The Other Side / 14 avril 2021 / De Tord Danielsson, Oskar Mellander Avec Dilan Gwyn, Linus Wahlgren, Eddie Eriksson Dominguez

Shirin, débutante dans son rôle de belle-mère, emménage dans une nouvelle maison avec son compagnon Fredrik et son fils Lucas. Ce nouveau foyer lui semble être l’endroit idéal pour fonder une famille. Mais lorsque Fredrik part en déplacement professionnel, Shirin entend des bruits étranges émanant de l’autre moitié du pavillon, alors que Lucas se fait un nouvel ami mystérieux…

Achat : https://amzn.to/3mPH0o7

Chronique : Shirin déménage dans une nouvelle maison avec son petit ami Fredrik et son jeune fils, Lucas. Leur nouvelle maison est une maison jumelée divisée verticalement, où l’autre côté est inhabité et en léger état de délabrement. Comme le travail de Fredrik nécessite un peu de voyages, Shirin doit rester dans leur nouvelle maison avec son beau-fils, qui manque à sa mère (décédée d’un cancer). Lorsque le garçon se fait un nouvel ami qui, selon lui, habite à côté dans la partie inhabitée du bâtiment, Shirin commence à se rendre compte que ce n’est pas un jeu d’enfant.

C’est un film d’horreur fantôme / maison hantée, du duo de réalisateurs Tord Danielsson et Oskar Mellander. C’est aussi leur premier long métrage.

Les fantômes et les maisons hantées font partie des thèmes les plus populaires de l’horreur, ce qui en fait également l’un des genres les plus difficiles à créer tout ce qui semble frais et nouveau pour un spectateur qui a parcouru des tonnes de films comme celui-ci. Il y aura forcément un usage des clichés et des points et concepts similaires de l’intrigue. Cela ne signifie pas que les nouveaux films d’horreur avec lesdits thèmes doivent constamment réinventer la roue, et parfois vous utilisez simplement ce qui fonctionne bien qu’il ait été utilisé auparavant. Ce que j’essaye de dire, c’est que The Other Side est à peu près un sac rempli de plus des mêmes vieux trucs que nous avons vu beaucoup de fois auparavant, mais heureusement, il appartient au groupe qui réussit assez bien. Il est assez évident que les réalisateurs se sont beaucoup inspirés d’autres films surnaturels, et il y a des empreintes de James Wan partout.

Il y a quelques points forts ici (y compris un grenier qui est effrayant comme l’enfer). La maison semble vraiment inquiétante, avec son «autre côté» qui dégage de mauvaises vibrations dès le début simplement par son apparence. Il y a un bon travail sonore, et rien de mal à souligner à propos du jeu d’acteur, car les acteurs décrivent leurs rôles et leurs émotions conflictuelles de manière crédible et réaliste. De plus, c’était amusant de voir un petit et partiellement obscurci, l’ Exorciste référence dans la dernière partie du film. En ce qui concerne l’affirmation selon laquelle il est «inspiré par des événements réels», il y a très peu d’informations à trouver sur l’origine de la source d’inspiration, ce qui aurait pu être intéressant à savoir. Bien que «inspiré par» signifie très rarement qu’un film dépeint quelque chose de proche d’un événement réel (par opposition à quand les films disent qu’ils sont «basés sur»), il serait bon de savoir quelle est la source de cette inspiration.

Le film laisse cependant quelques questions sans réponse, ce qui laisse un certain espoir pour une éventuelle préquelle-suite. Obtenir une version approfondie de ce qui s’est réellement passé de l’autre côté de la maison pourrait être un concept intéressant pour une histoire préquelle. En fait, nous espérons vraiment qu’ils feront une préquelle car il y a une base solide pour faire quelque chose de vraiment bien ici.

Dans l’ensemble, The Other Side est un plat que nous avons goûté de nombreuses fois auparavant, mais c’est toujours un ajout important au genre de la maison hantée / de l’horreur surnaturelle. Une atmosphère maussade et effrayante et des alertes bien ciblées en font une entrée compétente et satisfaisante qui, je l’espère, ne sera pas la dernière que nous verrons des réalisateurs.

Note : 9/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Accord parental souhaité Dimensions du colis : 17.1 x 13.8 x 1.3 cm; 100 grammes Réalisateur : Tord Danielsson, Oskar Mellander Format : Couleur, Cinémascope Durée : 1 heure et 27 minutes Date de sortie : 14 avril 2021 Acteurs : Dilan Gwyn, Linus Wahlgren, Jakob Fahlstedt, Janna Granström, Karin Holmberg Sous-titres : : Français Langue : Suédois (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio  : Wild Side Video

The Nightingale De Jennifer Kent Avec Aisling Franciosi, Sam Claflin, Baykali Ganambarr – 15 Avril 2021

Tasmanie, 1825. Clare, une jeune irlandaise, poursuit un officier britannique à travers la Tasmanie pour se venger d’actes de violence qu’il a commis contre elle et sa famille, avec pour seul guide un aborigène.

