Test DVD : Lady Bird (3 juillet 2018) de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf

Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi.

Chronique : « Lady Bird » est fait de petits riens qui en disent beaucoup, et réussit à avançer donc doucement et sûrement, en creusant son sillon comme le fait à sa façon l’héroïne de l’histoire… A travers son personnage buté et volontaire, naïf et pétulant (Saoirse Ronan), c’est toute sa famille qui va aussi porter ce film en devenant un enjeu capital ! Le rapport mère/fille est formidablement étudié, analysé avec des dialogues qui deviennent de plus en plus ciblés et justes au point de s’identifier plus d’une fois dans ce chassé croisé tumultueux ! Combien de fois cette mère pourtant aimante (Laurie Metcalf), s’emmêle les pinceaux face à sa fille un peu trop déroutante pour elle, tandis que son père (Tracy Letts) d’une tendresse infinie essaie de faire de son mieux pour recoller les morceaux… C’est une réalisation d’une simplicité évidente, qui sans nous bousculer plus que cela, arrive à nous interpeller par un tas de petites notes très émouvantes distillées ici et là, ainsi que par la quête personnelle et très bien ciblée de cette Christine/Lady Bird, partagée entre ses ami(e)s, sa famille, et la découverte de la vie et des premiers émois.. Toute la problématique de la sortie de l’adolescence, située en plus au sein de la culture américaine, devient de plus en plus pertinente et saisissante ! Une peinture sensible, touchante, drôle et sans éclats qui résonne de manière éminemment vraie tout au long du parcours de cette adolescente très bien campée par Saoirse Ronan dont le naturel frais et convaincant font le reste, en l’emportant franchement haut la main… Un film de Greta Gerwig qui sans crier gare, arrive à nous émouvoir de plus en plus au fur et à mesure de son déroulement !

Note : 9,5/10

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TEST DVD :

Video : La clarté du film  est juste magique et avec un contraste exceptionnels . Bien qu’il n’y ait pas de point de grain visible, l’image dégage une merveilleuse sensation de film . Les couleurs sont un peu atténuées pour refléter la nature désastreuse de la situation, mais des éclaboussures de paysages americain sont luxueusement riches, les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent naturels et constants tout au long. Les détails sautent de l’écran, tandis que des gros plans pointus soulignent les lignes, les rides et les taches sur les visages des personnages âgés, ainsi que la belle actrice qui joue Lady Bird.

Audio :  Bien que les accents surround soient faibles, la fidélité supérieure et la profondeur tonale permettent à l’audio d’obtenir une sensation d’enveloppement fluide. Une séparation stéréo plus distincte est visible à l’avant, car des transitions douces élargissent bien le paysage sonore. Le bruit d’un bouchon de champagne et le tic-tac d’une horloge sont merveilleusement croquants, tandis que des éléments plus explosifs comme le grondement des moteurs et des voitures excitent les sens sans les agresser. Les basses fréquences sont puissantes et une large gamme dynamique gère tous les hauts et les bas sans aucune distorsion. La musique  jouit d’une belle présence et remplit  avec aisance, et même si certains dialogues sont difficiles à comprendre. C’est une piste beaucoup plus intéressante que ce à quoi on pourrait s’attendre, et l’excellent rendu accentue son impact.

Bonus :

Making of : Ce Making of comprend des interviews avec le réalisateur  et les acteurs et d’autres, ainsi que divers membres du personnel technique. Les sujets abordés comprennent la prémisse du film et les personnages.

 

  • Acteurs : Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts, Lucas Hedges, Timothée Chalamet
  • Réalisateurs : Greta Gerwig
  • Format : Couleur, Plein écran, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Suédois, Français, Néerlandais, Norvégien, Italien, Finnois, Hindi, Danois, Portugais, Espagnol, Islandais, Allemand, Turc, Arabe
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 3 juillet 2018
  • Durée : 90 minutes

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L’Île aux diables – Tome 01: Alban (20 juin 2018) de Raphaël Drommelschlager et Grégory Saint-Felix

Alban, jeune héritier d’une famille bourgeoise de Bordeaux, a toujours senti vibrer en lui l’appel du large. Son destin bascule le jour où, à la mort de sa mère, il apprend qu’il n’a jamais connu son véritable père. Que celui-ci était un pirate, ces aventuriers des mers qui n’hésitent pas à braver les dangers à la recherche de fabuleux trésors. Bien déterminé à suivre ses traces, Alban embarque alors comme mousse dans l’équipage du capitaine Engoza.

