Fait Maison – numéro 5 par Cyril Lignac – 16 septembre 2021

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Cyril Lignac cuisine 45 recettes sucrées pour mettre encore et toujours un peu de peps dans ton quotidien. Un spécial pâtisserie ! Des pancakes au chocolat, banane et chantilly, un financier à la pistache, une île flottante à partager, ou encore une brioche au sucre, un crumble aux pommes et aux poires…  » Tu vas te régaler en toute simplicité !  » Pour égayer tes petits déjeuners, goûters, déjeuners et dîners, des recettes faciles et rapides à déguster en solo, à deux, en famille ou entre amis. Avec Cyril, le fait-maison, c’est facile ! Mets ton tablier et laisse-toi guider par ses précieux conseils et ses recettes ultra-réconfortantes.

Chronique : Dans la lignée des autres tomes de fait maison,à savoir simple, rapide et bon.
Parfait pour faire des pâtisseries en semaine.
Recettes sympa.
Après, on est loin du grand Cyril Lignac que l on retrouve dans ses autres livres ce n est pas le même genre de patisserie!!

Éditeur ‏ : ‎ La Martinière (16 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 112 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2732499404 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2732499406

La France n’a pas dit son dernier mot – 15 septembre 2021 de Eric Zemmour

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Dans la tête d’Eric Zemmour. Journal d’une autobiographie politique.

 » J’avais mis au jour dans le Suicide français la mécanique de l’idéologie progressiste qui a conduit notre pays à l’abîme. Mises en danger, ses élites ont compris que la survie de leur projet passerait par la radicalisation du processus de destruction.
Rarement nous n’avons été aussi affaiblis, désunis, subvertis, envahis qu’aujourd’hui.
Pas un jour sans sa provocation, sans sa déconstruction, sans sa dérision, sans son humiliation.
J’ai décidé de poursuivre le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d’avoir un futur mais trace aussi les voies d’un avenir. Pour continuer l’histoire de France.

Chronique : Livre à peine terminé en lecture. Que l on aime ou pas Zemmour on se retrouve devant l’écrit d’une personne cultivée, mais encore faut-il être cultivé soi meme pour s’en rendre compte.
Malheureusement les gens ne vont pas noter en fonction du livre mais en fonction de si ils aiment ou non Eric Zemmour :
– on aura donc d’un coté les pro Eric Zemmour qui forcement mettent 5/5 pcq ils apprécient ses idées,
– de l’autre les intolérants à toute pensée autre que la leur qui mettront donc 1/5

Dans son livre E. Zemmour évoque des problèmes politiques et sociaux qui n’ont jamais été traité depuis des décennies et qui ont mis la France dans l’état dans laquelle on la retrouve aujourd’hui.
Ces problèmes comme le communautarisme (de tout bord), celui qui fragmente la société en une multitude de communauté qui se liguent les unes contre les autres type LGBT, Féministes, Islamistes, extrémistes et autres, mais aussi et la cancel culture/WOKE cette américanisation qui gangrène notre pays.
En lisant ce livre je n’ai pas vu de haine, j’ai lu le point de vu d’un enfant d’immigré qui dit aimer son pays d’adoption et qui propose ses solutions pour les régler.
Et contrairement à ce que j’ai pu lire dans les com’ 1/5 étoile, ce n’est pas parcequ il est fils d’immigré qu’il n’a pas le droit de s’exprimer et de donner son point de vu. La tolérance semble souvent faire défaut à certaines personnes qui aiment à critiquer ceux qui ne pensent pas comme eux…

Bref lisez ce livre, faite vous une opinion et si vous êtes en désaccord lisez le livre pour comprendre son point de vu mais aussi pour lire un livre que je trouve bien écrit.

Bonne lecture

Éditeur ‏ : ‎ Rubempre (15 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2957930501 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2957930500

Sex Education Saison 3 : Explication de la fin ! Maeve & Otis sont ils ensemble ?

Asa Butterfield est de retour dans le rôle d’Otis Milburn, l’adolescent autrefois maladroit qui a créé sa propre clinique de sexothérapie à Moordale est maintenant un sixième adulte mûr avec une moustache et une petite amie secrète.

