Last Christmas De Paul Feig Avec Emilia Clarke, Henry Golding, Michelle Yeo

Kate traîne derrière elle une série de mauvaises décisions et erre dans Londres au son des grelots accrochés à ses bottes de lutin, seul emploi qu’elle ait réussi à décrocher dans une boutique de Noël.

Vod : https://www.filmotv.fr/film/last-christmas/17344.html

Chronique : J’avais vraiment hâte de voir ce film, pourquoi ?! Ben déjà un film qui se passe pendant noël, une comédie romantique, et puis Emilia Clarke et Henry Golding difficile de ne pas avoir envie de le voir. J’adore littéralement cette actrice, elle a un sourire tellement magnifique et puis les rôles de ce genre lui vont trop bien. Une héroïne en mode un peu looseuse qui s’enfonce de plus en plus et qui va faire une rencontre qui va changer sa vie. Elle se rend compte qu’elle a touché le fond et qu’elle doit se reprendre en main pour avancer et remonter la pente. Elle est rigolote quand même, même si elle est parfois pathétique. Elle ne pense qu’à elle, égoïste qui ne fait pas attention aux gens à côté d’elle malgré le fait que ces derniers ne souhaitent qu’une chose : l’aider. Tom la change, elle ouvre les yeux, elle fait attention aux gens autour d’elle mais aussi à elle. Elle prend conscience de la chance qu’elle a d’être encore en vie après ce qui lui est arrivé avec sa maladie. J’ai beaucoup aimé le ton du film, on se marre par moment tantôt dans la dérision tantôt dans le mignon et puis on est baigné dans l’ambiance de noël avec entre autres les décors, le fait qu’elle travaille dans une boutique de noël mais aussi l’atmosphère féérique et romantique. On est vraiment dans le film de Noël de base mais qui se dénote un peu des autres de par son histoire. C’est une belle histoire mais c’est aussi très triste, je ne m’attendais pas à cela et j’ai été totalement sous le choc quand la chute est arrivée ! Mais c’est ça aussi que j’aime dans les films de noël les meilleurs c’est la magie de noël, la petite note de magie que l’on aime voir dans les films et c’est plutôt bien réussi ! Et puis forcément, comment ne pas aimer la BO ! On ne peut que craquer pour cette bande son ! En résumé, Last Christmas est le film parfait pour le confinement! J’ai été très agréablement surprise parce que c’est doublement le style de film que j’aime ! Ça m’a fait pensé à un drama dans le genre que j’adore même s’il est globalement différent l’histoire de fond reste la même. Emilia Clarke nous offre un très bon film à la morale de saison ! Une belle et dramatique histoire qui nous fait passer un excellent moment !

Note : 9/10

Video : Last Christmas déballe un transfert 1080p et approprié pour sa sortie Blu-ray.  L’image est d’une netteté spectaculaire, capable et désireuse de révéler des détails incroyables sur chaque image. Les gros plans des personnages sont évidemment le point culminant, montrant des pores intimes et des cheveux complexes avec une commande précise. Même le maquillage est clairement visible lorsqu’il est proche. Les personnages autour de la boutique du Père Noël sont des trésors pour l’exploration visuelle, et de nombreux lieux de Londres, des plans de la ville aux intérieurs exigus des appartements, offrent une clarté exemplaire de haut en bas et d’un côté à l’autre. Les couleurs sont vraies, offrant une clarté et une fidélité spectaculaires. Le contraste n’est jamais bancal, favorisant une neutralité agréable qui fait ressortir le meilleur des cotes et des fins de Noël, des lumières et des divers détails de l’emplacement de la ville. Les yeux, le rouge à lèvres et d’autres accents de couleur de caractère brillent. Les tons chair sont nets et les niveaux de noir sont parfaitement profonds et précis. Le bruit est réduit au strict minimum et il n’y a aucun autre problème de source ou d’encodage à signaler.

