Sang Royal – Tome 04: Vengeance et rédemption de Alejandro Jodorowsky et Dongzi Liu | 29 janvier 2020

Alors que les rois Honim et Alvar s’apprêtent à célébrer l’union de leurs descendants, Aram et Mara, une menace plane… Une armée de vampires dévore les troupeaux des bergers et tente de s’en prendre aux deux royaumes. De son côté, Vaal le boiteux, le propre fils d’Alvar devenu Grand prêtre, fomente un complot pour assassiner le futur roi et prendre sa place sur le trône. Mais Aram possède dans ses veines le sang du loup-garou qui le rend invincible. Vaal décide alors de faire forger la seule arme capable de le détruire : une épée d’argent.

Chronique : Quelle claque ! Une saga qui fini sur des chapeaux de roues . Les dessins de Dongzi Liu sont toujours aussi splendides et envoûtant et donnent une certaine dimension à cette histoire. Ils sont pleins de vie et retransmettent à merveilles les émotions des personnages. La précision des traits lors des zooms sur les visages donne presque l’effet d’une photographie.
Quant au scénario en lui-même, il risque fort de soulever bon nombres de critiques aussi bien positives que négatives. L’histoire s’assombrit et la violence, la passion et la cruauté sont maître mots de ce volume.
Le récit est puissant et touche le lecteur au plus profond de lui-même. Jodorowsky nous mène dans les plus sombres recoins de l’âme humaine et de la folie à travers des personnages tous plus monstrueux les uns que les autres.
Jodorowsky mélanges les thèmes de l’amour et de la haine, la passion et la folie avec une efficacité surprenante et nous offre un dyptique sensationnel.
Une lecture dont nous ne ressortons pas indemne !

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (29 janvier 2020)
  • Collection : Sang Royal (4)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2723486311

 

KidZ – Tome 02 de Aurélien Ducoudray et Jocelyn Joret | 5 février 2020

Polly et Sue font désormais partie de la communauté de Ben et ses potes. Seulement voilà : avec deux filles dans leurs rangs, leurs petites habitudes risquent bien de changer… Autre problème, ils ont découvert un détail troublant sur le dernier zombie à qui ils ont filé une rouste : celui-ci portait une muselière ! Depuis quand les zombies sont traités comme de bons toutous ? Est-ce que cela voudrait dire que quelqu’un les contrôle ? Et si c’est le cas, quelles sont ses intentions ?

Chronique : Un tome 2 en grand forme, cette bande dessinée a un rythme très soutenu, une tension forte et une nervosité perceptible par les couleurs, les cadrages et les attitudes.Que on est lu le tome 1 ou non on entre de suite dans le récit, il y a un sentiment d’urgence. Les personnages sont à bout de nerfs. La grande épidémie est passée. Les zombies sont de moins en moins present. La cause réelle de tout cela n’est pas vraiment importante. Ce qui compte est la survie de ces ados marqués par le traumatisme violent de la disparition de leurs parents. Chaque cœur est envahi par ces chocs, personnels et intraduisibles. Les dialogues les amènent à exprimer leur incompréhension face aux événements dont ils ont été témoins. La narration alterne ainsi les scènes d’action – moyen pour ces ados de cacher leur peur – et les scènes plus posées, plus dialoguées, révélatrices d’une incapacité à sortir ce qui leur pèse. Les auteurs montrent leur épuisement et la radicalité de leur âge. Il n’y a pas beaucoup de douceur ou de tendresse car tout cela est enfoui. Les couleurs choisies  et les cadrages très marqués créent un dynamisme dans l’enchaînement des scènes. Tout va très vite et rien n’est serein. Il y a une sorte de transition de maturité qui est traité, démontrant les failles ouvertes de chaque personnage. L’ensemble de cette communauté improvisée évolue en plein mystère très bien maintenu dans ce deuxième tome. Cette évolution est symbolisé très facilement par l’énigme propre à ces récits d’apocalypse : qui sont vraiment les survivants ?

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 72 pages
  • Editeur : Glénat BD (5 février 2020)
  • Collection : KidZ (2)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2924997003

 

L’Institut de Stephen King| 29 janvier 2020

Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

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Chronique : Je pense que très peu de gens diront que L’Institut est l’une des meilleures œuvres de King, mais pour ma part, je pense qu’il est à la hauteur de certaines de ses œuvres les plus divertissantes.

