Monsieur Vroum (5 avril 2018) de Etienne Gerin

Mr Vroum veut absolument être le premier. Tous les matins quand il se lève, il se dit »Aujourd’hui je dois être le premier à la course ! » Et tous les jours il se le répète ! Alors il fonce. Il ne s’arrête presque pas. Et, en effet, il est le premier. Tout le temps. Mais Mr Vroum va découvrir qu’être le premier n’est peut-être pas si génial que ça ..

Chronique :Un livre très sympa, plein d’humour et bien écrite. Etienne Gerin a recours à un vocabulaire plus riche que celui employé dans la majorité des albums, qui permet d’enrichir de nouveaux mots le lexique des enfants. Des traits rugueux, des couleurs contrastées, un humour décalé . Les plus jeunes enfants s’arrêteront d’ailleurs aux images et aux truculents personnages et cette petite réflexion sur le sens de la compétition plaira néanmoins aux parents.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 48 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Editions de la Pastèque (5 avril 2018)
  • Collection : HORS COLL JEUNE

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Les plantes qui tatouent, qui teignent, qui tissent (28 mars 2018) de Guillemette Resplandy-tai et Lionel Hignard

Les Plantes qui puent, qui pètent, qui piquent ont 10 ANS EN 2018 ! Des illustrations naturalistes, réalistes et humoristiques !

Chronique : Ce livre est rédigé à la fois avec le respect des termes scientifiques et l’humour qui rend le texte attractif.  Les enfants se posent souvent des questions sur les plantes ;  Guillemette Resplandy-tai et Lionel Hignard écrivent un  vraiment joli et très complet livre à recommander fortement. Sur près de 80 pages et avec une mise en page aérée très agréable, on découvre des informations et des anecdotes subtile . Le texte est court, ce qui le rend accessible aux plus jeunes, mais on apprend beaucoup de choses. Les illustrations sont superbes et très réalistes !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 80 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (28 mars 2018)
  • Collection : Dame nature

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Mes vies à l’envers (3 mai 2018) de Maxime Fontaine

Une aventure originale, rythmée, exotique où le fantastique perce habilement dans une succession de décors historiques. Le thème de la réincarnation présentée d’une manière inédite, au cœur d’une enquête à rebours haletante qui surprend jusqu’à la dernière page.

Chronique : Mes vies à l’envers commence comme on pourrai le penser à « Lovely Bones  » mais il part dans une autre direction et sans jamais le rendre compliqué et impossible à suivre ce roman à  de multiples portes d’entrée. Prenant et dérangeant de réaliser combien fut brutal l’entrée en âge adulte pour Yohann, au nom d’un patriotisme continuellement rappelé par les officiers qui donnaient des ordres… parfois de très loin et sans grands risques pour eux.
Encore plus grande est la place réservée à la description détaillée des conditions de vie dans la première guerre mondial et de son âpreté des combats, la désuétude des soins et les convalescences qui n’étaient que des intermèdes entre deux retours au front, deux retours en enfer!
Un livre qui ouvre à une réflexion et, cependant, offre un moment de détente, de bonheur au lecteur.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (3 mai 2018)
  • Collection : ECHOS

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Les maux bleus (3 mai 2018) de Christine Feret-fleury

Un récit intime qui oscille entre poésie et dureté pour dénoncer l’homophobie, dans un environnement scolaire, familial et social qui saura parler aux adolescents et les émouvoir. Sur les traces d’une héroïne qui doit emprunter un chemin de douleur pour se découvrir. Pour apprendre à rester fière, à ne jamais renoncer, surtout pas à soi-même..