Cependant, au cours de la série, il se passe énormément de choses, de la relation entre Maeve et Isaac à la rencontre entre Jackson et Cal, le nouvel élève non-binaire, et il est parfois difficile de suivre le rythme

Si vous avez regardé toute la saison d’une traite et que vous avez besoin d’un récapitulatif, ou si vous voulez simplement savoir ce qui se passe à la fin , lisez notre explication de la fin de la saison 3 de Sex Education.

Maeve et Otis finissent ils ensemble ?

Le moment que nous attendions tous a finalement eu lieu dans la Saison 3 de Sex Education. Maeve et Otis se sont embrassés pour la première fois.

Après avoir été accidentellement bloqué en France lors d’un voyage scolaire, Otis a dit à Maeve ce qu’il avait dit dans le message vocal qui avait été effacé par Isaac dans le final de la deuxième série, lui déclarant à nouveau son amour pour elle, et les deux ont partagé un baiser passionné.

A la fin de la Saison 3 de Sex Education, il semblait que Maeve et Otis allaient enfin former un couple. Otis a admis qu’il avait commencé la clinique du sexe pour être proche de Maeve et ils se sont réconciliés, Maeve décidant d’emménager avec Anna, la mère adoptive de sa soeur Elsie, et de donner un coup de pouce à sa relation avec Otis.

Puis, à la dernière minute, Erin, la mère de Maeve, arrive avec l’argent dont elle a besoin pour participer au programme Gifted and Talented en Amérique. Après qu’Aimee l’ait convaincue de partir à la dernière minute, Maeve annonce à Otis qu’elle quitte le pays le soir même. Alors que la relation d’Otis et Maeve est mise en suspens, il y a encore de l’espoir qu’ils puissent poursuivre une romance à son retour.

Bien qu’il ne soit pas précisé pour combien de temps Maeve part, en faisant ses adieux à Otis, elle laisse entendre qu’elle reviendra un jour ou l’autre, en disant “à plus tard”. Étant donné que c’est le dernier trimestre du lycée, Maeve part probablement pour au moins six mois, jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Explication de la fin de la Saison 3 de Sex Education

Pendant ce temps, les célébrations des étudiants sont de courte durée car ils apprennent bientôt que les investisseurs de Moordale ont tous retiré leur financement. Jean entre également en travail et doit faire face à des complications pendant l’accouchement qui semblent mettre sa vie en danger.

Ainsi, des événements dévastateurs se produisent à la fin de la saison 3, dont le plus notable est la perte de financement de Moordale. Après le spectacle sexuel donné par les étudiants devant les investisseurs et les parents, il semble que l’école ait perdu tout soutien financier, et il est annoncé dans le final de la saison 3 que Moordale sera fermée et ensuite vendue.

Cette annonce est particulièrement dévastatrice pour les élèves de sixième année, qui ne sont plus qu’à un trimestre de la remise des diplômes et doivent maintenant chercher d’autres solutions pour terminer leurs études. Bien plus grave que la fermeture de la clinique sexuelle non officielle de l’école, il semble maintenant que l’école secondaire Moordale elle-même soit sur le point de fermer ses portes.

La seule lueur d’espoir vient peut-être d’une brève scène où l’on voit une coupure de presse montrant comment les élèves de Moordale, avec leurs manifestations, ont suscité des protestations parmi les étudiants de tout le Royaume-Uni qui réclament des environnements plus sûrs pour explorer leur sexualité et leurs choix personnels sans être humiliés.

sex education saison 3 fin

Jean est elle en vie ?

Jean souffre de complications lors de la naissance de son enfant et est obligée de se faire opérer immédiatement après la naissance de sa fille Joy. La fin de la Saison 3 de Sex Education nous informe sur la vie de Jean qui ne tient qu’à un fil et sur Otis et Jakob qui tentent de se réconforter mutuellement.

Pendant ce temps, Otis est forcé d’imaginer ce que serait la vie sans sa mère, et il s’empresse de dire qu’il ne veut pas aller vivre avec son père. Jakob réconforte le garçon effrayé et lui dit essentiellement qu’il sera là pour lui. La condition précaire de Jean rapproche donc Otis et Jakob.

