Fraternité radicale (17 octobre 2018) de Samuel Grzybowski

Alors qu’il n’a que 16 ans, Samuel Grzybowski fonde le mouvement Coexister. Avec des jeunes de convictions religieuses et spirituelles différentes, ils agissent pour la paix et la fraternité. Juifs, chrétiens, musulmans, athées ou agnostiques, ils se retrouvent dans des ateliers de dialogues, des opérations de solidarité ou des actions de sensibilisation pour déconstruire les préjugés sur les religions et promouvoir la laïcité.

Chronique : Ce livre est un vrai bonheur à lire car il nous fait connaitre une multitude de projets qui ont, pour certains, déjà plusieurs années d’existence et qui apportent une vraie bouffée d’oxygène à tous. A l’heure où nous vivons un vrai bouleversement dans nos sociétés occidentales, il est temps de se mettre en marche et de suivre l’exemple de Samuel pour « coexister ». le tour de force de ce livre est de nous montrer que chacun, avec peu de moyens mais beaucoup de conviction, peut être à l’origine d’un projet du même type.
Et, pour finir, j’ai été réellement touchée par la sincérité de l’auteur, qui nous livre toutes les difficultés et remises en cause personnelles qu’il a vécues.  Un beau témoignage.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 248 pages
  • Editeur : Les Arènes (17 octobre 2018)
  • Collection : AR.TEMOIGNAGE
  • Langue : Français

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L’Incroyable Histoire de la médecine (17 octobre 2018) de Professeur Jean-Noël Fabiani et Philippe Bercovici

Savez-vous comment les barbiers sont devenus chirurgiens ?
Auriez-vous imaginé que l’anesthésie était née sur un champ de foire ?
Vous a-t-on appris à l’école comment Pasteur avait découvert la vaccination…parce que son assistant était parti en vacances ?

Chronique : Une Bd avec un sujet pas simple mais qui est des plus intéressants  et garce à ce coté bande dessiné est agréable et facile à lire, écrit sur un ton enjoué, qui jette un peu de lumière sur quelque uns des grands progrès et des grandes étapes de la médecine avec une histoire parfois peu connue, éclairée à l’occasion par l’expérience personnelle de Jean-Noël Fabiani. Le livre est abordable techniquement, et il fourmille d’anecdotes amusantes. Que de progrès depuis les origines sommaires du moyen-âge !
On voit ainsi qu’à l’origine les « hospices » devaient surtout accueillir des pèlerins et les indigents. Ce n’est que beaucoup plus tard que les hôpitaux accueillirent exclusivement des malades. Les progrès médicaux ont pendant longtemps été très lents voire inexistants, ils ont ensuite explosé depuis 2 siècles, avec l’avènement de la démarche et de la rigueur scientifique, pour aboutir à cette grande cathédrale qu’est la médecine et l’hôpital moderne d’aujourd’hui.
On y apprendra également comment les barbiers furent les premiers chirurgiens.
On y découvre aussi les grandes épidémies qui ont ravagé les populations, comment certains petits événements, jolies histoires, anecdotes cocasses furent à l’origine de grandes avancées biologiques, médicales ou de l’invention d’instruments, de matériels chirurgicaux .

Note : 9,5/10

 

  • Album: 238 pages
  • Editeur : Les Arènes (17 octobre 2018)
  • Collection : AR.HORS COLLECT

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L’Incroyable histoire du vin (17 octobre 2018) de Benoist Simmat et Daniel Casanave

L’histoire du vin, c’est l’histoire de la civilisation.
Tout part de la Méditerranée. Dans l’Antiquité, le vin est sirupeux, aromatisé à la mûre ou au myrte, additionné de miel ou d’huile, et coupé d’eau avant d’être bu. C’est aussi la boisson religieuse par excellence. La mythologie grecque regorge d’allusions au vin et dans la Bible, à la fin du Déluge, Noé plante une vigne. Le vin civilise les hommes et humanise les dieux.