Audio : La bande-son sans perte DTS-HD Master Audio 7.1 de Last Christmas offre une expérience d’écoute fluide, fructueuse et fidèle. Le film s’ouvre sur une musique d’orgue incroyablement riche, parfaitement spacieuse et parfaitement claire, rapidement rejointe par des voix angéliques qui, ensemble, offrent ce qui est sans doute la meilleure expérience d’écoute que le film puisse offrir. À l’autre extrémité du film, il y a une autre performance de vigueur, de vitalité, de taille qui agrandit la scène et de clarté harmonieuse à travers plusieurs éléments. La piste offre en outre une ambiance de localisation précise, en particulier dans les rues de la ville où le bruit de fond général s’engage avec une finesse équilibrée et un placement parfait. Les auditeurs se sentiront toujours engagés dans les lieux animés du film et dans ses lieux plus doucement atmosphériques. Le dialogue sur le pilier est centré, détaillé et bien hiérarchisé pour la durée. Rien à redire avec celui-ci.

Last Christmas contient une tonne de fonctionnalités bonus. Apparemment, Paul Feig fait cela avec la plupart de ses films, alors chapeau à vous, monsieur. Et il présente (principalement) Astuce amusante: à la fin du film, ces suppléments se mettent automatiquement en file d’attente, Feig faisant de nombreuses intros!

  • Commentaire audio: le réalisateur Paul Feig.
  • Commentaire audio: le réalisateur Paul Feig et la productrice / co-scénariste Emma Thompson.
  • Ouverture alternative (HD, 1:11): Cela aurait dû être l’ouvreur. C’est une photo sympa de Kate qui frappe dans une fente à courrier. Il se débarrasse du gars avec qui elle couche dans le premier match de théâtre, et se rend juste à l’affrontement entre Kate et la petite amie du mec. Fonctionne beaucoup mieux.
  • Fin alternative (HD, 1:53): Un bouton amusant qui aurait dû être un œuf de Pâques à mi-crédits
  • Scènes supprimées / alternatives / étendues (HD, durée totale de 22:45): une tonne de celles-ci et à peu près toutes mérite d’être vu
  • Essayez de ne pas rire (HD, 6:04): encore plus de bêtisiers
  • Pure Golding (HD, 1:28): aperçu du charmeur Henry Golding.
  • Emilia Recording Session (HD, 2:14): Sur la grande voix de Clarke

 

  • Acteurs : Emilia Clarke, Henry Golding, Michelle Yeoh, Emma Thompson, Lydia Leonard
  • Réalisateurs : Paul Feig
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Tchèque (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Hindi, Danois, Portugais, Arabe, Islandais, Finnois, Suédois, Français, Néerlandais, Tchèque
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie : 8 avril 2020
  • Durée : 98 minutes

Adults in the Room / De Costa-Gavras Avec Christos Loulis, Alexandros Bourdoumis, Ulrich Tukur

Après 7 années de crise le pays est au bord du gouffre. Des élections, un souffle nouveau et deux hommes qui vont incarner l’espoir de sauver leur pays de l’emprise qu’il subit.