Chronique  Dans Les maux bleus nous rencontrons Armelle, une jeune fille  qui aime les fille. Le livre traite du conflit entre sa sexualité et les valeurs aux autres. Nous la suivons alors que ce conflit atteint son apogée et que tout semble changer. Parlant ouvertement et franchement du sexe, de l’amitié et de la famille. Ce livre, cependant, intègre si bien l’homophobie et le regard des autres face à soit. Le lecteur sent l’accumulation qui a besoin d’une libération.  On est sur le point de pleurer tant de fois à cause d’émotions intenses dans l’histoire d’Armelle. Ce livre traitait du désordre que la vie peut être, de la valeur de soi, de l’amour, de la religion, de l’amitié, du concept de famille, des esprits et bien plus encore, un livre dur mais sublime.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 200 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (3 mai 2018)
  • Collection : ECHOS

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Le Cycle de Gormenghast (3 mai 2018) de Mervyn PEAKE

Un monument de la littérature de l’imaginaire, une œuvre culte à redécouvir.

Titus d’Enfer (1946) – Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956) – Gormenghast (1950) – Titus errant (1959)

Chronique : En 1946 apparaissait en Angleterre le premier tome de ce qui constituera l’une des œuvres les plus atypiques de la littérature. Titus d’Enfer (ou Titus Groan dans sa version originale) échappe en effet à toutes les classifications de genre. Si les critiques reconnaissent avec enthousiasme le génie de ce roman, ils se montrent très embarrassés lorsqu’il s’agit de le ranger dans un genre ou un autre.
On a souvent été tenté de parler de roman Gothique, à cause d’une action qui se déroule dans un château médiéval marqué par une démesure angoissante, et apparemment hors du monde connu. Cependant, rapprocher Gormenghast du Château d’Otrante d’Horace Walpole serait amputer l’œuvre de la plupart de ses qualités et Mervyn Peake rejetait violemment cette comparaison. Sommes nous dans le fantastique ? Si les personnages et les lieux présentent des allures grotesques, invraisemblables, il n’y a pas de magie. Peake aurait-il créé un autre monde ? Il y a pourtant une vérité troublante, comme enfouie au fond de nous, à travers l’univers qui nous est présenté. Si la trilogie de Mervyn Peake est le second pilier, plus discret, mais néanmoins fondateur de la fantasy avec l’oeuvre de Tolkien (pour rappel, Bilbo le Hobbit paraît en 1937 et Le Seigneur des anneaux entre 1954 et 1955) elle échappe aux codes désormais familiers de ce nouveau genre naissant.
La trilogie de Gormenghast est une réponse à la seconde guerre mondiale, directement inspirée de ce que Peake a vu lorsqu’il était mobilisé, les grands châteaux d’Allemagne, l’horreur de la découverte des camps de concentration, les villes en ruines et la misère humaine.

A vrai dire, Gormenghast n’est pas l’oeuvre d’un écrivain, c’est ce qui lui donne un caractère et une saveur si particuliers. Il s’agit de la création d’un dessinateur et d’un poète. Lorsqu’il se lance dans l’écriture, Peake ne le fait pas pour trouver la gloire dans le monde des lettres ; il ne pense pas, en réalité, que son histoire ait jamais une chance d’être publiée. Ce qu’il veut, c’est prolonger son travail de dessinateur. C’est là le plus surprenant. Chaque page, a un quelque chose d’incroyablement visuel, le dessin s’impose de lui-même, il parcourt le livre tout entier.
En création perpétuelle, Peake tient l’essentiel de sa préparation de travail de peintre ou d’écrivain à des croquis pris sur le vif. Son inspiration ne lui vient donc pas des mythes. Il voulait voir au-delà des apparences. Ses dessins ne cherchaient pas à être réalistes mais à rendre la réalité telle qu’il la voyait lui. Ainsi, se dessinent des personnages grotesques, des dessins caricaturaux où se mêlent humour et horreur.

Aucun des personnages ne peut être rapproché d’une personne réelle. Pourtant, ils réveillent quelque chose en nous, cet « au-delà » des apparences que Peake cherchait. Gormenghast nous montre une certaine vérité sur le monde, avec tout ce qu’elle peut avoir de beau, de tragique, d’horrible et de grotesque. Mais il ne le fait pas sans un humour de l’absurde qui confine parfois à l’horreur, car lire Gormenghast est bien plus amusant que désespérant.

