Blackpink: Light Up the Sky | Documentaire NETFLIX | Critique & ANALYSE [REVIEW] 블랙핑크

Les filles du groupe coréen BLACKPINK qui a battu tous les records évoquent leurs rêves, et les embûches trouvées sur le chemin de leur succès météorique. Lien de l’album de Blackpink : https://amzn.to/3j0UM3H

Dites moi en commentaire qu’elle est votre groupe de k-pop préféré ? ——————————————————————————————– LIKEZ, COMMENTEZ et PARTAGEZ svp !! ❤️ Et bien sûr… ABONNEZ-VOUS ! 😁🔥🔥 Insta : https://www.instagram.com/mistercultu… Twitter : @culturevsnewsbl ——————————————————————————————–

Un documentaire original, seulement sur #NETFLIX Disponible le 14 octobre 2020 Texte : Morgane Giuliani Lien article Marie Claire: https://www.marieclaire.fr/blackpink-…

La Flamme | Série CANAL + | Critique & ANALYSE + Lien 1er épisode Offert

Inspirée de la série américaine « Burning Love », produite par Ben Stiller,  » Mais que vaut cette parodie de téléréalité portée par Jonathan Cohen et un casting XXL ?

Dites moi en commentaire ce que vous pensez de cette série ?

Vous brûlez d’envie de découvrir la série Le premier épisode vous est offert ! Prêts à vous embraser ?
Lien : https://www.canalplus.com/series/la-flamme/?cmp_entity=VEL&ectrans=1&cmp_thematic=CINEMA&cmp_name=WEBEDIA&cmp_crea=ARTICLE&cmp_date=2020&cmp_channel=PARTNERSHIP&cmp_support=ALLOCINE

Sources : Maximilien Pierrette & Alexandre Janowiak

Bigflo & Oli : Presque Trop | Documentaire NETFLIX | Critique & ANALYSE

Avant de faire une pause médiatique, les frères toulousains Big Flo et Oli nous plongent à travers ce documentaire musical intimiste dans leur quotidien alors qu’ils entament une énorme tournée, La phrase : Réaliser un rêve c’est le tuer « résumé bien documentaire.

L’ AFFAIRE WATTS : CHRONIQUE D’ UNE TUERIE FAMILIALE | Critique & ANALYSE sur du docu de NETFLIX

Le nouveau documentaire criminel L’affaire Watts : chronique d’une tuerie familiale (American Murder: The Family Next Door) vient d’arriver sur Netflix
En août 2018, un père de famille commet l’irréparable et arrache la vie à sa femme enceinte et ses deux jeunes filles. Mon avis en vidéo de ce documentaire pas simple.

Les amateurs de true crime risquent d’être servis avec ce nouveau documentaire inspiré de crime réels qui raconte l’histoire des meurtres de la famille Watts de 2018, qui ont eu lieu dans le Colorado. Mais attention son contenu n’est pas à mettre entre toutes les mains. En effet, cette affaire qui a fait la Une de tous les journaux aux Etats-Unis a traumatisé l’Amérique entière par l’horreur de ses événements. Un père de famille est accusé du meurtre de sa femme, enceinte, et de ses deux jeunes filles de 3 et 4 ans.

Pour documenter son propos et décrire les événements avec précision, la réalisatrice, Jenny Popplewell. a utilisé des images d’archives, des publications sur les réseaux sociaux, des enregistrements des forces de l’ordre mais aussi des séquences vidéo personnelles pour décrire les événements qui se sont produits. C’est aussi le premier film à donner la parole aux victimes, ce qui lui donne un caractère particulièrement immersif. 

Source : Mélanie Hennebique « vanityfair » & Simon JANVIER « Netflix-news

30 ans de « Maman, j’ai raté l’avion »: 18 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur le film culte

Disponible sur Disney+ pour le plus grand bonheur de ses très nombreux fans, « Maman, j’ai raté l’avion ! » célèbre cette année ses 30 ans. Fans du film, connaissez-vous tous ses secrets et dites moi vous en commentaire qu’elle est votre film culte de noël ?

Source : Mathilde Fontaine

Mylène Farmer, l’Ultime Création – Documentaire Amazon Prime Video | Critique & ANALYSE

Rare en interview, mystérieuse et secrète, Mylène Farmer ne s’était jamais autant dévoilée que dans la série documentaire Mylène Farmer sur les coulisses du spectacle Live 2019, découpée en trois épisodes de 45 minutes. Ma critique en vidéo.

