Entretien avec Robert Taylor du groupe Fifth Era Part 2

Bonjour Robert, merci pour cette seconde interview où nous désirons aborder des questions plus profondes.

Fifth Era a des sonorités mi-bibliques mi-religieuses dans ses morceaux, quelles en sont les influences ? Est-ce littéraire, une éducation dans laquelle vous avez grandi ou simplement une ligne directrice que le groupe a choisie?

Les sonorités du groupe sont à la fois une amplification de l’interprétation obsessionnellement vivante du récit biblique, de nos expériences personnelles afin d’expérimenter des rythmes et des styles différents. De cette façon, le voyage musical que l’on propose est aussi profondément ressenti à l’écoute que ce soit simplement dans les sons électroniques mais aussi dans le sous texte.

La plupart des musiques adoptent un style propre que l’on reconnaît rapidement pour s’adapter à l’oreille musical du plus grand public. Avec Fith Era notre but est également d’aller et tester des sons moins «traditionnels » . Chaque membre du groupe est catholique et même si nous ne pratiquons pas la religion, les symboliques religieuses nous intéresse pour donner aux morceaux un son précis. Même si le premier son reconnaissable est la musique électronique on y utilise des instruments tels que le Ney, le Qanun et de nombreux tambours à main que l’on déforme afin de créer cette ambiance que l’on combine de façon transparente avec un son plus commun. Ce style permet d’ouvrir les portes à un genre élargi de musique « mondiale »et créer un son que tout le monde peut apprécier pour écouter et danser dessus. Le but est que notre musique fait naître de nombreuses émotions tout au long des écoutes, On veut faire sentir la douleur émanant du chant avec une atmosphère très inquiétante qui plane sur la musique. Et la ligne directrice est bien celle choisi par le groupe. Les deux grandes référence littéraires que nous avons sont La Divine Comédie de Dante et Le Paradis Perdu de Milton.

Quelle est la signification du cygne qui accompagne (le dessus) de Fifth Era?

Pour nous le cygne a une particularité et non des moindres. Le cygne est symbole de pureté, de transformation et d’évolution ; il symbolise l’atteinte d’une grâce intérieure, une finalité qui doit advenir en nous. Nous sommes tous appelés à dépasser notre condition, à faire notre mutation et à déployer nos ailes pour nous élever comme des anges.

Pourquoi nous retrouvons 65.66.65? Qu’est ce que cela signifie?

Cela est une référence à la Bible ce sont des Psaumes : J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas :J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom / Ainsi parle l’Éternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure?

C’est une des symboliques Ésaïe ses psaumes sla conclusion de la réponse de l’Éternel à la prière du peuple.C’est une séparation définitive est annoncée entre les fidèles et les méchants ; mais, tandis qu’au chapitre 65 le prophète, après avoir prononcé le rejet des impies, s’est arrêté à peindre l’heureux avenir des fidèles, il retrace ici les grands actes de jugement par lesquels sera préparé l’avènement du nouvel ordre de choses. Les fidèles sont invités à se réjouir de ces jugements ; les méchants doivent trembler au contraire à la menace d’être privés pour toujours du salut.

A chaque sortie de disque, les ventes sont très vite soldées. Pourquoi si peu d’exemplaires? A l’ère du numérique, pourquoi privilégier les vinyles ?

L’ère du vinyle a commencé au tournant du 20e siècle puis les cassettes – jouables dans les voitures avec une bonne qualité sonore à l’époque – ont pris le dessus ensuite les CD ont connu une expansion sans précédent. Maintenant, le streaming interactif est dominant et en fait, il semble que le streaming interactif deviendra l’un des modes de diffusion les plus durables de tous les temps mais notre musique n’étant pas si commercial nous privilégions le vinyles pour la qualité sonores et en tant qu’objet de collection. Les ventes partent vite à cause du peu d’exemplaire mais cela est réfléchi pour ne pas en avoir en stock et de rémunérer chacun. Il s’avère que les téléchargements n’ont jamais été une bonne affaire pour les maisons de disques. Ceux qu achètent nos disques sont des fans, des collectionneurs et des personnes qui mixe avec.