Mervyn Peake nous attire dans un univers complètement absurde pour nous faire redécouvrir notre propre monde. Qui ouvre ses livres restera très intimement lié à l’étrange et terrifiant château de Gormenghast.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 1024 pages
  • Editeur : Omnibus (3 mai 2018)

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La tête du lapin bleu (2 mai 2018) de Wendall Utroi

Quand l’amour terrasse Ava et Léo sur les bancs du lycée, et qu’un an plus tard, à l’approche de la naissance de jumeaux, ils convolent en justes noces contre l’avis de tous, on comprend que le bonheur peut être soudain. Les histoires toutes simples ne sont pas les moins belles. On s’aime, on se marie, les rires des enfants viennent peupler notre petit monde. Le bonheur n’est pas aussi exigeant qu’on le dit. Puis, avec les années, on pense que rien ne peut troubler notre quiétude, notre douceur de vivre. Mais, c’est sans compter sur le destin. Lui peut se jouer de nous… brouiller les cartes, changer les règles. Vous pensez que rien ne peut vous arriver ? Et si vous vous trompiez ?

Chronique : Ava avait tout pour être heureuse, un mari aimant et deux enfants épanouis. Un jour, le destin s’en mêle et Ava est face à un choix impossible qui sera le début de sa longue descente aux enfers.
La tête du lapin bleu, c’est l’histoire d’Ava, cette femme forte qui va se retrouver confronter à de nombreux drames et à ses faiblesses. Un portrait de femme étonnant face à la vie qui ne l’épargnera pas.
La combinaison parfaite de bizarre, d’étrange et d’effrayant ! Ce livre nous accroche dès le début et on ne peux absolument pas le poser ! On arrête pas de penser, où cela peut-il aller ? Il y a une partie de vous qui va secouer la tête et dire « Oh allez ! C’est de la folie ! » Puis cette petite voix intérieure dit…. « Mais si ? » Wendall Utroi déstabilise le lecteur sans qu’il puisse mettre le doigt sur le pourquoi exactement. Brillamment construit, l’utilisation absolument magnifique du langage, ces petites choses qui vous font frissonner, regarder derrière vous, se demander ce que ce bruit vient de l’autre pièce. C’est incroyablement difficile à examiner. C’est comme si Stephen King a laissé tomber de l’acide puis offre une torsion de la vie, un commentaire perspicace sur la façon dont nous voyons tous les choses, comment fonctionne l’interaction humaine.

A lire !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 499 pages

Lien pour le livre : https://www.amazon.fr/t%C3%AAte-du-lapin-bleu/dp/1980973733/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1526031674&sr=1-

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Celui des ours (3 mai 2018) de Celine Vernozy et Delphine Renon

Marfa vit paisiblement au cœur de la forêt, son royaume, son domaine… Un jour elle entend dire que, loin, très loin de chez elle, Celui des ours est atteint d’un mal profond et incurable et qu’en conséquence les ours ne dansent plus. Marfa est horrifiée. Si les ours ne dansent plus, la Terre ne peut pas tourner rond !

Chronique : Un bel album qui sort de l’ordinaire, abordant les thèmes de la filiation et de la mixité avec justesse sans être pesant; les illustrations sont une invitation à l’imagination.  Cet album est assez original.  La traduction de la mixité est amusante et surtout que ici on part sur une aventure.
Le propos est chaleureux, les illustrations charmantes, on se sentirait presque invité avec Marfa et ce de quoi ajouter au charme d’un conte , cette familiarité avec le monde que nous connaissons contraste avec le fond traditionnel.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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J’ai perdu ma langue (3 mai 2018) de Michael Escoffier et Sebastien Mourrain

« Hé pssst ! Si tu cherches ta langue, je crois savoir où elle est… »

Chronique : Un nouvel album vraiment beau de la part de l’auteur  qu’est Michael Escoffier et Sebastien Mourrain. Une histoire qui fera rigoler les enfants à coup sûr avec cette recherche de la langue et dont cette histoire  bien particulière arrive à nous faire rire. Arrivé  à la chute on ne sait si c’est intentionnel où non mais on en rigole bien avec les illustrations qui ajoutent une dimension de folie . Un beau livre à qui se lit avec sourire.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 5 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (3 mai 2018)
  • Collection : ALBUM JEUNESSE