Un documentaire original, seulement sur #PRIMEVIDEO :https://www.primevideo.com/MyleneFarmer
Liens sur youtube :
Lien Épisode 01 : https://www.youtube.com/watch?v=xe4rlnK_YnU&t=3s
Lien Épisode 02 : https://www.youtube.com/watch?v=_WHec2mlFxA
Lien Épisode 03 : https://www.youtube.com/watch?v=GfaQNo02bG4&t=287s

Mylène Farmer comme vous ne l’avez jamais vue. C’est la promesse du documentaire Mylène Farmer, l’Ultime Création, disponible ce 25 septembre sur Amazon Prime Video. Une création inédite sur les coulisses du spectacle Mylène Farmer Live 2019, découpée en trois épisodes de 45 minutes. 

Rare en interview, mystérieuse et secrète, Mylène Farmer ne s’était jamais autant dévoilée que dans la série documentaire Mylène Farmer, l’ultime création, disponible en exclusivité sur Amazon Prime Video et présentée comme un « épilogue hors normes d’une œuvre débutée avec l’album Désobéissance sur les préparatifs des concerts donnés en juin 2019 à Paris La Défense Arena« . Ce voyage immersif, intime, nous plonge « dans l’univers créatif de l’artiste, rythmé comme un compte à rebours fascinant qui nous mène  jusqu’au grand rendez-vous avec le public« . Un cadeau pour les fans et pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la carrière de la chanteuse qui traverse les époques et les générations avec grâce et un succès jamais démenti. Le jeune réalisateur Mathieu Spadaro la montre ainsi sous un jour inédit, dans ses moments de joie, de doutes, de détente, de rires, entourées de tous ceux qui lui ont permis de réaliser ce nouveau rêve.

Sur des percussions épiques, Mylène Farmer quitte sa loge, avance dans les couloirs, concentrée comme une combattante entrant dans l’arène… Paris La Défense Arena. « L’Ultime Création », le documentaire commence avec les codes d’un film classique sur la fabrication et les coulisses d’un spectacle en 2019. Mais la suite surprend : le générique onirique et sombre porté par une nouvelle chanson, « J’ai l’âme dans l’eau », et le découpage en trois épisodes de 45 minutes, qui racontent la préparation du show à cinq semaines de la première, à deux semaines et la dernière semaine.

A l’image du dernier spectacle de Mylène Farmer – conçu pour la plus grande salle de spectacle indoor d’Europe, joué neuf fois devant 235 000 spectateurs -, ce film de deux heures est hors-norme. L’une des chanteuses les plus insaisissables s’y montre comme jamais. Dès les premières images des répétitions à la Seine Musicale, elle confie en voix off sa solitude, ses failles, sa « peur des autres ». Elle qui se décrit comme « une écorchure recouverte d’une armure ».

Une diva ? Qu’elle marche en jogging avec ses chiens ou lève de la fonte et fasse de vélo d’appartement, elle est toujours impeccable, Mylène… Ou « bip bip », comme le surnomme son coach sportif (Hervé Lewis, qui la suit depuis trente ans) tant elle fonce. Mais dans le film, elle est surtout l’artiste qui supervise tout et décide de tout, la chef de bande qui joue au baby-foot avec son équipe, très tactile, rieuse, avare ni de bisous ni d’autodérision.

Comme dans son spectacle, tout est millimétré et léché dans ce film. Mais ce qui est vraiment singulier, c’est que la caméra prend le temps de montrer dans les détails les chorégraphies, les danseurs, les musiciens, les fans, les décors, les objets… Jusqu’au catering (la cantine des artistes), où elle s’astreint à un régime de sportive, avec protéines, sucres lents et… gaufres, et dans sa loge, où après 36 ans de carrière, elle conserve toujours précieusement les passes de ses concerts.

Paw Patrol : la Pat’Patrouille | Un succès fulgurant | Critique & ANALYSE | NETFLIX – NICKELODEON

La Pat’Patrouille est une émission pour enfants immensément populaire, créée en 2013, qui n’a plus à être présentée aux parents, et peut-être même plus tellement aux non-parents.

