Test DVD : Le Bazar de la charité (15 janvier 2020) avec Audrey Fleurot, Julie de Bona

Paris, 4 Mai 1897. Un incendie dévastateur détruit en quelques minutes le Bazar de la Charité, l’édifice abritant une manifestation caritative très courue, faisant plus de 120 morts , essentiellement des femmes de la haute société et leur personnel. À cette occasion, trois femmes, Adrienne De Lenverpre, Alice De Jeansin, et sa bonne Rose Rivière voient leur destin bouleversé. Usurpation d’identité, amours interdites, changement radical de vie, émancipation, cette mini-série nous plonge dans la société parisienne de la fin du 19e siècle, en suivant le destin romanesque de ses trois héroïnes.

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Chronique : Très bonne série ! C’est une série de fiction alors je conseille ceux qui cherchent la vérité historique d’aller regarder un documentaire à la place. Le jeu est splendide, mention spéciale à Camille Lou qui déverse sa peine au milieu des flammes. Sa sensibilité amplifiée amplifie ce qui nous fait vivre pleinement l’horreur de ce drame. Son jeu est si bouleversant qu’elle rend les « victimes inoubliables de la charité » définitivement inoubliables. Quel bel hommage à toutes les âmes disparues si brutalement… Je vais commencer par les aspects un peu plus négatif de la technique cinématographique pour revenir au positif. Pour commencer, je vais évoquer le fait qui me pose le plus de problème, c’est ce que Laura Mulvey appelle le « male gaze ». En effet, la série se prétend féministe pourtant on continue d’avoir une érotisation excessive du corps de la femme. Les femmes contrôlent l’action certes mais ça en fait une série féminine par féministe. Un autre aspect qui me pose un peu problème c’est le non respect des règles du cinéma classique. Il y a, lors de la scène de spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice Spoiler: dans l’épisode 1, une rupture de la règle des 180 degrés qui me semble non justifiée. Il y a ensuite une scène spoiler: . Dans cette scène, le réalisateur a tenté de matérialiser l’attente par un sommaire, sauf que le sommaire ne s’étend que sur deux plans alors c’est très déroutant. Pendant cette scène encore, ils ont tenté de montrer l’attente par la musique sauf que celle-ci brise l’ambiance qu’ils ont réussi à mettre en place. De plus, il n’y a pas de distanciation ici alors la musique insulte presque l’image. Voilà les quelques points négatifs. Allons maintenant vers les points positifs. A partir de l’épisode 3, la technique cinématographique est moins dans le spectacle et s’affine admirablement. L’ocularisation interne au début de cet épisode est tout à fait admirable. Alors que Rose se réveille, la caméra prend l’inclinaison de sa tête pour montrer qu’on est dans son regard. C’est vraiment ingénieux ! Dans l’épisode 4, mon épisode favoris pour l’instant, il y a une longue scène dans la chambre d’Alice. spoiler: . Vous remarquerez un mouvement admirable de la caméra puisqu’elle suit spoiler: . spoiler: . S’en suit un champ contre champ en gros plan entre le père et sa fille. Le gros plan sur Alice permet de mettre en évidence le visage défait de la jeune femme et la douceur de ses traits. A contrario, le gros plan sur son père nous fait voir un personnage grossier, violent et presque dégoûtant. Cette échelle nous permet de renforcer les sentiments que nous avons au moment même par rapport aux personnages. Dans les points positifs, je voudrais aussi parler de la scène de l’incendie. Cette scène est douloureuse, interminable. La longueur de celle-ci permet au spectateur d’éprouver l’horreur autant que les personnages. Il est témoin de chaque fait, de chaque brûlure, de chaque seconde qui passe; il est là, dans l’incendie. Alors que le spectateur se croit sauvé, le réalisateur le piège encore plus. Par exemple alors spoiler: . On aimerait sortir, la faire sortir, que l’enfer s’arrête enfin mais il ne s’arrête jamais. C’est bien ce qu’on ressenti les victimes de l’incendie du Bazar de la Charité.