Sur You tube vos vidéos qui sont très ressemblantes, images saccadées, paysages brumeux, est-ce vous qui filmer? Sur certaines vidéos nous apercevons un chien, un Shar-Peï, est-ce le vôtre?

C’et bien moi qui filme les clip videos. Youtube étant aussi sources de ressource pour nous. Les videos y sont monétisé donc cela nous fait un peut d’argent et le public peut écouter gratuitement nos titres. Avec le vinyle c’est ce qui nous convient le mieux. La plupart des clips sont tourner à coté de chez nous en Angleterre, que ce soit sur le chemin du travail, en balade ils illustrent le sentiment que l’on ce fait de la musique. Le Shar-Peï dans les vidéos est bien le mien et j’ai même composé sur lui. Je trouve ses chiens très calmes et humbles.

Petite remarque, sur tous vos débuts de morceaux sur You tube, ils commencent par une phrase. Que veut-elle dire ?

Si vous tendez bien l’oreille vous écouterez que je marmonne : 65.66.65. C’est mon signe que c’est bien mes videos c’est une sorte de signature.

En tant que professeur dans une école de musique, qu’enseignez-vous à vos élèves? Parlez-vous de votre parcours avec le Doomcore ?

Pour moi le Doomcore n’est pas une forme de musique mais un état d’esprit. Je dirais que c’est pour chaque auditeur ce style sonne different. Le Doomcore est un nom souvent mal utilisé de nos jours, mais lorsque le terme a été inventé, il représentait principalement une techno hardcore lente, palpitante, obsédante, généralement avec une ambiance sombre et ce n’est pas ce que j’enseigne à mes élèves. Certains connaissent mon parcours mais le but n’est pas de faire son autopromotion .

En tant que professeur mon but est que chaque élève est de bonnes bases. Même si la musique est surtout basé sur les sentiments avoir de bonne base est utile et permet d’aller plus loin. On écoute et analyse du rock, du rap, du classique , de l’électronique ect… que l’on fasse du commercial ou non la musique c’est du travail. Je n’est pas fait d’école mais fait de nombreuses formations afin d’être plus performant. L’avantage d’être dans une école est que l’on peut ce former dans les meilleurs conditions.

Suite à la dernière interview certains de vos fans ont été interloqué sur le fait que Les Beatles ont été une de vos influences. Que leur répondriez-vous ?

Le monde de la musique est cruel, quel que soit le style choisi nous avons des fans qui n’écoutent qu’un seul genre et n’arrive pas à accepter l’ouverture d’esprit. En tant qu’interprète plus on entre dans un style moins on en écoute, on est baigner toute la journée dans un style et notre cerveau à besoin de repos. J’aime la musique de manière général et c’est aussi grâce à cette ouverture que l’on compose des titres et on à des influences pour composer. Rester dans un style bien défini fait que on aime son confort mais qu’il faut aussi le quitter afin de l’apprécier au mieux et y comprendre ses subtilités.

Nous vous remercions d’avoir accepté ce projet d’interview qui nous porte très à cœur . Nous aimons énormément votre musique qui dégage beaucoup d’émotions.

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCy8QklpXEsyj92gaegrV8Mw

Sound Base Music :https://sbmonline.de/

INTERVIEW : Alicia Desnoyer

Interview : Jennifer Tellier pour « L’Enragée »

Pour la seconde fois depuis le lancement de 404 Factory, c’est une autrice qui entre au catalogue de 404 éditions avec un roman de fantasy ambitieux. Grande gagnante du concours d’écriture dans les genres de l’imaginaire du site 404 Factory, découvrez le royaume de Kardamen aux côtés de la mercenaire la plus redoutée du pays ! Armez-vous et plongez dans cette quête sanglante et légendaire où secrets et tensions s’associent pour une intrigue toujours plus addictive.

Article du roman : https://culturevsnews.com/2021/04/08/lenragee-grand-prix-404-factory-8-avril-2021-de-jennifer-tellier/

Achat du livre : https://amzn.to/3uDUDJL

  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis professeur d’anglais, fan de fantasy (littérature, films, Jeu de Rôle)

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai fait quelques tentatives d’écriture adolescente, mais j’ai sérieusement pris la plume il y a 7 ans alors que je me retrouvais immobilisée suite à une opération. Mais l’envie était là depuis quelque temps, notamment grâce au Jeu de Rôle, mais cette fois, je devenais maître du jeu !

