Quiz Cuisine : spécial jurés de Top Chef 2021 🍎🥦🌽

Les Tuche, « vraie » carbonara et KFC : les jurés de Top Chef s’affronte dans le quiz cuisine 😂 Retrouvez Top Chef tous les mercredis à 21h05 sur M6

Interview Corinne Javelaud pour Les petits papiers de Marie-Lou

Après une carrière dans le secteur touristique riche d’expériences culturelles à travers le monde, et faisant suite à des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre désormais à l’écriture.
Elle est également membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

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  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

De formation littéraire et histoire de l’art, j’ai exercé dans le tourisme une quinzaine d’années avant de me consacrer à l’écriture. Cette formidable expérience du voyage au sens large m’a ouvert et enrichi l’esprit à tous niveaux.

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai toujours adoré écrire sous forme de carnets de bord, carnets de voyages et élaboration de brochures. Le synopsis de mon premier roman est né à Venise en 2007 a été publié en 2008. Je publie un titre par an depuis cette époque. 14 romans ont vu le jour.

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Toutes les lectures de jeunesse que l’on peut avoir dans les années 70, contes de Grimm, de Perault, une fascination pour le livre de Tove Janssen « Moumine le Troll » toute la bibliothèque rose, verte, rouge et or…également les contes et légendes de France…

  • Quel est votre rythme de travail ?

J’écris tous les jours, excepté lorsque je pars en salons du livre et dédicaces et pendant les vacances où je lâche prise. J’écris tôt le matin et également une partie de l’après-midi. La réalisation d’un roman me demande une année de travail.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ?

Je remets un synopsis à mon éditeur, ce qui signifie que l’histoire est déjà aboutie. Cependant, au fil du travail d’écriture, mes personnages n’évoluent pas toujours comme je l’aurais imaginé au départ, c’est justement ce qui est fascinant et qui me plaît dans la création, cette liberté d’élaboration.

  • Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Je place toujours mes romans dans un contexte historique, une époque, une région, donc je suis, bien évidemment amenée à calquer mes personnages sur ce qui avait cours à ce moment précis, il y a nécessairement beaucoup de recherche, ce qui est passionnant.

  • On sent une certaine empathie envers Marie Lou et surtout envers ce monde dont vous dresser le portrait dans votre livre, vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

Je ne sais jamais vraiment comment je m’inspire, les éléments viennent assez naturellement, un romancier doit vivre dans la peau de ses personnages pendant la durée de l’écriture, ce travail si exigeant, si profond est également assez mystérieux comme toute création. La structuration, les liens, toutes ces choses sont très importantes pour qu’un livre se tienne et soit agréable à lire pour le lecteur.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?

Je travaille totalement seule mon premier jet, ensuite je reçois les conseils éditoriaux de mon éditeur, nous échangeons beaucoup et cette collaboration est très riche et intéressante. Il en découle quelques ajustements. Ensuite vient la phase de correction. La naissance d’un livre est passionnante.

  • Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Je suis du genre « éternelle insatisfaite » donc je reviens 100 fois sur l’ouvrage. Le parcours est toujours difficile, car il y a souvent des passages que l’on a davantage de mal à réaliser, mais avec du travail et de l’obstination, on y arrive ! Ma religion est le travail !

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

J’ai encore peu de recul par rapport à mon dernier livre, juste sorti de presse. Toutefois, de mes expériences précédentes, il est certain que chaque lecteur lit un livre différent et je suis souvent étonnée par la variété des retours de lecture. Cela démontre à quel point les interprétations d’un texte sont multiples, ce qui est plutôt rassurant !

  • Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

Si c’est une facette cachée, elle le restera !

En dehors de l’écriture très chronophage, je profite de mon temps libre pour découvrir ou redécouvrir les lieux que j’aime, je pratique des activités sportives (marche vélo et bains de mer dès que la saison le permet) J’aime également les expos culturelles !

  • Quels sont vos projets ?

Je prépare un nouveau romain pour 2022 qui sortira chez Calmann-Levy Territoires, une histoire proche de la nature, j’adore !

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Le dernier roman  qui m’a énormément emportée est « Des diables et des sains » (Jean Baptiste Andréa) (Eds L’Iconoclaste)

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

https://www.facebook.com/corinnejavelaud.romanciere

https://corinnejavelaud.wixsite.com/corinne-javelaud

https://www.instagram.com/corinnejavelaud/?hl=fr

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Sexualité | Interview de Sophie Marie Larrouy | Stop aux diktats sexuels ! | LIBRES ! | ARTE 🔞🐇

“Tu peux nous dessiner un clito pour les nuls ?” ? l À l’occasion de la web-série Libres ! sur ARTE, dont elle est coautrice, voici l’interview de Sophie Marie Larrouy ❤️

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Lien de la série : https://www.youtube.com/watch?v=_GjgseaEyE4&t=38s

La fellation est le ciment du couple, la bisexualité féminine est devenue swag, le sperme améliore l’éclat du teint… : nous sommes submergés d’injonctions, d’idées reçues et de représentations ultra-normées. Stop aux diktats sexuels ! Avec Libres !, Ovidie et Sophie-Marie Larrouy proposent de faire ce qu’on veut, comme on veut et surtout uniquement si on veut.