Chronique : Une bd bien rigolote et qui ne se prend pas la tête. Au départ il faut bien sur aimer l’univers des pirates pour pouvoir lire cette bd qui est très bien fait. L’humour est évidemment bien présent. L’auteur sait faire rire et rend les gags comiques et très drôles, grâce au superbes illustrations.De l’aventure, des mystères, un soupçon de magie et un trio de héros classique mais efficace : il y a matière à de jolis développements à destination d’un public jeunesse.
Les enfants vont adorer la tête des pirates, leur air très surpris lors des chutes des gags, comme s’ils ne comprenaient pas du tout ce qui se passe.
Certains gags interfèrent avec les suivants, ce qui fait qu’ils se mélangent, et c’est ça qui fait le comique. Les gags sont tantôt courts, tantôt longs.
Assez souvent, on est induit en erreur par l’auteur, du fait que ce n’est qu’au moment de la chute que l’on comprend le ridicule de la situation. L’événement sur lequel s’achève le volume surprend néanmoins et laisse entrevoir une direction inattendue et intéressante pour une suite bien attendu.

Note : 9,5/10

Note : 9/10

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  • Album: 56 pages
  • Editeur : Glénat BD (20 juin 2018)
  • Collection : Tchô !

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Chronokids – Tome 06 (13 juin 2018) de Zep et Vince

Toujours armés de leur téléphone spatio-temporel, Adèle et Marvin poursuivent leurs pérégrinations dans le temps pour des buts plus ou moins nobles. Un été trop chaud ? Et les voilà partis en pleine ère glaciaire pour se fournir en glaçons pour l’Ice Tea. Mais gare aux crottes de mammouths géants ! Comme d’hab’, les jumeaux réécrivent l’histoire, mais à leur manière…

Chronique : Les Chronokids, ce sont Marvin et sa sœur Adèle. Depuis qu’ils ont trouvé dans une brocante un téléphone leur permettant de voyager dans le temps, ils n’hésitent pas à traverser les siècles au moindre prétexte. Maladroits, ils se retrouvent souvent dans des situations rocambolesques qui leur causent bien des ennuis. Face aux événements historiques dont ils sont témoins, ils portent un regard complètement marqué par leurs préoccupations d’enfants, apportant beaucoup d’humour au récit. L’amalgame entre ces préoccupations et certains moments de l’histoire est parfois réussi avec brio comme lorsque Napoléon doit faire un match de basket.
L’album, non paginé, propose de courtes histoires sans titre est prétexte à la visite d’une époque dans le but de répondre à un besoin ou à une interrogation des enfants. L’utilisation prononcée des tons de terre rend certaines planches plutôt ternes. Les illustrations détaillées donnent son sens au récit et ajoutent des détails historiques. Par ailleurs, puisque les enfants atterrissent souvent au cœur de batailles sanglantes, certaines illustrations sont parfois violentes ou légèrement macabres. L’humour du récit est aussi soutenu par des personnages caricaturaux très expressifs et de nombreux jeux de mots. de plus, certaines histoires proposent des chutes surprenantes qui suscitent l’intérêt du lecteur. Une bonne série qui plait à un large public et avec ce tome 6 réussi à perdurer.

