Space Force : Steve Carell part en guerre des étoiles sur Netflix

Quand l’équipe derrière The Office satirise la politique américaine.

Le pitch

Le 18 juin 2018, le gouvernement fédéral annonce la création d’une 6e Division au sein des forces armées américaines. Son objectif : défendre les satellites contre des attaques et exécuter diverses opérations spatiales. Voici l’histoire des hommes et des femmes engagés dans cette aventure.

  • 10 x 30 minutes
  • Durée totale de visionnage : 5 heures

La critique

L’origine de Space Force nous vient d’une annonce de Donald Trump datant de 2018 : la création d’une « Space Force », qui agira en parallèle et sur un même pied d’égalité à l’Air Force. L’année suivante, Netflix révèle que Greg Daniels (co-créateur de The Office) et Steve Carell sont en train de travailler sur une nouvelle comédie basée sur cette 6ème division de l’armée américaine. Si l’annonce pouvait à l’époque faire sourire, est-ce qu’une série entière peut tenir la longueur sur ce même concept ?

Space Force se veut une comédie de bureau doublée d’une satire de la politique américaine. Si cette association peut potentiellement faire mouche, dans les faits la série peine à proposer des situations et dialogues réellement drôles. La faute à des gags poussifs et malheureusement poussés jusqu’au bout, générant un niveau de malaise incomparable avec l’humour cringe si particulier de The Office. On pense notamment à ce deuxième épisode qui étire un gag à la prémisse ridicule dont l’exécution montre l’étendue du budget de la série.

On rigole assez peu devant Space Force et pourtant, certaines situations et répliques nous laisse entrevoir un potentiel comique certain. La série est cependant sauvée par John Malkovich, qui élève le tout grâce à son jeu inimitable de scientifique sarcastique à l’élocution si particulière. Le duo qu’il forme avec Steve Carell fonctionne et nous offre une dynamique comique efficace au fil des épisodes.

Comme cela a été le cas pour The Office ou Parks & Recreation, on espère que Space Force est en période de rodage sur cette première saison. Si la série reste un divertissement honnête à la qualité de production incontestable, on s’attend rire davantage avec l’équipe qui nous a offert les 2 meilleures comédies de ces 15 dernières années. On garde espoir si Netflix décide de reconduire la série pour une nouvelle saison !

Les 56 films de Cannes 2020 : Wes Anderson, Maïwenn, François Ozon, Laurent Lafitte en sélection officielle

Thierry Frémaux et Pierre Lescure ont présenté ce soir la Sélection officielle du Festival de Cannes qui prendra la forme inédite de « labels », qui permettront d’accompagner les films, parmi lesquels ceux de Wes Anderson, François Ozon et Maïwenn.

C’est au cours d’une conférence de presse d’un genre inédit pour la grand messe qu’est Cannes (sans journaliste dans la salle, mais retransmise en directe sur Canal+ et sur les réseaux sociaux) que Thierry Frémaux, Pierre Lescure et le présentateur Laurent Weil ont dévoilé la sélection de Cannes 2020, qui prendra la forme de labels cette année, en raison de l’annulation du Festival sous sa forme habituelle en raison de la crise du Covid.

Thierry Frémaux, délégué général du Festival l’a dit d’emblée, cette sélection ne sera pas structurée comme chaque année : »on ne voulait pas jouer à », « ne pas s’amuser à ne ce qu’elle ne peut pas être cette année », indique-t-il face à Pierre Lescure et Laurent Weil. Les films ne seront donc pas exceptionnellement différenciés entre la compétition, hors compétition, séance de minuit, et Un Certain Regard, comme le veut la tradition. Avant d’égrener les noms des films sélectionnés, très attendus par la planète cinéphile, Pierre Lescure a également indiqué en préambule sa réélection en tant que président du Festival de Cannes pour un nouveau mandat.

On note une plus forte présence de films français (et parmi parmi ces 21 films français, 8 sont réalisés par des femmes, et 9 sont des premiers films). On note également une forte présence de premiers films, notamment réalisé par des comédiens (Viggo Mortensen, Samir Guesmi, Laurent Lafitte…). Après les succès du Grand Bain et de La Belle Epoque, Cannes va continuer à mettre en avant des comédies (au nombre de 5 cette année, ce qui est un record). Enfin, une belle place est accordée cette année aux films réalisés par des femmes : elles seront 16 réalisatrices à présenter un film contre 14 en 2019, 11 en 2018, 12 en 2017, 9 en 2016, 6 en 2015.