Achat : https://amzn.to/3glXbbB

Chronique : Après la réussite de Mister Babadook, Jennifer Kent prouve qu’elle est une des réalisatrices actuelles les plus audacieuses et intelligentes en terme d’écriture, ainsi qu’une vraie auteure à suivre pour les prochaines années. Un second film qui cependant est pour public averti, qui remue, et qu’on oublie pas après le visionnage. On y suit Clare, une jeune et belle irlandaise travaillant en tant que domestique au sein d’un avant-poste britannique de la Tasmanie coloniale en 1825. Un drame horrible va survenir, et Clare se lance dans une quête de vengeance, à la poursuite de l’homme responsable. Lors de son périple dans un pays qui n’est pas le sien et en proie à des atrocités sans nom sur les locaux, elle fera route avec Billy, un Aborigène vendu comme esclave. The Nightingale est un film choc, un uppercut sans concession et osé qui n’épargne pas le spectateur. La première demi-heure pose admirablement le contexte et les enjeux, et offre par ailleurs une séquence extrêmement dérangeante qui sera motrice pour le reste des évènements. Néanmoins, durant les 2h10 de film, jamais cette violence n’est gratuite. Jennifer Kent dépeint une réalité historique et une cruauté ayant réellement existé lors de la Guerre Noire (conflit ayant duré une dizaine d’années entre lescolons anglais et les aborigènes australiens). Une leçon d’histoire qui ne caresse définitivement pas dans le sens du poil, d’une époque où la justice n’existait pas, où le racisme était légion, et où toute civilisation restait relevait plus d’un Far West sans foi ni loi. L’excellente mise en scène de Jennifer Kent (avec un format de 1:37) nous fait vivre l’action au plus près : point de glamourisation, c’est âpre et viscéral. La production design et la reconstitution d’époque participent très bien à l’immersion, tout comme le score très discret de Jed Kurzel. Mais si il y a clairement un élément qui ressort,c’est son casting, en particulier Aisling Franciosi (qui avait fait une brève apparition en Lyanna Stark dans Game of Thrones). Son personnage ne devient pas un archange vengeur en 2claquements de doigts, non, l’écriture est exemplaire, s’intéressant avant tout aux répercussions psychologiques et son évolution mentale, provoquant une empathie immédiate. La violence du métrage et du monde dans lequel elle évolue booste également Clare et contribue à son évolution. Proposant un jeu plein de maturité, recquérant une réelle sensibilité et une force de caractère, on tient ni plus ni moins qu’une révélation et la performance fféminine de l’année. A côté Baykali Gaynambarr (Billy) livre une interprétation impressionnante dans un tout premier rôle au cinéma, et Sam Claflin propose la peinture d’un être absolument détestable et machiavélique, également sa meilleure performance pour un rôle à contre-emploi (notamment dans des scènes que n’importe quel acteur aurait du mal à jouer). The Nightingale est donc la confirmation d’une grande réalisatrice en devenir, pronant également un empowerment absolument pas putassier ou niais. Un film dur, éprouvant, capable d’offrir des moments de rares moments de beauté saisissants (la fin ne va pas sur les sentiers battus ou sur ce qu’on est en droit d’imaginer d’un revenge movie), et qui ne laisse définitivement pas indemne. C’est excellent !

Note : 9,5/10

THE NIGHTINGALE

PRIX ET NIMINATIONS:

• Festival de Venise (2018): Prix Spécial du Jury

• Festival de Sundance (2019): en compétition

THE NIGHTINGALE

ACCLAMÉ PAR LA CRITIQUE

« Cette quête de vengeance vous marquera à vie » Rolling Stone

« Un film magnifique » Variety

« Un périple sauvage à ne pas rater » Indiewire

« Implacable » The New York Times

The Nightingale

DESCRIPTION DU PRODUIT

Français et Anglais (2.0 et 5.1)

Sous-titres: Français

Les Bonus:

• L’HISTOIRE ET LES PERSONNAGES (28 min)

• DANS LES COULISSES DU TOURNAGE (18 min)

Rapport de forme : 1.37:1 Classé : Accord parental souhaité Réalisateur : Jennifer Kent Format : Couleur, Cinémascope Durée : 2 heures et 16 minutes Date de sortie : 15 avril 2021 Acteurs : Aisling Franciosi, Sam Claflin, Baykali Ganambarr, Damon Herriman, Harry Greenwood Sous-titres : : Français Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1) Studio  : Condor Entertainment ASIN : B08TQCY6RG

Une belle équipe Avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette

Après une bagarre, toute l’équipe de foot de Clourrières est suspendue jusqu’à la fin de la saison. Afin de sauver ce petit club du Nord qui risque de disparaître, le coach décide de former une équipe composée exclusivement de femmes pour finir le championnat. Cette situation va complètement bouleverser le quotidien des familles et changer les codes bien établis de la petite communauté…

Achat : https://amzn.to/3lTYpvo

Chronique : Cette Comédie sympathique, coécrite et dirigée par Mohamed Hamidi, nous fait passer un réel bon moment. Le scénario, coécrit avec Alain-Michel Blanc (également scénariste de « Né quelque part » en 2012 et de « La vache » en 2016), nous offre une nouvelle histoire tendre et simple. Une histoire au rythme dynamique, avec de beaux personnages ; une « belle équipe » de filles, riche en couleurs, confrontée au machisme pitoyable de leurs détestables époux. Cette comédie sociétale a le mérite d’aborder la réinsertion ou la liberté de la femme dans un couple, le tout avec humour et émotion. Le casting nous offre un collège de comédiennes talentueuses rendant leurs personnages authentiques, avec un coup de cœur particulier pour la belle prestation de Sabrina Ouazani. Coté masculin, Kad Merad en entraineur de foot est toujours égal à lui même c’est-à-dire bon, tout comme Alban Ivanov dans un rôle encore une fois très typé.

Une Belle Equipe

« Une belle équipe » se déroule dans le Noooooord. Et on s’attend presque à ce que Kad Merad coiffe sa casquette de postier. Danny Boon aurait très bien pu interpréter le rôle drolatique de Mimil, son collègue de travail, coupeur de citrons bénévole, pas bien malin mais au grand cœur. Les montants astronomiques de ses cachets ne l’ont sans doute pas permis et c’est tant mieux. Car c’est Alban Ivanov qui interprète le rôle et réussit à y être encore plus hilarant que dans « La Vie scolaire » ou « Le Grand Bain ». C’est dire. Du côté des femmes, le casting est aussi réussi qui brosse une coupe transversale de la société française gentiment caricaturale. Laure Calamy, toujours excellente, interprète une grande bourgeoise un peu coincée qui brûle de soulever la chappe de plomb que fait peser sur elle un mari dictatorial. Céline Salette, toujours juste, incarne une mère de famille qui aimerait bien partager avec un mari adulescent (Guillaume Gouix) la charge mentale de l’éducation de leurs trois enfants. Sabrina Ouazani joue la beurette de service, surdouée du ballon rond, en quête de rédemption sociale après s’être vue retirer la garde de sa fille. Alors, bien sûr, Une belle équipe ne révolutionnera pas le cinéma.