C’est donc le festival des freins qui lâchent, du train qui déraille, de l’avalanche qui sépare les amoureux, de l’éboulement qui séquestre entre ses griffes rocailleuses l’enfant démuni venu en camping avec ses parents maintenant en pleurs, etc. Immanquablement, Ryder et ses chiots – l’un est un chien policier, l’autre un pompier, etc. – trouvent un moyen de faire atterrir la montgolfière, de rattraper le chiot qui allait tomber dans la mer, de déprendre le sous-marin qui était pris sous une pieuvre endormie (oui). À la fin de l’épisode, tout le monde va bien, tout le monde rit, les chiots reçoivent un biscuit dans un éclat de rire général – et en un sens, les petits auditeurs aussi.

La plupart des obstacles qu’affronte la Pat’Patrouille relèvent du hasard : catastrophe naturelle, bris mécanique, erreur humaine provoquée sans malice par des personnages par ailleurs débonnaires. Mais il y a une exception : le maire Hellinger, sorte de caricature du Vilain avec moustache et haut-de-forme, dont la méchanceté et la vanité provoquent sans cesse des catastrophes, et qui est soutenu par une bande de sbires, qui sont des copies en chaton de chacun des chiots de la Pat’Patrouille (oui, oui).

Sinon, La Pat’Patrouille est une caricature de ces émissions pour enfants sirupeuses et ingénues que certains décrient comme un symptôme d’une société surprotectrice qui refuse que ses enfants affrontent l’adversité : tout le monde, il est gentil. Tout le monde, il tape sur les nerfs de gentillesse.

C’est vrai qu’il y a quelque chose d’agaçant dans ce monde factice où personne ne se fâche jamais et où aucun problème n’est jamais véritablement insoluble. Pourtant, il me semble que La Pat’Patrouille véhicule une certaine vertu – et même, je crois, une vertu nietzschéenne (je ne le dis pas seulement parce que le mot nietzschéen me permet d’avoir l’air cool).

Quoi que fasse le maire Hellinger, le seul véritable méchant de l’émission, Ryder le sauve toujours, lui et sa bande de chiots, sans un reproche, sans un mot, sans une allusion mesquine, sans une remarque sarcastique. Même si tout ce que fait le maire Hellinger est insupportable et n’a pour seul but que de nuire à la Pat’Patrouille. Et à l’épisode suivant, c’est la même chose. Le maire Hellinger déteste la Pat’Patrouille (c’est en fait la seule chose qu’il fait), mais la Pat’Patrouille, elle, comme un grand sage, ne déteste jamais personne.

Tout se passe comme si Ryder et les chiots oubliaient chaque fois la méchanceté aussi puérile que stérile du maire de la bourgade voisine. Bien sûr, il y a là une caractéristique incontournable d’une émission dont les épisodes sont indépendants et les personnages ne vieillissent jamais, mais il n’en demeure pas moins que la méchanceté d’Hellinger est une donnée qui est à la fois fondamentale (elle définit entièrement le personnage) et perdue dans le vide, anéantie par l’oubli (on l’accueille toujours avec un sourire, on ne doute jamais qu’il va, comme toujours, créer un désastre dangereux qu’il faudra résoudre).

Or, l’oubli est l’une des caractéristiques fondamentales du surhomme, l’idéal de Nietzsche, avec le moment présent et l’amor fati, la soumission à la nécessité. Le surhomme est celui qui arrive à être assez léger pour « danser au bord de l’abîme », c’est-à-dire qu’il n’est pas alourdi par tous les jugements que les humains portent si souvent sur ce qui aurait dû se passer, sur ce qui doit se passer, et sur ce qui devrait arriver. En ce sens, pour Nietzsche, l’oubli est une faculté salutaire, voire hygiénique – et un véritable idéal de supériorité.

Quoi que la Vie impose à la Pat’Patrouille, Ryder et ses chiots l’acceptent. On ne s’imagine pas Ryder lancer son casque en crachant par terre : « Quoi? Un autre éboulement? Tab*****, on peut pas avoir un cal**** de break de temps en temps? », comme nous nous le disons dans notre tête au sujet de toutes les broutilles qui nous tombent dessus, comme si effectivement la même Vie s’acharnait particulièrement sur nous. Malgré son acharnement, le maire Hellinger n’a en vérité aucune prise sur la Pat’Patrouille, car la bonne humeur de ses membres les rend invincibles : ils dansent presque littéralement au bord de l’abîme, juste avant de sauver un bébé aigle.