Découvrez la liste des films de la Sélection officielle de Cannes 2020, sous la forme de Labels, dans l’ordre annoncé :

Il y a d’abord « des gens que (Cannes) avait déjà accueilli »

Il y aura aussi « un groupe de gens nouveaux, ou venus qu’une seule fois » :

« beaucoup de premiers films » :

3 documentaires :

5 comédies :

4 films d’animation :

Thierry Frémaux a indiqué avoir reçu un nombre record de films cette année : 2067 longs métrages reçus cette année (contre 1845 en 2019), dont 909 premiers longs métrages, chiffre en hausse par rapport aux années antérieures. Parmi eux, 258 ont été réalisés par des femmes (28,4%) et 651 par des hommes (71,6%) : « C’est aussi parce que les cinéastes étaient là, au travail, que nous ne sommes pas partis, que nous n’avons pas renvoyé tout le monde en 2021, que nous avons continué. Et nous avons bien fait : en choisissant de travailler jusqu’au bout à établir une sélection, nous avons reçu plus de 2000 longs métrages, 2067 exactement »

Pour mémoire, le Festival de Cannes 2020 devait initialement se tenir du 12 au 23 mai 2020, mais a dû être reporté, puis finalement été annulé sous sa forme traditionnelle afin de respecter les mesures de précaution sanitaire en France.

En quoi consisteront ces labels ? Thierry Frémaux a expliqué que « de nombreux autres festivals à travers le monde ont émis le désir d’accueillir les films de la sélection cannoise. » Et d’ajouter : « Le Festival de Cannes dévoilera prochainement la façon dont il déploiera son activité à l’automne prochain. Traditionnellement, les films de la Sélection Officielle sont invités par les festivals qui lui succèdent comme Locarno, Telluride, Toronto, Deauville, San Sebastian, Pusan, Angoulême (pour le cinéma français), Morelia, New York, Lyon, Rome, Rio, Tokyo, Mumbaï ou Mar del Plata et même Sundance en janvier prochain – ils le seront à nouveau, avec le soutien réaffirmé et actif de Cannes et de ses équipes. Comme l’année dernière, le Festival présentera un ou deux films en commun avec l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), une des sections parallèles du Festival qui proposera également une sélection, comme la Semaine de la critique. »

D’autres annonces devraient suivre : les sélections de la compétition des courts métrages et des films de la Cinéfondation seront dévoilées dans les jours qui viennent, comme la composition du programme de Cannes Classics (avec notamment In the Mood for Love de Wong Kar-wai). L’Acid et la Semaine de la critique feront connaitre leurs labels demain.

Cannes 2020 : le replay de la sélection et de l’interview de Thierry Frémaux, à voir sur myCANAL

Face à l’annulation du Festival de Cannes 2020, Pierre Lescure et Thierry Frémaux ont créé le label Cannes 2020, attribué à 56 films. Une liste présentée ce 3 juin à 18h sur CANAL+. Si vous avez raté l’évènement, revivez-le dès maintenant en replay !

Vive le cinéma”, scandait de manière tonitruante Quentin Tarantino il y a un peu plus de seize ans, lors de l’ouverture du 57e Festival de Cannes, en 2004. Un souvenir de Croisette parmi tant d’autres pour les cinéphiles, mais qui aurait pu ne trouver aucune résonance en 2020. Pour autant, le septième art et Cannes vivent encore et toujours, et trouvent un nouveau souffle. Pas de Palme d’Or, pas de Caméra d’or, ni de catégories comme Un Certain regard, encore moins de séances spéciales, cette année, mais la naissance du label Cannes 2020 afin de valoriser la Sélection qui aurait dû rythmer cette 73e édition du Festival de Cannes. Au total, ce sont 56 longs-métrages, des comédies, des drames, des documentaires et plus encore, sélectionnés parmi les plus de 2067 films reçus par le comité. La crème de la crème des réalisations de ces derniers mois, avec une attention toute particulière pour la diversité. En témoigne les 15 premiers films qui composent la liste de 2020 contre 10 en 2019, les 16 réalisatrices présentes dans la sélection contre 14 l’année passée, les 147 pays représentés, ou encore la mise en avant de comédies ou de films d’animation. De la même manière, ce fameux label sera attribué au dernier Pixar, Soul, et au nouveau film du Studio Ghibli. Vous n’avez pas pu suivre l’évènement en direct ? Pas de panique, le replay est déjà disponible ! (Re)découvrez la sélection officielle de Cannes 2020 et l’interview de Thierry Frémaux sur myCANAL.