Note : 9,5/10

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  • Album: 48 pages
  • Editeur : Glénat BD (13 juin 2018)
  • Collection : Tchô ! La collec…

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Max et Bouzouki T05: Mission Minouminou (30 mai 2018) de Falzar et David Evrard

Se plonger dans Max et Bouzouki, c’est découvrir le plaisir de lire ! Le héros ou l’héroïne d’un récit a souvent beaucoup de points communs avec le jeune lecteur. Il suffit de regarder la petite famille de Max ! Mais les histoires de Max et Bouzouki font aussi rêver : quel enfant ne désirerait pas avoir un chien pour ami, et, mieux encore, un chien qui peut dormir dans son lit ?

Chronique : Une bande dessinée sympathique dont les héros sont Max et Bouzouki, son chien. Un personnage à part entière qui ne pense qu’à manger. On aperçoit aussi Léa, la copine qui elle possède un chat.
Histoires d’écoles, de parents pas toujours d’accord et de copains.
5 ou 6 cases par page, et un gag à chaque fois. Texte simple, dessin coloré. La mise en page est plutôt gaie.
Pour les lecteurs débutants, et à cet âge on a envie de lire de la BD, c’est vraiment adapté et drôle. Simple a lire et tellement drôle.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 24 pages
  • Editeur : Kennes Editions (30 mai 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Capitaine Static- Recueil 1 (27 juin 2018) de Alain M. Bergeron et Sampar

 

Capitaine Static. Charles Simard était un enfant comme les autres…

Chronique : BD sympathique, qui met de bonne humeur.
On se retrouve dans le monde magique d’un enfant de neuf ans, propulsé au rang de héro et se baptisant « Capitaine Static » ! Détenteur d’un nouveau pouvoir; la maitrise de l’électricité statique, du bout des doigts, il remet les gros durs à leur place, dans la cour de l’école, ou dans les ruelles de sa ville. Un hybride entre le livre de contes et la bande dessinée. Capitaine Static vise un public jeune et ceux qui débutent en lecture.
L’histoire leur parle directement en les plaçant dans un univers qui leur est familier et dans lequel ils se reconnaissent avec l’école, les origines des pouvoirs de Capitaine Static , les bagarres et les premiers émois.
Un volume qui devrait plaire aux jeunes et moins jeunes, surtout quand l’intimidateur devient le dindon de la farce.

Note : 9,5/10

  • Album: 192 pages
  • Editeur : Kennes Editions (27 juin 2018)
  • Collection : KE.PREM.LECTURE

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Mauvaises mines (23 mai 2018) de Jonathan Munoz

Le directeur des éditions Couicoui devrait être content : le nouvel album des aventures de Pin-Pin le petit lapin, fleuron de son catalogue jeunesse, se vend comme des petits pains. Problème, celui-ci n’a visiblement pas été relu… Certaines de ses répliques semblent être destinées à un public plus adulte. Beaucoup plus adulte. Pour éviter le scandale éditorial du siècle, notre éditeur et son assistant vont devoir se mettre en quête des exemplaires imprimés pour les faire disparaître définitivement. Sauf que pendant ce temps, l’auteur, lui, travaille déjà sur son prochain ouvrage. Et il compte bien aller encore plus loin…

Chronique : Un recueil d’humour noir, très noir et très réussi ! Des dessins superbes (parfois dans l’horreur), très parlants, des phrases qui accrochent, une belle remise en question sur certains points de notre société. Le lecteur y voit des soldats mutilés, des mers d’urine, des vieillards sodomisés ou encore une martyre sur le point de se faire exploser .  Sébastien Munoz tire sur toutes les cibles, il n’y a pas de censure et il n’y a pas de tabous. L’ensemble s’avère sympathique, souvent amusant, mais présente ses limites, notamment un rythme de lecture assez rapide et une trame narrative un peu mince, assurée par quelques pages racontant la poursuite de l’écrivain dépressif.Mais au delà de cet humour bien barré, c’est surtout la richesse graphique de l’artiste qu’il faut admirer sans modération. Il saute d’un style à l’autre, s’amuse à enrichir ses dessins de textures sombres, de lumières très habilement dosées et d’un réel sens de l’atmosphère.

Note : 9/10

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat BD (23 mai 2018)
  • Collection : GlénAAARG !

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