pour les amoureux du conte et de son auteur.

Chronique : Tout comme son auteur, Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince est un livre qui a voyagé à travers le monde. En effet, selon ses ayants droit, il demeure la fiction la plus traduite au monde : pas moins de 318 langues à son compteur ! Rédigé à New York, pendant la Seconde Guerre mondiale, Antoine de Saint-Exupéry en personne avait réalisé les illustrations à l’aquarelle.

Malheureusement, les expéditions de ce dernier ont subitement pris fin en juillet 1944, lors d’une mission en Méditerranée, durant laquelle il disparut en mer avec son avion, dans des circonstances qui demeurent mystérieuses.

C’est ce secret qu’a cherché à percer Michel Bussi dans ce remake du Petit Prince. Selon son éditeur, ce livre « passe en revue hypothèses, coupables et mobiles pour mettre en lumière la profondeur de cette œuvre et révéler les secrets d’Antoine de Saint-Exupéry, et de son double de papier ». 

« Depuis son adolescence, Michel Bussi cherche les clés du mystère qui lie la mort du Petit Prince à celle de son auteur. L’enfance, la quête d’identité, l’absence, le désir de liberté contrarié par la responsabilité sont autant de thèmes de ce conte philosophique », a ajouté la maison d’édition, rapporte l’AFP.

Qu’importe le succès, l’auteur compte d’ores et déjà reverser ses droits d’auteur à la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la jeunesse. Cette dernière finance de multiples projets dans l’éducation et l’environnement.

Bâti à la façon d’un jeu de miroirs, la situation de départ est des plus classiques et en outre, le lecteur se rend compte que la narration est débarrassée de mélancolie et de vague à l’âme, qu’elle reste dans un ton léger avec quelques réactions exagérées pour un effet comique. Évidemment, ce n’est pas une histoire basée sur l’action pourtant le lecteur se retrouve vite immergé dans cette histoire grâce a cette art qu’a Michel BUSSI de si bien écrire. C’est un livre agréable et les personnages sont hauts en couleur, charismatiques, attachants. En sortant de cette œuvre, le lecteur se rend compte qu’il sourit, encore sous le charme de ses escales, et des décors, totalement subjugué par ce récit qui a réuni le petit prince et St Exupery. Le lecteur va apprécié à sa juste valeur ce conte à la forme sophistiquée et enlevée, avec une nostalgie assumée.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Presses de la Cité (14 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2258197902 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2258197909

Par la forêt – 13 octobre 2021 de Jean-Christophe Chauzy et Anthony Pastor

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Là où l’asphalte s’arrête, là où les sentiers s’effacent, là où les joggeuses se perdent… C’est au coeur de la forêt que vont s’entrecroiser les trajectoires d’une mère dont la fille unique a disparu et celles d’une jeune policière qui ne veut pas se résoudre à clore l’enquête. Dans ce roman graphique hypnotique, Jean-Christophe Chauzy et Antony Pastor explorent les lisières de notre société : les marginaux qui choisissent la rupture et les citoyens des banlieues pavillonnaires qui finissent par se dissoudre à force d’anonymat. Un magnifique portrait d’un monde qui déshumanise à force de consumérisme et de conformisme.

Chronique : Après série « No War » Anthony Pastor est de retour et nous offre une bande dessinée a la saveur d’un roman d’Agatha Christie ou de Patricia Highsmith. Le design de Par la foret est similaire à celui d’un vrai pétrolier mélangé à des éléments d’un paquebot de croisière, ce qui donne l’impression d’être un mystère meurtrier dans une histoire de type paquebot de croisière !

L’art de Pastor est excellent et on adore la façon dont il présente cette histoire bien intrigante . Avec Jean-Christophe Chauzy au dessin,beaucoup de pages se distinguent visuellement. Ses choix vibrants, dérangeants et accrocheurs pour l’espace coloré et la direction étrange dans laquelle cette histoire s’engage vers la fin la rend si spectaculaire.