Achat : https://www.filmotv.fr/film/adults-in-the-room/17346.html

Chronique :  « Adults in the Room », en partant de l’histoire et de l’état de la Grèce en 2015, est un film véritablement passionnant et palpitant sur les dessous de la « Politique et de la Finance » ! Costa Gavras a réussi un exploit en faisant de ces fameuses élections et du gouvernement qui en a découlé, une histoire haletante dont les rebondissements incroyables et son déroulement-même, sont un vrai enseignement sur l’Europe d’aujourd’hui ! On est simplement fasciné d’assister avec Yanis Varoufakis, aux réunions de cet Eurogroupe dont les différents ministres des finances de chacun des pays européens tirent les ficelles, en banquiers implacables et insatiables qu’ils sont ! Une vraie révélation à la manière d’un thriller, mené de main de maître par un réalisateur de 86 ans… Chapeau ! Unique à découvrir, même si l’on connaît forcément le dessous des cartes et que l’on sait déjà le fin mot de l’histoire… Pour incarner le charismatique Yanis Varoufakis, l’acteur Christos Loulis est simplement fabuleux d’énergie et de conviction ! On reste médusé par les avancées, et fatalement plus souvent par les reculs encaissés par ce ministre dans sa détermination à défendre les intérêts de son pays et par là-même de son peuple qui lui n’aspire juste qu’à une vie meilleure. Toute cette lutte pour refuser ou aménager le remboursement de cette dette, est décrite à la perfection, à travers une peinture édifiante d’un monde de profit, de rendement prêt à broyer de l’humain à tour de bras, au point de ne pas avoir le droit essentiel d’exister ! Tout l’aspect social et humain d’un peuple en souffrance est gommé, effacé brutalement et rapidement d’un geste sans concession, sans compassion, juste à cause d’une dette qui doit être remboursée coûte que coûte, au risque d’enfoncer encore davantage ce pays ! L’enchaînement des événements vécus par ce ministre et à fortiori par son peuple, fait preuve d’une démonstration ici limpide et machiavélique, dont l’Europe et son fonctionnement hyper capitaliste en sont la cause et le fondement même. Une situation pourtant plus qu’alarmante, dont les répercussions guettent bon nombre d’entre nous, et qui devraient nous amener à réfléchir même pour les cadres moyens en nette perte de pouvoir d’achat… Alors n’ayant rien à perdre, on se demande encore ce qu’attendent toutes ces populations humiliées et bafouées par cette économie capitaliste à outrance, pour battre le pavé dans la rue par millions, et ainsi reprendre définitivement les rennes de leur destin en main et enfin vivre décemment plutôt que survivre ! Qu’on se le dise.

Note : 9 / 10

Bande-annonce

 

Donnybrook / De Tim Sutton Avec Jamie Bell, Frank Grillo, Margaret Qualley

Ex-marine, Jarhead est un père désespéré. Non seulement il est prêt à tout pour nourrir ses enfants, mais c’est aussi un combattant redoutable.

VOD : https://www.filmotv.fr/film/donnybrook/17181.html

Chronique : Surtout connu comme le gamin d’une ville minière anglaise qui voulait danser, Jamie Bell, la star de « Billy Elliot », est devenue robuste avec l’âge. Dans le sombre film Donnybrook du réalisateur Tim Sutton , il incarne Jarhead Earl, un ancien Marine américain coincé dans des circonstances économiques relativement sombres. Dix-huit longues années ont rendu difficiles les traits autrefois angéliques de l’acteur. Disparaissant dans le rôle, au lieu de rayonner d’espoir et de possibilité, son visage révèle un homme qui a vu le fond du rocher. C’est un combattant dans le sens le plus littéral – un pugiliste scrappy et légèrement coulant qui ne connaît pas d’autre moyen d’échapper à son existence de parc de roulottes que d’affronter les voyous les plus dangereux du comté dans le match à mort qui donne ce thriller obsédant à combustion lente son nom.

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En fait, le Donnybrook pourrait être un match à mort. Même à la fin du film, on ne peut pas être trop sûr de ce qu’est le secret bien gardé, bien que la simple mention inspire le respect dans le coin ravagé par les opioïdes d’Amérique où le film se déroule. Le Donnybrook est une sorte de club de combat à la poubelle blanc – caché quelque part hors de la grille et dirigé par des hommes qui ressemblent à un croisement noueux entre les néonazis et les Hell’s Angels – où un buy-in à gros enjeux gagne des gens désespérés un pot de 100 000 $. De son apparence, c’est tuer ou être tué une fois que vous entrez dans le ring. C’est certain: Jarhead Earl prévoit de gagner ou de mourir en essayant, comme un furet qui mord fort jusqu’à ce que son cœur cesse de battre, ou un féroce Jack Russell terrier face à un adversaire beaucoup plus grand.

Pour Sutton – dont le film précédent, «Dark Night», inspiré du tournage mégaplex d’Aurora de 2012, a fait une déclaration austère sur la violence armée – «Donnybrook» marque une avancée majeure en termes d’ambition et de style, méritant la distinction d’ouvrir le Festival du film de Toronto section de la plateforme compétitive. Au lieu de s’en tenir à l’ambiance raréfiée de ses projets précédents, Sutton emprunte la route des films de genre granuleux, enveloppant ses préoccupations concernant la masculinité frustrée américaine dans le manteau lisse et existentiel d’un thriller de style frères Coen (d’autres se souviendront du style plus nihiliste du réalisateur de « Green Room » Jeremy Saulnier).

