Pic Pic, André et leurs amis de Vincent Patar et Stéphane Aubier | 19 février 2020

André le mauvais cheval, Pic Pic le cochon Magik et Eléphant sont inséparables. Vivant de petits boulots, fans de musique, de littérature et de bière, leur quotidien créatif, délirant et parfois absurde n’est pas sans rappeler celui de leurs facétieux créateurs, Vincent Patar et Stéphane Aubier, figures emblématiques et cultes de l’animation belge (Panique au village, Ernest et Célestine et bien sûr plusieurs courts métrages de Pic Pic André Shoow)

Chronique : Le cochon mélomane, le cheval lettré et l’éléphant féru d’art moderne prennent leurs quartiers grâce à ce superbe album. L’occasion de découvrir sous formes de strips BD l’univers joyeusement gamin et impertinent de leurs auteurs Vincent Patar et Stéphane Aubier. Les fans de longue date de Vincent Patar et Stéphane Aubier vont être ravis. Petits et grands prendront leur pied à patafioler avec un porcelet rose et un canasson écarlate, un duo très contrasté qui ne se côtoie guère qu’en trinquant au générique. Le cochon se contente d’une coupe de champagne, le bourrin se bourre à la bière. Il y a belle lurette que Vincent Patar a versé du houblon dans le picotin d’André, que Stéphane Aubier s’est entiché de son cochonnet. Patar et Aubier, deux cartooneurs bruxellois, nous convient à un pétaradant cocktail. Moins calamiteux qu’André, Pic-Pic a des pouvoirs «magiks». Leurs comparses se bousculent avec un bonus d’accent belge. A découvrir pour bien rire.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 176 pages
  • Editeur : Casterman (19 février 2020)
  • Collection : ALBUMS
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2203197110

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Sang Royal – Tome 04: Vengeance et rédemption de Alejandro Jodorowsky et Dongzi Liu | 29 janvier 2020

Alors que les rois Honim et Alvar s’apprêtent à célébrer l’union de leurs descendants, Aram et Mara, une menace plane… Une armée de vampires dévore les troupeaux des bergers et tente de s’en prendre aux deux royaumes. De son côté, Vaal le boiteux, le propre fils d’Alvar devenu Grand prêtre, fomente un complot pour assassiner le futur roi et prendre sa place sur le trône. Mais Aram possède dans ses veines le sang du loup-garou qui le rend invincible. Vaal décide alors de faire forger la seule arme capable de le détruire : une épée d’argent.

Chronique : Quelle claque ! Une saga qui fini sur des chapeaux de roues . Les dessins de Dongzi Liu sont toujours aussi splendides et envoûtant et donnent une certaine dimension à cette histoire. Ils sont pleins de vie et retransmettent à merveilles les émotions des personnages. La précision des traits lors des zooms sur les visages donne presque l’effet d’une photographie.
Quant au scénario en lui-même, il risque fort de soulever bon nombres de critiques aussi bien positives que négatives. L’histoire s’assombrit et la violence, la passion et la cruauté sont maître mots de ce volume.
Le récit est puissant et touche le lecteur au plus profond de lui-même. Jodorowsky nous mène dans les plus sombres recoins de l’âme humaine et de la folie à travers des personnages tous plus monstrueux les uns que les autres.
Jodorowsky mélanges les thèmes de l’amour et de la haine, la passion et la folie avec une efficacité surprenante et nous offre un dyptique sensationnel.
Une lecture dont nous ne ressortons pas indemne !

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (29 janvier 2020)
  • Collection : Sang Royal (4)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2723486311

 

KidZ – Tome 02 de Aurélien Ducoudray et Jocelyn Joret | 5 février 2020

Polly et Sue font désormais partie de la communauté de Ben et ses potes. Seulement voilà : avec deux filles dans leurs rangs, leurs petites habitudes risquent bien de changer… Autre problème, ils ont découvert un détail troublant sur le dernier zombie à qui ils ont filé une rouste : celui-ci portait une muselière ! Depuis quand les zombies sont traités comme de bons toutous ? Est-ce que cela voudrait dire que quelqu’un les contrôle ? Et si c’est le cas, quelles sont ses intentions ?