Par la forêt a l’atmosphère menaçante des films mêlés à un mystère policier presque traditionnel de type Poirot et parsemés de moments d’horreur à la Stephen King – c’est une combinaison aussi enivrante que ça en a l’air ! L’histoire commence lentement, mais récompense le lecteur patient au fur et à mesure qu’il prend de l’élan en vue d’un final cinématographique.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (13 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 160 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203218320 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203218321

Inestimable – 14 octobre 2021 de Zygmunt MILOSZEWSKI

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À Varsovie, le couple Zofia et Karol doit faire face à un quotidien compliqué. Zofia a été licenciée du musée national pour raisons politiques et Karol est atteint d’une maladie neurodégénérative qui efface ses souvenirs rattachés aux émotions fortes.

Chronique : Oh, comme j’aime de telles aventures. Et même si j’ai commencé par le deuxième tome de la série, cela ne m’a pas empêché d’apprécier la lecture du tout.
Et je vais certainement rattraper le premier tome prochainement.

Tout commence au début du XXe siècle avec Benedykt Czerski, un scientifique et ethnographe, qui revient après des années d’exil en emportant avec lui un artefact inestimable qui cache le secret de la longévité. Malheureusement, l’artefact disparaît avec le suicide de Czerski.
Après de nombreuses années, Bogdan Smuga, un scientifique déterminé qui a sa propre vision du sauvetage du monde, tente de retrouver l’artefact et l’héritage de Czerski.
Il implique le professeur Zofia Lorentz, une historienne de l’art qui vient d’être renvoyée de son poste de conservatrice du Musée national, tandis que son mari se bat contre une mystérieuse maladie qui lui vole ses souvenirs.
Dans son désespoir, Zofia se lie avec Smuga, bien qu’il lui cache certainement quelque chose.
Mais dans la lutte pour le sort de la Terre et la survie de l’humanité, il est parfois possible de se perdre.

Il y a de l’aventure, des sensations, de l’action rapide et quelque chose qui vous fait réfléchir sur l’ordre du monde moderne. Ça arrive, ça arrive.

Il est intéressant de noter que le personnage de Benedykt Czerski a été inspiré par Bronisław Piłsudski, un exilé et ethnographe polonais qui a étudié les peuples et les cultures d’Extrême-Orient, principalement les Aynesians vivant à Sakhaline. Bronisław était également le frère de Józef Piłsudski.

Une excellente lecture pour ceux qui aiment l’aventure, les voyages, l’action constante et les théories du complot. Un roman parfait pour l’époque dans laquelle nous vivons actuellement.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions (14 octobre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 496 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2265155209 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265155206

Mirrorland – 26 août 2021 – de Carole JOHNSTONE

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Cat est partie s’installer à Los Angeles, loin de sa ville natale d’Edimbourg, et de sa sœur jumelle, El, dont elle est sans nouvelles depuis de longues années. La première partie de sa vie semble effacée de sa mémoire. Mais le jour où elle apprend la disparition inquiétante de sa sœur, elle décide de rentrer en Ecosse.

Chronique : Mon cerveau est en feu ! Mes chères cellules grises trop cuites réduites en cendres ! Un autre thriller stimulant et stimulant est prêt à vous surprendre avec des rebondissements compliqués !

Nous avons un narrateur peu fiable pour nous raconter une histoire complexe, effrayante, délirante, qui glace le sang, avec un thème de maison gothique, sombre, claustrophobe, qui danse avec un mélange de réalisme magique, de thriller psychologique et de mystère !

Les jumelles El et Cat ont créé un monde appelé Mirrorland jusqu’à ce que ce monde commence à les menacer et à les engloutir entièrement. Il était une fois, elles marchaient main dans la main, effrayées, transies de froid et pleurant dans un port écossais d’Édimbourg pour attraper le dernier bateau pirate. Au cours de la même nuit, leurs vies ont complètement changé.

Nous avançons dans le temps : 12 ans plus tard, Cat, qui a déjà refait sa vie en Californie, est obligée de retourner dans la maison de son enfance. La maison a été achetée par El et son mari Ross car El obtient toujours ce qu’elle veut, y compris enlever Ross à Cat avec ses actes théâtraux comme des menaces de suicide.

