Dragon Ball perfect edition – Tome 03 de Akira Toriyama

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Songoku et Krilin sont arrivés au terme de leur entraînement intensif. En guise d’ultime épreuve, Kamé Sennin les inscrit au célèbre tournoi mondial des arts martiaux.

Avec ce troisième volume de la Perfect Edition, Akira Toriyama fait entrer Dragon Ball dans une nouvelle phase décisive : celle de la compétition structurée et du dépassement de soi. Le célèbre tournoi mondial des arts martiaux devient ici un véritable tournant narratif.

Après un entraînement intensif auprès de Kamé Sennin, Son Goku et Krilin participent à leur première grande épreuve officielle. Le Tenkaichi Budokai — futur pilier de la saga — introduit un cadre codifié où les affrontements ne relèvent plus du hasard ou de l’aventure, mais d’une hiérarchie claire entre combattants.

Le tournoi permet à Toriyama de structurer son récit autour d’une progression lisible : éliminatoires, combats successifs, montée en tension. Goku et Krilin s’y imposent rapidement comme des outsiders capables de rivaliser avec des adversaires expérimentés, affirmant ainsi les résultats de leur formation.

Mais ce tome se distingue surtout par un élément clé : l’entrée en scène de Jackie Chun, mystérieux combattant qui n’est autre que leur maître déguisé. Ce choix narratif introduit une dimension supplémentaire. Kamé Sennin ne cherche pas simplement à tester ses élèves, mais à les confronter à leurs limites, en leur rappelant qu’il existe toujours plus fort qu’eux.

Le combat de Krilin contre Jackie Chun constitue l’un des moments marquants du volume. Au-delà de l’affrontement, il s’agit d’une leçon : celle de l’humilité et de la progression continue. Ce principe deviendra central dans toute la série.

Graphiquement, Toriyama affine encore son style. Les combats gagnent en fluidité, les enchaînements sont plus dynamiques, et le découpage des planches accentue la lisibilité de l’action. L’humour, toujours présent, s’intègre naturellement aux affrontements, sans en diminuer l’intensité.

Ce troisième tome marque ainsi l’émergence du Dragon Ball tel qu’on le connaît : un équilibre entre aventure, humour et arts martiaux, structuré autour de la progression des personnages.

Un volume charnière, où la série quitte progressivement le registre du conte burlesque pour entrer dans celui du shōnen de combat, tout en conservant son énergie et sa fraîcheur.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat Manga Date de publication ‏ : ‎ 24 juin 2009 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 240 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2723467759 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2723467759

Dragon Ball perfect edition – Tome 02 de Akira Toriyama

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Son Goku et Bulma réussissent à mettre la main sur une nouvelle boule, mais ils sont capturés par Pilaf, un gnome démoniaque, qui leur dérobe leur bien dans le but d’asservir la Terre entière !

Avec ce deuxième volume de la Perfect Edition, Akira Toriyama accélère le rythme et installe les premiers grands jalons de Dragon Ball, entre aventure burlesque et bascule progressive vers le récit d’apprentissage.

L’intrigue se concentre d’abord sur l’affrontement avec Pilaf, antagoniste aussi ridicule que dangereux, dont l’objectif est clair : réunir les sept Dragon Balls pour dominer le monde. Ce passage, situé dans son château, condense tout l’esprit des débuts de la série : un mélange de comédie, de tension légère et de situations absurdes.

Mais ce tome marque surtout un moment clé dans la mythologie de la saga. Lors de l’invocation du dragon sacré, l’événement attendu dérape, et introduit une révélation majeure : la transformation de Son Goku en singe géant, sous l’effet de la pleine lune. Cette scène, à la fois spectaculaire et déroutante, pose les bases d’un élément central de l’univers — la dualité du personnage et son lien avec une force incontrôlable.

Parallèlement, Toriyama amorce un tournant narratif important avec l’arrivée de Kamé Sennin (le Tortue Géniale). L’entraînement de Goku marque le début d’une structuration plus claire du récit autour de la progression, du dépassement de soi et de la transmission. C’est ici que la série commence à s’orienter vers ce qui fera sa signature : l’équilibre entre humour et montée en puissance.