Note : 8,5/10

Une belle équipe: Alban Ivanov, Kad Merad

Suivez-nous sur INSTAGRAM:
https://www.instagram.com/culturevsnews/

J’espère que l’article vous à plus !
Si c’est le cas, LIKEZ, COMMENTEZ et PARTAGEZ svp !! ❤️
Et bien sûr… ABONNEZ-VOUS ! 😁🔥🔥

Play Avec Max Boublil, Alice Isaaz, Malik Zidi

En 1993, Max a 13 ans quand on lui offre sa première caméra. Pendant 25 ans il ne s’arrêtera pas de filmer. La bande de potes, les amours, les succès, les échecs. Des années 90 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif.

Achat : https://amzn.to/3cjbBXs

Chronique : Du point de vue d’un grand nigaud de bientôt trente-cinq ans (trois ans de moins que Max, le héros du film), découvrir « Play » équivaut à l’étrange sensation d’avoir laissé en location les archives de sa mémoire à un parfait inconnu afin qu’il vous les fasse revivre sur grand écran avec d’autres visages ! C’est d’ailleurs là le tour de force du film d’Anthony Marciano (« Les Gamins ») : aller puiser dans des souvenirs que l’on imagine évidemment personnels et leur faire acquérir une forme d’universalité pour toucher toute la génération ayant grandi à cette époque et aux alentours. Bien entendu, globalement, la vie de Max rapportée sur plusieurs décennies par l’objectif de sa caméra emprunte ses propres sentiers existentiels mais, dans la succession de moments qui les composent, il devient vite impossible de ne pas s’y reconnaître tant l’accumulation de ceux qu’on a le sentiment d’avoir plus ou moins partagé ne cesse de croître. Un décor beaucoup trop familier, une vanne débile que l’on aurait pu faire entre potes, un morceau de musique surgi du passé, une première expérience, un bonheur, un malheur, une occasion manquée évoluant en regret insoluble…

Play

On se prend en pleine tête un flot de séquences qui font en permanence écho à notre propre passé, le tout saisi avec une véracité tenant presque d’un pillage en règle de notre mémoire. « Play » devient ainsi une espèce d’incroyable compilation de sourires nostalgiques jouant sur une communion précieuse entre le spectateur et son héros mais également sur son format de vieilles VHS revisionnées où la manière de capter cette vie se conjugue aux émotions qui les gouvernaient alors. Le résultat est si irrésistible de bout en bout qu’il élude certaines questions dérangeantes (notre vécu est-il en lui-même si impersonnel, punaise ?) ou les passages parfois trop attendus de la vie de Max car, dans le fond, tout ça viendrait faire obstacle à l’expérience proposée par « Play » et surtout parasiter le bonheur procuré à l’intérieur de cette machine à remonter le temps que l’on serait bien bête de sciemment enrayer. Avouons-le, même avec les meilleurs a priori du monde, on ne s’attendait pas à un tel petit miracle capable de déclencher une euphorie mémorielle de tous les instants, une virée en grand huit dans notre passé où chaque sommet serait synonyme de la résurgence d’une émotion profondément enfouie ! Bien sûr, la réussite de « Play » doit beaucoup à l’impressionnante maîtrise d’Anthony Marciano -et ce à bien des niveaux- pour invariablement nous impliquer ou à son casting absolument formidable auquel on ne peut que s’identifier à travers les âges (Max Boublil et Alice Isaaz en tête) mais c’est peut-être parce qu’il raconte tout simplement une part de nous, et qu’il la raconte diablement bien, que le cœur du film fait autant battre le nôtre. La meilleure preuve ? Alors que l’on revisionne déjà mentalement les cassettes de Max en sortant du film, on se surprend en parallèle à souffler sur la poussière des nôtres, endormies depuis longtemps sur une étagère de notre esprit, avec une furieuse envie de les redécouvrir…

Note : 9,5/10

Play: Max Boublil, Camille Richeux

Suivez-nous sur INSTAGRAM:
https://www.instagram.com/culturevsnews/

J’espère que l’article vous à plus !
Si c’est le cas, LIKEZ, COMMENTEZ et PARTAGEZ svp !! ❤️
Et bien sûr… ABONNEZ-VOUS ! 😁🔥🔥