Netflix : «Kalifat», une série bouleversante aux portes de l’enfer

Entre Stockholm et la Syrie, la mini-série suédoise disponible sur Netflix s’intéresse à trois jeunes femmes liées à Daech. L’une vit à Raqua et ne pense qu’à fuir, l’autre rêve d’y partir et une jeune flic va tout faire pour les sauver.

 Une Suédoise Pervin (Gizem Erdogan) tente par tous les moyens de quitter Raqqa, le fief de l’organisation Etat islamique.

Trois femmes issues de l’immigration, trois destins, trois actrices remarquables. Elles sont les héroïnes de « Kalifat » une mini-série suédoise géniale et addictive qui vient de débarquer discrètement sur Netflix. De Stockholm, la capitale Suédoise, à Raqqa, fief de Daech en Syrie, la fiction nous plonge dans le quotidien de ces trois jeunes femmes que toute oppose.

Par amour, par croyance, Pervin, une Suédoise, a fui Stockholm et sa famille pour Raqqa. Depuis des mois, elle y vit un cauchemar. Loin des palaces et de la vie rêvée promise, son quotidien se résume à un appartement sordide où elle vit avec son mari djihadiste qu’elle comprend de moins en moins et leur petite fille de quelques mois. Son seul bonheur qui la raccroche à la vie et lui donne sa force. Pour elle, la jeune mère ne pense qu’à quitter cet enfer. Quand sa voisine, une Européenne comme elle, embarquée de force pour être mariée à un inconnu, lui glisse un téléphone portable, elle entrevoit une lumière d’espoir. Elle reprend contact avec la Suède.

Glaçant de réalisme

A l’autre bout du fil, Pervin va rencontrer Fatima, une enquêtrice de la police nationale cabossée par la vie et par ses supérieurs mais tenace. Elle lui confie qu’un attentat se prépare en Suède. Entre les deux femmes, une relation complexe et sous tension va se nouer en secret. Chacune a besoin de l’autre. Pervin pour rentrer en Suède, Fatima pour déjouer l’attentat.

Et puis il y a Sulle, une lycéenne musulmane de 17 ans peu pratiquante et heureuse adolescente jusqu’à ce que sa route croise un rabatteur et qu’elle tombe dans le piège de l’Islam radical…

« Kalifat » est une série dont on ne sort pas indemne. Elle est troublante tant elle est réaliste quand elle aborde l’endoctrinement et le fanatisme religieux, à l’instar d’« Un orthodox » qui nous plonge, elle, chez les juifs ultraorthodoxes. « Kalifat » nous entraîne dans les bas-fonds de l’islam intégriste, dans les rues poussiéreuses de Raqqa où débarquent des centaines d’Européens. Le réalisateur a su éviter les pièges du pathos et les leçons de morale inutiles. Ici tout semble vrai et c’est glaçant.

Trois héroïnes attachantes

Kalifat, c’est aussi un thriller psychologique et politique de très haute volée. Si les deux premiers épisodes peuvent sembler un peu longs, c’est pour mieux camper les personnages complexes et attachants, à commencer par les trois héroïnes. Et magistralement interprétés par les trois actrices. Après, tout va très vite et l’ensemble se dévore. L’enquête sur la préparation des attentats prend aux tripes, tout comme la radicalisation d’adolescentes… Une série à voir d’urgence.

Hunger Games : La ballade du serpent et de l’oiseau chanteur de Suzanne COLLINS

C’est le matin de la Moisson qui doit ouvrir la dixième édition annuelle des Hunger Games. Au Capitole, Coriolanus Snow, dix-huit ans, se prépare à devenir pour la première fois mentor aux Jeux. L’avenir de la maison Snow, qui a connu des jours meilleurs, est désormais suspendu aux maigres chances de Coriolanus. Il devra faire preuve de charme, d’astuce et d’inventivité pour faire gagner sa candidate.