Graphiquement, le mangaka affirme déjà une grande maîtrise du rythme et du découpage. Les scènes d’action gagnent en lisibilité, tandis que les moments comiques restent omniprésents, portés par des expressions caricaturales et un sens aigu du timing.

Ce deuxième tome agit ainsi comme un véritable pivot. Il conserve la légèreté des débuts tout en introduisant des éléments narratifs et mythologiques qui structureront l’ensemble de la série.

Un volume dense et fondateur, où l’univers de Dragon Ball commence à révéler toute son ampleur, entre comédie débridée et premiers enjeux majeurs.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat Manga Date de publication ‏ : ‎ 29 avril 2009 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 236 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2723467694 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2723467698

Dragon Ball perfect edition – Tome 01 de Akira Toriyama

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Dans un monde fantastique semblable à la Terre et peuplé de créatures plus étranges les unes que les autres, un petit garçon à la force herculéenne et doté d’une queue de singe croise un jour la route d’une jeune fille.

Avec cette Perfect Edition de Dragon Ball, Akira Toriyama voit son œuvre fondatrice rééditée dans un format plus fidèle et valorisant, permettant de redécouvrir les origines d’un manga devenu un pilier de la culture populaire mondiale.

Ce premier tome pose les bases d’un univers encore marqué par l’aventure et l’humour. On y rencontre Son Goku, enfant sauvage à la force hors norme, vivant isolé dans la montagne. Sa rencontre avec Bulma, jeune fille en quête des mythiques Dragon Balls, déclenche le début d’un voyage initiatique qui mêle quête, rencontres improbables et situations burlesques.

Contrairement à l’image souvent associée à la série — celle d’un manga de combats — ce premier volume s’inscrit davantage dans une tradition d’aventure inspirée du conte et du récit initiatique, avec des influences assumées du roman chinois Le Voyage en Occident. Le ton est léger, rythmé par un humour omniprésent, parfois irrévérencieux, typique de l’écriture de Toriyama.

La Perfect Edition permet également de redécouvrir le travail graphique de l’auteur dans des conditions optimales. Le trait est déjà d’une grande lisibilité, précis et dynamique, avec un sens du mouvement et du découpage qui annonce l’efficacité des arcs à venir. Les pages couleurs, réintégrées dans cette édition, apportent une dimension supplémentaire à la lecture.

Ce premier tome se distingue par sa fraîcheur et son accessibilité. Il pose les fondations d’un univers qui, par la suite, évoluera vers des enjeux plus spectaculaires, mais conserve ici une dimension ludique et inventive.

Dragon Ball s’impose ainsi dès ses débuts comme une œuvre hybride, capable de mêler humour, aventure et premiers affrontements, tout en installant des personnages immédiatement identifiables.

Une entrée en matière essentielle, qui permet de mesurer l’ampleur d’une série devenue culte, et de retrouver la simplicité et l’énergie de ses origines

Éditeur ‏ : ‎ Glénat Manga Date de publication ‏ : ‎ 18 février 2009 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 228 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2723467686 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2723467681

Tourner la page de Zep

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Pour ce nouvel album, Zep revient dans un registre graphique inédit, porté par une aquarelle sensible qui évoque ses croquis intimes.

Avec Tourner la page, Zep confirme son ancrage dans une bande dessinée plus adulte et introspective, tout en opérant un déplacement graphique notable. L’album se distingue en effet par un travail à l’aquarelle, inédit dans sa bibliographie, qui confère au récit une texture plus fragile, presque intime, proche du carnet personnel.

Le point de départ narratif repose sur la disparition de Lambert Delville, écrivain reconnu, lauréat du prix Femina seize ans plus tôt pour Le Voyage parallèle. Sa mort, survenue dans la mer Égée, provoque une onde de choc médiatique et culturelle. Très vite, le deuil collectif se double d’un phénomène bien connu : la redécouverte de l’œuvre, l’augmentation des ventes, la construction d’une figure presque mythifiée de l’auteur disparu.

À partir de cet événement, Zep interroge moins la disparition elle-même que ce qu’elle révèle. Le récit s’intéresse à ceux qui restent — proches, professionnels du livre, lecteurs — et à la manière dont chacun se réapproprie l’image de l’écrivain. L’éditrice, notamment, incarne cette tension entre sincérité du deuil et logique éditoriale, résumée dans une formule : « un grand auteur ne meurt jamais ».