Miss K8 sort son EP «From The Depths»

Miss K8 commence l’année 2021 en force en vous emmenant dans une expédition sonore déformée. Son EP «From The Depths» est une sortie sophistiquée et diversifiée de 2 titres qui plonge dans un nouveau son.

Masters of Hardcore | Official website

L’EP comprend la nouvelle chanson solo de K8, «From The Depths», qui englobe un son intense et distinctif combiné à une atmosphère incomparable. Après « From The Depths » est le remix DRS sauvage et ultra-rapide du hit de 2017 « St8ment » qui vous fracassera la mâchoire directement au sol!

Tout ce que nous pouvons dire, c’est boucler votre ceinture et profiter de cet EP authentique et dur comme des ongles!

Interview de Marion de Juniac pour «Chronos »

D’origine allemande, vivant actuellement en Suisse, Marion de Juniac est française de cœur et écrit dans les deux langues.

Après des études de psychologie et de relations internationales à St Andrews en Écosse et à Sciences Po Paris, son travail l’a conduit dans des endroits aussi différents, que l’Égypte et l’Inde, le Brésil et Jérusalem, la Chine et le Mexique.

Article Chronos : https://culturevsnews.com/2020/11/27/chronos-tome-1-un-temps-pour-jouer-19-novembre-2020-de-marion-de-juniac/

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  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis une vraie européenne. Le jour du vote du Brexit j’ai pleuré…

Allemande d’origine, j’ai fait des études de psychologie et de relations internationales en Écosse avant d’obtenir un master en Conflit et Sécurité à Sciences Po Paris. J’ai ensuite travaillé dans une grande entreprise française en tant que directrice commerciale pour l’Amérique Latine avant de déménager en Suisse. Depuis deux ans, je me consacre pleinement à l’écriture.

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?


L’envie d’écrire m’est venu vers 13 ans, quelques années après notre déménagement à Berlin. J’avais grandi dans une maison en pleine nature dans le sud de l’Allemagne. Au moment où j’ai perdu l’immensité de la nature autour de moi et j’ai commencé à poser mon imagination sur une feuille de papier. J’avais donc à peu près à l’âge de Lisa, l’héroïne de Chronos. Je me rappelle très bien d’avoir écrit ma première « vraie » nouvelle sur le tout nouvel ordinateur de ma mère – le sujet : Paris.

  • Quelles étaient vos lectures d’enfance ?


J’ai tout lu enfant ! Des BDs, Enid Blyton, Astrid Lindgren, les classiques de la littérature de jeunesse allemande comme Erich Kästner et Michael Ende dont le livre Momo a été une des sources d’inspiration pour Chronos. Ensuite j’ai dévoré Agatha Christie et d’autres policiers et puis très vite des livres plus « adultes », notamment des romans historiques de Tanja Kinkel et la littérature allemande et étrangère. Par contre, je n’ai jamais été une grande amatrice du fantastique. C’est peut-être pour cela que Chronos n’est pas un vrai roman d’heroic fantasy.

  • Quel est votre rythme de travail ? 

Hélas je n’ai pas de rythme de travail très régulier. J’aimerai vous répondre que je me lève tôt pour écrire tous les jours, mais la réalité est bien différente et mes heures d’écriture sont souvent des moments trop courts, entrecoupés par d’autre tâches d’apparence plus urgentes mais presque toujours moins importantes. En revanche, quand survient le moment où une histoire doit absolument sortir, toute autre chose devient secondaire. Il m’est déjà arrivé d’oublier de préparer le dîner, d’aller chercher mes filles à l’école et de me réveiller en pleine nuit pour écrire une heure – moi qui d’habitude dors comme un bébé.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ?

Je connais toujours à peu près la fin, oui. C’est d’une importance primordiale pour ne pas se perdre en cours de route. D’autres rebondissements dans l’histoire peuvent se décider au fur et à mesure que j’avance dans l’écriture. Ce sont alors souvent mes personnages qui les imposent. J’aime bien cette double approche, me garantissant à la fois une certaine structure tout en me donnant la flexibilité nécessaire pour faire évoluer le récit et me laisser surprendre. C’est aussi une question d’adrénaline et de suspense : comme je ne connais pas tous les tours et détours de l’histoire à l’avance, je dois rester sur le qui-vive en permanence.

  • D’où vient cette idée de faire un livre à la limite du fantastique ?