Après de nombreuses heures de tension, Jean sort finalement du bloc opératoire et est déclaré stable par les médecins. Ainsi, bien qu’elle soit un peu dans les vapes à cause des médicaments qui lui ont été administrés pendant l’opération, elle semble se rétablir rapidement. Cependant, cette épreuve semble avoir donné à Otis une nouvelle appréciation de sa mère, et sa frustration toujours latente à son égard semble avoir disparu, du moins pour le moment.

Nous avions un rêve de Jake Lamar, Un cauchemar aux relents terrifiants de réalité

Alors même que l’Amérique est toujours aussi divisée sur la question de la race et que le communautarisme est poussé à son paroxysme. Les éditions rivages publient en format poche un ouvrage paru en 1996 mais au propos terriblement actuel.

Là où un autre auteur nous aurait d’abord introduit son univers puis les personnages qu’il veut mettre en avant au risque d’une mise en place laborieuse et rébarbative, Jake Lamar dresse d’abord le portrait de ses personnages, des portraits finement esquissés, à tel point que vous aurez l’impression que les personnages se tiennent en face de vous. Vous en viendrez à douter que le récit se déroule dans un futur dystopique tant le discours et la mentalité des personnages paraît actuelle.

Et pourtant toute l’horreur de cette Amérique au bord de l’implosion va surgir au cours du récit. Par petites touches amenées de manière subtile, l’auteur va nous faire prendre conscience qu’il y a quelque chose de pourri dans la première démocratie du monde. Les chapitres en forme de confessions ne font que dissimuler la portée humaniste et pessimiste du récit.

Pour peu que l’on s’intéresse à la question de la race on parcourt les différents portraits de ces personnages avec passion. Doté chacun d’un vécu, d’un passé parfois dramatique et le cœur alourdi par un ego qui les empêche de voir au-delà de leur conditions, l’auteur parvient néanmoins à rendre intéressant et consistant chaque personnage, même le plus mesquin d’entre eux.

Bien plus qu’un énième récit dystopique ou une fresque sociale poignante, l’œuvre de Jake Lamar est une étude de mœurs sur la société américaine. Un cri d’alarme pessimiste mais nécessaire. Un appel a la fraternité dont la date de parution nous fait craindre qu’il soit resté un cri dans le vacarme ambiant.

Résumé : Et si l’Amérique élisait un vice-président noir ? Des années avant Barack Obama et Donald Trump, Jake Lamar imagine une situation pa rfaitement effrayante mais tout à fait plausible. Dans une Amérique dystopique, la guerre contre le crime et la drogue a conduit le pouvoir à ouvrir des camps de rééducation pour les toxicos et à multiplier les condamnations à mort, qui font l’objet d’un show tél évisé. L’instigateur de cette croisade de la vertu, l’Attorney général Melvin Hutchinson, est en passe de devenir le premier vice-président noir de l’histoire américaine. Mais Hutchinson est un homme complexe qui cache un lourd secret…

Éditeur‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (15 septembre 2021) Langue‎Français. Poche‎496 pages ISBN-10‎2743653760 ISBN-13‎978-2743653767

Viper’s dream de Jake Lamar, trente ans d’histoire sanglante.

Dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool…

L’histoire du jeune Clyde Morton ne se murmure qu’à l’heure la plus sombre de la nuit. Alors même que les clients les plus fidèles ont quitté la salle et qu’il ne reste que les égarés aux yeux troubles, que la fumée des cigarettes s’évapore et que les verres sont depuis longtemps asséchés de leur providence liquoreuse.

C’est une histoire qui s’est écrite cent fois.
Une histoire de rêves brisés, d’opportunités dorées qui pavent le chemin vers l’enfer. C’est aussi l’histoire d’un brasier passionné qui ne sait s’éteindre.