Le roman graphique développe ainsi une réflexion sur la mémoire, la postérité et la fabrication des figures artistiques. Qui était réellement Lambert Delville ? Que reste-t-il d’un auteur une fois disparu ? Quelle part de vérité subsiste dans les récits qui se construisent autour de lui ?

Zep adopte une narration fragmentée, faite de points de vue multiples, qui évite toute réponse univoque. Le récit avance par touches, laissant apparaître les contradictions, les zones d’ombre, les réinterprétations successives. Cette structure contribue à installer une distance critique, tout en maintenant une forte dimension émotionnelle.

Le choix de l’aquarelle accompagne pleinement cette démarche. Les couleurs, souvent diffuses, les contours parfois instables, participent à cette impression de mémoire en construction, de réalité qui se dérobe. Le dessin ne cherche pas la précision, mais l’évocation, en accord avec le propos.

Avec Tourner la page, Zep propose un ouvrage à la fois accessible et exigeant, qui s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur la place de l’auteur et la transformation de son image après sa disparition.

Un roman graphique maîtrisé, où la douceur du trait contraste avec la lucidité du regard porté sur le monde littéraire et ses mécanismes

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 22 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 80 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 281021011X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210114

La Langue des vipères de Juliette Brocal

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Fille illégitime d’un important prélat, Iodis a grandi à l’abbaye de Réol aux côtés de jeunes nobles mieux nés. Elle y étudie la Langue, une magie liturgique répondant par des visions aux questions de ceux qui la maîtrisent.

Avec La Langue des vipères, Juliette Brocal propose un roman de fantasy teinté de mystère, qui se distingue par son cadre original : une abbaye où se mêlent apprentissage, rivalités sociales et pratique d’une magie singulière, à la fois spirituelle et dangereuse.

Le personnage d’Iodis, narratrice et héroïne, occupe une position ambivalente. Fille illégitime d’un prélat influent, elle évolue au sein d’un environnement où les hiérarchies sociales sont omniprésentes. À l’abbaye de Réol, elle côtoie de jeunes nobles dont elle ne partage ni le statut ni les privilèges, ce qui nourrit un regard à la fois lucide et critique sur le système dans lequel elle tente de s’inscrire.

L’originalité du roman tient en grande partie à son système magique. La « Langue » — une forme de magie liturgique — permet d’obtenir des visions en réponse à des questions formulées selon des règles précises. Cette pratique, à la frontière entre foi et connaissance, structure la vie de l’abbaye et confère au récit une dimension presque mystique.

L’intrigue prend véritablement forme avec l’arrivée d’Halcyon de Monterréol. Brillante, énigmatique, rapidement reconnue, elle devient pour Iodis une rivale directe, notamment dans la perspective d’accéder au statut de Doctorante, seule issue possible pour échapper à une vie monastique imposée. Cette rivalité, d’abord sociale et académique, bascule vers le soupçon lorsque survient une disparition inquiétante : celle d’un moine et d’un tableau précieux, dans des circonstances violentes.

À partir de cet événement, le roman glisse vers une enquête, où Iodis cherche à démêler le vrai du faux, tout en affrontant ses propres incertitudes. Le doute s’installe, les alliances se fragilisent, et l’abbaye, lieu de savoir et de retrait, devient un espace de tensions.

Juliette Brocal construit un récit où se croisent plusieurs enjeux : la quête d’émancipation, les rapports de pouvoir, la transmission du savoir et la manipulation. L’écriture privilégie une progression maîtrisée, laissant place à l’atmosphère et à la complexité des relations entre les personnages.

La Langue des vipères s’impose ainsi comme une proposition singulière dans le paysage de la fantasy francophone, mêlant intrigue et réflexion.

Un roman dense, où la parole — sacrée ou détournée — devient un outil de pouvoir, et où chaque vérité semble dissimuler une autre réalité.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 15 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810207127 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810207121

Sculpter l’éternité: Rodin face à Michel-Ange de Xavier Coste

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Jeune artiste encore dans l’ombre, Auguste Rodin doute et cherche sa voie. Rien ne fonctionne, ses collègues et les critiques ne le comprennent pas, ses oeuvres ne sont jamais assez bien…

Avec Sculpter l’éternité, Xavier Coste propose un roman graphique ambitieux, à la croisée de la biographie artistique et de la fiction introspective. L’ouvrage s’intéresse à une période charnière de la vie d’Auguste Rodin, encore inconnu, en proie au doute et à une quête de reconnaissance qui tarde à se concrétiser.