Que cela soit Alice au pays des merveilles, Peter Pan ou Harry Potter, la littérature de jeunesse a souvent frayé avec le fantastique, l’envie de fuir l’incertitude de l’adolescence et de s’échapper dans un autre monde. Beaucoup de romans fantastiques se situent complètement dans ce monde parallèle, délaissant au bout de quelques pages le monde réel. Dans Chronos j’ai voulu montrer l’impact que peut avoir cette évasion sur notre vie, nos amitiés et notre famille. C’est pour cela que seulement la moitié de l’histoire se déroule à Gaia. Pour moi les deux mondes sont aussi importants l’un que l’autre.

  • On sent une certaine empathie envers les personnages du livre, comme si ces personnes pouvaient nous côtoyer au quotidien. Vous êtes-vous inspirée de vos rencontres ?

Forcément je me suis un peu inspirée de mes rencontres ! Je crois que tout écrivain observe le monde autour de lui et s’en inspire. En revanche dès que mes personnages s’intègrent dans un récit ils prennent une autre forme et deviennent alors de vrais être fictifs, méconnaissable à la fin même pour moi. Leur humanité par contre doit rester intacte. Je suis donc particulièrement contente si les personnages de mes livres provoquent de l’empathie chez mes lecteurs. En ce qui me concerne, ce sont notamment Lisa et sa mère pour qui j’ai une sympathie particulière.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?


Oh oui, d’autant plus que c’est le premier livre que je sors. Tout d’abord une jeune amie allemande a eu la gentillesse de me relire. Ensuite mon mari m’a aidé avec la traduction de Chronos que j’ai écrit d’abord en allemand avant de le traduire. C’est aussi pour cela que j’ai absolument voulu avoir l’aide d’une lectrice/ éditrice professionnelle française, qui a apporté la touche finale au texte. L’édition est un monde que je découvre et donc tout conseil est indispensable et précieux. 

  • Le final explosif est très cinématographique comment vous est-il venu ? Est-ce une envie dès le début de l’écriture ou est-elle venue plus tard ?

Je ne me suis jamais posée cette question. Les deux scènes auxquelles vous faites référence ont été clé dès le début. Comme ce sont des scènes d’action et comme les images sont importantes pour moi, cela peut en effet vite prendre une allure de cinéma. Il faut dire que c’est un type de livre, avec la juxtaposition de la vie de Lisa et de ses aventures virtuelles à Gaia, qui nous permet facilement imaginer l’adaptation à l’écran.

  • Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Oui et non. Entre le moment où j’ai eu l’idée pour Chronos en 2015 et la sortie du livre se sont toute même écoulés cinq ans. Je suis passée par beaucoup de moments d’impatience, mais le fait que j’avais encore un autre métier m’a forcé de ralentir. Par la suite, j’ai vite compris qu’un projet d’écriture a souvent besoin de murir. Si j’avais publié la première version de Chronos en 2017 le roman n’aurait pas eu le même succès. Aujourd’hui je résiste mieux à la pression. Je laisse reposer mes textes entre deux relectures. Même si l’impatience de rencontrer mes lecteurs est toujours présente.

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Je viens de recevoir la première lettre d’une lectrice de 12 ans. Dans une enveloppe, manuscrite, elle est arrivée par la poste ce matin. Je peux vous dire que c’est le plus beau cadeau qu’un écrivain puisse recevoir, d’autant plus que cette lettre vient d’une de mes plus jeunes lectrices. Une phrase m’a particulièrement interpellée par sa maturité et son discernement. Elle dit, que le livre lui a permis de mieux comprendre le monde de son enfance lui permettant ainsi de s’affranchir de ses limites. Il est là, le point clé de Chronos !

  • Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

On est tellement sollicité de nos jours que d’avoir et de vivre plusieurs passions devient difficile. Pour moi c’est – avec l’écriture – surtout ma grande famille, mes amis, les rencontres que j’ai pu faire partout dans le monde et donc aussi le voyage. J’adore l’étranger ! Ce sentiment enivrant de l’inconnu, de la découverte, la perte de repères. Mon plus grand rêve c’est de faire le tour du monde en voilier…

Je suis également passionnée par l’actualité – si l’on peut dire ça. Cela fait peut-être un peu partie de mon métier d’écrivain.

En revanche, et c’est peut-être ma facette cachée je n’arrive pas à regarder des séries et pourtant je sais bien que les meilleurs « storytellers » de nos jours sont les scénaristes de séries.

  • Quels sont vos projets ?

Avant tout je voudrais terminer l’écriture du tome 2 de la trilogie de Chronos ! J’ai cru comprendre que mes lecteurs sont légèrement impatients de découvrir la suite des aventures de Lisa 😉

Ensuite j’ai un roman d’adulte qui attend sa dernière relecture et deux autres projets qui prendront sans doute forme cette année.

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’aime lire les classiques – c’est généralement pour une bonne raison qu’on lit ces livres encore des décennies plus tard – donc si j’en trouve que je n’ai pas encore lu c’est toujours un plaisir ! Je viens de terminer la lecture de « Bonjour Tristesse ». Un roman, presqu’une nouvelle, assez surprenant. Sinon, je continue à lire un peu de tout : policiers, livres historiques et beaucoup de littérature contemporaine. Je lis moins que pendant ma jeunesse et différemment aussi depuis que je suis écrivaine et plein temps. Pour les plus curieux, ils peuvent trouver la liste de mes 24 livres préférés sur mon siteweb.