Note : 9/10

 

  • Acteurs : Audrey Fleurot, Julie de Bona, Stéphane Guillon, Gilles Cohen, Aurélien Wiik
  • Réalisateurs : Alexandre Laurent
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : TF1 Studio
  • Date de sortie du DVD : 15 janvier 2020
  • Durée : 416 minutes

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Dessine kawaïï: 474 exercices amusants pour tout dessiner trop mignon de Yooco Takashima et Emmanuelle Casse-Castric | 23 janvier 2020

Venu tout droit du Japon, le pays qui a inventer le style kawaii, ce joli guide te dévoile toutes les astuces pour rendre les personnages, les animaux, les plantes, les aliments, les objets, etc… trop mignons !

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Chronique : Livre pour ceux qui adore dessiner. Les dessins, drôles et tendres, plaisent aux enfants, et leur réalisation très simple permet d’obtenir très facilement de bons résultats, gratifiants pour l’enfant. C’est, je trouve, un bon moyen pour apprendre à représenter en quelques traits tout un tas de choses que l’on pensait difficiles au départ. Ces dessins, réduits à leur plus simple expression, restent néanmoins parfaitement identifiables. Les enfants dessinent donc très facilement personnages, animaux, ect… pour leur plus grand plaisir (et un peu celui de leurs parents…)

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 128 pages
  • Tranche d’âges: 8 – 12 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (23 janvier 2020)
  • Collection : ALBUMS DOCUMENT
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2075136718

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Le petit Tracasaurus de Rachel BRIGHT et Chris CHATTERTON | 9 janvier 2020

En cette belle journée d’été, le petit Tracasaurus a prévu un pique-nique… mais au moment de partir, il lui vient de drôles d’idées. Des inquiétudes voltigent autour de lui comme des papillons. A-t-il emporté assez à manger ? Et s’il se perdait dans la jungle ? S’il trébuchait et tombait ? Et s’il pleuvait ?

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Chronique : Un jeune dinosaure prépare un pique-nique. Il est plutôt organisé et prépare tout bien à l’avance. Certains pourraient le décrire comme un inquiet, mais c’est un dinosaure qui aimait savoir « ce qui l’attendait ». Bientôt, le dinosaure commence à avoir de petites pensées inquiètes et il ne semble pas pouvoir les changer. Ces inquiétudes deviennent alors plus intenses et sa conversation avec un lézard n’aide vraiment pas. Ces soucis vont-ils disparaître ? Heureusement, le jeune dinosaure se souvient de ce que sa mère a partagé avec lui et une boîte spéciale dans son sac l’aide à se débarrasser de ces soucis, comme les petits papillons. Ce livre ne m’a pas déçu. Rachel Bright aborde avec brio des sujets importants dans ses écrits et, avec les illustrations expressives et adorables d’un jeune dinosaure de Chris Chatterton, c’est un livre formidable, écrit avec un texte rythmé et optimiste, qui se lit à voix haute et qui est également une lecture importante sur les angoisses et le bien-être mental des jeunes.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Grund (9 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324024276

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Où est le pirate ? de Ingela P. ARRHENIUS | 16 janvier 2020

Un tout-carton avec des volets en feutrine et un miroir ! Où est caché le perroquet ? Et la guenon ? Et toi, où es-tu ?
Soulève les volets en feutrine et joue à cache-cache avec l’équipage d’un bateau pirate !

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ChroniqueOù est le pirate ? de Ingela P. ARRHENIUS  est vraiment adorable. A chaque page il y a des petits morceaux de feutrine à soulever au fil de l’histoire pour découvrir les différents personnages. Non seulement les bouts de tissus sont beaux et joliment décorés mais en plus ils sont extrêmement résistants. C’est vraiment conçu pour les petits qui ne sont pas des plus délicats.
Les illustrations sont absolument mignonnes avec des petits détails pour enrichir le vocabulaire.
Les enfants vont les adorer,  rire à chaque surprise cachée sous les tissus.
A recommander.