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Je crois que j’ai commencé avec Fantomette ! Haha. Et puis, il y a eu Jules Vernes et avec le collège sont venus les classiques (Zola, Hugo, etc). Après le lycée j’ai attaqué les classiques anglais et américains (Jane Austen et Steinbeck pour ne citer qu’un auteur de chaque).

  • Quel est votre rythme de travail ?

Très irrégulier ! L’important est de savoir que j’ai au moins deux ou trois heures devant moi.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture?

En principe oui, je connais la fin dès que je commence à écrire. Pourtant, ça n’a pas été le cas pour Elijah (trilogie). Dans un cas comme dans l’autre, mes personnages évoluent – parfois de manière inattendue ! Oui, ils arrivent à me surprendre ! Les choses se déroulent rarement de la façon dont je l’avais envisagé, je préfère garder une grande liberté tout en préservant les grandes lignes planifiées pour rester cohérente.

  • Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Non, pas vraiment. Ceci dit, pour L’Enragée, j’ai effectivement pensé aux mytiques berserkers, ces êtres qui entrent en transe et combattent sans ressentir ni peur ni douleur.

  • On sent une certaine empathie envers les personnages du livre mais le fait d’aborder les thèmes du la solitude est fort pour un livre jeunesse . Vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

Oui, j’ai beaucoup d’empathie pour mes personnages, normal puisque je les ai créés et qu’ils sont un peu mes bébés. J’en ai même pour les « méchants » qui ont souvent des raisons d’agir comme ils le font. On peut les comprendre sans aller jusqu’à les excuser ou les aimer.Kern est un personnage très solitaire au début du roman. Les choses vont évoluer..

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman?

Pas dans l’écriture, mais dans la relecture, j’ai fait appel à plusieurs de mes amis pour le fond et la forme.

  • Le final explosif est très cinématographique comment vous vous t il venue ? était-ce une envie dès le début de l’écriture ou est cette venue plus tard ?

J’aime qu’il y ait du rythme dans mes romans, que les scènes de batailles succèdent à des scènes plus calmes. Il me faut de grandes émotions, des batailles épiques ! J’ai envie que les lecteurs visualisent les scènes, l’acier contre la chair, j’ai envie qu’ils entendent les hurlements, les gémissements… donc, oui, il y a un côté cinématographique. Je pense que c’est souvent le cas dans la fantasy.

  • Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

J’ai commencé à écrire L’Enragée bien avant le concours 404. Je dirais donc qu’entre le début de l’écriture et la parution, il s’est passé beaucoup de temps. Entre le concours et la parution, seulement quelques mois, le temps de bien retravailler le texte et le temps pour la formidable équipe 404 de concocter une magnifique carte, des débuts de parties et de chapitres splendides et une couverture somptueuse ! Mais je ne dirais pas que le parcours a été difficile, c’est du travail, mais c’est normal !

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Surtout des retours incroyablement positifs ! Que ce soit sur l’histoire elle-même « pleine de rebondissements », « se lit d’une traite », les personnages « bouleversants », « attachants », « Kern, un personnage principal parfaitement imparfait », l’univers « foisonnant », « travaillé », les batailles « épiques », l’écriture « fluide et captivante ». Ou des petites phrases comme : « Un moment de lecture survolté et ensorcelant » « Mon coeur s’est brisé à maintes reprises » Ou le joli : « Quand un livre te met sur le cul jusqu’à la touuuuute dernière phrase alors que tu n’attendais pas de nouveau rebondissement… »

  • Quels sont vos projets ?

J’aimerais pouvoir rencontrer les lecteurs ! Pas facile en ce moment… J’attends impatiemment les dédicaces en librairie et les salons. J’ai également un nouveau projet d’écriture et étrangement, ce sera… encore de la fantasy ! Haha, je n’y peux rien, je ne peux pas m’en empêcher !