Après, on peut bien se dire que ça ne fait pas des enfants forts, des émissions où toute adversité est noyée dans un éclat de rire avant le générique, mais ce qui est peut-être plus contestable au fond, c’est que la télévision façonne autant les gens qu’on le pense. Moi, j’ai plutôt l’impression que ce discours sur la télévision (comme celui sur les jeux vidéo, à la mode au tournant du XXIe siècle) ne plaît qu’à ceux qui ne sont jamais contents de ce que nous sommes – c’est-à-dire de ce que les autres sont.

Personnellement, je crois plutôt que la télé, comme tous les récits que nous nous racontons, en dit plus sur ce que nous sommes et ce que nous voulons, qu’elle ne façonne véritablement ce que nous devenons. Disons la chose ainsi : sa charge est plus descriptive que prescriptive, plus révélatrice qu’influente. Pourquoi alors ne pas voir La Pat’Patrouille comme un formidable appel d’air, comme l’expression d’une volonté de légèreté et de détachement face à toutes ces obsessions petites (dans tous les sens du terme) qui nous lestent et nous font nous comporter, véritablement, comme des enfants?

Cela dit, si je me trompe et que la télévision façonne effectivement qui nous sommes, il n’y a pas à s’inquiéter : la génération Pat’Patrouille, celle de mes enfants, sera proprement invincible.

CRITIQUE : DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE (THE SOCIAL DILEMMA) SUR NETFLIX

Voici la critique du nouveau documentaire original de Netflix « DERRIERE NOS ECRANS DE FUMEE » (THE SOCIAL DILEMMA) qui porte un discours important sur les dérives provoquées par certains mécanismes des plateformes numériques et l’utilisation à outrance de leurs outils.

Ce documentaire de Jeff Orlowski illustre le grand propos du programme : les outils d’internet vont causer notre perte.

Le fait que les médias sociaux puissent créer une dépendance et donner la chair de poule n’est pas une révélation pour quiconque utilise Facebook, Twitter, Instagram et autres. Mais dans le documentaire  » Derrière nos écrans de fumée  » de Jeff Orlowski, des transfuges consciencieux de ces entreprises expliquent que la pernicieuse présence des plateformes de réseaux sociaux est un trait, pas un bogue.

Ils affirment que la manipulation du comportement humain à des fins de profit est codée dans ces entreprises avec une précision machiavélique : Le défilement infini et les notifications push maintiennent les utilisateurs constamment engagés ; les recommandations personnalisées utilisent les données non seulement pour prévoir mais aussi pour influencer nos actions, faisant des utilisateurs des proies faciles pour les publicitaires et les propagandistes.

Dans des interviews au montage rapide, Orlowski s’entretient avec des hommes et (quelques) femmes qui ont contribué à la construction des médias sociaux et qui craignent aujourd’hui les effets de leurs créations sur la santé mentale des utilisateurs et les fondements de la démocratie

La plupart de ces faits sont familiers, mais  » Derrière nos écrans de fumée  » va plus loin en intercalant les interviews avec des scènes fictives d’une famille de banlieue souffrant des conséquences d’une dépendance aux médias sociaux. Il y a des dîners silencieux, une fille pubère qui a des problèmes d’image de soi et un fils adolescent qui est radicalisé par les recommandations de YouTube qui promeuvent une vague idéologie.

Ce récit fictif illustre les limites de l’accent parfois hyperbolique mis par le documentaire sur le support au détriment du message. Par exemple, les interlocuteurs du film mettent l’augmentation des maladies mentales sur le compte de l’utilisation des médias sociaux, mais ne reconnaissent pas des facteurs tels que l’augmentation de l’insécurité économique. La polarisation, les émeutes et les protestations sont présentées comme des symptômes particuliers de l’ère des médias sociaux sans contexte historique.

Malgré leurs critiques véhémentes, les personnes interrogées dans  » Derrière nos écrans de fumée  » ne sont pas toutes des prophètes de malheur ; beaucoup suggèrent qu’avec les bons changements, nous pouvons sauver le bien des médias sociaux sans le mal. Mais les solutions personnelles et politiques qu’ils présentent dans le film confondent deux cibles de critique distinctes : la technologie qui provoque des comportements destructeurs et la culture du capitalisme sauvage qui la produit.

Néanmoins,  » Derrière nos écrans de fumée  » est remarquablement efficace pour tirer la sonnette d’alarme sur l’incursion de la technologie d’exploration et de manipulation des données dans notre vie sociale et au-delà. Le film d’Orlowski n’est pas lui-même épargné par le phénomène qu’il examine. Le film est diffusé en streaming sur Netflix, où il deviendra un autre nœud de l’algorithme basé sur les données du service.