Test DVD : The Undoing Avec Nicole Kidman, Hugh Grant, Édgar Ramírez

Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule…

Achat : https://amzn.to/2PtcFie

Chronique : « The Undoing », thriller juridique décliné sous forme d’une mini-série confirme s’il en était encore besoin le grand savoir-faire des Etats-Unis et d’Hollywood dans ce genre dont les codes sont certes relativement basiques mais guère aisés à manier. Ne pas tomber dans la redondance, savoir maintenir le suspense et le rythme sont parmi les clefs du succès pour éviter au spectateur l’ennui ou l’impression de déjà-vu. A partir d’une nouvelle de Jean Hanff Korelitz parue en 2014 (« You should have knwon »), HBO en confie à l’expérimenté scénariste et producteur David E. Kelley l’adaptation dans l’optique d’une série en six épisodes. La réalisation en sera confiée à la talentueuse Susanne Bier, spécialisée dans les drames psychologiques (« After the wedding » en 2006, « Nos souvenirs brûlés » en 2007, « A second chance » en 2014). Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutherland rejoignant le casting, finissent de crédibiliser le projet. Le résultat sera à la hauteur de l’attente suscitée. Dans le Manhattan des classes dirigeantes, Grace (Nicole Kidman) et Jonathan Fraser (Hugh Grant) ont toutes les apparences du couple modèle, alliant réussite sociale et entente conjugale. Tout semble se dérouler pour le mieux malgré une surcharge d’activité du couple qui laisse peu de temps pour l’éducation de leur fils unique. Lui est un oncologue de renom, elle est psychanalyste. La découverte du corps atrocement mutilé d’une jeune artiste (Matilda De Angelis) dans son atelier va venir brutalement bouleverser la vie des deux conjoints. Jonathan a en effet soigné le fils de la jeune femme. Le scénario parfaitement structuré prend son temps pour dévoiler des personnalités beaucoup moins lisses qu’elles n’y paraissent. Le spectateur ravi, découvre après chacun des épisodes que tout ce qu’il tenait pour acquis se trouvera remis en question la fois suivante. Nicole Kidman et Hugh Grant se renvoient la balle avec dextérité et jubilation pour entretenir le trouble sur les sentiments qui unissent leurs personnages. Hugh Grant notamment dont la silhouette alourdie et les traits épaissis lui donnent l’occasion de se débarrasser avec brio de son costume de beau gosse endimanché qui à près de soixante ans ne peut plus lui offrir de perspectives crédibles. Il peut ainsi démontrer que sa palette de jeu est plus large que ce qu’il avait pu montrer jusqu’ici. La caméra inquisitrice de Susanne Bier plonge au plus profond des regards afin d’impliquer le spectateur dans une intrigue qui vaut surtout pour ce que chacun tente de cacher aux autres. New York est de surcroît magnifiquement filmée pour rappeler combien l’univers des puissants peut-être aussi fascinant que désincarné. On notera la présence d’un Donald Sutherland cynique à souhait qui n’est pas pour rien dans l’ambiance générale de cette mini-série de très haute tenue dont l’équilibre narratif (ni trop long ni trop court) est tout-à-fait addictif. Que demander de plus ?

Note : 9,5/10

Video :
Il s’agit d’une présentation vidéo très détaillée, même si elle n’a pas les vues impressionnantes sur le cadre océanique de Big Little Lies. Les détails fins sont généralement excellents dans l’ensemble, bien qu’il existe plusieurs bizarreries stylistiques qui offrent des perspectives biaisées et même des éléments flous dans le cadre.
La palette a tendance à être automnale ou hivernale, avec des bleus et des blancs froids entrecoupés d’un certain nombre d’ambres et d’auburns plus chauds (notamment les boucles lustrées de Kidman).
Il existe quelques différences de clarté, qui ne semblent pas toutes liées à des choix stylistiques, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un transfert d’apparence nette et attrayante qui n’offre pas de problèmes de compression majeurs.

Audio :

The Undoing propose une piste bien rendue qui ouvre régulièrement la scène sonore dans les deux environnements urbains extérieurs, mais aussi certaines des séquences impliquant des foules, comme dans une scène de fête précoce pour les parents Reardon, ou, plus tard, le groupe de la presse entourant les Frasers après l’arrestation de Jonathan, ainsi que certains des clameurs de fond dans la salle d’audience elle-même. Il y a quelques choix de sources avec lesquels certains peuvent ergoter (était-il vraiment nécessaire de souligner les promenades de Grace à travers Manhattan avec Vivaldi, comme pour suggérer pas tout à fait de manière subliminale que c’est de la musique pour les riches?), Mais la partition sonne bien pleine corsé et spacieux. Le dialogue est rendu proprement et clairement tout au long de la présentation. Des sous-titres facultatifs dans une variété de langues sont disponibles.

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/8165umivTlL._AC_SY445_.jpg

Bonus :

  • The Undoing Revelations (23:26)
    Collection d’entretiens avec les acteurs et les cinéastes alors qu’ils discutent des différents personnages de la série et de leurs moments majeurs, ainsi que de la grande scène finale de la série. Comprend des images des coulisses et des entretiens Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier et les stars Hugh Grant («Jonathan Fraser»), Noah Jupe («Henry Fraser»), Nicole Kidman («Grace Fraser»), Donald Sutherland («Franklin Reinhardt»), Matilda De Angelis («Elena Alves»), Lily Rabe («Sylvia Steineitz»), Edgar Ramírez («Détective Joe Mendoza»), Noma Dumezweni («Haley Fitzgerald») et Ismael Cruz Cordova (« Fernando Alves »). Il n’y a pas d’option Play All.
    • La famille Fraser (2:02)
    • Elena Alves (1:52)
    • Jonathan Fraser (2:41)
    • Sylvia Steinetz (1h29)
    • Détective Joe Mendoza (2h00)
    • Grace Reinhart Fraser (2:06)
    • Haley Fitzgerald (1:53)
    • Fernando Alves (2:01)
    • Franklin Reinhart (2:28)
    • Henry Fraser (2:19)
    • La scène du pont (2:35)
  • Nicole Kidman et Hugh Grant présentent The Undoing (4:04)
    Les stars Nicole Kidman et Hugh Grant s’assoient ensemble pour avoir une conversation vraiment amusante sur les prémisses du film, ce qui les a attirés vers le projet et travailler avec l’écrivain David E. Kelly, réalisatrice Susanne Bier, et les uns avec les autres.
  • Création de l’annulation (3:11)
    Les acteurs et les cinéastes discutent des prémisses de la série et des personnages, du décor new-yorkais et de la façon dont ce monde a été magnifiquement donné vie par l’écrivain David E. Kelley et la réalisatrice Susanne Bier. Comprend des interviews Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier, les producteurs exécutifs Celia Costas, Stephen Garrett, Per Saari & Bruna Papandrea, et les stars Hugh Grant, Nicole Kidman, Noma Dumezweni, Matilda De Angelis, Ismael Cruz Cordova & Noah Jupe, Lily Rabe, Donald Sutherland et Edgar Ramírez.

Dernières pensées:

The Undoing est un thriller dramatique magnifiquement filmé et merveilleusement écrit sur une famille apparemment parfaite qui est soudainement déchirée. Les six épisodes racontent une histoire complète et constituent la frénésie du week-end parfaite.