L’Institut reprend une intrigue très familière – l’intrigue de quelques milliers de romans de YA, il faut bien le dire – et y ajoute la caractérisation détaillée caractéristique de King, des récits longs mais toujours agréables, et pas mal de chair à canon pour les théoriciens de la conspiration du monde entier. Il y a des enfants avec des pouvoirs spéciaux soumis à des expériences cruelles, des organisations gouvernementales secrètes, et la foi dans l’idée qu’aucun ennemi n’est trop grand si nous l’affrontons tous ensemble. C’est passionnant !

En lisant ce livre, il est facile de comprendre pourquoi a) les gens se précipitent pour dévorer chaque nouveau livre de King, et b) les snobs du livre ne le prennent pas au sérieux. N’importe quel autre auteur ferait envoyer ce manuscrit directement à la section YA. Ce n’est pas une insulte. Ce livre était extrêmement divertissant, que le snobisme du livre soit damné. Et par « divertissant », je veux dire souvent si horrible et injuste que j’ai simplement dû continuer à lire pour savoir ce qui allait se passer.

J’ai beaucoup aimé la façon dont King a organisé cette histoire, en commençant par le flic de la petite ville Tim Jamieson, puis en s’éloignant à des milliers de kilomètres pour raconter l’histoire de Luke Ellis – une histoire qui semble n’avoir aucun rapport avec ce qui se passe. Sauf que, bien sûr, elle n’est pas sans rapport et que leurs chemins vont se croiser de la façon la plus étrange qui soit.

Mais revenons à Luke. C’est un enfant prodige, destiné à la grandeur, lorsqu’une nuit, il est kidnappé et emmené à l’Institut, un endroit où des enfants aux capacités spéciales sont retenus en captivité et soumis à des expériences bizarres. Dans cet endroit sombre et maléfique, tout ce qu’ils ont, c’est l’un l’autre, car ils tentent d’éviter les punitions cruelles. L’horrible injustice de cette situation rend l’histoire immédiatement convaincante et, à mesure que de plus grands secrets sont révélés, je ne pouvais pas imaginer comment ils allaient s’en sortir.

Si la poursuite des fouilles de King à Trump ne nous a pas déjà donné d’indices, le thème principal de ce livre suggère un tout nouveau niveau de frustration et de méfiance envers le gouvernement. Mais il envoie également un message positif d’espoir, à savoir que les enfants n’ont pas à le supporter, ce qui semble plus pertinent que jamais. Une bonne lecture.

Note : 9,5/10

  • Broché : 608 pages
  • Editeur : Albin Michel (29 janvier 2020)
  • Collection : A.M.S.KING
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2226443274

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Le défi de Vita Sackville-West| 12 février 2020

A Hérakleion, une île grecque bercée par les mondanités, l’hégémonie d’un petit groupe de diplomates est contestée. Julian, jeune héritier de la famille Davenant, restera-t-il fidèle aux intérêts des siens ? Ou bien se ralliera-t-il aux habitants de l’île voisine, déterminés à acquérir leur indépendance ? Sans oublier qu’Eve, son impitoyable amante, pourrait bien jouer un rôle décisif et troubler certaines alliances. Au moyen d’un jeu de miroir subtil, les îles fantasmées par l’auteure, abritant une nature superbe, deviennent le lieu de l’amour interdit entre Vita Sackville-West et Violet Trefusis : Vita sous les traits de Julian, Violet sous ceux d’Eve.

Chronique : Vita Sackville-West avait déjà fait ses débuts avec succès (poèmes et un premier roman). Mais, bien qu’elle soit convaincue que ce Défi est « sacrément bon », elle préfère attendre quelques années avant de le publier, au moins cinq, et de le diffuser aux États-Unis et non au Royaume-Uni. Pourquoi ?
Elle voulait éviter le scandale à sa famille et à ses amis. Le Défi raconte l’histoire de son amitié qui est devenue l’amour de Violet, une amie d’enfance de moins de deux ans.

Vita et Violet se sont rencontrées quand la première avait 12 ans et la seconde 10. Quatorze ans après cette première rencontre, ils ont réalisé que leur amitié comportait également une forte attraction physique. Leur histoire n’a pas duré longtemps, trois ans durant lesquels elle a brûlé « vive et ruineuse ».

Tous deux mariés, elles ont décidé d’abandonner tout et tout le monde, de s’installer en France et de vivre leur amour. Mais elles ont été rejointes par leurs maris respectifs qui ont lutté pour finir leur histoire et les ramener dans la famille.