Les sœurs ont cessé de se parler pendant 10 ans et maintenant El a disparu, présumée morte, ce que Cat ne croit pas depuis le début. Elle connaît sa sœur plus que quiconque et doit découvrir où elle se cache et ce qu’elle essaie de faire en la ramenant dans la maison des horreurs.

Dès que Cat retourne dans la maison de son enfance, ses souvenirs torturés commencent à réapparaître dans son esprit. Mais les choses qu’elle raconte semblent déformées, délirantes. Elle reçoit des messages de menace de la part de quelqu’un et, au fur et à mesure qu’elle creuse, elle croit que sa sœur est peut-être vivante !
Nous ne pouvons pas décider si ses paroles sont exactes ou si elle ment car son esprit flou a du mal à faire la différence entre la réalité et le rêve. Elle réalise finalement que revenir à l’endroit où tous les cauchemars de sa vie ont commencé est le choix le plus dangereux qu’elle ait fait et qu’elle risque maintenant de le payer de sa vie.

Une histoire définitivement complexe, qui fait griller les neurones, qui engourdit l’esprit, qui se superpose, qui est sombre, intelligente et épuisante, qui vous donne l’impression de vous perdre dans les labyrinthes de vos peurs les plus sombres sans pouvoir en sortir !

Ce n’était pas une lecture facile : des nuages de fumée s’élèvent encore au-dessus de ma tête ! Il faut faire attention aux détails et aux significations profondes derrière les histoires magiques des jumeaux. J’ai coupé certains points car certaines parties et représentations du livre m’ont fatigué. Mon esprit a fait des heures supplémentaires pour mettre les pièces du puzzle aux bons endroits.

Wow ! Mes cellules grises me font encore mal mais je suis sûr qu’après avoir lu ce livre, elles ne seront pas rouillées comme l’a conseillé M. Poirot.

Note : 9/10

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions (26 août 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 448 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 226515475X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265154759

Mare of Easttown – Serie HBO avec Kate Winslet

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Tandis que sa vie va à vau-l’eau, une détective d’une petite ville de Pennsylvanie enquête sur un meurtre.

Chronique : Il n’y a pas beaucoup d’émissions de télévision qui voient leur audience augmenter d’une semaine à l’autre. En ce qui concerne HBO, il n’y a que deux émissions qui l’ont réussi. Le premier est  Game of Thrones , et le second est  Mare of Easttown .

Dans la Pennsylvanie rurale, nous rencontrons un flic d’une petite ville, Mare Sheehan (Kate Winslet). La lassitude du monde, le poids de la responsabilité professionnelle et – on le découvrira plus tard, bien que les indices soient là – le drame familial se voit dans chaque ligne de son corps, à chaque pas lourd qu’elle fait. Elle sourit rarement. Elle n’est pas maussade ou grincheuse – elle n’a tout simplement pas l’énergie pour autre chose, après avoir fait son travail et pris soin de sa famille.

La vie enlève plus à Mare qu’elle n’en met – d’autant plus que Katy Bailey, 19 ans, la fille toxicomane de l’amie de lycée de Mare, Dawn, a disparu il y a un an. Si vous pouvez avoir une performance déterminante si tard dans une carrière, c’est sûrement celle de Winslet. Elle est absolument merveilleuse – et habilement soutenue par le reste de la distribution.

Il s’agit d’un défi des États-Unis non brillants. Easttown est un endroit sombre et appauvri, plein de tristesses qui se chevauchent. En tant que détective de police de la petite communauté étroite, Mare voit et traite la plupart d’entre eux. La toxicomanie et l’alcoolisme sont monnaie courante. L’une des premières scènes montre Mare assistant à la scène d’un cambriolage – un autre cambriolage, nous comprenons – dans la maison d’une femme appelée Beth Hanlon (Chinasa Ogbuagu, dans un rôle petit mais déchirant ; elle doit revenir dans des épisodes ultérieurs). C’est son frère, Freddie (Dominique Johnson), à nouveau à la recherche de choses à vendre pour son prochain correctif.