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Depuis le monologue d’ouverture, prononcé par un ermite grisonnant de Backwoods qui transporte Jarhead Earl vers le Donnybrook, le script de Sutton sonne comme «No Country for Old Men» – ou plus exactement, comme le genre de portrait élégiaque et noir charbon de l’Amérique sans issue. que Cormac McCarthy a colporté toutes ces années. (Il n’est pas surprenant que Frank Bill, dont le roman « Donnybrook » est basé, fasse de fréquentes comparaisons avec l’écrivain occidental.) « Le monde a changé. Des criminels qui gèrent tout », dit le codeur, sa voix comme une souche d’arbre traînée sur du béton alors qu’il dirige Jarhead Earl vers le redneck River Styx. «Revient à un homme sachant ce qu’il peut faire. C’est comme ça que vous vous battez – c’est tout ce qui compte. »

Sutton utilise la musique de manière non conventionnelle, pas autant comme une partition qu’une explosion d’énergie brute qui attire l’attention, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un drame ordinaire. Il s’agit plutôt d’une saga criminelle dur (les personnages de boxe tragiques sont si communs dans la fiction pulpaire que Quentin Tarantino en a écrit une dans « Pulp Fiction »), le genre où la moitié des personnages établis dans le premier acte sont destinés à être abattus, poignardés , étouffé ou brûlé à mort. Un seul de ces cadavres pourrait raisonnablement être reconnaissant de sa sortie après que la mauvaise nouvelle, la femme fatale Dalia (Margaret Qualley), ait été forcée de lui donner une «fin heureuse» troublante pour nous / avilissante.

Les combats, en ce qui concerne Jarhead Earl, sont «la seule chose à faire pour des gens comme nous». Et donc il attrape un fusil de chasse et vole le prêteur sur gages local, volant juste assez pour couvrir ses frais d’entrée. Bizarrement, lorsque le caissier au nez cassé appelle les flics, le shérif Donny Whalen (James Badge Dale) lui demande instamment de ne pas porter plainte. Il a de vrais criminels à attraper – comme un trafiquant de drogue sociopathique nommé Chainsaw Angus (Frank Grillo), une machine à tuer complètement amorale qui est la version de ce film d’Anton Chigurh de Javier Bardem dans «No Country».

Grillo est l’un de ces acteurs de personnages d’armes secrètes que les cinéastes ne font que découvrir comment déployer correctement, et ici, Sutton est peut-être plus proche que quiconque de maximiser ce potentiel. Il est comme un homme de tête qui a mal tourné: grisonnant, ciselé et Jon Hamm beau, avec une séquence sadique à la place de cette étincelle malicieuse. Il est présenté comme le crétin qui vend des opioïdes à la femme de Jarhead Earl (Dara Tiller, qui n’a pas grand-chose d’autre à faire que d’avoir l’air épuisé ou inquiet), trouvant trop facile de battre son mari en colère lors de leur première confrontation – pas un début prometteur pour Jarhead Earl, qui compte sur ses poings pour gagner de l’argent.

Au fur et à mesure que le film avance, alternant entre ces deux personnages ultra-machos alors que leurs chemins se séparent et finalement se réunissent, le statut mythique d’Angus se profile de plus en plus intimidant, rendu doublement sinistre par la dynamique inconvenante qu’il a avec sa sœur Dalia (entrevue dans le premier ferry- scène de bateau avec Jarhead Earl, qui taquine la possibilité de rebondissements à venir). Bell peut être l’anti-héros tragique du film, humanisé quelque peu par ses interactions avec son fils Moses (Alex Washburn), mais à bien des égards, le personnage de Qualley est l’âme du film: quelqu’un qui vient de circonstances brisées et a grandi sans boussole morale et sans rôle approprié modèle. En l’occurrence, Dalia s’est également battue en elle, accompagnant Jarhead Earl lors de la dernière étape de son voyage vers le Donnybrook.