Un amour court, intense, plein de passion, et aussi de souffrance, brûlé dans un laps de temps beaucoup plus court que celui nécessaire à la construction de leur histoire.
Le titre est aussi déclaré que vous pouvez l’imaginer, le « défi » était pour le monde entier. Mais avant de faire ce choix, Vita aurait également opté pour la « rébellion », ce qui ne m’aurait pas paru moins évident.

Écrit à l’époque du plein amour avec Violet pendant les pérégrinations françaises, il a convaincu Violet qu’elle insistait pour une publication immédiate. Mais Vita s’est laissée arrêter par la pression familiale et surtout par cet ami qui lui a demandé : « Si Violet était morte, la publierais-tu ? ».
Vita a lu à Violet chaque soir les pages écrites pendant la journée, et Violet s’est permis de les corriger : le texte final est donc fidèle aux sentiments des deux.

Dans ces pages, Violet devient Eve et Vita devient Julian, qui est probablement l’homme que Vita a toujours voulu être. L’action se déplace plus au sud de la France, en Méditerranée et surtout dans une Grèce assez imaginaire.
Des femmes qui sont en avance sur leur temps. Ou peut-être, au contraire, des femmes qui vivent pleinement leur temps parce que des personnages féminins avec ce sentiment d’indépendance et de liberté, avec ce courage et cette détermination à vivre pleinement leurs choix, même s’ils étaient fortement opposés à l’époque, n’étaient pas rares, surtout dans le monde artistique.

Un livre novateur et vraiment très intéressant.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 424 pages
  • Editeur : AUTREMENT (12 février 2020)
  • Collection : Littératures
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2746753308

 

Je grandis – Je me lave tout seul de Patricia GEIS | 13 février 2020

Pourquoi et comment se laver tous les jours ? L’apprentissage passe par l’exemple, le jeu et le plaisir… Alors amusons-nous avec cette collection pour apprendre l’hygiène aux tout-petits.

Chronique : Un livre adapté aux petites mains, cette collection permet aux enfants de comprendre leur environnement avec le personnage du tigre et avec plein de belles couleurs et ici le sujet est ce laver et pourquoi il faut le faire, le livre explique bien les étapes d’une manière ludique. C’est  un livre facile à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant . Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et de poser des questions sur le sujet.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 16 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 ans
  • Editeur : Langue au Chat (13 février 2020)
  • Collection : Je grandis
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2806310377

 

Je grandis – Je me brosse les dents de Patricia GEIS | 13 février 2020

Pourquoi et comment se laver les dents ? L’apprentissage passe par l’exemple, le jeu et le plaisir… Alors amusons-nous avec cette collection pour apprendre l’hygiène aux tout-petits !

Chronique:  Un livre adapté aux petites mains, cette collection permet aux enfants de comprendre leur environnement avec le personnage de ce petit tigre avec plein de belles couleurs et ici le sujet est le brossage de dent et à quoi cela sert et comment le pratiquer. C’est  un livre facile à lire, pas très long du coup parfait pour un enfant . Cela aide l’imaginaire de l’enfant à travailler sur le sujet du livre et de poser des questions sur le sujet et bonus le livre à des astuces rigolotes et des accessoires en carton permettent de jouer et de s’exercer aux bons gestes avant de les reproduire sur soi-même devant le petit miroir.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 16 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 ans
  • Editeur : Langue au Chat (13 février 2020)
  • Collection : Je grandis
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2806310369

 

Au lit, petite sirène ! de Rhiannon FIELDING et Chris CHATTERTON | 13 février 2020

Plus que dix, neuf, huit minutes avant d’aller au lit ! Pourtant, au royaume de Neptune, une petite sirène manque à l’appel… C’est que Perle est bien trop occupée à explorer les fonds marins.

Chronique : Magnifique livre avec de magnifiques illustrations comptant jusqu’à l’heure du coucher de la sirène. Ce livre raconte l’histoire d’une sirène qui tente de faire autant d’exploration avant de se coucher et qui n’a que dix minutes. Chaque page est une activité différente qu’elle fait et les images vont intéressé les enfants L’histoire est en rimes, ce qui la rend plus facile à lire, et certains mots sont en plus gros caractères, ce qui a aide les enfants à lire le livre. Un vrai merveille et la carte s’agrandit du pays s’agrandit au fils des livres.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 ans
  • Editeur : Grund (13 février 2020)
  • Collection : Au lit
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025280