 Il met en garde contre les dérives de ces algorithmes qui cherchent, avec chaque jour un peu plus d’efficacité, à nous maintenir « engagés » sur Facebook, YouTube, Instagram ou Twitter. Polarisation des débats, bulles de filtres qui nous mettent uniquement en relation avec des gens qui pensent comme nous, addiction, prime à la désinformation, dépression, le documentaire balaye largement les problèmes causés, plus ou moins directement, par « l’algorithmisation » croissante de nos vies.

A l’appui de leur démonstration, les réalisateurs ont convoqué un nombre impressionnant de militants, d’experts de haut vol et de « repentis » de la Silicon Valley, emmenés par Tristan Harris, ancien ingénieur chez YouTube et qui préside aujourd’hui le Center for Humane Technology. Devant la caméra se succèdent ainsi Renée DiResta, spécialiste mondialement reconnue de la désinformation ; Shoshana Zuboff, théoricienne du « capitalisme de surveillance » ; ou encore Jaron Lanier, dont le look de gourou new-age fascine presque autant que ses réflexions sur l’impact des nouvelles technologies.

Comment expliquer concrètement le fonctionnement de ces algorithmes, quand du propre aveu des « repentis » qui s’expriment, seule une poignée de personnes, chez Google ou Facebook, comprennent réellement ces logiciels ? Pour y parvenir, le documentaire a recours à un petit artifice, en prenant pour exemple une famille fictive dont on mesure, entre deux entretiens, le rapport difficile à la technologie : celle-ci conduit le fils à s’isoler, tandis que la fille développe une mauvaise image d’elle-même. Face à eux, trois acteurs jouent le rôle des algorithmes, qui ont pour but de les maintenir accrochés à leur téléphone et leur vendre des publicités ciblées.

Ce dispositif, un peu kitsch mais finalement très efficace, permet de visualiser les grands principes qui régissent les réseaux sociaux, et les conséquences désastreuses qu’ils peuvent avoir – sur la radicalisation du débat politique ou des événements précis comme le génocide des Rohingyas en Birmanie. La démonstration est convaincante, mais souffre parfois de quelques raccourcis et exagérations. Un graphique montrant l’évolution de la puissance de calcul sur un siècle est ainsi présenté comme la preuve de la défaite de nos cerveaux face à la machine, quand le documentaire montre bien que ce sont les paramètres choisis à la conception, plus que l’efficacité des machines, qui sont au cœur du problème.

Anticipons tout de suite les critiques : une grande partie de ce que montre The Social Dilemma est vrai. Rien de nouveau, mais le constat est réaliste. Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Instagram et plateformes comme Gmail ont été créés et améliorés pour maximiser le temps que les internautes y passent. On parle des petites bulles de notifications omniprésentes inventées pour générer un sentiment de manque et d’envie. On parle de la manière dont une plateforme sait exactement quel contenu vous lisez sur votre mobile, à quelle vitesse vous scrollez, combien de secondes votre attention sera retenue par une vidéo. Vous vous êtes laissé happer par une vidéo d’un paresseux à trois pattes qu’un capybara aide à traverser la route ? Votre fil d’actualité Facebook va se remplir de vidéos d’animaux du même acabit.

ces anciens de la tech qui se construisent une morale après avoir enchaîné les jobs dans les PinterestYouTubeTwitterGoogleFacebookInstagram, et se présentent depuis quelques années comme les lanceurs d’alerte prétendument légitimes d’un système qu’ils ont largement contribué à bâtir. Il y a aussi la politique, évidemment, les fausses informations qui engendrent les fausses informations, les manœuvres de déstabilisations géopolitiques qui n’ont même pas eu besoin de piratage pour arriver à leurs fins, juste de détourner des outils qui sont déjà présents. « Nous n’avions pas anticipé tout ça lorsque nous avons créé Twitter il y a 12 ans », entend-on le CEO Jack Dorsey balbutier.

Derrière nos écrans de fumée s’achève malgré tout sur un optimisme prudent. Il n’y a pas de « bad guys » dans la Silicon Valley : nous avons le pouvoir de dire non aux manipulations en nous déconnectant ou en votant avec nos clics. Il n’est pas trop tard, mais un changement n’est possible que si ces entreprises cessent d’être pilotées en fonction de leur cours de Bourse.