Chronique : Un tome 2 en grand forme, cette bande dessinée a un rythme très soutenu, une tension forte et une nervosité perceptible par les couleurs, les cadrages et les attitudes.Que on est lu le tome 1 ou non on entre de suite dans le récit, il y a un sentiment d’urgence. Les personnages sont à bout de nerfs. La grande épidémie est passée. Les zombies sont de moins en moins present. La cause réelle de tout cela n’est pas vraiment importante. Ce qui compte est la survie de ces ados marqués par le traumatisme violent de la disparition de leurs parents. Chaque cœur est envahi par ces chocs, personnels et intraduisibles. Les dialogues les amènent à exprimer leur incompréhension face aux événements dont ils ont été témoins. La narration alterne ainsi les scènes d’action – moyen pour ces ados de cacher leur peur – et les scènes plus posées, plus dialoguées, révélatrices d’une incapacité à sortir ce qui leur pèse. Les auteurs montrent leur épuisement et la radicalité de leur âge. Il n’y a pas beaucoup de douceur ou de tendresse car tout cela est enfoui. Les couleurs choisies  et les cadrages très marqués créent un dynamisme dans l’enchaînement des scènes. Tout va très vite et rien n’est serein. Il y a une sorte de transition de maturité qui est traité, démontrant les failles ouvertes de chaque personnage. L’ensemble de cette communauté improvisée évolue en plein mystère très bien maintenu dans ce deuxième tome. Cette évolution est symbolisé très facilement par l’énigme propre à ces récits d’apocalypse : qui sont vraiment les survivants ?

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 72 pages
  • Editeur : Glénat BD (5 février 2020)
  • Collection : KidZ (2)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2924997003

 

Metanoïde (Log-In) de David Boriau et Nuno Plati

Condamné à passer le reste de ses jours en fauteuil roulant, le jeune Josh s’évade à travers les merveilles de la science. Et avec son ami Jorgen, scientifique illuminé du quartier, ils ont une passion : observer les étoiles en quête d’une forme de vie extraterrestre.

Chronique :C’est le récit un peu désorganisé d’un jeune orphelin en fauteuil roulant, un petit génie de la science qui, avec son mentor, Jorgen, découvre une existence extraterrestre en route pour la Terre. La collision entraîne la mort de Jorgen et des visions étranges à Josh, le jeune garçon, qui découvre très vite qu’il peut se transformer en une sorte de monstre gigantesque lorsqu’il est en colère. Son oncle Adam, chef d’une communauté, tente de cacher tous ses mystères, sans succès, car bientôt Josh / monstre est menacé de mort.
C’est une belle BD aux graphisme noire et blanc destiné à un public adolescent. J’ai trouvé le thème original mais l’intrigue assez décousue à cause de cases difficilement compréhensibles. On reste sur sa faim avec ce premier tome.

Note : 8/10

Merci à Myriam

 

  • Broché : 144 pages
  • Editeur : Glénat BD (8 janvier 2020)
  • Collection : Log-In
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344031103

 

Irena – Tome 05: La vie après de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël, et al. | 15 janvier 2020

1983, Jérusalem. Voilà 18 ans qu’Irena a été reconnue Juste parmi les nations par le peuple d’Israël. Pour autant, ce n’est qu’aujourd’hui qu’un arbre est planté en son honneur à Yad Vashem… Une reconnaissance tardive qui vient permettre à cette femme humble de continuer le récit de sa vie héroïque. Les derniers mots de son histoire sont dédiés au docteur Janusz Korczak qu’elle a connu, médecin et écrivain polonais qui a délibérément choisi d’accompagner les enfants de son orphelinat au camp de Treblinka…

Chronique : Fin de la belle et tragique histoire d’Irena, on la retrouve après la guerre dans une Pologne désormais soviétique. Elle doit faire face aux tracasseries administratives, aux retours des camps des enfants qu’elle a parfois aidé à sauver et à la vie qui renait pour elle et pour eux. Les émotions sont transcrites avec justesse et dénotent une grande humanité. En outre, les cadrages sont variés et le découpage assure une bonne lisibilité qui nous offre de beaux moment d’émotion que vous aurez encore envie, de découvrir la suite du parcours de cette femme courageuse et altruiste et le petit plus à la fin de ce tome la biographie de cette grande héroïne qui permet d’en apprendre plus sur sa vie.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 72 pages
  • Editeur : Glénat BD (15 janvier 2020)
  • Collection : Irena (5)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344033033

 

Le Mur – Tome 01: Homo Homini Lupus de Mario Alberti et Antoine Charreyron | 15 janvier 2020

Dans un futur post-apocalyptique, le monde n’est que ruines et désolation. La civilisation n’est plus et l’humanité vit de pillages et de bidouille, s’organisant en villages de fortune ou en caravanes d’épaves vrombissantes où la brutalité fait société.