Cela nous ramène à la question de ce qu’il est exactement, ce sinistre Donnybrook – cet endroit entrevu de manière abstraite dans le plan d’ouverture et représenté tout au long par les co-compositeurs Phil Mossman et Jens Bjørnkjaer. Pour toute l’accumulation, la finale est anticlimatique, précipitée et pas aussi cauchemardesque que les 90 minutes précédentes. Il ne peut aller que de deux façons, et il va de l’une de ces façons. Il s’avère que le titre fait également référence à la première bataille de Bull Run, qui établit une coda inutile pour le poème épique décourageant qui a précédé, permettant à Sutton d’offrir un résumé ordonné de son requiem pour le rêve américain.

Note : 9/10

UN FILM DE TIM SUTTON
AVEC
JAMIE BELL (Billy Elliot, Snowpiercer – Le Transperceneige, Skin…)
FRANK GRILLO (Le Territoire des loups, La saga American Nightmare, La saga Captain America…)
MARGARET QUALLEY (Once Upon a Time… In Hollywood, The Leftovers…)

Joyeuse retraite ! De Fabrice Bracq Avec Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Nicole Ferroni

L’heure de la retraite est enfin arrivée pour Philippe et Marilou ! Ils s’apprêtent à réaliser leur rêve : partir vivre sous le soleil du Portugal. Au revoir le travail, au revoir la famille, au revoir les emmerdes ! Ils pensaient enfin être tranquilles… mais leur famille a d’autres projets pour eux !

Vod : https://www.filmotv.fr/film/joyeuse-retraite/17182.html

Chronique : C’est une comédie très amusante surtout grâce à la qualité des dialogues car beaucoup de répliques déclenchent à coup sûr des éclats de rire. Michèle Laroque tente de tirer la couverture à elle mais c’est Thierry Lhermitte qui domine le casting car il est bien moins hypocrite qu’elle, qui est d’emblée antipathique, égoïste, rancunière, revancharde et méprisante dès la très courte scène d’ouverture dans son cabinet de dentiste. Sinon, j’ai bien aimé le personnage de Léa « La quiche », car tout ce qui sort de sa bouche n’est que vérité, certes, elle est idiote mais au moins elle est franche, c’est rafraîchissant dans une famille où chacun passe son temps à mentir, le plus souvent, sans aucune raison valable. C’est très drôle, les acteurs sont tous excellents, premiers comme seconds rôles. Les situations sont souvent hilarantes. Il en est de même des dialogues. Mais on ne fait pas que rire dans ce film, il y a aussi des moments d’émotion, notamment grâce à Judith Magre qui joue le rôle d’une arrière-grand-mère un peu déjantée. Et l’on finit par se réconcilier avec ces grands-parents qui ne sont pas si odieux qu’ils n’y paraissent ! Une réussite du réalisateur pour son premier long métrage. On joue des clichés habituels pour faire ressortir la bêtise et l ignorance , le mépris affiché à travers le prisme du politiquement correct et du sacro saint ´ savoir être  » . Humour noir digne de l humour britannique.. c est un film très actuel qui renverse les codes , les femmes dirigent leur petit monde , les jeunes trentenaires imposent à leur parents, les petits et adorables enfants . Et les anciens qu’on n écoute plus , attendent sagement la mort à la maison de retraite . Ce film n’est pas le plus grand des films mais en cette période de confinement je ne peut que vous le conseiller, vous allez passer un très bon moment .

Note : 8,5/10

 

  • Acteurs : Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Nicole Ferroni, Nicolas Martinez, Loup-Denis Elion
  • Réalisateurs : Fabrice Bracq
  • Studio : M6 Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 31 décembre 2020
  • Durée : 93 minutes

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La Belle époque ( 11 Mars 2020) De Nicolas Bedos Avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier

Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine un brillant entrepreneur lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour…