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Test DVD : Batman Ninja (9 mai 2018) de Jumpei Mizusaki avec Kouichi Yamadera, Wataru Takagi

Batman est envoyé dans le passé, quittant les États-Unis contemporains pour le Japon féodal, et doit combattre le Joker. Mais les deux antagonistes ne sont pas seuls puisque Robin, Nightwing, Red Hood, ou encore Catwoman rejoignent le Chevalier Noir, tandis que le Pingouin, Harley Quinn, et Double-Face semblent s’allier au Joker.

Chronique :  Batman Ninja est vraiment spécial et unique, mélangeant l’univers Batman avec celui d’un shonen japonais démesuré. C’est une adaptions réussit, et de pouvoir étendre l’univers de Batman sans casser les codes qui fait l’univers de Batman montre son importance, la grandeur de BATMAN. Il faut le voir en tant qu’une adaptation manga qui cherche l’originalité encore plus loin que dans Gotham by gaslight (qui transportait l’univers à l’époque victorienne) en transportant le chevalier noir et ses ennemis au temps des samouraïs, dans un Japon féodal où le Joker tente de réécrire l’histoire grâce aux autres criminels qui agissent comme ses seigneurs. Rencontrant Catwoman qui elle aussi a été prise dans la machine à remonter le temps de Gorilla Grodd (un des principaux ennemis de Flash), Batman va devoir rétablir l’ordre et trouver le moyen de revenir à son époque. L’intérêt principal de ce nouveau film est sans aucun doute sa direction artistique très japonisante et son animation plus excentrique qu’à l’accoutumée, bien qu’assez carrée avec les images de synthèse. On retrouve des ennemis classiques comme Harley, Bane, Double Face, Poison Ivy et Deathstroke adaptés à cette nouvelle époque, mais aussi des alliés comme Alfred et pas moins de trois Robin à la fois. On aperçoit également le Pingouin ainsi que Red Hood. Le surplus d’action rend ce long métrage fort bon mais un peu court.

Note : 9/10

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TEST DVD :

Video : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. En fait, il est si détaillé que vous pouvez voir chaque imperfection et chaque mèche de cheveux sur le costume de Batman Mais la plupart des arrière-plans (en particulier les nuages ​​dans les plans extérieurs) se sentent presque dessinés à la main et semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1, HDR est la vedette du spectacle, nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

Audio : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : un Bonus sur le comic con qui est dispensable mais rigolo a voir une fois

  • Réalisateurs : Junpei Mizusaki
  • Format : PAL
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 9 mai 2018
  • Durée : 85 minutes

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Ma soeur est une brute épaisse (9 mai 2018) de Alice de Nussy et Sandrine Bonini

Quand on aspire à une vie tranquille et douce, pas facile d’être le grand frère d’une petite soeur aussi rusée qu’infatigable, et qui peut carrément se révéler terrifiante (n’est-ce pas, le chat… ?). Un album à la fois tendre et drôle à mettre entre les
mains de toutes les fratries !

Chronique : Un superbe livre jeunesse de la part de Alice de Nussy et Sandrine Bonini  les aventures de ce frère et cette sœur qui sont dans l’opposé  à un humour décalé e avec un écriture dans la veine de Goscinny mais plus centrée sur la vie de famille, les idées sont bien exploité et on a de la peine pour ce garçon mais en même temps ceux qui on eu un frère ou une sœur comprendront ce livre pour ses farces.
On a perpétuellement le sourire aux lèvres. Le ton employé par l’auteur est humoristique et on sent qu’il a de l’autobiographie dedans et le dessin est juste magique et nous emporte dans ce petit livre que on a envie de redécouvrir un fois refermer..

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Grasset Jeunesse (9 mai 2018)
  • Collection : Lecteurs en herbe

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