  • Utilisez-vous une bande son pour écrire ? A moins que le silence suffise ?

Le silence n’est pas uniquement suffisant mais une nécessité absolue ! Quand vous avez de jeunes enfants le silence est un bien rare ! Ce n’est d’ailleurs pas tant le bruit qui me dérange tant qu’il reste anonyme. Pour la musique c’est pareil. Si j’en écoute c’est souvent de la musique classique ou de piano que je ne connais pas encore. Sinon une partie de mon cerveau écoute la musique et ne se concentre plus sur l’écriture.

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Oui ! A la sortie de mon livre, j’ai créé mon propre site web : www.mariondejuniac.com qui a justement comme objectif de permettre à mes lecteurs de suivre mes projets d’écriture. Je n’ai jamais été une grande adepte des réseaux sociaux, mais je poste régulièrement sur Instagram où la communauté de #bookstagram m’a séduit malgré moi. J’y ai fait des belles rencontres virtuelles qui deviendront peut-être un jour – quand on aura de nouveau la possibilité de se déplacer – des vrais liens.

Interview de Gilles Legardinier pour « Une chance sur un milliard » Chez Flammarion

Gilles Legardinier est un écrivain et scénariste français.

Il est abandonné à la naissance et recueilli par une famille d’accueil, comme il le raconte dans « Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ? » publié en 2017 avec Mimie Mathy.Il s’est toujours passionné pour la transmission de l’émotion. Dès l’âge de 15 ans, il décroche des stages et travaille sur les plateaux de cinéma anglais et américains où il deviendra pyrotechnicien. Il s’oriente ensuite vers la conception et la production et réalise des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur les coulisses de grands films. Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grandes sociétés de production, ainsi qu’à l’écriture de scénarios de bandes dessinées et de romans.Parallèlement, il a publié de nombreuses adaptations à succès mais surtout quelques œuvres très remarquées dont « Le sceau des Maîtres » (2002) et « Le dernier géant » (2002) en littérature jeunesse. Il s’illustre entre autres illustré dans le thriller avec « L’Exil des Anges » (Prix SNCF du polar 2010) et « Nous étions les hommes » (2011), et dans le roman humoristique, ce qui lui vaut un succès international avec « Demain j’arrête ! » (2011) (le roman sera adapté en bande dessinée en 2019), « Complètement cramé ! » (2012), « Et soudain tout change » (2013), « Ça peut pas rater ! » (2014) et enfin « Quelqu’un pour qui trembler » (2015). Associant aventure, thriller historique et comédie, « Le premier miracle » (2016) marque une nouvelle étape, suivie par deux autres comédies, « Une fois dans ma vie » (2017) et « J’ai encore menti ! » (2018). Gilles Legardinier est aussi le co-auteur de la comédie sentimentale « Comme une ombre » (2018), coécrite avec son épouse, Pascale. Il est chevalier des arts et des lettres, dont il a reçu les insignes des mains de Claude Lelouch.

Article du roman « Une chance sur un milliard » : https://culturevsnews.com/2020/10/07/une-chance-sur-un-milliard-7-octobre-2020-de-gilles-legardinier/

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Gilles Legardinier
Une chance sur un milliard par Legardinier

INTERVIEW

Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Mon parcours trouve sa cohérence dans la recherche d’émotions et d’échanges. Je ne l’ai pas compris immédiatement. Tout jeune, j’ai d’abord été marqué par la puissance du cinéma, alors c’est vers lui que je suis allé. N’ayant aucune vocation à être dans la lumière, j’y suis arrivé par la technique, en tant que pyrotechnicien. Puis j’ai découvert l’importance de l’écriture, l’aspect intime qu’elle peut atteindre dans un livre. Alors j’ai écrit, et tout s’est enchaîné grâce au public.

Comment vous est venue l’envie d’écrire ? À quelle période ?

Pour moi, l’écriture n’est pas une fin en soi, ni un exercice de style, mais le moyen de parler intimement à chacun. Car à chaque fois qu’une lectrice ou un lecteur prend un livre, même vendu à des millions d’exemplaires, il se retrouve seul avec vous. C’est un phénomène unique, particulier au livre, et qu’aucune pub ne vient saboter.

Je n’ai pas eu de déclic vers l’écriture, j’y suis venu comme on entre dans l’eau d’un lac, l’été, en prenant la température et en m’y sentant peu à peu absolument bien.

Quelles étaient les lectures de votre enfance ?