Lorsque Mare le retrouve, Beth le frappe publiquement, crie à Mare en privé (« Dieu me pardonne, mais parfois j’aimerais qu’il meure et en finisse avec ça ») et refuse de porter plainte. Mare dit à un officier subalterne de téléphoner à l’entreprise qui a illégalement coupé son chauffage pour le rétablir et – boitant à la cheville qu’elle s’est foulée en le poursuivant – continue sa journée. C’est un intermède qui ne fait pas grand-chose pour faire avancer l’intrigue, mais c’est l’essence de la série dans un microcosme : des personnages pleinement réalisés avec des émotions profondes et conflictuelles, unis face à des forces envahissantes plus grandes qu’eux-mêmes.

L’arc principal se faufile à travers cette étude parfaitement conjurée d’une communauté et de la façon dont elle perdure. Ni l’un ni l’autre ne semble secondaire par rapport à l’autre. Mare of Easttown traite autant de la psychologie des événements terribles et de la façon dont ils sont absorbés par – et affectent – ​​ceux qui les entourent que de la résolution du crime en son cœur.

Erin (Cailee Spaeny), une mère adolescente célibataire (bien que, encore une fois, rien à voir avec le stéréotype du drame télévisé) est retrouvée morte après que les jeunes de la ville se soient rassemblés pour une fête dans les bois. Erin était partie tôt, après avoir été battue par Brianna (Mackenzie Lansing, la petite amie vicieuse du père de son bébé, Dylan) et a trébuché vers sa perte involontaire.

La ville, qui compte désormais une fille disparue et une fille assassinée, est profondément troublée. Une nouvelle enquête sur le premier est ordonnée parallèlement à la nouvelle affaire de meurtre et un détective du comté, Colin Zabel (Evan Peters, dans un changement de rythme impressionnant depuis qu’il a été vu comme Pietro dans WandaVision), amené pour aider Mare. A travers lui, on voit les limites et les failles du maintien de l’ordre et des pratiques dans une petite ville, ainsi que les bénéfices. C’est une couche de plus qui complique l’intérêt dans un spectacle qui a déjà généreusement fourni.

Ajoutez un intérêt amoureux pour Mare, sous la forme de l’écrivain et conférencier invité Richard Ryan (Guy Pearce, le jouant avec juste ce qu’il faut de charme simple et intelligent); la fille de Mare, Siobhan, gardant sa sexualité secrète de sa mère débordée; et l’ex-mari de Mare, Frank, se fiance avec sa petite amie et il y a presque trop de choses à apprécier.

Au fur et à mesure que les rebondissements des cas sont révélés, cela devient un spectacle plus grand que la somme de ses parties déjà considérables. Au moment où vous arrivez à la révélation à la fin du deuxième épisode, vous devenez moins abasourdi par la nouvelle elle-même que par le calcul de ce que cela signifiera pour toutes les personnes impliquées. Tout et tout le monde sont réels et vous vous souciez de chaque petite partie. Merveilleux.

Video: Avec un transfert 1080p encodé AVC en 2.00:1. L’IMDb répertorie l’Arri Alexa Mini et une DI 2K comme points de données pertinents. C’est une présentation intéressante la plupart du temps, bien qu’elle ait tendance à souffrir un peu de ce que j’ai appelé « Alexa murk » dans certaines des scènes d’intérieur faiblement éclairées, dont beaucoup ont été graduées vers des tons jaunes. Sinon, cependant, les niveaux de détail sont toujours forts, même tout au long de la tendance de la mini-série à présenter des choses comme des scènes de crépuscule sombre. Même certains matériaux d’extérieur relativement bien éclairés ont une certaine sensation automnale ou hivernale, et en tant que tel, la palette a tendance à être assez tassée la plupart du temps. Comme c’est généralement le cas avec les offres de HBO et/ou Warner,Je n’ai remarqué aucun problème de compression d’une importation majeure.