Les Trolls 2 – Tournée mondiale De Walt Dohrn, David P. Smith Avec Vitaa, Aino Jawo, Matt Pokora

Reine Barb, membre de la royauté hard-rock, aidée de son père Roi Thrash, veut détruire tous les autres genres de musique pour laisser le rock régner en maître. Le destin du monde en jeu, Poppy et Branch, accompagnés de leurs amis – Biggie, Chenille, Satin, Cooper et Guy Diamond – partent visiter tous les autres territoires pour unifier les Trolls contre Barb, qui cherche à tous les reléguer au second-plan.

Achat : https://amzn.to/37NWtib

Chronique : Se tordant sous toute la douceur ressentie à la saccharine, les affections trop copieuses, les câlins chauds et flous et les airs pop contagieux et optimistes, les trolls de Trolls World Tourcachent un sombre secret inquiétant. C’est une révélation bouleversante pour écraser la perception d’un personnage de sa réalité, le genre qui expose une utopie supposée être en fait une dystopie. D’accord, alors peut-être que la suite animée par CG du succès surprise de 2016 n’est pas vraiment pessimiste et sombre. Mais pour une comédie musicale juke-box destinée aux enfants, l’intrigue est définitivement sur la pointe des pieds autour d’idées plutôt sombres et pressantes qui reviennent essentiellement à affronter les péchés du passé et à faire un effort délibéré pour rectifier ces torts. Et compte tenu de la tourmente sociopolitique actuelle de la fin, le thème central se sent d’autant plus pertinent pour un public plus jeune.

Depuis les événements du film précédent, les trolls ont vécu en harmonie littérale, éclatant dans des spectacles de chant et de danse pleins d’énergie et très énergiques, apparemment spontanés et instinctifs, mais parfaitement chorégraphiés. Sous le règne de la reine Poppy (Anna Kendrick) excessivement adorable et ridiculement optimiste, maintenir ce sens de l’harmonie est de la plus haute importance – sa seule et unique ambition en tant que chef des créatures aux couleurs mélodieuses. À tel point qu’elle est aveugle à tout ce qui pourrait potentiellement menacer son mode de vie idyllique et euphonique – ou plutôt, elle choisit gaiement de ne pas tenir compte de la plausibilité. Je dois adorer les cinéastes qui montrent intelligemment l’inconscience de Poppy lorsqu’il ne parvient pas à correspondre au rythme et au timing d’un high-five avec Branch (Justin Timberlake),un personnage de soutien maintenant amélioré pour introduire une intrigue secondaire d’intérêt amoureux. 

Le secret sur le point de faire basculer les fondements de la réalité de Poppy, cependant, vient en apprenant que le monde est beaucoup plus vaste que sa petite bulle sociale – qu’il existe d’autres tribus de trolls qui célèbrent une musique très différente de la sienne, représentée par cinq cordes musicales. . L’une de ces tribus spécifiques au genre est les Hard Rock Trolls, dirigés par Queen Barb (Rachel Bloom), qui tient à se réunir mais qui domine également l’univers des trolls sous son genre de musique préféré. Entre les mains très talentueuses de Bloom, Barb commande immédiatement l’écran à partir du moment où elle fait son apparition dans ses vaisseaux spatiaux en forme de piranha, qui flottent dans les airs d’un pays de troll à l’autre dans Mad Max: Fury Roadstyle. Et elle est plus qu’une méchante à l’esprit unique et aux Mohawks rouges, révélant certaines insécurités cachées sous son extérieur impertinent et dur tout en donnant un sentiment de solitude et désirant impressionner son père (Ozzy Osbourne).

Bien sûr, une grande partie de cela va directement au-dessus de la tête de Poppy, en particulier lorsqu’il s’agit de voir Barb comme une menace ou d’écouter le point de vue d’un autre. Et c’est là que Trolls World Tourmûrit soudainement de manière étonnamment intéressante et se montre plus sage que supposé pour une suite. Poppy n’est pas très différente de Barb, estimant que son genre de musique est l’unification ultime tout en jugeant les vibrations country de Delta Dawn (Kelly Clarkson). C’est une façon plutôt intelligente et ingénieuse pour notre héroïne rose vif de comprendre lentement que sa perspective du monde beaucoup plus grand est assez naïve et bornée, ne réussissant pas à apprécier sa vision des différences entre les autres vient d’une bulle confinée et limitée. Et c’est assez funkadelic que George Clinton, Mary J. Blige et Anderson Paak lui montrent et les différences d’audience devraient être célébrées, ce qui rend ce suivi animé bien meilleur que prévu.

Revue vidéo

L’image 2160p est équilibrée avec des niveaux de noir incroyablement luxuriants et plus encrés, ajoutant une autre couche de beauté fascinante et accrocheuse dans l’animation et chaque fois que les personnages éclatent dans un numéro de chanson et de danse. Les ombres veloutées et stygiennes maintiennent une excellente visibilité dans les coins les plus sombres et les plus noirs, offrant une image 2,39: 1 avec une profondeur tridimensionnelle étonnante. Chaque chanson et performance déborde de fuschias énergiques et de magentas doux, de violettes flamboyantes et de sarcelles sarcelles dynamiques, d’oranges tigrées enflammées et de jaunes beurrés dorés. Pendant ce temps, les primaires sont certainement plus riches et plus pleines, en particulier les rouges allant des grenats rubis foncés aux roses bonbons vibrantes,ce qui en fait un festin spectaculairement magnifique pour les yeux.