Je ne vais pas me composer une culture de bienséance comme j’en vois beaucoup le faire. Je lisais très peu étant jeune. Je préférais de loin construire des cabanes dans les arbres et faire du vélo avec mes amis plutôt que de rester seul ! Mon premier choc littéraire, je le dois à ma grand-mère paternelle, Charlotte, qui, alors que j’étais en vacances chez elle – certainement inquiète de me voir faire n’importe quoi sur ses meubles, sur sa façade et sa toiture – m’a tendu Le Comte de Monte-Cristo. Je me suis tenu tranquille quatre jours. Un record. Je vivais le livre. J’ai découvert le pouvoir de la narration. Je ne m’en suis heureusement jamais remis !

Le comte de Monte-Cristo. Volume 1, Alexandre Dumas, Livres, LaProcure.com

Quel est votre rythme de travail ?

Je ne suis pas un auteur maudit qui s’astreint. J’aime écrire, c’est un espace de liberté absolue, un monde de sentiments. Ce sont plutôt tous les à-côtés du métier qui me fatiguent – sauf les échanges avec le public, dont j’adore la spontanéité. En général, je me lève à 3 h du matin, je suis devant l’écran à 3 h 30 et j’écris jusqu’au petit-déjeuner. Ensuite, ayant fait ce que je préfère, je suis disponible pour le monde et mes autres métiers.

Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ, ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

Écrire un livre à destination du public, c’est proposer aux gens de les prendre par la main pour les emmener se balader les yeux fermés. Quel irresponsable préparerait l’excursion sans savoir où elle conduit ? Je laisse la place à l’imprévu, à la magie du moment, mais la feuille de route est maîtrisée. C’est pour cela que je laisse vieillir mes histoire en moi pendant des années avant de passer à l’écriture. Aucun grand vin n’est de l’année.

Y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Je ne m’inspire de personne, mais je me nourris de la vie, de ce que j’éprouve, de ce dont je suis témoin. Je passe mon temps à observer, à écouter, mais je ne m’appuie jamais sur une réalité telle quelle. Je suis une éponge avec un point de vue !

D’où vous est venue cette idée d’écrire un livre sur le bilan de la vie d’un homme ?  

Mes livres mettent toujours en scène des personnages qui, pour continuer à vivre et à avancer, doivent comprendre quelque chose du monde et d’eux-mêmes. Il est risqué de naviguer à vue. Pour avoir une chance de réussir une traversée, il faut regarder le compas et les cartes, sinon on se perd. Faire son bilan revient à regarder le compas et les cartes. Dans ce livre, je l’ai simplement abordé sous forme d’ultimatum. Lorsque la trotteuse vous pousse, vous allez à l’essentiel. On ne triche plus lorsqu’il ne nous reste plus de temps. Et c’est là que les humains se dévoilent vraiment. J’aime cette vérité débarrassée des faux-semblants.

On ressent une certaine empathie envers les personnages du livre, comme si c’étaient des personnes que l’on peut côtoyer au quotidien, crédibles. Vous êtes-vous inspiré de vos rencontres ?

On peut aussi côtoyer des gens au quotidien et les détester. Ne pas avoir le choix. C’est également un des thèmes du livre. Tout dépend de notre capacité à choisir. Je suis moi-même beaucoup dans l’empathie. C’est ma nature, je n’y peux rien. Parfois cela me complique la vie mais souvent, cela permet aussi des rencontres extraordinaires. Je l’ai dit, je ne m’inspire pas, mais tout me nourrit sans que je puisse exactement analyser de quelle façon. Ce qui est certain, c’est que je suis gourmand de vie.

Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

Ce roman est né de matière intime, infusée sur des années à travers différentes couches de sentiments. C’est un processus très personnel. Il n’y a pas cette fois la documentation qu’avait exigé mon roman précédent, Pour un instant d’éternité, sur lequel ma fille, Chloé, m’avait beaucoup aidé. Mais je ne pourrais pas écrire si je ne bénéficiais pas d’un environnement humain qui me motive et me sécurise. En cela, tous ceux que j’aime et auprès de qui je vis sont une aide. Ce sont eux qui me donnent la force d’être moi-même.

Pour un instant d'éternité - Gilles Legardinier - Babelio

Le final explosif est très cinématographique. Comment vous est-il venu ? Était-ce une envie dès le début de l’écriture, ou bien en avez-vous eu l’idée plus tard ?

Ayant commencé dans le cinéma, en pyrotechnie, j’ai toujours beaucoup de plaisir à imaginer des situations assez vives qui peuvent faire quelques dégâts… Je suis assez chahuteur et je préfère nettement quand ça bouge. Je savais que le livre finirait comme ça. Avec moi, dans la vie ou dans les livres, ça remue toujours un peu…

Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Sur ce roman-là, non. Une maturation interne tout à fait naturelle chez moi, ensuite, la collaboration avec mes éditeurs est excellente et je peux uniquement me focaliser sur le texte et la qualité de ce que je compte proposer au public. Par contre, il n’en a pas toujours été ainsi. Le chemin que j’ai dû suivre pour faire éditer mon tout premier roman, voilà plus de dix ans, fut un redoutable parcours d’obstacles. J’en rigole aujourd’hui et ça fera un chapitre hilarant de mes mémoires, mais je n’en suis pas encore là !

Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Lorsque vous proposez un roman, chaque lecteur en fait sa propre lecture. En une dizaine de best-sellers, j’ai eu l’occasion d’entendre tout et n’importe quoi, mais j’ai la grande chance de bien m’entendre avec celles et ceux pour qui j’écris. Je ne triche pas. Du coup, ceux qui viennent à moi savent à qui ils ont affaire. Mais pour chaque livre, il y a toujours le regard que vous n’aviez pas prévu, l’analyse que vous n’avez pas anticipée. C’est formidable !

Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (musique, peinture, cinéma…) À part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

Je suis un garçon curieux, j’ai une passion pour la musique, je fais beaucoup de photo, je me documente énormément. Je continue à travailler pour le cinéma avec mon épouse. Mais plus que tout, j’aime vivre avec les gens et les voir dépasser les limites qui les bloquaient. C’est sans doute mon plus grand plaisir. Voir quelqu’un s’engager, oser, se lancer, ça me fout les larmes.

Quels sont vos projets ?

J’en ai trop pour répondre en quelques lignes. On verra ensemble ce qui aboutit !

Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Pascale, ma moitié, lit environ deux livres par semaine. J’ai la chance de l’avoir en éclaireuse et je lui demande de ne me passer que ce qui la remue vraiment. Elle doit m’en recommander deux par an en moyenne sur la centaine qu’elle lit. Soit dit en passant, mon métier n’est pas de lire, mais d’écrire, et lire les autres ne vous donnera jamais de talent. Vous pouvez passer des années à regarder des champions de tennis jouer, le jour où vous avez la raquette à la main…

Utilisez-vous une bande son pour écrire? À moins que le silence suffise ?

Je sais que beaucoup d’excellents confrères adossent leurs émotions d’écriture à des chansons ou de la musique. Pour ma part, écrire revient à aller chercher tout au fond de moi, de mon imagination, de ma mémoire et de mon cœur. C’est de concentration dont j’ai besoin, de silence absolu. La musique nous entraîne vers d’autres émotions, souvent fabuleuses, mais ce sont les miennes que je veux capter.

Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Une boîte postale indiquée à la fin de mes livres et une page Facebook. Ceux qui le veulent vraiment arrivent toujours à me joindre, je suis quelqu’un d’accessible.

Site officiel : http://www.gilles-legardinier.com/

Facebook : https://www.facebook.com/Gilles.Legardinier/

Adresse postale : Gilles Legardinier
BP 70007
95122 Ermont Cedex

Interview de Chrysostome Gourio pour « Wilma la vampire » Chez Sarbacane Editions

Chrysostome Gourio est un auteur de romans policiers français

Étudiant à Nice puis diplômé en philosophie à l’Université François Rabelais de Tours, il décide de se lancer dans l’écriture au début des années 2000.

Ayant échoué par trois fois à l’agrégation, il enchaîne les petits boulots alimentaires et, après avoir été enseignant au lycée agricole de Châteauroux, il devient libraire pendant quelques années à Paris, d’abord à la Procure, puis au Comptoir des Mots

Après un premier polar passé inaperçu, Flicosophes, paru en 2002, il signe le Dolmen des Dieux, un épisode de la collection « Le Poulpe » dans lequel il revient aux sources de la série, puis dans l’esprit de Jean-Bernard Pouy, dont il revendique une certaine forme de filiation littéraire, il commet le Crépuscule des Guignols, un western philosophique contemporain, vibrant hommage à Spinoza encule Hegel.

Devenu interprète en langue des signes, il vit désormais à Toulouse.

Chrysostome Gourio - Babelio

Article sur Wilma la vampire : https://culturevsnews.com/2020/10/13/wilma-la-vampire-7-octobre-2020-de-eglantine-ceulemans-chrysostome-gourio/

Achat du livre : www.leslibraires.fr

INTERVIEW

  1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

J’ai grandi dans le Sud, puis j’ai habité dans le Centre, 10 ans à la Capitale et je vis maintenant dans le Sud-Ouest. De ces lieux j’ai gardé le goût de la nourriture riche et variée, des climats changeants, des saisons différentes, de l’agréable boisson et des amis chers. J’ai pratiqué des tas de sports différents sans être doué pour aucun : judo, tennis, handball, pelote basque, escrime ou parachute. Par ailleurs, j’ai fait des études de philosophie – j’ai glorieusement raté trois fois l’agrégation – puis de science du langage, ai été gardien de camping, éboueur, prof de philo, libraire, gardien de but et interprète français – langue des signes française.