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Je suis en train de lire « Les Héros » de Joe Abercrombie. Ces derniers temps, j’ai eu deux gros coups de coeur, et pour une fois, pas en fantasy ! Ce ne sont pas des nouveautés, il s’agit de « Nous rêvions tous de liberté » de Henri Loevenbruck et « Né d’aucune femme » de Franck Bouysse.

  • Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise ?

Oh non, il me faut au contraire du silence !

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Oui, et d’ailleurs, je les invite à le faire ! On peut me contacter sur Facebook et Instagram : https://www.facebook.com/JenniferTellierAuteure

https://www.instagram.com/jennifertellierauteure/

Merci à vous pour vos questions !

Interview Corinne Javelaud pour Les petits papiers de Marie-Lou

Après une carrière dans le secteur touristique riche d’expériences culturelles à travers le monde, et faisant suite à des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud se consacre désormais à l’écriture.
Elle est également membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace.

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  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

De formation littéraire et histoire de l’art, j’ai exercé dans le tourisme une quinzaine d’années avant de me consacrer à l’écriture. Cette formidable expérience du voyage au sens large m’a ouvert et enrichi l’esprit à tous niveaux.

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

J’ai toujours adoré écrire sous forme de carnets de bord, carnets de voyages et élaboration de brochures. Le synopsis de mon premier roman est né à Venise en 2007 a été publié en 2008. Je publie un titre par an depuis cette époque. 14 romans ont vu le jour.

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Toutes les lectures de jeunesse que l’on peut avoir dans les années 70, contes de Grimm, de Perault, une fascination pour le livre de Tove Janssen « Moumine le Troll » toute la bibliothèque rose, verte, rouge et or…également les contes et légendes de France…

  • Quel est votre rythme de travail ?

J’écris tous les jours, excepté lorsque je pars en salons du livre et dédicaces et pendant les vacances où je lâche prise. J’écris tôt le matin et également une partie de l’après-midi. La réalisation d’un roman me demande une année de travail.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ?

Je remets un synopsis à mon éditeur, ce qui signifie que l’histoire est déjà aboutie. Cependant, au fil du travail d’écriture, mes personnages n’évoluent pas toujours comme je l’aurais imaginé au départ, c’est justement ce qui est fascinant et qui me plaît dans la création, cette liberté d’élaboration.

  • Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

Je place toujours mes romans dans un contexte historique, une époque, une région, donc je suis, bien évidemment amenée à calquer mes personnages sur ce qui avait cours à ce moment précis, il y a nécessairement beaucoup de recherche, ce qui est passionnant.

  • On sent une certaine empathie envers Marie Lou et surtout envers ce monde dont vous dresser le portrait dans votre livre, vous êtes-vous inspirés de vos rencontres ?

Je ne sais jamais vraiment comment je m’inspire, les éléments viennent assez naturellement, un romancier doit vivre dans la peau de ses personnages pendant la durée de l’écriture, ce travail si exigeant, si profond est également assez mystérieux comme toute création. La structuration, les liens, toutes ces choses sont très importantes pour qu’un livre se tienne et soit agréable à lire pour le lecteur.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?

Je travaille totalement seule mon premier jet, ensuite je reçois les conseils éditoriaux de mon éditeur, nous échangeons beaucoup et cette collaboration est très riche et intéressante. Il en découle quelques ajustements. Ensuite vient la phase de correction. La naissance d’un livre est passionnante.

  • Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Je suis du genre « éternelle insatisfaite » donc je reviens 100 fois sur l’ouvrage. Le parcours est toujours difficile, car il y a souvent des passages que l’on a davantage de mal à réaliser, mais avec du travail et de l’obstination, on y arrive ! Ma religion est le travail !

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

J’ai encore peu de recul par rapport à mon dernier livre, juste sorti de presse. Toutefois, de mes expériences précédentes, il est certain que chaque lecteur lit un livre différent et je suis souvent étonnée par la variété des retours de lecture. Cela démontre à quel point les interprétations d’un texte sont multiples, ce qui est plutôt rassurant !

  • Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

Si c’est une facette cachée, elle le restera !

En dehors de l’écriture très chronophage, je profite de mon temps libre pour découvrir ou redécouvrir les lieux que j’aime, je pratique des activités sportives (marche vélo et bains de mer dès que la saison le permet) J’aime également les expos culturelles !