Revue audio

La suite animée par CG prend d’assaut la scène du cinéma maison avec une bande-son Dolby à la fois rock et sensationnelle. Pour une fonctionnalité fantastique farfelue de ce calibre, la piste n’est pas aussi agressive ou audacieuse qu’on pourrait s’y attendre. Pour la majorité de l’exécution, les ambiances sont rarement ou sporadiquement utilisées, laissant plusieurs morceaux d’action se sentir quelque peu manquants et plus silencieux que prévu, tout en faisant du film dans son ensemble une présentation très lourde. Certes, il y a quelques atmosphères ici et là qui voyagent légèrement sur les côtés et encore plus subtilement dans les frais généraux, mais ce n’est pas suffisant pour générer un champ sonore convaincant ou immersif. 

La véritable force et la véritable rockness du design sont une scène sonore incroyablement large et expansive affichant un excellent équilibre et une excellente précision. Les visuels sont continuellement superposés avec beaucoup d’activité d’arrière-plan qui se déplacent en douceur entre les trois canaux et légèrement dans les hauteurs supérieures. L’action est également terriblement complétée par un médium splendide et dynamique, présentant une superbe définition pendant les segments les plus bruyants tout en fournissant à chaque chanson et performance une chaleur et une distinction exceptionnelles. Le bas de gamme pourrait sans doute être plus fort et un peu plus exigeant, mais il est suffisant pour donner un punch et un poids précis à la musique. Avec des voix cristallines et bien hiérarchisées, le mélange basé sur les objets remplit la pièce d’une écoute impressionnante et très satisfaisante.

Bonus

  • Commentaire audio : Les réalisateurs David Smith et Walt Dohrn sont rejoints par la productrice Gina Shay pour discuter de la production, des thèmes de l’intrigue et partager des anecdotes.
  • Dance Party Mode (HD): après une brève introduction d’une minute, la fonction interactive offre des opportunités de chanter avec des paroles contextuelles et des instructions de danse.
  • Trolls World Tourist Map (HD): Cloud Guy emmène les téléspectateurs dans une visite interactive des six royaumes musicaux qui composent le royaume des Trolls.
    • Village des Trolls
    • Symphonyville
    • Appartements solitaires
    • Vibe City
    • Volcano Rock City
    • Techno Reef
  • Trolls World Tour Backstage (HD, 9 min): featurette de making-of en trois parties avec entrevues avec les acteurs et l’équipe et beaucoup de séquences BTS.
    • Acte d’ouverture
    • Têtes d’affiche
    • Bis!
  • Trolls Dance Academy (HD, 7 min): Compilation des mêmes instructions de danse à partir de la fonction « Dance Party Mode » qui peut être apprécié séparément.
    • Pop
    • Valse
    • De campagne 
    • Trouille 
    • Kpop
    • Reggaeton
  • « Tiny Diamond Goes Back to School » (HD, 4 min): Nouveau court métrage d’animation original.
  • Trolls Perfect Harmony (HD, 4 min)
  • Scènes supprimées (HD, 19 min)

Dernières pensées

Les trolls sont de retour pour des spectacles de chanson et de danse plus contagieux, des manigances idiotes et un message sincère sur le pouvoir unificateur de la musique dans Trolls World Tour . Avec Anna Kendrick, Justin Timberlake et Rachel Bloom, la suite animée par CG est étonnamment divertissante, explorant des thèmes étonnamment mûrs pour que le jeune public réfléchisse.

Rapport de forme : 2.35:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.1 x 13.6 x 1.4 cm; 70 grammes Réalisateur : Walt Dohrn, David P. Smith Format : Couleur, PAL Durée : 1 heure et 26 minutes Date de sortie : 10 février 2021 Sous-titres : : Français Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  : DreamWorks Animation SKG

Les Apparences De Marc Fitoussi Avec Karin Viard, Benjamin Biolay, Lucas Englander

Vienne. Henri est chef d’orchestre, Eve travaille à l’institut français. Eve découvre qu’Henri la trompe avec Tina, l’institutrice de leur fils. Malheureuse, elle se console dans les bras de Jonas rencontré dans un bar. Pour Eve, c’est la rencontre d’une nuit. Mais pas pour Jonas, qui n’entend pas la laisser partir…

Achat : https://amzn.to/3cjmx7C

Chronique : « Les Apparences », un thriller complexe et sacrément malin par son scénario à tiroirs, et dont les rebondissements s’imbriquent à la perfection et ce, sans les voir venir… Premièrement, un couple mari et femme, extrêmement intéressant par ce qui les anime et les motive dans leurs réactions et cheminements, et où l’étude de chaque comportement donnera justement matière et pas qu’un peu (!), au déroulement de l’histoire !

Les Apparences" de Marc Fitoussi (avec Karin Viard et Benjamin Biolay) : les  réserves du Masque & la Plume

Et deuxièmement, un milieu bourgeois finement décrit et analysé, dont l’attitude même est effrayante aussi bien dans les deux rôles principaux que pour les autres. Mesquinerie, jalousie, hypocrisie, mépris, médisance seront au programme de cette société cruelle, riche et factice… Une démonstration vraiment Impressionnante ! Ce mélange savamment dosé va prendre forme petit à petit, en nous intriguant pour commencer, en nous étonnant de plus en plus par sa dimension psychologique évidente, pour ensuite ne plus nous lâcher du tout, jusqu’à une fin franchement épatante.

Les Apparences», enjeux de dupes - Culture / Next

La plupart des personnages arrivent tous à nous passionner par leur caractère, et par tout ce qu’ils nous laissent percevoir de leurs attentes, de leurs espoirs ou au contraire de leurs frustrations. Ce qui associé à cette « problématique à base d’adultère » de départ, va donner un film savoureux et très prenant, complètement révélateur d’une société où l’apparence et l’emballage seront bien plus importants que le contenu. Bravo à Karin Viard et Benjamin Biolay, sans compter Lucas Englander ou Pascale Arbillot, tous investis dans des partitions très particulières… Un film de Marc Fitoussi qui tient plus que la route, en tant que réalisation particulièrement inspirée avec en prime, une direction d’acteurs de haute volée.

Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Marc Fitoussi Format : PAL Durée : 1 heure et 46 minutes Date de sortie : 27 janvier 2021 Acteurs : Karin Viard, Benjamin Biolay, Lucas Englander, Laetitia Dosch, Pascale Arbillot Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : M6 Vidéo

Le Bonheur des uns… De Daniel Cohen Avec Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti

Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller.

Achat : https://amzn.to/3shu6Bk

Chronique : « Le bonheur des uns… » fait évidemment penser à ce fameux proverbe, et se révèle être surtout une comédie de David Cohen plus subtile et plus profonde que l’on ne pouvait imaginer…

Le Bonheur des uns...: Bérénice Bejo, Vincent Cassel

Si le thème de la jalousie, de l’envie, et de la célébrité à travers la réussite, sont bien sûr au centre de ce quatuor formé de deux couples amis, c’est encore plus l’évolution de ces quatre personnages qui va constituer le point d’orgue de cette histoire. C’est en effet Léa et sa prose (Bérénice Béjo), qui vont servir de déclencheur à cette histoire, celle de la bande que finalement tous considèrent comme une personne sans ambition, indécise et presque soumise ! Le phénomène de dépassement de soi, de rivalité à l’autre va alors se mettre en place avec des scènes et des répliques plutôt vachardes et culpabilisantes, car ces trois autres qui l’entourent, et l’observent, vont réagir et comment !

Le Bonheur des uns...: François Damiens, Florence Foresti

En tête de ce jeu de manipulation et de déstabilisation, arrive Karine (Florence Foresti), particulièrement terrible et cynique envers son amie d’enfance, portée trop vite selon elle tout en haut de l’affiche, suivie par l’époux de Léa, Marc (Vincent Cassel) qui dans un autre registre et pour d’autres raisons, sera très intéressant à observer lui aussi quant à sa perte de pouvoir et tout au moins d’emprise, sur cette femme qui se révèle tout à coup à ses yeux… Et pour le dernier de la troupe en tant que mari conciliant et aimant, toujours prêt à acquiescer ce que dit sa femme Karine, on trouve Francis (François Damiens), parfait dans l’homme au caractère tempéré qui arrondit les angles comme pas deux ! Alors bout à bout la mayonnaise prend plutôt pas mal, avec des moments fort bien vus et ciblés, où l’échange de regards en dit long sur le ressenti et l’état d’esprit de chacun… Il en résulte une très bonne réflexion sur l’être humain et son cheminement vers l’accomplissement puis la reconnaissance, et ainsi sur ce qui va le modifier tout en modifiant les autres autour de lui !

Le Bonheur des uns...: Vincent Cassel, Bérénice Bejo

L’image que l’on donne de soi a ici toute son importance, et le fait de changer, de vouloir se construire ou s’assumer, amène dans cette comédie grinçante aux entournures, tout un lot de situations drôles, tendres puis tout à coup très cruelles, particulièrement justes et pertinentes, magnifiées par des acteurs au mieux de leur forme ! On pourra juste regretter peut-être le côté un peu forcé de Florence Foresti où le ton de l’humoriste prend quelquefois le dessus. Il n’en reste pas moins que d’observer ce que le succès soudain et la célébrité qui en découle, peuvent déclencher comme réactions parmi les proches, est ici très bien traité et analysé… Une comédie au vitriol et aux répercussions étonnantes, bien inspirée et bien aboutie vraiment !

Note : 9/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Daniel Cohen Format : PAL Durée : 1 heure et 36 minutes Date de sortie : 13 janvier 2021 Acteurs : Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti, François Damiens, Daniel Cohen Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio  : M6 Vidéo

Test DVD : Enragé De Derrick Borte Avec Russell Crowe, Caren Pistorius, Gabriel Bateman

Mauvaise journée pour Rachel : en retard pour conduire son fils à l’école, elle se retrouve coincée au feu derrière une voiture qui ne redémarre pas.

Achat : https://amzn.to/2Kz49ft

Chronique : « Enragé » au delà de cette folle et épouvantable histoire, commence déjà très bien par cet éventail d’infos réalisé de manière très syncopée et angoissante, que nous égrène le générique du début… On perçoit ainsi par ce biais le diagnostic effarant et implacable de nos sociétés actuelles, totalement malades de stress, d’inquiétude ou de peur face à nos nouveaux modes de vie de plus en plus rapides, où nous sommes à la fois connectés en permanence et de plus en plus seuls et isolés ! Toute l’agressivité qui en découle est ici montrée à son paroxysme avec ces quelques images déstabilisantes… Ce que d’ailleurs notre crise sanitaire va encore renforcer, avec cette peur panique aveugle et généralisée qui s’installe, un phénomène aux conséquences encore bien plus dramatiques et dangereuses que la contamination virale en elle-même ! Et donc par la folie furieuse de cet homme laissé au banc de notre société, c’est tout le malaise d’hommes et de femmes abandonnés et détruits par un système sans appel, que l’on va pouvoir appréhender et mesurer ici. Bien sûr si Russell Crowe incarne parfaitement l’individu dangereux et sanguinaire prêt à tout pour en découdre et faire justice à sa façon, ceci en fonction de sa propre logique et de son propre vécu, on pense aussi à tous ces drames d’autres « laissés pour compte » qui eux aussi sont littéralement sortis de leurs gonds en tuant brutalement et sans compter autour d’eux, ce que l’actualité nous annonce malheureusement trop souvent ! Tout un mal être réciproque qui après un simple énervement manifesté par un coup de klaxon, va dégénérer de manière inimaginable et terrible pour Rachel (Caren Pistorius) et encore bien plus, sans en dire un mot de trop bien entendu ! L’escalade dans la détermination et la violence sera insensée, avec des moments de tension de plus en plus palpables, qui vont amener cette poursuite à devenir une pure folie destructrice ! De voir cette femme prise au piège d’un individu à la psychologie « dérangée », fait froid dans le dos, alors que celui-ci tient pourtant son propre raisonnement puisqu’il explicite parfaitement ses réelles motivations de vengeance ! Si rien ne va plus pour lui, quelqu’un doit en effet payer, d’autant plus que si quelque part, il y retrouve un point commun avec sa situation… Ce détail a toute son importance dans la démonstration de Derrick Borte, et donne à ce film tout son intérêt ! Alors malgré quelques incohérences gênantes et évidentes, les performances des acteurs et le fait de cet engrenage monstrueux et effarant, font de cette réalisation une vraie réussite ! On pense aussi au film « Les Nouveaux Sauvages », ou au bien plus lointain « Duel », d’autant plus quand on a vécu une nuit soi-même, ce genre d’expérience effrayante sur une autoroute ! Dans tous les cas, il est évident que nous devrions tous centrer notre réflexion sur le vrai sens de la vie, celui qui nous échappe de jour en jour, en étant bien trop centrés sur nous mêmes par le biais de ces réseaux sociaux dévastateurs et maintenant par cette idée fixe et insensée de l’hyper protection, sans que rien ne la justifie réellement si on s’informe juste un minimum… Tout un contexte qui nous amène à avoir une âme de justicier envers autrui, avec les dangers que cela comporte ! Ce film de Derrick Borte, a déjà donc en soi le mérite de nous mettre en garde face à un monde malade et égoïste qui nous rend de plus en plus indifférents, en modifiant petit à petit et insidieusement nos comportements, et en oubliant ainsi les valeurs essentielles qui constituent la « vraie vie », celles de l’amour, de l’écoute, du partage et du respect… À découvrir vraiment et à méditer, en oubliant désormais de klaxonner au volant ! Ce sera déjà un bon début..