Note : 9,5/10

 

  • Relié : 12 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Grund (16 janvier 2020)
  • Collection : Le coin des histoires
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2324025302

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Les Années rouge et noir tome 4 : Simone de Pierre Boisserie (Auteur), Didier Convard (Auteur), Stéphane Douay (Illustrations) | 22 janvier 2020

Mai 68. La révolte éclate. Mécontentement populaire, manifestations, barricades, grèves : la France est paralysée. Agnès Laborde évolue désormais dans les hautes sphères du pouvoir. Elle n’a qu’un seul but : se débarrasser d’Aimé Bacchelli, le collabo qui la fait chanter depuis la fin de la guerre. Curieusement, Simone Baroux, journaliste à L’Objectif, commence à recevoir des informations sur les activités crapuleuses de ce dernier. Les deux femmes parviendront-elles à neutraliser Bacchelli et à se libérer du passé ?

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Chronique :  Dans  cette saga « les années rouge et noir » Pierre Boisserie (Auteur), Didier Convard (Auteur), Stéphane Douay (Illustrations)nous livre une longue saga Tout au long du roman nous suivons des personnages vraiment intéressant.
Cette saga se lit facilement et avec ce tome 4 l’histoire de cette époque arrive sur la fin. Avec un art consommé de l’intrigue et un sens aigu du suspens cette saga « noir » pour démonter les mécanismes qui ont permis à une bonne partie de l’extrême droite de sortir du ghetto et de se construire une respectabilité loin des dérives fascistes des années 1940.
Les auteurs décortique également avec subtilité les tiraillements au sein de la gauche et des syndicats, notamment lors des grandes grèves à Renault Billancourt, en 1947, menées par des militants trotskystes de la future Lutte Ouvrière et échappant aux permanents staliniens. L’impact de l’insurrection à Budapest contre l’URSS, ainsi que celui du soutien au FLN lors de la guerre d’Algérie, sur les militants communistes français, sont également traités avec une jolie maîtrise du sujet. À chaque fois, ces profonds débats qui ont traversé l’ensemble de la société française, sont abordés par le prisme de la vie au jour le jour d’individus qui pourraient être tout le monde. Un point commun les lie pourtant : ils refusent d’être de simple spectateur des événements et veulent en être des acteurs…
Une saga de 4 tome tout aussi ambitieuse que bluffant, qui se lit d’une traite. C’est sans doute sce dernier tome le meilleur. En tout cas, une belle preuve que la bd  est au sommet de sa forme lorsqu’elle nous raconte le monde dans lequel nous vivons.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 56 pages
  • Editeur : Les Arènes (22 janvier 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500588

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Test DVD : Trois jours et une vie (22 janvier 2020) de Nicolas Boukhrief avec Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly

1999 – Olloy – Les Ardennes belges.
Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

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Chronique : Une fois n’est pas coutume, voilà une adaptation parfaitement réussie. J’avais beaucoup aimé le roman de Pierre Lemaitre. On retrouve ici l’ambiance pesante et l’oppression ressenties à la lecture du livre. Si la mise en scène est on ne peut plus classique, le scénario aux personnages joliment dessinés, nous tient en haleine avec une belle émotion de la première à la dernière minute, même en connaissant déjà le dénouement. Le casting y est sans doute aussi pour beaucoup. Sandrine Bonnaire comme toujours magnifiquement solaire, un rôle en apparence tout simple mais un personnage plus complexe qu’il n’y parait. Pablo Pauly (Patients) s’en sort très bien aussi. Ils sont parfaitement entourés par les toujours solides Charles Berling, Dimitri Storoge ou encore Philippe Torreton. C’est simple, carré, sombre, intense, en un mot : efficace. Un film qui ne sort pas de l’ordinaire, sans effet, ni surprise, mais parfaitement maitrisé. Du bon cinéma français de tradition.

Note : 9,5/10

Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec son propos .

Son : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont des conversations rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Entretien avec le réalisateur Nicolas Boukhrief (18′)
Scènes coupées (10′)
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly, Charles Berling, Philippe Torreton, Margot Bancilhon
  • Réalisateurs : Nicolas Boukhrief
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 22 janvier 2020
  • Durée : 115 minutes

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