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Chronique :  Comme toujours, Suzanne Collins sait utiliser un langage simple pour nous parler de la complexité des systèmes de gouvernement. Elle sait toujours éviter le manichéisme et nous montre habilement comment on peut faire le mal à partir d’une bonne intention. Des thématiques intéressantes de la philosophie des lumières sont abordées, pas grâce à de longes explications mais par la simple narration d’une histoire toujours intéressante. Cela devient une habitude de l’auteure qui parvient toujours habilement à dissimuler des thématiques bien plus intelligentes dans ses livres que le vocabulaire le laisse deviner.  Choisir comme personnage principal Coriolanus Snow, Président tyrannique de Panem, à la tête de tous les districts et du Capitole, relevait au minimum d’une gageure. Voire d’un pari fou. D’ailleurs, quand cette information a été révélée, beaucoup de fans ont hurlé, n’arrivant pas à imaginer comment on pouvait consacrer un livre entier à un despote.
Le capitole et les Hunger Games, longtemps avant. L’action de la Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur se déroule en effet soixante quatre ans avant l’action des premiers livres.
Snow a dix-huit ans. Un jeune homme en pleine formation, par son éducation et la vie difficile qu’il mène dans ses premières années. Une existence qui va prendre un essor dans le cadre des dixièmes jeux de la faim. Panem et circenses, du pain et des jeux (du cirque).
Malgré les apparences, rien ni personne n’est tout blanc ou tout noir dans l’histoire, Snow le premier. Pas de manichéisme. On en vient à s’attacher d’une certaine façon à lui, à comprendre certaines de ses motivations et ressentis, et à (fortement) s’exaspérer d’autres. Amour et haine. Un personnage extraordinaire, ambivalent, qui justifie à lui-seul cette préquel.
Oser aussi à travers l’intrigue. Là aussi (je sais, j’insiste), l’écrivaine fait la « leçon » à certains de ses confrères pour adultes. Cette histoire est aussi surprenante que cruelle. Suzanne Collins n’hésite pas à aller très loin dans ce qu’elle fait vivre à ses personnages. En terme de violence physique et psychologique, d’épreuves à traverser, de risques de mort à combattre (sans toujours vaincre), d’injustice, d’imagination, ce livre est un modèle du genre.
Les Hunger Games, version antique, sans grande technologie, dans un Capitole encore exsangue au sortir de la Grande Guerre. Des jeux qui ne sont d’ailleurs qu’une partie de l’intrigue, qui n’est pas exclusivement centrée sur eux, loin de là.
600 pages qui permettent de réellement développer le récit, ainsi que les profondes interactions entre les personnages. Et de l’enrichir de vraies réflexions sur le pouvoir, le contrôle des masses, la politique, l’argent, la guerre, les sentiments, la pauvreté, l’asservissement… de quoi permettre des questionnements fertiles, de manière très ludique.
Et surtout, le livre met en lumière un autre personnage phare, la formidablement touchante Lucy Gray, bien différente de caractère que la Katniss de la première trilogie. Mais avec un gros point en commun entre elles : ce sont des jeunes femmes de caractère, entre profondes failles, belle humanité et tempérament en acier trempé. Elle est inoubliable.
L’écrivaine ne sacrifie jamais son histoire au rythme, elle sait prendre le temps quand il le faut, accélérer quand on s’y attend le moins, stupéfier par ses choix. le tout, avec une prose fluide mais qui ne sacrifie jamais la qualité à la facilité. Quand on ne prend pas les jeunes lecteurs pour des imbéciles, ils savent vous le rendre.
La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur était un pari osé. Au final, c’est une réussite totale, au point de penser que c’est sans doute le roman le plus riche de la série. Mieux encore, il apporte du sang neuf, un comble quand on y parle des prémisses des Hunger Games.

Note : 8/10

Chronique de Gruz

 

  • Broché : 560 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (20 mai 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2266305751

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Jouissance Club : Une cartographie du plaisir (Essais Santé) 15 janv. 2020 par Jüne Plã

Pas de panique, Jüne du compte Instragram Jouissance Club fait souffler un vent de fraîcheur et d’espoir en proposant un manuel d’éducation sexuelle promouvant le plaisir accessible à tous, femme, homme, hétéro, homo ou trans !

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Chronique : Je suis Jüne alias « Jouissance Club » sur instagram depuis très longtemps, et son bouquin est pour moi une évidence. Il ne s’agit pas que de cul, c’est toute une philosophie qui se cache derrière ce bouquin, Jüne a su mettre autant en avant le plaisir physique que le plaisir mental. Il y a de la découverte, de l’évolution pour chacun dans X ou X domaine, elle renverse les tabous si connu des communs des mortels. Elle va permettre l’ouverture pour beaucoup d’entre vous. Ce bouquin est une perle, il est la vague qui va pousser bon nombre d’entre nous a enfin prendre du plaisir par tous les moyens, mais surtout aussi en donner. Jüne est une révolutionnaire sur le respect et l’orgasme. Si vous aimez le plaisir seul, à 2 ou plusieurs et que vous souhaitez apprendre des nouveaux gestes pour vous faire plaisir ou faire plaisir à l’autre ou encore si vous souhaitez vous informer sur l’éducation sexuelle, ce livre est top.
L’ idée est d’apprendre le plaisir de pleins de façons. Ce livre est écrit pour que tout le monde quelque soit l’orientation sexuelle, le genre,…s’y retrouve.
Il y a d’abord une description de l’anatomie des zones de plaisirs, des textes sur la contraception, l’orgasme, les IST, l’hygiène,…et puis des méthodes de plaisir illustrées.
Je n’ai jamais vu un livre aussi bien fait sur le sexe et ses plaisirs. Il est écrit avec beaucoup d’humour, il ne passe pas par 4 chemin pour décrire un sexe et ses plaisirs , c’est hyper décomplexé et libre, c’est clair et ça se lit très bien !
Je pense vraiment que tout le monde peut apprendre quelques petites choses dans ce livre et pour l’éducation sexuelle je le trouve top !
Comme le dit l’auteur : « ce livre est fait pour TOUT LE MONDE! Sauf ceux qui n’aiment pas le cul… »
Je recommande, ça va être un best seller, n’hésitez pas !!!!!