Les confessions qu’il a laissées derrière lui laissent entrevoir une époque révolue, un pan d’histoire condensée en 200 pages à peine, une porte ouverte vers un passé où tout était plus simple et plus compliqué. Son regard reconstruit les briques des immeubles détruits d’Harlem, ses mots portent en eux toute la ferveur et la rage d’une population grisée par les notes de saxophone et par la poussière d’ange. C’est tout un pan d’histoire qui renaît.

Trois décennies s’écoulent sous les yeux des chanceux qui entendront l’histoire de Clyde. Trente ans hantés par les fantômes d’anciens alliés aux rictus exsangues, de génies musicaux aux regards extatiques, de silhouettes féminines à la voix suave.
Une histoire d’Harlem, une histoire de drogue et de musique. Une histoire sur la nature humaine en quelque sorte.

Résumé : Des années 30 à la fin des années 50, Clyde « Viper » Morton règne sur Harlem au rythme du jazz et dans la fumée des joints de marijuana. Mais dure sera la chute.. Clyde Morton croit en son destin : il sera un grand trompettiste de jazz. Mais lorsqu’il quitte son Alabama natal pour auditionner dans un club de Harlem, on lui fait comprendre qu’il vaut mieux oublier son rêve. L’oublier dans les fumées de la marijuana… qui lui ouvre des horizons. La « viper », comme elle est surnommée à Harlem, se répand à toute vitesse et Clyde sera son messager. Il est bientôt un caïd craint et respecté, un personnage. Jusqu’au jour où arrive la poudre blanche qui tue. Et qui oblige à tuer.

Éditeur‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (15 septembre 2021). Langue‎Français Broché‎240 pages ISBN-10‎2743653663

Kaamelott : record battu avec 203 visionnages, le bilan d’Arnaud Klein sur son défi cinéma

Le fan Arnaud Klein termine samedi ses 203 visionnages de « Kaamelott – Premier volet » au cinéma, en vue d’entrer dans le Guinness des records. Il revient sur son état d’esprit alors que ce marathon se termine.

SND

Comment allez-vous ?

Arnaud Klein : Je vais bien mieux, pouvant toucher la ligne d’arrivée du bout du doigt, je n’ai plus la pression de me dire que je n’y arriverai pas. Je vais y arriver, voire même un peu plus.

Avez-vous observé/subi des effets secondaires physiques durant cette expérience ?

13 kg en moins et des soucis d’horloge interne, mais à part ça, rien d’ingérable.

Quel bilan personnel retirez-vous de cette expérience folle ?

Je n’ai pas encore pris conscience de l’expérience en elle-même. Aujourd’hui, je me vois encore comme l’homme qui a voulu « faire une blague » et faire rire les gens. Je me rends compte de l’ampleur que ça a pris à travers les médias et surtout avec le nombre de gens qui suivent cette aventure.

Votre dernière séance a lieu ce samedi à 18h, préparez-vous quelque chose de particulier ?

La séance aura lieu dans la plus grande salle du cinéma afin qu’un maximum de gens puissent venir et profiter une ultime fois du film au cinéma. Puis fêter ça dignement dans mon bar préféré, le dropkick, dans le pur esprit kaamelottien.

Savez-vous si Alexandre Astier prévoit toujours de faire quelque chose avec vous ?

Oui, je le sais, mais je ne peux dire ni où, ni quoi, ni quand.

Qu’avez-vous prévu de faire une fois le record fini et tout ce temps à nouveau disponible ?

Cette aventure a fait naître beaucoup de nouveaux projets, de nouvelles vidéos à tourner, des invitations à des conventions et surtout faire homologuer le record.

Alexandre Astier dans « Kaamelott – Premier volet »

203 fois le même film en deux mois, y a-t-il une scène dont vous ne vous êtes toujours pas lassé ?

Oui, la première scène où Arthur est avec Venec mais, mais je ne peux pas en dire plus pour éviter de spoiler.

Est-ce que vous pensez que vous reverrez le film un jour ?

Le Blu-ray sort le 24 novembre et j’ai hâte de pouvoir le voir avec les commentaires du réalisateur et surtout les bonus associés.

Propos recueillis le 15 septembre.