Chronique : APPEL À TOUS LES AMATEURS DE VIN ! Si vous aimez le vin (bien sûr, vous ne liriez pas ce livre si vous ne l’aimiez pas) et surtout si vous aimez son histoire… C’est sans compter que Benoist Simmat a capturé la magie de la vinification d’une manière si éloquente que vous ne réalisez même pas que vous apprenez tant de choses ! En outre, elle se mêle aux questions troublantes de  Bacchus relooké est ici le guide de cette balade au pays des ceps, du raisin et des cépages. Autant commencer par son préambule pour le lecteur peu averti qui retrouvera ensuite plus facilement ses marques. Bien écrit, le récit est rondement mené et permet de passer un bon moment de lecture ; grâce à son histoire Daniel Casanave apporte de l’humour par des scènes cocasses et  dévoile de belles planches. Très bon divertissant à lire en busant un bon vin.

Note : 9,5/10

  • Editeur : Les Arènes (17 octobre 2018)
  • Collection : AR.ROMAN GRAPH.

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Les gardiens de la comète – Tous contre l’imposteur (17 octobre 2018) de Olivier Gay et Oriol Vidal

Grâce à son pouvoir de persuasion transmis par la fille venue des étoiles, Océane décide d’attirer l’attention de son père souvent absent. Mais par contrecoup, elle attire aussi l’attention des Pilleurs. Quand elle disparaît, Emma, Hugo et Nathan se lancent à sa recherche…

Chronique : Un tome 3 superbe qui raconte le récite d’ une fille venue des étoiles qui dévoile des atouts qui plairont à de jeunes lecteurs.Les personnages qu’on rencontre sont différents, leur personnalité est bien distincte, et ils forment un groupe ou la parité est de mise, puisqu’il y a autant de filles que de garçons. De base, trois se connaissent déjà, la petite blondinette arrive suite à la découverte de Céleste, celle par qui tout commence. Chaque lecteur trouvera certainement un protagoniste qui lui parle, en tout cas vu la diversité de caractères et de leurs affinités, l’auteur a fait en sorte de plaire à un large panel de personnes. Encore débutants, Emma, Hugo, Océane et Nathan laissent entrevoir un début de dynamique de groupe qui est intéressant. Ils ont en outre des réflexions assez sensées et ils possèdent une certaine ressource. Les pouvoirs accordés aux personnages laisse la porte ouverte à bien des possibles et en faisant ce choix, l’auteur a amené une part d’originalité à la partie fantastique de son roman. Les ingrédients utilisés sont les mêmes que le tome 1 & 2 ce qui dit également qu’il n’y a pas de renouveau mais une bonne évolution et à noter. L’intrigue est un peu plus équilibrée, l’action davantage au rendez-vous et les choses sérieuses sont d’autant plus de la partie et sont au cœur des préoccupations des personnages. On peut admirer cette fois les ennemis qu’ils combattent, des ennemis puissants qu’il n’est pas aisé d’affronter. C’est un tome rondement mené, qui offre son content de challenge. Encore une fois, les jeunes lecteurs seront certainement happés sans difficultés par ce que l’auteur propose.Dans un contexte difficile nos jeunes héros affrontent bravement ce qui se présente à eux. On a une avancée intéressante par rapport au deux premiers  tomes. Les pouvoirs qu’ils possèdent n’étaient pas, pour tous, une source de satisfaction et on garde le mystère sur ce qu’il en est réellement. Quoi qu’il en soit, entre découvertes, doutes et autres questionnements, le groupe qui avait commencé à se former parvient de plus en plus à trouver une belle unité. On les voit encore plus tenter de construire quelque chose à plusieurs, s’aider, apprendre à composer ensemble, à trouver un rythme… Pour terminer, on retrouve des héros qui ont des réflexions pour le moins attirantes sur tout ce qui leur arrive. Une série à tenter si vous êtes amateur du genre donc.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (17 octobre 2018)
  • Collection : Grand Format – Gardiens de la comète
  • Langue : Français

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Test DVD : Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (16 octobre 2018) de John Carpenter avec Kurt Russell, Kim Cattrall

Jack Burton, camionneur ordinaire, accompagne son ami Wang Chi à l’aéroport de San Francisco afin d’accueillir Miao Yin, la fiancée de ce dernier. Mais lorsque Lo Pan, un puissant sorcier désincarné, se met en tête d’épouser Miao Yin pour récupérer son enveloppe charnelle, Jack se voit transporté au cœur des luttes mystiques de Chinatown, où le Bien et le Mal s’affrontent déjà depuis des siècles.