Le récit s’ancre dans les années de formation de Rodin, à un moment où rien ne semble lui réussir. Ses œuvres peinent à trouver leur place, les critiques restent sourdes, et l’artiste traverse une phase de remise en question profonde. Coste choisit de s’éloigner d’une biographie linéaire pour privilégier une approche plus sensible, centrée sur les états intérieurs.

Au cœur du livre, une idée forte : la relation imaginaire entre Rodin et Michel-Ange. Plus qu’une simple influence, le maître italien devient une présence, presque une voix, qui accompagne, interroge et confronte le jeune sculpteur. Ce dialogue à travers le temps structure le récit et donne au livre une dimension poétique.

Xavier Coste s’attache à représenter la création artistique comme un processus instable, fait d’élans, de blocages et d’obsessions. Le doute n’est pas ici un obstacle secondaire, mais un moteur, une condition même de l’émergence de l’œuvre.

Graphiquement, l’auteur déploie un style expressif, jouant sur les matières, les contrastes et les textures. Le dessin ne cherche pas la restitution académique, mais accompagne les tensions du récit, traduisant visuellement les états d’âme du personnage et la violence parfois silencieuse de la création.

Le roman graphique interroge ainsi la filiation artistique, la transmission et le poids des figures tutélaires. Comment créer sous l’ombre d’un géant ? Comment s’en affranchir sans le trahir ? Ces questions traversent l’ensemble de l’ouvrage.

Avec Sculpter l’éternité, Xavier Coste livre une œuvre dense, qui dépasse le simple portrait d’artiste pour proposer une réflexion sur l’acte de créer.

Un roman graphique exigeant et habité, où la sculpture devient langage, et où le dialogue entre deux génies interroge la place de l’artiste face à l’histoire.

Éditeur ‏ : ‎ RUE DE SEVRES Date de publication ‏ : ‎ 15 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 208 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2810210616 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2810210619

Le Livre sans nom 2 – La Fête de la Lune – retrouvez le Bourbon Kid dans cette adaptation en BD du roman culte d’Anonyme de Bourbon Kid (Anonyme) (Auteur), Yello (Illustrations), Koe’ (Adapté par)

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La suite des aventures du Bourbon Kid, enfin disponible en BD !

Avec cette adaptation en bande dessinée de La Fête de la Lune, Anonyme, épaulé par Yello et Koe’, poursuit la transposition graphique de l’univers du Bourbon Kid. Une œuvre culte, connue pour son mélange décomplexé de polar, de fantastique et d’humour noir, qui trouve ici une nouvelle incarnation visuelle.

Le lecteur retrouve Santa Mondega, ville fictive devenue emblématique de la saga, véritable concentré de chaos où se croisent criminels, créatures surnaturelles et figures improbables. Le récit s’inscrit dans la continuité directe du premier volume, reprenant les fils narratifs laissés en suspens : la mystérieuse pierre, les luttes d’influence entre clans, et la présence persistante du Bourbon Kid, figure insaisissable et violente.

Ce deuxième tome s’organise autour d’un événement central : la Fête de la Lune. Ce rassemblement festif, qui attire une foule hétéroclite, devient rapidement le point de convergence de multiples intrigues. L’ambiance carnavalesque — costumes, excès, confusion — sert de toile de fond à une montée en tension progressive, où les règlements de comptes se multiplient.

Le récit assume pleinement son caractère hybride. On y croise des vampires mafieux, des agents du FBI spécialisés dans le paranormal, des chasseurs de primes atypiques et des personnages aux motivations souvent ambiguës. Cette accumulation, loin de nuire à la lisibilité, participe à l’identité du projet : un univers où les codes sont volontairement brouillés.

L’adaptation en bande dessinée repose en grande partie sur le travail graphique de Yello, qui traduit l’énergie et la démesure du matériau original. Le dessin privilégie le mouvement, l’impact visuel et la lisibilité des scènes d’action, tout en accompagnant les variations de ton, entre violence et second degré.