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Chronique : D’une certaine manière, Nicolas Bedos est un « vieux » cinéaste, alors qu’il n’a que 40 ans et deux longs-métrages à son actif. Oui, vieux sage, si l’on préfère, qui non seulement semble pratiquer la grammaire du cinéma depuis des lustres mais qui porte également un regard d’une lucidité redoutable sur le temps qui passe, l’usure du couple, la nostalgie de la jeunesse, etc. C’était vrai dans l’excellent Monsieur et Madame Adelman et c’est encore le cas dans La belle époque, qui permet à son héros de revivre les plus beaux moments de sa vie, quand celle-ci est encore à écrire et à imaginer. Le goût de Bedos pour le grand romanesque et sa capacité à écrire des dialogues acérés se mêlent à une intrigue vertigineuse, semi-fantastique, mais ironique quant au genre proprement dit et uniquement là au service d’un récit mélancolique d’un temps où les portables, internet et la réalité virtuelle n’existaient pas. Passéiste, Bedos ? Oui, c’est vrai, mais avec style et panache puisque c’était toujours mieux avant. Pour autant, dans les coups d’épingle portées à notre soi-disant modernité, ce n’est pas à The Truman Show qu’il faut se référer mais plutôt à un Bertrand Blier de la meilleure période, dont le sens de l’absurde toujours lié à nos contradictions et errements d’humains roseaux pensants se retrouve dans La belle époque. Tendresse et cruauté du regard et évocation visuelle splendide des années 70, tout est question d’équilibre et d’alchimie et, peut-être à l’exception de l’entame du film, un peu brouillonne, Nicolas Bedos trouve le dosage parfait, comme un vieux (encore !) briscard goguenard. On lui sait gré aussi, et ce n’est pas rien, de nous avoir rendu Daniel Auteuil à son statut d’acteur au talent protéiforme et surtout d’avoir sublimé Fanny Ardant, enfin sortie de ses rôles d’éternelle ténébreuse. Quant à la formidable Doria Tillier, La belle époque est bien évidemment une nouvelle déclaration d’amour à son intention. Mais ceci ne nous regarde pas et l’important est qu’elle n’est pas plus avare de son talent que dans Yves, par exemple, ou Monsieur et Madame Adelman.  Une très bonne Comédie écrite et mise en scène par Nicolas Bedos. Son excellente histoire mérite amplement son César du Meilleur scénario original. Il nous réserve quelques surprises, un joli grain de folie, des rires et même une belle note de poésie et d’émotion.  La cerise sur le gâteau nous est offerte par le casting avec la toujours excellente Fanny Ardant (elle aussi Césarisé), de jolis moments avec Daniel Auteuil et Guillaume Canet lui aussi très bon dans son rôle délicat du réalisateur acrimonieux.

Note : 9,5/10

 

  • Acteurs : Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant, Pierre Arditi
  • Réalisateurs : Nicolas Bedos
  • Audio : Français (DTS-HD 5.1)
  • Studio : Orange Studio
  • Date de sortie  : 11 mars 2020
  • Durée : 115 minutes

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J’accuse (18 Mars 2020) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin et Louis Garrel