Mare of Easttown propose une piste DTS-HD Master Audio 5.1 qui tire une certaine valeur immersive d’effets environnementaux ambiants banals, voire ternes, qui contribuent néanmoins à créer une scène sonore réaliste à travers laquelle passent les personnages. Il y a une surabondance de matériel d’extérieur dans la mini-série qui aide et encourage un bon placement des effets, et le score efficace mais lourd de Lele Marchitelli se propage également bien à travers les canaux latéraux et arrière. Le dialogue est rendu propre et clair tout au long. Des sous-titres facultatifs en plusieurs langues sont disponibles.

Réalisateur ‏ : ‎ Craig Zobel Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 6 heures et 33 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 15 septembre 2021 Acteurs ‏ : ‎ Kate Winslet, Julianne Nicholson, Evan Peters, Sosie Bacon, James McArdle Doublé : ‏ : ‎ Allemand, Anglais, Français, Polonais Sous-titres : ‏ : ‎ Néerlandais, Français, Danois, Norvégien, Finnois, Suédois Langue ‏ : ‎ Polonais (Dolby Digital 2.0), Allemand (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ HBO

Le livre du roi d’Arnaldur Indridason, EN ROUTE VERS L’AVENTURE !! mais pas trop vite…

Cet ouvrage du célèbre auteur de polar islandais était la promesse d’une aventure épique avec les légendes antiques en toile de fond. Malheureusement il s’agit d’une promesse non tenue.

L’adjectif classique serait un terme idéal pour parler de cette lecture. Classique dans sa narration, sous forme de journal intime qui déroule son récit au passé simple. Un choix qui m’a paru désuet et peu judicieux pour impliquer le lecteur dans cette chasse au trésor pour tenter de remettre la main sur l’édition originale du livre du roi.

Classique dans la caractérisation des personnages aussi. Le narrateur principal, qui forme avec son professeur un duo atypique à la Holmes-Watson, l’étudiant tenant le rôle de Watson. Un personnage terne et sans aspérités qui échoue à insuffler le moindre souffle lyrique dans le récit. À contrario le professeur apparaît comme un personnage haut en couleur, doté d’un tempérament orageux, sans pour autant que cela suffise à vivifier l’ensemble.

Tout aussi classique dans le déroulement de son intrigue qui se révèle pauvre en surprises et maigre en élément propre à la mythologie scandinave. À la lecture de l’ouvrage j’ai eu l’impression de lire le scénario d’un téléfilm d’aventures au budget serré. Le genre de téléfilm dispensable sur lequel on tombe un dimanche après-midi en errant de chaîne en chaîne.

Je voue une passion sans bornes pour les récits policiers d’Indridason mais son incursion dans le récit d’aventures ne m’a absolument pas convaincu.

Résumé : Le Livre du roi est un trésor pour lequel certains sont prêts à voler, et même à tuer. En 1955 à Copenhague, un étudiant se lie d’amitié avec un étrange professeur, passionné de sagas islandaises… ancien propriétaire du fameux manuscrit. Désireux de récupérer ce bien inestimable, ils se lancent dans une quête effrénée à travers l’Europe. Ils vont vivre une aventure qui marquera leur vie à jamais.

Le Dernier duel de Ridley Scott : « Nous abordons des questions sensibles qui mettent mal à l’aise »

Ridley Scott, Jodie Comer et la co-scénariste Nicole Holofcener évoquent « Le Dernier duel », de sa structure narrative à son propos très actuel, et les questions qu’il soulève.

Quatre ans après les années 70 de Tout l’argent du monde, Ridley Scott remonte un peu plus dans le temps, direction le Moyen-Âge, théâtre sanglant de son nouvel opus : Le Dernier duel. Un titre qui fait bien évidemment écho à celui de son premier long métrage, Les Duellistes, et revient sur une histoire vraie.

Celle du dernier duel judiciaire à avoir eu lieu en France, entre Jean de Carrouges et Jacques Le Gris, lorsque la femme du premier a accusé le second de viol. Divisé en trois parties, centrées chacune sur un point de vue (comme le Rashomon d’Akira Kurosawa), le long métrage est porté par Adam Driver et Jodie Comer, ainsi que Ben Affleck et Matt Damon, qui ont co-écrit le scénario avec Nicole Holofcener (All About Albert).