Note : 9/10

Vidéo : Des tons froids recouvrent les visuels de Enragé . Il n’y a pas beaucoup d’énergie dans la saturation des couleurs, le bleu est une force dominante. Les tons chair se réduisent à une teinte pâle. Les primaires abandonnent leur contrôle. Le contraste faiblit également, étouffé par le classement et rarement proéminent.

Hormis quelques instants prévus (notamment l’ouverture), le bruit n’est pas pris en compte. L’encodage maintient la clarté, totalement transparent pour un film de source numérique. Au milieu de l’action, il se produit parfois des échecs, clairement un appareil photo plus petit et plus polyvalent utilisé pour ces prises de vue complexes. Chacun est trop bref pour provoquer une alarme.

Une résolution stable apporte des détails complets, rendus proprement. Les détails du visage résolus impressionnent, et étant donné à quel point Enragé repose sur des gros plans serrés, c’est important. Les extérieurs ont fière allure aussi, naturellement nets et riches en définition.

Son :La conception du son soulève l’action souvent à petite échelle en générant de l’énergie dans le bas de gamme. Le moteur de camion de Crowe crée un grondement régulier et impressionnant, accablant les choses d’une manière intelligente. Il y a une explosion spectaculaire au début, s’étendant sur la plage. Certaines collisions lourdes utilisent également le bas de gamme.

Les champs de débris et l’ambiance de la ville jouent bien, séparant l’audio pour créer une scène sonore convaincante. Les voitures se déplacent entre les canaux avec une précision totale. Un trafic intense signifie que des klaxons de voiture apparaissent dans chaque haut-parleur. Il n’y a rien de spécial en soi, juste du matériel compétent et agréable.

Bonus : Un commentaire de production invite le réalisateur Derrick Borte, le directeur de la photographie Brendan Galvin, le producteur Freddy Waff et la costumière Denise Wingate dans les bonus . Ensuite, un making-of de 27 minutes qui est meilleur que prévu, plongeant dans le processus ainsi que dans les thèmes.

Les Blagues de Toto (En Vod le 3 Décembre & DVD et Blu-ray le 9 Décembre 2020) De Pascal Bourdiaux Avec Gavril Dartevelle, Guillaume De Tonquédec, Anne Marivin

A l’école, Toto est bien plus doué pour faire rire ses copains qu’écouter les leçons de la maîtresse. Avec ses parents aussi, les blagues de Toto se transforment souvent en catastrophes… La dernière en date

Achat : https://amzn.to/3ltJkyE

Chronique : Il ne faut pas mépriser ces films qui nous rendent heureux, qui même s’il sont tout en légèreté, vont plus loin qu’ils n’en ont l’air. Les comédiens sont tous très justes, les enfants sont adorables, j’avoue que j’ai craqué sur le personnage d’Igor que je trouve vraiment drôle et attachant mais les autres sont tous très mignons. J’adore tous les personnages, Guillaume de Tonquédec et Anne Marivin sont parfaits comme toujours, dans leurs rôles de parents aimants malgré tous les problèmes causés par leur fils. Ramzy joue à la perfection un rôle de super-méchant très crédible, il m’a fait penser au personnage de Rambal-Cochet dans le film « Le jouet » de Francis Weber, merveilleusement interprété par l’immense Michel Bouquet. Daniel Prévost est merveilleux lui aussi comme d’habitude. Tous les rôles contribuent à créer une belle alchimie qui nous transporte dans cet univers où on se sent pour un moment hors du temps. Ce voyage tendre et poétique m’a rappelé l’enfant que j’ai été. J’ai eu aussi une pensée émue pour mes propres parents, qui même s’ils se sont sentis démunis face à mes bêtises, ont fait de leur mieux pour m’aimer et m’aider à m’épanouir. C’est la belle morale de ce film, dans la vie chaque chose a son revers, et être parent n’est pas chose aisée, on apprend sur le tas et parfois on se sent perdu face à ces « étrangers » qui même s’ils sont notre chair et notre sang échappent à notre compréhension. Les enfants sont parfois, souvent, ingérables mais le bonheur qu’ils nous procurent, la magie, la lumière qui les accompagnent rendent nos vie plus riches et plus belles. Je conseille à ceux qui veulent s’évader et faire le plein de bonnes énergies de voir ce film qui fait du bien.

Note : 8,5/10