Le rythme est soutenu, structuré par une succession de séquences courtes et efficaces, qui maintiennent une tension constante. L’éclipse annoncée, plongeant la ville dans l’obscurité, agit comme un élément dramatique supplémentaire, renforçant l’impression d’un monde sur le point de basculer.

Avec La Fête de la Lune, cette adaptation confirme la pertinence du passage au format BD pour une œuvre fondée sur l’excès et le spectacle. Elle restitue l’esprit de la saga tout en lui offrant une nouvelle lecture, plus immédiate et visuelle.

Un deuxième tome maîtrisé, qui prolonge l’univers du Bourbon Kid avec efficacité, en conservant ce mélange singulier de violence, d’humour et de fantastique qui fait sa signature

Éditeur ‏ : ‎ Sonatine Date de publication ‏ : ‎ 2 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 192 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2383992224 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2383992226

Raiders de Daniel Freedman (Scenario), CROM (Dessins)

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Marken et Maron sont des Raiders, autrement dit : les meilleurs guerriers du royaume !

Avec Raiders, Daniel Freedman et CROM proposent une bande dessinée de fantasy qui s’appuie sur les codes du genre — donjons, créatures, quêtes — tout en les inscrivant dans un univers plus sombre, marqué par la corruption politique et les déséquilibres sociaux.

Le récit suit Marken et Maron, deux frères guerriers membres d’un ordre d’élite : les Raiders. Leur quotidien consiste à explorer des donjons, affronter des créatures et récupérer des artefacts, dans une logique qui mêle survie et recherche de pouvoir. Cette activité, au cœur du système économique et militaire du royaume, contribue à maintenir un ordre fragile.

Mais cet équilibre vacille. Le royaume est dominé par une famille royale corrompue, dont l’autorité repose autant sur la force que sur la manipulation. Dans ce contexte, la décision de Marken de renoncer à la violence et de se retirer introduit une rupture. Face à lui, Maron incarne une autre dynamique, plus offensive, plus en phase avec la brutalité du monde qui les entoure.

Cette opposition entre les deux frères structure le récit et dépasse le simple conflit personnel. Elle interroge la place de l’individu dans un système en crise : faut-il s’en extraire ou tenter de le transformer de l’intérieur ?

L’univers développé par Freedman joue sur une tension constante entre aventure et menace. Les donjons, loin d’être de simples lieux d’exploration, deviennent des espaces chargés de danger, où les trésors sont souvent liés à des forces obscures. Cette dimension contribue à installer une atmosphère plus dense, où chaque quête comporte un risque réel.

Sur le plan graphique, CROM propose un style énergique et contrasté, qui met en valeur la violence des affrontements tout en construisant un univers visuel cohérent. Les créatures, les décors et les scènes d’action participent à une immersion efficace, sans sacrifier la lisibilité.

Raiders s’inscrit ainsi dans une fantasy d’action, mais laisse entrevoir des enjeux plus larges autour du pouvoir, de la loyauté et du choix individuel.

Une entrée en matière solide, qui combine efficacité narrative et amorce de réflexion sur un monde en déséquilibre.

Éditeur ‏ : ‎ Les Humanoïdes Associés Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 112 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2731644532 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2731644531

Les Seigneurs Mages – Tome 01 de Juliette Fournier (scenario), Greg Mauny (Dessins)

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Deux enfants aux destinées que tout oppose.

Avec Les Seigneurs-Mages, Juliette Fournier et Greg Mauny ouvrent une nouvelle série de fantasy qui s’inscrit dans un registre classique en apparence — celui d’un monde dominé par une caste de mages — mais qui en exploite rapidement les tensions politiques et sociales.

Le point de départ repose sur un événement fondateur : la mort de Yalnus, figure tutélaire âgée de plus de trois millénaires, dont l’héritage attise les convoitises. À travers cette disparition, les auteurs installent un système de pouvoir fragmenté, où les Seigneurs-Mages se disputent territoires et populations, sans que ces dernières aient la moindre prise sur leur destin.

Dans ce contexte, le récit se construit autour de deux trajectoires opposées, celles de Kain et de sa sœur Niméa. Lui rejette frontalement l’autorité des mages, qu’il considère comme responsables des déséquilibres du monde. Elle, au contraire, aspire à rejoindre cette élite, incarnant une forme d’adhésion au système, ou du moins une volonté de s’y intégrer. Cette opposition, simple en apparence, structure l’ensemble du récit et ouvre des perspectives d’évolution intéressantes.