L’île des âmes de Piergiorgio Pulixi, quand le charme n’opère qu’à moitié

Quand le charme ne fonctionne qu’à moitié.

Je n’avais pas d’attente particulière en débutant la lecture de ce polar italien. Aussi je fût le premier surpris lorsque que je me rendis compte que j’étais tombé sous le charme. Le charme de cette plume qui nous transporte en Sardaigne dans une ambiance mystique digne de Dolores Redondo. Un charme qui va nous faire découvrir une région, ses paysages, son histoire, ses habitants. Cette première partie introductive s’est découlé sous mes yeux de lecteurs hypnotisés par la plume de l’auteur. Je trouvais que pour une fois un thriller était doté d’un véritable style.

Mais ce charme s’évapore lors de la seconde partie. L’auteur délaisse la plume au profit de dialogues classiques mais sans éclat. Les événements s’enchaînent sans que l’on puisse s’impliquer réellement dans chacun d’entre eux. L’enquête manque de consistance et ne prend jamais l’ampleur que l’on soupçonne pourtant derrière les non dits et les pistes effleurées. L’intrigue secondaire sur la famille Ladu souffre d’un développement trop sommaire et erratique.

L’écriture des personnages a fini de rompre le charme. Cette pauvre Mara est victime d’une écriture bipolaire qui la décrit tantôt comme une forte tête sarcastique mais sympathique et tantôt comme une harpie agressive et antipathique. Ce qui fait que l’on ne sait jamais si le duo qu’elle forme avec Eva est complice ou à couteaux tirés.

Malgré la dissipation progressive du charme il faut reconnaître que cette île des âmes est un thriller honnête qui n’a pas su tenir toutes ses promesses mais qui offre son lot de divertissement et de dépaysement.

Résumé : Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des « crimes non élucidés » de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venues du fond des âges.

Éditeur ‎GALLMEISTER (1 avril 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎544 pages
ISBN-10 ‎2351782496
ISBN-13 ‎978-2351782491

Le messie de Dune – 26 août 2021 de Frank HERBERT

Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’ Dib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans, mais voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre et est hanté par la vision de sa propre mort. Peut-être n’y a-t-il pas d’autre liberté pour le prescient que celle du sacrifice…

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Chronique : Ce second tome, pour être plus riche en mysticisme et en psychologie que son aîné, n’est pas moins dense en action. Un action certes plus latente et au rythme feutré mais qui permet à l’auteur d’instaurer cette incroyable tension psychique sans égale et qui caractérise si bien cette immense fresque de science-fiction. Excusez ce quasi-blasphème mais c’est un peu comme lorsqu’on lit un livre saint, l’esprit laisse passer un certain nombre d’éléments qui pourtant frappent notre esprit et forment au final un tout cohérent et grandiose.
Une lecture moins aisée que pour le premier tome mais où la fascination qu’exerce Herbert joue pleinement son rôle. Avec « Le Messie de Dune », la saga gagne en profondeur et en complexité et renforce la dimension politico-religieuse avec, à la clé, stratégie, considérations économiques et politiques, pensée sociétale très forte, remise en cause du manichéisme et psychologie approfondie de l’ensemble des personnages principaux.
L’axe de réflexion (car oui, il s’agit bien de réflexion en parallèle de l’action) demeure le culte de la personnalité du gouvernant, de l’Empereur Muad’Dib. Culte qui atteint la divinité, plongeant Paul Atréides dans une solitude insondable qui le rend impuissant alors même qu’il est au faîte de sa puissante. Solitude bien compréhensible mais inextricable du dieu qui ne peut croire en lui-même ou en un autre dieu quand tous les autres êtres croient en lui.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Pocket (26 août 2021) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 384 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266320491 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266320498

Dune – Tome 1 – 26 Aout 2021 de Frank HERBERT

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout, des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.
Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’Histoire.

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Chronique : »Je ne connaitrai pas la peur, car la peu tue l’esprit » ; il me faut bien faire appel à ces mots du jeune Atréide pour oser braver le mystère de Dune, et tenter de proposer une critique à une telle épopée, roman classé « space-opera » mais ô combien méritant plus qu’un classement d’entomologiste.