  • Quels sont vos projets ?

Je prépare un nouveau romain pour 2022 qui sortira chez Calmann-Levy Territoires, une histoire proche de la nature, j’adore !

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Le dernier roman  qui m’a énormément emportée est « Des diables et des sains » (Jean Baptiste Andréa) (Eds L’Iconoclaste)

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

https://www.facebook.com/corinnejavelaud.romanciere

https://corinnejavelaud.wixsite.com/corinne-javelaud

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Sexualité | Interview de Sophie Marie Larrouy | Stop aux diktats sexuels ! | LIBRES ! | ARTE 🔞🐇

“Tu peux nous dessiner un clito pour les nuls ?” ? l À l’occasion de la web-série Libres ! sur ARTE, dont elle est coautrice, voici l’interview de Sophie Marie Larrouy ❤️

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Lien de la série : https://www.youtube.com/watch?v=_GjgseaEyE4&t=38s

La fellation est le ciment du couple, la bisexualité féminine est devenue swag, le sperme améliore l’éclat du teint… : nous sommes submergés d’injonctions, d’idées reçues et de représentations ultra-normées. Stop aux diktats sexuels ! Avec Libres !, Ovidie et Sophie-Marie Larrouy proposent de faire ce qu’on veut, comme on veut et surtout uniquement si on veut.

Miss K8 sort son EP «From The Depths»

Miss K8 commence l’année 2021 en force en vous emmenant dans une expédition sonore déformée. Son EP «From The Depths» est une sortie sophistiquée et diversifiée de 2 titres qui plonge dans un nouveau son.

Masters of Hardcore | Official website

L’EP comprend la nouvelle chanson solo de K8, «From The Depths», qui englobe un son intense et distinctif combiné à une atmosphère incomparable. Après « From The Depths » est le remix DRS sauvage et ultra-rapide du hit de 2017 « St8ment » qui vous fracassera la mâchoire directement au sol!

Tout ce que nous pouvons dire, c’est boucler votre ceinture et profiter de cet EP authentique et dur comme des ongles!

Interview de Marion de Juniac pour «Chronos »

D’origine allemande, vivant actuellement en Suisse, Marion de Juniac est française de cœur et écrit dans les deux langues.

Après des études de psychologie et de relations internationales à St Andrews en Écosse et à Sciences Po Paris, son travail l’a conduit dans des endroits aussi différents, que l’Égypte et l’Inde, le Brésil et Jérusalem, la Chine et le Mexique.

Article Chronos : https://culturevsnews.com/2020/11/27/chronos-tome-1-un-temps-pour-jouer-19-novembre-2020-de-marion-de-juniac/

Achat du livre : https://amzn.to/3l95aHv

  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Je suis une vraie européenne. Le jour du vote du Brexit j’ai pleuré…

Allemande d’origine, j’ai fait des études de psychologie et de relations internationales en Écosse avant d’obtenir un master en Conflit et Sécurité à Sciences Po Paris. J’ai ensuite travaillé dans une grande entreprise française en tant que directrice commerciale pour l’Amérique Latine avant de déménager en Suisse. Depuis deux ans, je me consacre pleinement à l’écriture.

  • Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?


L’envie d’écrire m’est venu vers 13 ans, quelques années après notre déménagement à Berlin. J’avais grandi dans une maison en pleine nature dans le sud de l’Allemagne. Au moment où j’ai perdu l’immensité de la nature autour de moi et j’ai commencé à poser mon imagination sur une feuille de papier. J’avais donc à peu près à l’âge de Lisa, l’héroïne de Chronos. Je me rappelle très bien d’avoir écrit ma première « vraie » nouvelle sur le tout nouvel ordinateur de ma mère – le sujet : Paris.

  • Quelles étaient vos lectures d’enfance ?


J’ai tout lu enfant ! Des BDs, Enid Blyton, Astrid Lindgren, les classiques de la littérature de jeunesse allemande comme Erich Kästner et Michael Ende dont le livre Momo a été une des sources d’inspiration pour Chronos. Ensuite j’ai dévoré Agatha Christie et d’autres policiers et puis très vite des livres plus « adultes », notamment des romans historiques de Tanja Kinkel et la littérature allemande et étrangère. Par contre, je n’ai jamais été une grande amatrice du fantastique. C’est peut-être pour cela que Chronos n’est pas un vrai roman d’heroic fantasy.