Chronique : Histoire post apocalyptique relativement classique : un jeune homme, Solal, et sa jeune sœur malade cherche à aller au delà du mur pour trouver la sécurité.
Sauf que ce mur mis en place au milieu de la Méditerranée est difficilement franchissable. Capturés par une bande qui cherche aussi à franchir ce mur, Solal va tenter le tout pour tout pour sauver sa soeur, qui n’a plus assez de médicaments. Est ce bien l’Eden qu’il va trouver?
Le mur de Trump, une catastrophe écologique devenue crédible, un méchant digne de Mad Max (le personnage de Bastard porte si bien son surnom), une atmosphère sèche et corrompue, tous les ingrédients d’un très bon post apo sont là ! L’ambiance rappelle un peu du Moebius, le dessin est parfois un peu brut, acéré mais cela colle à l’atmosphère. Le découpage est très cinématographique, les personnages attachants (Solal le petit mécano est plein de ressources). Les décors angoissants et les véhicules bricolés sont soignés : si vous êtes fans du genre, foncez d’autant que l’histoire vous réserve de beaux rebondissement set une belle surprise pour la fin de ce premier tome qui se dévore. Mario Alberti offre un dessin et une colorisation à la hauteur de son histoire pour un premier tome qui annonce une trilogie à suivre absolument !

Note : 9,5/10

Merci à Nathalie Z

 

  • Relié : 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (15 janvier 2020)
  • Collection : Le Mur (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2344033637

 

 

 

Les Naufragés hurleurs (6 février 2020) de Christian CARAYON

Martial de la Boissière vit à l’écart de la société, protégé par les hauts murs de son manoir. Quand il en sort, c’est pour assister aux réunions du Cercle Cardan, toujours prêt à démasquer ceux qui se nourrissent de l’engouement pour les sciences occultes, des charlatans sans honneur. Sa prochaine mission : assister à une représentation du nouveau médium à la mode, Collas. Accompagné de son ami Alain, Martial se rend à Paris. Mais l’expérience tourne court : en pleine séance, le médium agrippe le bras d’Alain pour lui crier de s’enfuir avant de s’effondrer en crachant de l’eau de mer.

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Chronique : Un excellent roman policier a l’intrigue savamment distillé.
Les différents protagonistes, y compris « les méchants », sont sympathiques. On suit pas à pas l’enquête de Martial, détective « amateur », et, à ses heures perdues, (mais pas si amateur que ça), mais, à l’âme tourmentée, et dont, on devine assez rapidement qu’il cache un lourd secret.
L’action de ce polar se déroule en 1925, mais surtout en Bretagne, et plus particulièrement à l’Ile de Bréhat.
Les descriptions de ladite île de Bréhat sont superbes, et, donne vraiment envie d’y passer ses vacances, même si l’auteur présente ce lieu des Côte d’Amor sous un jour sombre, mystérieux, sauvage, en proie aux croyances païennes, à la sorcellerie. Il se faut dire que l’intrigue se passe en plein hivers, saison propice aux tempêtes, au froid, etc, et, faisant ressurgir la peur, un certain mal être.
A lire, et/ou à découvrir si l’on apprécie les polars dans la lignée de ceux d’Agatha Christie.

Après « le diable sur les épaules  » qui mérite une visite pour ceux qui ne l’on pas lu , » les naufragés hurleurs  » nous donne le plaisir d’une écriture pleine de finesse,,avec des personnages dont il fouille la profondeur de l’ame par petites touches, et le canevas se met en place presque par devers le lecteur qui se trouve englué dans un roman qui ne veut pas sortir de ses mains ,jusqu’au final toujours très travaillé.
Il y a du travail chez c’est homme là, il y a de l’envie, il y a du plaisir ,il y a de l’érudition,,et il y a du souffle …et on va le suivre et le recommander,car le lecteur passe un très bon moment !!!

Note : 9/10

 

  • Broché : 400 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (6 février 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265116300

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