  1. Comment vous est venue l’envie d’écrire ? A quelle période ?

Quand j’étais gamin, nos parents nous lisaient souvent des histoires, à mes frangins et moi. Et j’ai toujours trouvé ça magique. Ça faisait bouillonner mon imagination, et puis ce fait de pouvoir lire ensemble, de partager, c’était extraordinaire. Alors dès que j’ai su lire tout seul j’ai dévoré tout ce qui passait entre mes mains, et dès que j’ai su écrire, j’ai commencé à raconter mes propres histoires. Je prenais un personnage dans un dessin animé, un autre dans un roman, encore un dans une bande dessinée, un bout d’intrigue ailleurs et je faisais se rencontrer tout ce petit monde. C’est ainsi qu’à l’âge de huit ans, j’ai raconté comment le Capitaine Flam et Astérix sauvaient la chocolaterie de Charlie attaquée par les Sylvides.

  1. Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Je lisais de tout : romans, bandes dessinées, revues… Le Petit Nicolas est un de mes premiers souvenirs de lectures, Moomin également, tous les Roald Dahl avec une prédilection pour La Potion magique de Georges Bouillon, mais je lisais peu de bibliothèque verte par exemple – le club des cinq et leur côté moralisateur avait tendance m’ennuyer. Côté bandes dessinées il y avait Astérix, bien sûr, Tintin, Philémon (de Fred), Yakari, Marion Duval, Les Tuniques Bleues…, puis il y a eu Druillet, Gotlib, Sempé… Mes parents avaient des livres partout : c’était facile, il suffisait de se servir.

Le petit Nicolas - LE SITE OFFICIEL
  1. Quel est votre rythme de travail ?

J’ai deux activités : interprète le jour et auteur la nuit (un peu comme Batman, les dollars et la Batmobile en moins). J’écris donc dès que je peux, quand j’ai un moment de libre. Je me balade toujours avec mon ordinateur dans mon sac à dos au cas où. De toute façon, j’écris tous les jours et j’ai toujours mes histoires dans ma tête, je me promène donc toujours avec mes personnages et je vis même un peu avec eux.

  1. Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

En général, quand je commence une histoire, je sais à peu près d’où je pars, avec quel(s) personnage(s) et je sais à peu près où je veux les faire arriver (des fois pas du tout). Mais je fais partie des auteurs jardiniers : je plante une graine (ou plusieurs) et je regarde comment ça pousse. Du coup, je suis mes personnages, je les accompagne, les regarde évoluer et me laisse guider. Parfois un personnage fait un truc inattendu, prend une importance qu’il n’avait pas, me force à revoir mon intrigue… En fait, c’est eux qui font tout. Il arrive même que ça ne finisse pas du tout comme je l’avais prévu, mais ce n’est pas grave, bien au contraire. Ce qui importe c’est de me raconter l’histoire en même temps que je l’écris.

  1. Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Je m’inspire toujours de gens que je connais, que je croise, dans les transports ou ailleurs, parfois j’emprunte des personnages à d’autres auteurs (avec leur autorisation) pour que nos mondes se croisent et que ça crée une unité (ce que j’ai fait avec Wilma dans l’aventure de laquelle on retrouve Nel créé par Clémentine Beauvais et Gurty créée par Bertrand Santini). Je m’inspire aussi de personnages de films, de romans, de bandes dessinées, d’un caractère, d’une histoire… Mais je reprends toujours ça à ma sauce pour en faire autre chose ou quelqu’un d’autre.

Carambol'Ange – Éditions Sarbacane
  1. D’où vous venait cette idée de faire un livre sur les vampires ?

J’ai toujours adoré les vampires, les mythes et les légendes qui les concernent, tout ce qu’on a fait évoluer autour d’eux depuis les premiers romans gothiques. Et puis surtout, Dracula a toujours été un de mes romans préférés ! Donc, depuis Rufus le fantôme je savais que si j’écrivais une histoire dans ce même univers il y aurait une vampire quelque part. Quand on s’est dit avec Tibo Bérard – mon sémillant éditeur chez Sarbacane – qu’on partait pour une autre aventure mais sans que ce soit une suite, j’ai mis mon idée en application : une histoire de vampire, mais avec une héroïne. Parce qu’il y en a marre que ce soit toujours UN vampire !

  1. On sent une certaine empathie envers les personnages du livre mais le fait d’aborder les thèmes du harcèlement scolaire est fort pour un livre jeunesse . Vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

C’est une thématique de plus en plus forte, on entend de plus en plus de témoignages et je connais plusieurs enfants dans mon entourage qui en ont été victimes. Et c’est insupportable, au même titre que toute forme de harcèlement (à l’encontre des femmes, des homosexuels, de personnes de couleur ou de culture différente…). Par contre, je n’écris pas pour faire passer des messages, dire ce qu’il faut faire ou pas, penser ou pas. Je glisse deux-trois petites choses comme ça, et je laisse les lecteurs-trices s’en saisir ou pas. Donc tout comme j’ai eu envie de parler de la mort et de la grève dans Rufus le fantôme, j’ai eu envie de parler de ça avec les aventures de Wilma. Mais ça ne veut pas dire que c’est de ça que le livre traite, par contre c’était une bonne manière de provoquer la rencontre de mes personnages.