Chronique : Les aventures du baroudeur Jack Burton à Chinatown, où règne le terrible sorcier Lo Pan. Celui-ci pense pouvoir retrouver son enveloppe charnelle grâce aux beaux yeux verts de Miao Yin, délicieuse Chinoise fiancée a un ami de Jack… John Carpenter s’accorde une parenthèse fantaisiste et signe une sorte d’anti-Indiana Jones efficace et rythmé avec beaucoup d’humour. Il y a (beaucoup) d’action et le film n’hésite pas à dynamiter les clichés du genre en mélangeant exotisme (Chinatown, folklore et démons chinois) et décor urbain loin des temples maudits où l’on pourrait attendre ce type d’intrigue. Et il y a Jack Burton, personnage lâche et pas toujours très malin mais qui, par amitié, n’hésitera pas à affronter le danger (en l’occurrence, un sorcier chinois millénaire). Carpenter reprend les clichés du genre pour mieux les détourner et signe un pied de nez formidable au genre. Kurt Russell est excellent comme d’habitude et tient là un de ses meilleurs rôles, Kim Cattrall est très jolie, les scènes de bagarre sont à couper le souffle, c’est (souvent) barré et l’on passe un excellent moment si l’on apprécie le genre. Carpenter prouve qu’il est très à l’aise dans un autre genre et confirme l’immensité de son talent et signe au passage une œuvre culte.

Note : 9,5/10

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Vidéo : Le nouvel encodage MPEG-4 1080p / AVC (format d’image 2,35: 1) sur ce transfer révèle des choses que personne ne pouvait voir et fait des choses qu’aucune autre version antérieure du film ne pourrait faire. C’est comme si elle avait avalé la potion de merveille miroitante du petit sorcier et s’était rajeunie instantanément avec une bonne dose de magie chinoise. Carpenter a opté pour une palette de couleurs neutres dans le film, avec les seules véritables folies de toutes les couleurs vives réservées à la garde-robe et au repaire de Lo Pan – et cela fonctionne assez bien. Les Noirs sont solides, même si j’ai compté un ou deux endroits où ils s’estompent légèrement. Une légère couche de grain recouvre la photo et, à part quelques épis dans une poignée de scènes, elle est généralement consistante et attrayante. Les teintes de peau sont naturelles, les détails fins sont excellents et de nombreuses scènes ont un « pop » tridimensionnel agréable.

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Audio : L’Atelier d’images a donné à « Big Trouble in Little China » une bande son respectable sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 qui ne sonne pas mal du tout pour un film des années 80, même s’il s’agit généralement d’un mixage à chargement frontal.

La scène sonore n’est pas aussi aérée que certaines versions, mais il existe de nombreux sons distincts et des effets discrets pour une expérience agréable. Les coups de feu résonnent d’une enceinte à l’autre, tandis que le tonnerre et les éclairs ont une présence audacieuse et électrisante. Le dialogue spirituel est clair et facile à comprendre. Le seul problème que j’ai eu, c’est qu’il a tendance à sonner un peu mauvais dans quelques domaines. Le score de Carpenter est également conservé principalement dans les canaux avant, et les arrières se préparent à la pluie et à certaines scènes d’action. Les basses auraient pu être plus fortes, mais le tristement célèbre Pork Chop Express est plutôt maigre et mesquin. Si les arrières avaient un peu plus de punch et que les basses étaient plus puissantes et cohérentes, cette piste aurait vraiment basculé.