L’univers développé par Juliette Fournier repose sur un double niveau de tension. D’un côté, une organisation sociale inégalitaire, où la magie est monopolisée par une minorité. De l’autre, une menace extérieure constante : les Odiums, créatures qui ravagent les territoires et contre lesquelles seule une technologie contrôlée par les mages — l’acier écarlate — permet de lutter. Ce déséquilibre renforce la dépendance des populations et nourrit, en filigrane, l’idée d’un système verrouillé.

Le récit ne se limite pas à une simple quête initiatique. Il esquisse progressivement une interrogation sur la légitimité du pouvoir et sur les mécanismes qui permettent à une élite de se maintenir. L’augmentation inexpliquée des attaques d’Odiums introduit un doute : la menace est-elle réellement extérieure, ou participe-t-elle d’un ordre plus complexe ?

Sur le plan graphique, Greg Mauny développe un univers visuel lisible et efficace. Le dessin, influencé par l’esthétique manga, privilégie le mouvement et la clarté de l’action, tout en proposant un bestiaire varié et des décors suffisamment détaillés pour soutenir l’immersion. Les choix de couleurs, vifs et contrastés, accompagnent le rythme du récit et renforcent son accessibilité.

Ce premier volume assume pleinement sa fonction d’exposition. Il pose les bases d’un monde, introduit ses principaux enjeux et installe ses personnages sans chercher à tout résoudre immédiatement. La progression narrative reste fluide, portée par un équilibre entre scènes d’action et éléments de contextualisation.

Avec Les Seigneurs-Mages, Fournier et Mauny livrent une entrée en matière solide, qui s’inscrit dans les codes du genre tout en ouvrant des pistes plus politiques et plus sombres.

Une série qui, si elle développe ses enjeux sur la durée, pourrait dépasser le simple cadre de la fantasy d’aventure pour proposer une lecture plus structurée des rapports de pouvoir et des systèmes de domination.

Éditeur ‏ : ‎ Vents d’Ouest Date de publication ‏ : ‎ 1 avril 2026 Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 48 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2749310377 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2749310374

À faire peur – Le Train de la mort de Arianna Farricella (Dessins), Paul Drouin (Dessins)

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Depuis des décennies, la ville de Trouillensac est le théâtre de phénomènes terrifiants. Disparitions inexpliquées, apparitions monstrueuses, les habitants vivent avec le danger. Trouillensac semble définitivement maudite, livrée aux forces du mal…

Avec Le Train de la mort, Arianna Farricella et Paul Drouin proposent une bande dessinée d’horreur accessible, inscrite dans un univers où le fantastique surgit au cœur du quotidien.

La ville de Trouillensac, déjà marquée par des phénomènes inexpliqués et une atmosphère de malédiction, sert de point de départ à ce récit. Disparitions, créatures et rumeurs nourrissent un climat d’inquiétude permanent.

C’est dans ce contexte que Quentin et Julie décident de monter dans l’attraction la plus redoutée de la fête foraine : le Train de la mort. Ce qui devait être un simple défi se transforme rapidement en expérience extrême. À bord, les passagers sont confrontés à une succession d’épreuves mortelles, orchestrées par une figure inquiétante.

Le récit adopte une structure proche du huis clos, où la tension repose sur la peur, la survie et les choix individuels. Chaque situation pousse les personnages dans leurs retranchements, faisant émerger des comportements dictés par l’instinct.

La bande dessinée joue sur les codes du genre : rythme soutenu, atmosphère oppressante et montée progressive du danger. L’idée d’un manège transformé en piège renforce le contraste entre divertissement et horreur.

Avec À faire peur – Le Train de la mort, les auteurs livrent une lecture efficace, portée par une tension constante et une mécanique narrative centrée sur la survie.

Un récit direct et immersif, où le jeu devient une épreuve et où la peur prend le contrôle du trajet.

Éditeur ‏ : ‎ Soleil Date de publication ‏ : ‎ 19 mars 2026 Édition ‏ : ‎ Illustrated Langue ‏ : ‎ Français Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 46 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 230210577X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2302105775