Amazon.fr - Rufus le fantôme - Ceulemans, Eglantine, Gourio, Chrysostome -  Livres
  1. Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

Je travaille globalement seul, en tout cas sur la première version d’écriture. J’écris, j’écris, j’écris… Je râle, je trouve que c’est pourri, je réécris, je râle, je réécris encore… Après je fais lire mes textes ou je lis mes textes à d’autres (pour celui-ci, mes mouflettes par exemple). Et une fois que je suis à peu près content du résultat, je l’envoie à mon éditeur. C’est là que commence le travail collaboratif. Pour celui-ci, j’ai travaillé avec Tibo Bérard et Julia Thévenot qui ont été de formidables lecteurs et conseillers (ce texte leur doit beaucoup). Et puis il y a tout le travail avec Églantine Ceulemans, formidable illustratrice devant l’Éternel de la littérature jeunesse (qui me fait énormément rire). Ses dessins apportent aussi des idées qui me font modifier certaines choses. Par exemple, Rufus n’avait pas les cheveux frisottés avant qu’elle le dessine, j’ai donc modifié sa description dans le texte.

  1. Le final explosif est très cinématographique comment vous est-il venu ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est-elle venue plus tard ?

J’ai une imagination très cinématographique. Sans doute parce que j’ai passé l’autre moitié de mon enfance et de mon adolescence entre la télé et le cinéma (la première moitié s’étant passée dans les livres). Là aussi, j’ai ingurgité tout ce qui passait à ma portée : dessins animés, séries, films, documentaires… Et je pense que ça a conditionné ma manière de penser (ce n’est peut-être pas pour rien que je suis devenu interprète en langue des signes). Donc, quand j’écris, je vois les scènes, je suis plongé dans leur cœur, et je ne fais qu’écrire ce que je vois.

  1. Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Comme il s’agissait de notre troisième collaboration avec les éditions Sarbacane et en particulier avec Tibo Bérard, le parcours a été très facile. Nous savions que nous avions envie de raconter une autre histoire, et une fois que nous en avions posé les bases (comme je l’ai dit plus haut), il m’a suffit de me jeter dans l’écriture.

  1. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Pas pour celui-ci car il vient juste de sortir, en tout cas, pas encore. Mais pour Rufus ce qui a été surtout surprenant c’est l’accueil du livre, le rire des lecteurs-trices, leur facilité à aborder une thématique telle que la mort… Et puis surtout, ce dont je me rappellerai toujours, c’est mon arrivée dans deux classes. Dans la première, tous les élèves s’étaient déguisés en revenants (sorcière, vampires, fantômes), m’avaient préparé des jeux (dont un trivial pursuit autour du livre que j’ai encore), et confectionné des gâteaux mortels (dont un magnifique cerveau : demi-sphère de gâteau au chocolat recouvert de boudins de pâte d’amande, le tout nappé de coulis de framboise) ; dans la seconde les élèves s’étaient confectionné des déguisements de fantômes avec des draps de toutes les couleurs (et l’un des enfants avait fait son déguisement dans un vrai suaire : son grand-père travaillait dans les pompes funèbres). C’était génial !

  1. Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

J’ai une passion cachée pour les Granola, la musique Metal, le parachute et l’escrime !

  1. Quels sont vos projets ?

J’ai toujours plein de projets en cours, je ne sais pas écrire une histoire à la fois. Je vais et viens de l’une à l’autre, j’ai besoin de ça. Je travaille donc actuellement sur une nouvelle aventure de la Brigade des Chasseurs d’Ombres, un court roman sur la surdité, un escape book, une réécriture de l’épopée de Gilgamesh (pour lequel j’ai obtenu une bourse d’écriture) et d’autres divers projets qui mûrissent dans ma tête.

  1. Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’ai découvert il y a peu les livres de Manon Fargetton dans lesquels je me suis plongé avec plaisir, j’ai relu Héros de Benoît Minville, j’ai enfin lu Le jour où mon père a disparu de Benoît Séverac ainsi que Lady Elliot Island de Christophe Guillaumot, et surtout je me suis immergé dans le génial Les Furtifs de Alain Damasio.

Nos vies en l'air de Manon Fargetton | Redbluemoon
  1. Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Tout dépend de mon humeur. J’ai surtout besoin de musique pour me plonger dans un univers particulier et ça peut être un groupe, un compositeur de musique de film, du classique, du metal… Mais en période de relecture, je m’enferme dans ma tête et là j’ai besoin de silence. Évidemment, pour Wilma, j’ai baigné dans Motörhead tout du long.

Motorhead : Motorhead: Amazon.fr: Musique
  1. Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

On peut me retrouver sur ma page Facebook et sur Instagram !

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Interview Melissa MARS: Carrière ,inspirations , les réseaux sociaux, etc.

Melissa Mars m’a accordé une interview exclusive autour de son métier de chanteuse et d’actrice. Nous avons parlé de ses débuts, la musique, de films et bien d’autres.

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