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Bonus

  • Commentaire audio – Le réalisateur John Carpenter et l’acteur Kurt Russell s’asseyent et s’amusent à revivre leurs expériences du film. Il y a quelques détails informatifs éparpillés partout, et plus important encore, les deux hommes abordent le commentaire avec une attitude décontractée avec beaucoup de rires pour qu’il ne se sente pas du tout forcé. Si vous êtes un fan, celui-ci vaut vraiment votre temps.
  • Vintage Featurette (SD, 7:28) – Une pièce typique de l’EPK sur le tournage du film, qui comprend des interviews d’acteurs et d’équipes collées avec des extraits du film.
  •   Interview de Richard Edlund (SD, 13h25) – Ce segment comprend des séquences d’interviews supplémentaires sous plusieurs angles avec le producteur d’effets spéciaux.
  •   Scènes coupées (SD) – Voici un assortiment de huit séquences supprimées et alternatives du sol de la salle de découpe. Une superposition de texte fournit des informations d’arrière-plan sur chaque scène.
  •   Fin alternative(SD, 3:05) – Jack prend sa douce revanche contre les voyous qui ont arraché la petite amie de Wang ..
  • Spots TV (SD, 4:43) – Davantage de promotions de films.
  •   Featurette vintage (HD, 17:33) – Un diaporama de nombreuses photos des coulisses du film.

1h30 de bonus HD inédits en France :
– « Retour à Little China » : interview de John Carpenter :  Une magnifique interview du maitre qui parle de son ressenti du  film et de ce qu’il en pense, ce qui fait plaisir d’entendre Carpenter analyser son film et de sa relation avec Kurt Russell.
– « Dans la peau de Jack Burton » : interview de Kurt Russell : Une belle itw de l ‘acteur qui on sens à aimer jouer dans ce film et qui parle du tournage avec plaisir
– « Carpenter et moi » : interview de Dean Cundey : le directeur de la photographie parle de son travail avec enthousiasme avec Carpenter et nous donne des clefs sur le film.
– « Produire Les aventures de Jack Burton » : interview de Larry Franco : Un producteur qui n’a pas eu froid au yeux de produire un tel film .
– « Mettre en scène Les aventures de Jack Burton » : interview de Jeff Imada : la parole au cascadeur Jeff Imada (presque 200 films au compteur  qui nous offre une belle leçon de cinéma.

  • Acteurs : Kurt Russell, Kim Cattrall, Dennis Dun, James Hong, Victor Wong
  • Réalisateurs : John Carpenter
  • Format : Couleur
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : L’Atelier d’Images
  • Date de sortie du DVD : 16 octobre 2018
  • Durée : 100 minutes

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L’enfant qui marche (18 octobre 2018) de Jean-louis Etienne et Marc N’guessan

Pour la première fois, Jean-Louis Étienne se raconte aux enfants !
Un récit d’aventure et d’engagements, reccueilli et co-écrit par Florence Thinard et magnifiquement illustré par Marc N’Guessan.

Chronique : A travers sa vie , ses expériences de médecin du sport et d’explorateur Jean Louis Etienne nous parle de ses expériences de la marche. Dans son récit Jean-Louis Etienne nous invite au bilan, à l’introspection en relatant ses expériences, ses choix, sa route, ses forces et ses fragilités qui l’ont mené à être celui qu’il est aujourd’hui. Cet explorateur solitaire de l’Arctique et l’Antarctique que rien n’a découragé nous montre que le mot impossible ne fait pas partie de son vocabulaire si ce n’est pour oser le défier. Il nous transmet que nos limites ne sont pas à repousser mais à découvrir. On devient l’explorateur de ce dont on est capable lorsque l’on est immergé dans l’inconnu de soi.
Cette lecture peut convenir à tous, en ce sens qu’elle détient de nombreuses leçons d’une humilité sincère s’adressant à tous les âges ; à celui qui grandit comme à celui qui éduque. Les notions de peur, d’audace, de persévérance, de volonté ou de courage ne sont que des tremplins pour accéder à ce qui existe de plus cher et précieux sur terre : La Liberté. Celle de penser, de faire ses propres choix, de s’épanouir.
Ce livre c’est la voie est la route que nous choisissons suivant l’époque de sa vie, l’appel d’une nécessité intérieure » superbement bien raconté au enfant et illustré avec soin.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 115 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Plume de carotte (18 octobre 2018)