Le lecteur de ce 1er volume des 6 que compte le cycle de Dune va se trouver immédiatement immergé dans un monde futuriste, mais aux réminiscences féodales, où des maisons s’affrontent au sein d’un monde politique et économique multipolaire, s’appuyant sur des ordres aux pouvoirs mutants intriguant pour le pouvoir. Dans cet Empire à l’équilibre subtil, un seul centre stable semble exister, et il est économique : il s’agit d’Arrakis, la planète de l’épice, sur laquelle repose toute civilisation.

Même si le lecteur s’y perd un peu au début, cet univers complexe est probablement l’une des grandes forces du Cycle de Dune. Même si Franck Herbert développe dans sa trilogie Dune 1, Dune 2 et le Messie de Dune son intrigue, pleine de suspense, avec un réel don de conteur, les aventures de Paul Atréides, elle n’aurait pas le même sel sans le contexte de la planète de sables et de l’Empire.

Ces 2 1ers volumes en particulier sont un récit initiatique s’il en est : quittant sa planète d’origine, Paul découvre avec le lecteur un monde extérieur menaçant, mais qui n’a rien à envier aux arcanes complexes d’un cerveau humain initié au bene gesserit, d’autant plus quand on puise ses origines au sein des maisons Harkonnen et Atréides.

Franck Herbert plante à merveille les décors aussi bien que les personnages, et les pics de dénouement sont d’un puissance telle qu’à part David Lynch -et encore avec un succès mitigé-, bien peu de metteurs en scène se sont frottés à la difficile adaptation de ces romans. Dans un style très différent, seuls à mon sens Tolkien et Martin ont développé un tel foisonnement créatif.

Franck Herbert dépasse par ailleurs largement cette étiquette de conteur émérite. Ecologiste convaincu, il développe dans le Cycle de Dune de véritables thèses philosophiques, amenant ses lecteurs à réfléchir sur le fonctionnement systémique des écosystèmes vivants, mais aussi sociaux, sur les rapports entre pouvoir et religion, sur l’intelligence artificielle et le pouvoir et les faiblesses de l’inconscient. Construisant son cycle sur des générations, le rythme de l’intrigue est soutenu : quel chemin parcouru par Paul Atréides, en 3 volumes, quelle mutation, surtout intérieure ! Et qu’il est difficile d’en parler un peu ici sans spoiler le futur lecteur !

Mélange épicé donc que ce 1er roman du Cycle de Dune, roman d’ouverture aussi, qui devrait immédiatement mettre l’eau à la bouche des nouveaux explorateurs de cette saga. Mélange dépaysant, futuriste, mais aussi puisant aux racines de civilisations terrestres reconnaissables : judéo-chrétienne, musulmane, germanique, grecque antique, et surtout notre monde capitaliste contemporain au bord de l’implosion… quelle force visionnaire dans ce roman de 1965. Les barbares fremen seraient-ils à nos portes ?

Quoiqu’il en soit, une lecture forcément marquante, notamment pour un jeune cerveau adolescent ou jeune adulte, en quête de sens. Comme pour nombre de lecteurs, je ne suis sans doute pas totalement conscient de l’influence que ce roman a pu avoir sur ma vision de la vie, et mes lectures ultérieures. Des moments de lecture uniques, pas toujours faciles, mais qui restent ancrés dans les mémoires.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Pocket (26 août 2021) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 928 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2266320483 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2266320481

TIME SALVAGER – 9 septembre 2021 de Wesley CHU

La Terre n’est plus qu’un champ de ruines dépeuplé et toxique. Ses habitants l’ont quittée depuis longtemps pour s’établir dans le système solaire. Leur survie repose sur les ressources que les Chronmen, des voyageurs du temps, vont régulièrement chercher dans le passé.

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Chronique : Time Salvager nous emmène dans un futur où la Terre est devenue un terrain vague toxique. Ceux qui pouvaient se permettre de quitter la planète sont partis depuis longtemps vers le système solaire externe, mais cette dispersion a également créé un besoin accru de ressources pour soutenir la population – des ressources que la Terre n’est plus en mesure de fournir.