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

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Chronique : Les médias s’emballent, les opinions s’affrontent autour de la personne de Polanski, et après le visionnage de ce film , j’en sort subjugué par la manière tant accrocheuse avec laquelle le réalisateur nous raconte cette histoire, entre drame historique, humour, suspense et grincement de dents. Aujourd’hui on ne peut avoir de recul sur l’actualité. Les infos et les opinions vont plus vite que la pensée humaine. Pas question donc dans ce texte d’émettre un avis de comptoir sur la sombre information qui entoure le cinéaste. Il faut espérer que le temps et l’Histoire avec un H majuscule, éclaireront tout cela. Et on peut bien sûr souhaiter que cela ait lieu plus tôt que tard. Mais quelle qu’en soit l’issue, il est certain que l’œuvre de Polanski restera dans le paysage cinématographique. « J’accuse » fait découvrir ou redécouvrir un fait connu dans une captivante mise en scène, à travers le prisme d’un personnage tout à fait intéressant par son action pour réhabiliter Dreyfus . On plonge à la fin du XIXème siècle dans une atmosphère palpable par son réalisme, et il semble que chacun des membres du casting vive réellement à cette époque. Il se trouve un plaisir immense dans ce long-métrage à observer le jeu de tous ces acteurs, mais aussi à les écouter. Ils servent des dialogues très écrits, très beaux. Et puis surtout, « J’accuse » a quelque-chose de nécessaire, tant son propos résonne fort avec notre époque contemporaine dans laquelle s’entrechoquent des mots tels que « islamophobie » ou « antisémitisme ». A croire que la nature humaine évolue bien peu, même si elle est capable de penser, comme ce film invite pertinemment les spectateurs à le faire. Le film prend son temps, monte en régime progressivement, et se concentre sur le personnage de Georges Picquard, un homme honnête dont la quête de la vérité était non seulement courageuse mais aussi contraire aux intérêts de l’Armée et partant, de l’ensemble de la société française, traumatisée par la défaite de 1870 et revancharde. Dans quel autre film français a-t-on pu voir une aussi radicale dénonciation de l’antisémitisme qui prévalait dans une grande partie du pays ? La charge est violente mais fidèle à la réalité de l’époque. Pour ceux qui connaissent parfaitement les tenants et aboutissants de l’affaire Dreyfus, il n’y a pas à proprement parler de révélation dans J’accuse mais une solide reconstitution des faits de cette période où la guerre de 14 se prépare déjà, y compris vis-à-vis de l’opinion. Par ailleurs, on y voit le fonctionnement du contre-espionnage français de manière quasi documentaire, avec une ironie sous-jacente dans la façon dont le film montre ses tâtonnements, son inexpérience et ses erreurs commandités. Sans céder au grandiose, Polanski filme cette histoire avec une virtuosité indéniable et limpide, se surpassant dans la direction d’acteurs. Outre Dujardin, parfait, tous les rôles, y compris les plus minces, sont joués avec conviction par des comédiens renommés ou non, avec un égal talent. Une mention spéciale, tout de même, à Gregory Gadebois, extraordinaire, malgré toute cette polémique ce film est vraiment très bon et oublier le cinéaste derrière et plonger vous dans un excellent film , vous ne le regretter pas.

Note : 9,5/10

ImageIl s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente. Chaque détail ressort avec une précision d’orfèvre que ce soit sur les tissus, les environnements, les lambris de la république ou les extérieurs. Des intérieurs sombres ou à la lumière tamisée, aux salles d’audiences, ou encore les rues de Paris.

Son : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé.

Bonus : Si le making of fait la part belle aux équipes techniques, toutes ces petites mains qui ont permis la réussite du film, il ne peut s’empêcher, comme cela est souvent le cas dans les documentaires américains, des effusions de superlatifs en direction du réalisateur. Comme s’il était nécessaire de dire aux spectateurs, toutes les qualités de Roman Polanski.

 

  • Acteurs : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric
  • Réalisateurs : Roman Polanski
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 18 mars 2020
  • Durée : 126 minutes

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Test DVD: Official Secrets (11 Mars 2020) de Gavin Hood avec Keira Knightley, Matt Smith

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak.
Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre.

Chronique : Il y a quelque chose d’intéressant, de dur et de direct dans ce  film d e Gavin Hood. Il s’agit d’un drame d’espionnage Tiré d’une histoire vraie sur l’importante polémique de l’invasion de l’Iraq par les U.S.A.

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Official Secrets montre que les drames d’espionnage de la vie réelle ne sont très souvent pas des thrillers d’action comme Bond ou Bourne ou la serie Homeland -mais quelque chose qui ressemble plus à de la politique de bureau au niveau nucléaire.

Le  film est basé sur le cas réel de Katharine Gun, une traductrice travaillant pour les services de sécurité britanniques à l’unité de surveillance du GCHQ . En 2003, elle a été surprise de recevoir un courriel dans lequel il était clairement indiqué qu’elle devait découvrir des détails personnels incriminants dans la vie des représentants de l’ONU de petits pays afin de les faire chanter pour qu’ils votent en faveur de la guerre en Irak. Gun a imprimé le courriel et l’a transmis à un ami anti-guerre, et il a finalement constitué la base d’un scoop sensationnel en première page de l’Observer.

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Bien qu’elle n’ait pas arrêté la guerre, comme Gun rêvait de le faire, elle a joué un rôle important dans la transformation de la presse et de l’opinion publique. Gun elle-même a été poursuivie en vertu de la loi sur les secrets officiels.