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Le Vieux qui voulait sauver le monde (11 octobre 2018) de Jonas JONASSON

Tout commence au large de Bali, avec une montgolfière et quatre bouteilles de champagne. Aux côtés de Julius, son partenaire dans le crime, Allan Karlsson s’apprête à fêter son cent unième anniversaire quand… patatras ! Le ballon s’échoue en pleine mer. Voici nos deux naufragés recueillis à bord d’un vraquier nord-coréen. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, il se trouve que l’embarcation, dépêchée par Kim Jong-un, transporte clandestinement de l’uranium enrichi. Ni une ni deux, Allan se fait passer pour un spécialiste de la recherche atomique, parvient à leurrer le dictateur et s’enfuit avec une mallette au contenu explosif… un néonazi suédois à ses trousses. De Manhattan à un campement kenyan en passant par la savane de Tanzanie et l’aéroport de Copenhague, Allan et son comparse se retrouvent au cœur d’une crise diplomatique complexe, croisant sur leur route Angela Merkel, Donald Trump ou la ministre suédoise des Affaires étrangères, se liant d’amitié avec un escroc indien au nom imprononçable, un guerrier massaï, une entrepreneuse médium engagée sur le marché du cercueil personnalisé et une espionne passionnée par la culture de l’asperge.
Après avoir revisité dans Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire les dramatiques événements du xxe siècle, le vieil artificier polyglotte a décidé de reprendre du service pour une petite mission : sauver le monde ! Une leçon de géopolitique échevelée, instruite et hilarante.

Chronique : Une fois de plus, j’ai retrouvé la trace d’Allan Karlson, l’homme de 100 ans, qui a maintenant 101 ans. Un bon moment pour lire une diversion, une comédie, un bon rire.

Alors que le premier livre s’est penché sur les événements mondiaux du XXe siècle, ce livre se penche sur les événements récents. Donald Trump, Kim Jong-un, Vladimir Poutine et Angela Merkel sont les joueurs vedettes. Ce livre est une comédie, mais le récit d’événements mondiaux récents m’a souvent donné envie de pleurer.

Allan et son ami Julius s’aventurent dans une montgolfière, se perdent en mer et se retrouvent en Corée du Nord. À bord du navire qui les a secourus se trouve une cargaison d’uranium, destinée aux dirigeants nord-coréens obsédés par les armes nucléaires. Les choses s’emportent dans la bêtise. Allan a neuf vies et ça continue. À l’âge de 101 ans, il est allé beaucoup trop loin dans le facteur de la crédibilité, mais Jonas Jonasson raconte une histoire qu’on veut juste savoir ce qui arrive à Allan.

Malheureusement, les événements actuels et l’improbable m’ont fait me demander : « Nous vivons vraiment des temps tristes ». Les Russes crachent des mensonges en ligne aux démocrates et aux républiques qui ont mis Trump au pouvoir. Ils le répètent avec la campagne Brexit. Poutine n’est pas tant le méchant que le plus intelligent de tous (et je suis sûr que cela le rendrait heureux). Les gens sont polarisés. Les nazis se heurtent à des extrémistes de droite qui donnent une bonne image de l’aile droite. On se joue de nous. Nous sommes tous dupés.

Et l’humble Allan bourdonne à travers divers accidents pour que l’humour continue de couler à flot. Sinon, ce serait un roman très sombre. La comédie n’est qu’à un pas de la tragédie. Allan sauve la mise. Et pourtant Jonasson dépose les choses comme il les voit. Notre monde réel est devenu une fiction que personne n’a jamais osé écrire. C’est la vraie tristesse de ce livre. Mieux vaut rire que d’être maussade ? Aujourd’hui, nous avons besoin de tout l’humour possible.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 504 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (11 octobre 2018)
  • Langue : Français

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