  • Quel est votre rythme de travail ? 

Hélas je n’ai pas de rythme de travail très régulier. J’aimerai vous répondre que je me lève tôt pour écrire tous les jours, mais la réalité est bien différente et mes heures d’écriture sont souvent des moments trop courts, entrecoupés par d’autre tâches d’apparence plus urgentes mais presque toujours moins importantes. En revanche, quand survient le moment où une histoire doit absolument sortir, toute autre chose devient secondaire. Il m’est déjà arrivé d’oublier de préparer le dîner, d’aller chercher mes filles à l’école et de me réveiller en pleine nuit pour écrire une heure – moi qui d’habitude dors comme un bébé.

  • Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages au fil de l’écriture ?

Je connais toujours à peu près la fin, oui. C’est d’une importance primordiale pour ne pas se perdre en cours de route. D’autres rebondissements dans l’histoire peuvent se décider au fur et à mesure que j’avance dans l’écriture. Ce sont alors souvent mes personnages qui les imposent. J’aime bien cette double approche, me garantissant à la fois une certaine structure tout en me donnant la flexibilité nécessaire pour faire évoluer le récit et me laisser surprendre. C’est aussi une question d’adrénaline et de suspense : comme je ne connais pas tous les tours et détours de l’histoire à l’avance, je dois rester sur le qui-vive en permanence.

  • D’où vient cette idée de faire un livre à la limite du fantastique ?

Que cela soit Alice au pays des merveilles, Peter Pan ou Harry Potter, la littérature de jeunesse a souvent frayé avec le fantastique, l’envie de fuir l’incertitude de l’adolescence et de s’échapper dans un autre monde. Beaucoup de romans fantastiques se situent complètement dans ce monde parallèle, délaissant au bout de quelques pages le monde réel. Dans Chronos j’ai voulu montrer l’impact que peut avoir cette évasion sur notre vie, nos amitiés et notre famille. C’est pour cela que seulement la moitié de l’histoire se déroule à Gaia. Pour moi les deux mondes sont aussi importants l’un que l’autre.

  • On sent une certaine empathie envers les personnages du livre, comme si ces personnes pouvaient nous côtoyer au quotidien. Vous êtes-vous inspirée de vos rencontres ?

Forcément je me suis un peu inspirée de mes rencontres ! Je crois que tout écrivain observe le monde autour de lui et s’en inspire. En revanche dès que mes personnages s’intègrent dans un récit ils prennent une autre forme et deviennent alors de vrais être fictifs, méconnaissable à la fin même pour moi. Leur humanité par contre doit rester intacte. Je suis donc particulièrement contente si les personnages de mes livres provoquent de l’empathie chez mes lecteurs. En ce qui me concerne, ce sont notamment Lisa et sa mère pour qui j’ai une sympathie particulière.

  • Avez-vous eu de l’aide dans l’écriture de ce roman ?


Oh oui, d’autant plus que c’est le premier livre que je sors. Tout d’abord une jeune amie allemande a eu la gentillesse de me relire. Ensuite mon mari m’a aidé avec la traduction de Chronos que j’ai écrit d’abord en allemand avant de le traduire. C’est aussi pour cela que j’ai absolument voulu avoir l’aide d’une lectrice/ éditrice professionnelle française, qui a apporté la touche finale au texte. L’édition est un monde que je découvre et donc tout conseil est indispensable et précieux. 

  • Le final explosif est très cinématographique comment vous est-il venu ? Est-ce une envie dès le début de l’écriture ou est-elle venue plus tard ?

Je ne me suis jamais posée cette question. Les deux scènes auxquelles vous faites référence ont été clé dès le début. Comme ce sont des scènes d’action et comme les images sont importantes pour moi, cela peut en effet vite prendre une allure de cinéma. Il faut dire que c’est un type de livre, avec la juxtaposition de la vie de Lisa et de ses aventures virtuelles à Gaia, qui nous permet facilement imaginer l’adaptation à l’écran.

  • Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Oui et non. Entre le moment où j’ai eu l’idée pour Chronos en 2015 et la sortie du livre se sont toute même écoulés cinq ans. Je suis passée par beaucoup de moments d’impatience, mais le fait que j’avais encore un autre métier m’a forcé de ralentir. Par la suite, j’ai vite compris qu’un projet d’écriture a souvent besoin de murir. Si j’avais publié la première version de Chronos en 2017 le roman n’aurait pas eu le même succès. Aujourd’hui je résiste mieux à la pression. Je laisse reposer mes textes entre deux relectures. Même si l’impatience de rencontrer mes lecteurs est toujours présente.

  • Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Je viens de recevoir la première lettre d’une lectrice de 12 ans. Dans une enveloppe, manuscrite, elle est arrivée par la poste ce matin. Je peux vous dire que c’est le plus beau cadeau qu’un écrivain puisse recevoir, d’autant plus que cette lettre vient d’une de mes plus jeunes lectrices. Une phrase m’a particulièrement interpellée par sa maturité et son discernement. Elle dit, que le livre lui a permis de mieux comprendre le monde de son enfance lui permettant ainsi de s’affranchir de ses limites. Il est là, le point clé de Chronos !

  • Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

On est tellement sollicité de nos jours que d’avoir et de vivre plusieurs passions devient difficile. Pour moi c’est – avec l’écriture – surtout ma grande famille, mes amis, les rencontres que j’ai pu faire partout dans le monde et donc aussi le voyage. J’adore l’étranger ! Ce sentiment enivrant de l’inconnu, de la découverte, la perte de repères. Mon plus grand rêve c’est de faire le tour du monde en voilier…

Je suis également passionnée par l’actualité – si l’on peut dire ça. Cela fait peut-être un peu partie de mon métier d’écrivain.

En revanche, et c’est peut-être ma facette cachée je n’arrive pas à regarder des séries et pourtant je sais bien que les meilleurs « storytellers » de nos jours sont les scénaristes de séries.

  • Quels sont vos projets ?

Avant tout je voudrais terminer l’écriture du tome 2 de la trilogie de Chronos ! J’ai cru comprendre que mes lecteurs sont légèrement impatients de découvrir la suite des aventures de Lisa 😉

Ensuite j’ai un roman d’adulte qui attend sa dernière relecture et deux autres projets qui prendront sans doute forme cette année.

  • Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

J’aime lire les classiques – c’est généralement pour une bonne raison qu’on lit ces livres encore des décennies plus tard – donc si j’en trouve que je n’ai pas encore lu c’est toujours un plaisir ! Je viens de terminer la lecture de « Bonjour Tristesse ». Un roman, presqu’une nouvelle, assez surprenant. Sinon, je continue à lire un peu de tout : policiers, livres historiques et beaucoup de littérature contemporaine. Je lis moins que pendant ma jeunesse et différemment aussi depuis que je suis écrivaine et plein temps. Pour les plus curieux, ils peuvent trouver la liste de mes 24 livres préférés sur mon siteweb.

  • Utilisez-vous une bande son pour écrire ? A moins que le silence suffise ?

Le silence n’est pas uniquement suffisant mais une nécessité absolue ! Quand vous avez de jeunes enfants le silence est un bien rare ! Ce n’est d’ailleurs pas tant le bruit qui me dérange tant qu’il reste anonyme. Pour la musique c’est pareil. Si j’en écoute c’est souvent de la musique classique ou de piano que je ne connais pas encore. Sinon une partie de mon cerveau écoute la musique et ne se concentre plus sur l’écriture.

  • Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

Oui ! A la sortie de mon livre, j’ai créé mon propre site web : www.mariondejuniac.com qui a justement comme objectif de permettre à mes lecteurs de suivre mes projets d’écriture. Je n’ai jamais été une grande adepte des réseaux sociaux, mais je poste régulièrement sur Instagram où la communauté de #bookstagram m’a séduit malgré moi. J’y ai fait des belles rencontres virtuelles qui deviendront peut-être un jour – quand on aura de nouveau la possibilité de se déplacer – des vrais liens.