 

  • Broché : 224 pages
  • Editeur : Marabout (15 janvier 2020)
  • Collection : Santé – Développement Personnel
  • Langue : Français

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Faut-il regarder Little Fires Everywhere sur Amazon Prime ?

Une étincelle suffit dans ce duel entre Reese Witherspoon et Kerry Washington.

Le pitch

Rues bien droites, pelouses au cordeau : rien ne dépasse. À Shaker Heights, banlieue huppée de Cleveland, tout est luxe, calme et sérénité… Dans ce tableau bourgeois, les Richardson ne détonnent pas. Père avocat. Quatre ados sans histoire. La famille modèle. Tout le contraire de leurs nouveaux locataires : Mia Warren, artiste photographe, anticonformiste et bohème à souhait, et sa fille Pearl. Elles sont aussi nomades que les Richardson sont sédentaires, aussi libres qu’ils sont prisonniers des apparences… Alors qu’au début la cohabitation semble plutôt chaleureuse, insensiblement, les rapports vont se crisper. La tension montera dangereusement… jusqu’à l’embrasement ?

  • 8 épisodes de 55 minutes
  • Durée totale de visionnage : 7 heures et 20 minutes

 

La critique

Difficile de ne pas penser à Big Little Lies pendant les premières minutes de Little Fires Everywhere : une petite communauté tranquille voit son quotidien bouleversé par l’arrivée d’une étrangère alors qu’un crime (cette fois incendiaire) ouvre l’histoire en guise de mystère sous-jacent. Reese Witherspoon incarne ici un rôle très similaire à la série de David E. Kelley en mère de famille modèle et control freak en puissance. La comparaison peut s’arrêter là puisque Little Fires Everywhere prend une tout autre direction en s’intéressant à deux femmes, et deux mères, que tout oppose.

Quand Elena (Witherspoon) accepte de louer à la nouvelle venue Mia (Kerry Washington) et sa fille Pearl (Lexi Underwood) un appartement dans la petite banlieue tranquille et huppée de Shaker Heights, les deux femmes vont tisser une relation sur le fil du rasoir. Mia est une mère célibataire noire, une artiste bohème au franc-parler déconcertant pour la petite bourgeoisie du quartier. Son rapport avec Elena, au début cordial à défaut d’être amical, va se transformer en subordination quand cette dernière lui proposera d’être sa maitresse de maison. Une certaine tension va se cristalliser, conditionnée par le racisme ordinaire sous-jacent d’une Elena qui ne voit aucun souci à proposer un poste de domestique à une femme noire qu’elle vient de rencontrer.

Avec la lutte de classe en toile de fond, on suit aussi les enfants de ces deux familles alors qu’ils seront confrontés à leurs propres privilèges. La montée en puissance du récit lui permet d’aborder de nombreux sujets, comme le privilège blanc, le déni de l’homosexualité dans la bourgeoisie ou encore la masculinité toxique. Le script très dense prend le risque de diluer son message dans un trop plein de lignes narratives. Au fil de la saison, on sent une intention d’asséner un message fort, malheureusement aux dépens de toute subtilité, ce qui fait passer la série dans la grandiloquence d’un soap opera, notamment lors des fins d’épisodes. C’est ce manque de finesse dans le discours qui peut rendre l’intrigue manichéenne dans sa confrontation entre riches et pauvres.

Et même si ce sentiment s’accentue sur les derniers épisodes, on reste conquis par Kerry Washington et Reese Witherspoon qui, à travers leur opposition, expriment leur vision de la maternité et de l’éducation de leurs enfants. Little Fires Everywhere est un véritable slow burn qui malgré des maladresses dans l’approche de son sujet, nous offre de vrais moments de tension.