C’est là qu’intervient ChronoCom et son corps d’élite d’agents voyageant dans le temps, judicieusement appelés « Chronmen ». Si le présent ne peut fournir les ressources dont l’humanité a besoin, alors ils doivent piller le passé. Cependant, il est toujours risqué de manipuler le flux chronologique. Les Chronmen s’efforcent donc de limiter autant que possible leurs interventions dans le passé afin que la ligne temporelle puisse se rétablir avant que les effets ne se fassent sentir dans le présent. Cela signifie que de nombreuses règles sont mises en place, et que les punitions les plus sévères sont infligées à ceux qui les enfreignent.

Malheureusement pour le chronographe James Griffin-Mars, lors de sa dernière mission au XXIe siècle pour assurer sa retraite, il connaît un moment de folie et enfreint la règle la plus importante et la plus impardonnable de toutes. Instable et déjà sur le point de craquer, James décide spontanément de sauver une jeune femme nommée Elise de sa mort fatale et de la ramener à son époque. Considérée comme une anomalie temporelle qu’il faut maintenant éliminer, Elise est obligée de s’enfuir avec James alors que toute la puissance de ChronoCom s’abat sur les deux fugitifs.

Tout d’abord, les histoires de voyage dans le temps sont toujours délicates à réaliser et, il faut bien l’avouer, je n’en connais pas beaucoup où une certaine volonté de fermer les yeux sur les paradoxes et les contradictions temporelles est au moins requise. Time Salvager n’est pas différent, même si, à la décharge de Chu, le système de voyage dans le temps qu’il propose est convaincant et bien développé. Même s’il ne résiste pas à un examen approfondi, le processus qui sous-tend la technologie se prête parfaitement à l’histoire, ce qui ravira les lecteurs qui recherchent l’action et le divertissement. En d’autres termes, oui, vous devrez probablement faire face à des situations difficiles, mais en même temps, j’ai du mal à penser à un autre cas où cela a été plus amusant.

Ceux qui ont lu la série Tao de l’auteur pourront également remarquer que l’histoire de Time Salvager est plus sombre et plus désespérée. Cela est dû en grande partie au protagoniste, James, dont les longues années passées à travailler pour ChronoCom et à sauver des lignes temporelles sans avenir l’ont exposé à trop de mort et de destruction. Les effets physiologiques dangereux d’un trop grand nombre de sauts temporels s’ajoutent à son état d’esprit blasé. Le personnage de James Griffin-Mars n’est pas du tout un chant du soleil et des arcs-en-ciel. La seule raison pour laquelle j’aime un peu plus les livres Tao de Wesley Chu est peut-être le cocktail émotionnel de désespoir et de rage refoulée qui constitue la personnalité de James. Cela correspond à ce qu’il est et permet un développement intéressant plus tard dans le roman, mais cela donne au Time Salvager une certaine gravité et en fait une lecture plus lourde.

Chu m’a cependant impressionné par sa caractérisation de Levin Javier-Oberon, l’auditeur de ChronoCom chargé de capturer James et Elise. Avec sa vision complexe du monde et de la façon dont il pense que les choses devraient être, Levin est devenu mon personnage préféré dès qu’il a été introduit en tant que personnage de point de vue. Je ne peux même pas me résoudre à le désigner comme l’antagoniste ; cela ne me semble pas juste, simplement parce que Levin est rigidement lié à un ensemble de normes morales qui se trouvent être l’antithèse de celles de James. J’espère que nous verrons plus de Levin dans le prochain livre, car je ne suis pas prêt à ce que son histoire se termine, surtout vu la façon dont le livre s’est terminé.

Il va sans dire que j’attends avec impatience la suite. Time Salvager est le prochain grand pas dans la carrière d’écrivain de Wesley Chu, qui continue de progresser de manière prometteuse. Ce livre fait un travail fantastique en préparant une série de thrillers de science-fiction au rythme effréné qui déborde de potentiel, et on ne peut vraiment pas en demander plus.

Note : 9,5/10

  • Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions (9 septembre 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 528 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2265154857
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265154858