Le dénouement de Nature prédatrice s’inscrit dans une logique classique du survival movie, tout en introduisant une ouverture narrative qui prolonge la tension au-delà du générique.
Dans sa dernière partie, le film opte pour une résolution relativement contenue sur le plan des pertes humaines. Si plusieurs victimes jalonnent le récit, la séquence finale concentre l’essentiel de sa violence autour du personnage de M. Olsen. Déjà gravement mutilé par une précédente attaque de requins, il incarne une menace persistante au sein du groupe. Sa chute — provoquée indirectement par Dee et Ron — le précipite dans l’eau, où il est immédiatement attaqué par un requin, scellant ainsi son sort.
Ce choix scénaristique permet au film de recentrer son climax sur une confrontation humaine autant que sur le danger animal, renforçant l’idée d’une double menace : extérieure (les requins) et intérieure (les tensions entre survivants).
Parallèlement, les protagonistes principaux parviennent à neutraliser plusieurs requins dans une série d’actions spectaculaires — explosions improvisées, tirs et confrontations directes — traduisant une montée en puissance du combat pour la survie.
Une fin en trompe-l’œil
Malgré l’intensité des affrontements, Nature prédatrice choisit une conclusion en apparence optimiste. Les personnages centraux — Dakota, Lisa et son nouveau-né — sont finalement secourus, tandis que les autres survivants réussissent à quitter la zone inondée.
Cependant, cette résolution reste fragile. Dans un dernier plan, le capitaine du port observe avec inquiétude l’arrivée imminente d’un nouvel ouragan. Ce détail, discret mais déterminant, reconfigure immédiatement la lecture de la fin : la catastrophe n’est pas terminée, elle ne fait que se déplacer.
Une ouverture vers une suite
Ce dernier élément inscrit clairement le film dans une logique de franchise. En suggérant une nouvelle menace — potentiellement accompagnée d’une recrudescence de prédateurs marins —, le récit laisse entrevoir une suite possible, où les survivants seraient contraints de replonger dans un environnement hostile.
Ainsi, loin de clore totalement son intrigue, Nature prédatrice privilégie une fin ambivalente : une victoire temporaire sur la nature, mais une lutte appelée à se poursuivre.