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Keira Knightley donne une performance ciblée, plausible et sympathique dans le rôle de Gun, et le film montre qu’elle est à bien des égards la dénonciatrice classique.

Son idéalisme, son éthique du travail et son professionnalisme ont fait d’elle une excellente agente de renseignements au départ, et pourtant, ce sont précisément ces éléments qui l’ont rendue rebelle. Mais surtout, elle est jeune – comme Edward Snowden, ou Chelsea Manning, ou Sarah Tisdall, emprisonnée en 1984 pour avoir révélé des détails sur les missiles de croisière américains en Grande-Bretagne. Gun est encore assez jeune pour ne pas avoir fait un investissement de carrière inéluctable dans le GCHQ ou avoir formé des liens de fidélité avec ses supérieurs.

La vie professionnelle de l’Observateur est représentée de façon tapageuse et affectueuse. Rhys Ifans joue le célèbre journaliste Ed Vulliamy dans le rôle d’un critique du gouvernement passionnément en colère ; Matt Smith joue Martin Bright – qui a écrit l’histoire originale – et Hanako Footman joue la jeune journaliste Nicole Mowbray, dont l’erreur chaotique et innocente de transcrire le courriel, en remplaçant ses orthographes américaines par des orthographes britanniques, a fait en sorte que l’histoire a été initialement gâchée par des conspirateurs en ligne aux États-Unis. Conleth Hill joue le rôle du rédacteur en chef de l’Observer, Roger Alton, qui, malgré sa ligne pro-gouvernementale, s’en sort plutôt bien. C’est sa soif honnête d’une bonne histoire qui le pousse à publier.

Mais la vie de ces journalistes est fondamentalement confortable. Gun, par contre, est emmené dans une inquisition épouvantable au GCHQ, puis dans un poste de police, et est informé qu’il ne peut pas révéler les détails de son travail à son avocat, puis découvre que son mari, Yasar (Adam Bakri), un demandeur d’asile turc, a mystérieusement été mis sur la liste pour une déportation imminente.

La relation la plus intrigante suggérée par le film est celle de l’avocat vétéran des droits de la personne Ben Emmerson (Ralph Fiennes), qui a défendu Gun, et de son ancien collègue, l’ancien avocat libéral Ken MacDonald (Jeremy Northam), qui est devenu directeur des poursuites publiques et qui a pris la décision de porter ou non l’accusation contre Gun, et de faire d’elle un exemple. Quelle peut avoir été la dynamique entre ces deux hommes ? Le film dépeint une sorte de méfiance cordiale qui se fige en détestation.

En 2019, nous avons sans doute des vues plus compliquées sur les fuites et les dénonciations, maintenant que la réputation de Julian Assange a assombri celui que nous considérons comme le héros des outsiders. Mais le cas de Gun est extraordinairement pertinent ; il montre un monde qui, d’une certaine manière, semble être d’hier et, d’une autre manière, d’il y a une éternité. C’est un monde dans lequel les gens stockent des fichiers informatiques sur des lecteurs Zip, où un Tony Blair à l’air jeune est interviewé à la télévision par David Frost et où l’establishment a largement, bien que malheureusement, soutenu et rejoint l’aventure militaire américaine en Irak.

Ce sont précisément ces personnes qui, aujourd’hui, dans les villes, acceptent que tout cela était mal. Le changement d’avis ne s’est pas fait naturellement. Il s’est produit à cause de gens comme Gun, dont le film est un rappel net et pertinent.

Note : 9/10

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Official Secrets : Photo Keira Knightley

Bonus : -Entretien avec l’équipe du film:  Bien que c’est surtout des entretiens avec l’équipe du film , le bonus offre des informations impressionnantes sur la mise en scène, la réalisation et l’acting.
– Bande-annonce

  • Acteurs : Keira Knightley, Matthew Goode, Matt Smith, Ralph Fiennes, MyAnna Buring
  • Réalisateurs : Gavin Hood
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 11 mars 2020
  • Durée : 108 minutes