Et c’est aux côtés de Jodie Comer et Ridley Scott que la co-scénariste a évoqué ce film cruel mais très actuel dans sa manière de renvoyer aux questionnements de l’ère #MeToo, lors d’une conférence de presse donnée à Paris.

Infinite : Explication de la fin ! Chronologie, mort etc.

Infinite est disponible sur Amazon Prime Video ! Si vous souhaitez l’explication de la fin de Infinite, lisez la suite ! Infinite est la quintessence du film d’action estival à grand spectacle qui, grâce à une intrigue extrêmement cohérente et à des éléments de décor captivants, offre un peu plus de 90 minutes d’action et de plaisir.

Le film tourne autour d’Evan McCauley, un homme qui fait des rêves si vifs qu’ils ressemblent à des souvenirs, et qui possède également la connaissance de choses qu’il n’a jamais apprises. Il a passé la majeure partie de sa vie à croire qu’il était schizophrène et qu’il s’automédicamentait.

Tout change lorsqu’il découvre qu’il est un Infini, un individu réincarné qui se souvient de toutes ses vies passées. Bientôt, il se retrouve embarqué dans une guerre entre les deux factions d’Infinis, dont l’issue décidera du sort du monde. On vous dit tout concernant l’explication de la fin de Infinite.

Explication de la chronologie

Bien qu’il y ait des aperçus occasionnels des vies passées de Treadway, Bathurst et Nora, l’histoire principale d’Infinite se déroule à trois moments différents. Le prologue impliquant Treadway, Abel et l’incarnation antérieure de Nora, Leona combattant Bathurst à Mexico se déroule en 1985. L’histoire principale d’Infinite se déroule en 2020, ce qui signifie que puisque Treadway et Leona sont morts la même nuit en 1985, Evan McCauley et Nora Brightman ont tous deux 35 ans.

La confusion est d’autant plus grande que Bathurst 1985 n’a pas été clairement établi comme étant mort cette année-là, mais Bathurst 2020, joué par Chiwetel Ejiofor, semble avoir plus de 35 ans, mais a le même âge ou est peut-être même plus jeune qu’Evan McCauley.

Enfin, les scènes finales d’Infinite sont un flashforward se déroulant au moins 15 ans plus tard, puisque les réincarnations de Treadway, Nora et Abel sont des adolescents, ce qui signifie que le jeu se déroule aux alentours de 2035, ce qui se reflète également dans le vieillissement d’Artisan.

infinite explication fin

Explication de la fin de Infinite sur Amazon Prime Video

Evan a finalement débloqué tous ses souvenirs, et surtout celui d’Heinrich Treadway. Evan a également survécu au tir de tête du Dethroner de Bathurst, car il avait une plaque d’acier dans la tête suite à un accident de voiture dans sa jeunesse. Maintenant qu’il a pleinement accès aux souvenirs de Treadway, Evan a également téléchargé les capacités surnaturelles que Treadway maîtrisait.

Y compris la capacité d’affecter le monde qui l’entoure pour défier la physique. McCauley a pu marcher sur l’aile de l’avion sans être emporté par le vent et il est entré dans l’avion pour combattre Bathurst. Maintenant qu’Evan est devenu Treadway, il est également capable de couper les balles de Bathurst en plein vol avec son épée.

L’avion a été endommagé par le combat d’Evan et de Bathurst et l’Œuf a été projeté hors de l’avion. Les deux Infinis ont sauté après lui et se sont battus en plein vol, mais Evan a pu désarmer l’appareil. Pour en finir avec Bathurst, Evan l’a transpercé avec son katana, a pris le Dethroner et a tiré sur Bathurst dans la tête.

Ce qui a non seulement tué le méchant mais l’a empêché de se réincarner. Ainsi, d’une certaine manière, Bathurst a eu ce qu’il voulait puisqu’il était enfin débarrassé de la malédiction de la vie éternelle. Cependant, Evan n’a pas survécu à sa chute dans l’océan mais il est mort héroïquement en sauvant le monde et en arrêtant Bathurst.