Source : Damien Leloup « Le monde » & Marie Turcan  « numerama ».

The Mandalorian saison 2 : une bande-annonce haletante et une première affiche dévoilées par Disney+

Retour dans une galaxie très très lointaine cet automne avec le lancement mondial de la saison 2 de « The Mandalorian » sur Disney+. La plateforme vient de dévoiler la première affiche et une bande-annonce des plus réjouissantes.

L’attente semble interminable pour les fans de la série… Et pourtant les choses se précisent. Après l’annonce d’une date, et la confirmation d’un lancement en simultané en France et aux Etats-Unis, Disney+ dévoile l’affiche de la saison 2 de The Mandalorian mettant en scène les deux protagonistes, ainsi qu’une bande-annonce levant le voile sur les toutes premières images des épisodes à venir.

HOT GIRLS WANTED | Critique &ANALYSE sur du docu CHOC de NETFLIX sur la PORNOGRAPHIE

Critique sur le documentaire choc sur Netflix qui nous proposent une plongée passionnante, glaçante et parfois touchante dans le monde du porno amateur sur Internet.

Réalisé par Jill Bauer et Ronna Gradus, Hot girls wanted est un documentaire Netflix sorti en 2015 -vous l’aurez compris, ce n’est pas un film récent mais il ne date pas pour autant- A travers l’heure et demie que dure le film, les deux réalisatrices nous font découvrir les coulisses de l’industrie pornographique -vous comprenez pourquoi le sujet porte à débat- et plus particulièrement le quotidien de ces jeunes américaines, à peine majeures, qui décident de se rendre à Miami pour se faire une place dans le milieu.

Le film a été sélectionné au Festival Sundance qui est le principal festival américain de cinéma indépendant. Etant donné qu’il s’agit d’un film documentaire, on ne peut pas vraiment parler de synopsis pour Hot girls wanted. En effet, ce genre a pour particularité de capter le réel. Ainsi, ce sont les prises faites jour après jour qui orientent le projet. Alors évidemment le point de vue est choisi par le réalisateur -dans ce cas précis les réalisatrices- puisqu’il faut faire un choix parmi les rushes pris, et au fur et à mesure du film on voit clairement dans quel but il a été réalisé. Mais d’un point de vue scénaristique, il ne s’agit pas du tout de la même construction qu’un film de fiction.

Photo extraite d'une scène de discussion entre Tressa et Jade. Source : www.vodzilla.co

Dès le début de Hot girls wanted, les bases sont posées : la pornographie est quelque chose d’omniprésente dans notre quotidien, on le sait tous, mais quoi de plus efficace et de plus frappant que l’utilisation de chiffres et de stars qui nous servent parfois de modèles ? Baeur et Gradus nous montrent tout au long de l’oeuvre à quel point nous sommes concernés par ce qui est filmé puisque nous -je parle de manière globale hein, que personne ne se sente visé- sommes demandeurs de pornographie. Et plus particulièrement de la pornographie sujette du film, celle où ces filles à peine majeures, ressemblant à des adolescentes, sont mises en scène. Le film, qui nous fait entrer dans les coulisses de cet univers, donne enfin la parole à ces jeunes femmes qui rêvent de gloire et de célébrité. Il est composé des témoignages de ces inconnues qui, pour leur carrière éphémère, prennent un surnom : Ava, Lucy, Brooklyn. Mais rapidement il est clair que toute l’attention est centrée sur une fille : Tressa. Elle est le modèle type de la jeune femme assoiffée de liberté, qui a cédé à l’argent facile.

Sans complexe, on découvre le fonctionnement de ces maisons dirigées par un agent. Il fait venir ces jeunes femmes, les entretient, leur trouve des contrats en échange d’un pourcentage sur leurs recettes. A première vue l’ambiance est bonne enfant, on se croirait dans une sorte de collocation où tout le monde s’entend à merveille -bref un univers de bisounours- Pourtant l’envers du décor est bien différent de ce que cherche à renvoyer ce milieu. Si à l’abord ces filles semblent heureuses, croyant tenir le monde entre leurs mains, on se rend compte rapidement que ce choix de vie leur pèse. Elles se confient face caméra, un peu pudiquement, sous le regard indifférent de leur manager. J’ai ressenti devant Hot girls wanted une forme de fatalité dans ces confidences.

Pour rendre ces témoignages plus frappants, le documentaire nous fait donc suivre l’une de ces filles, que ce soit lors de ses visites chez ses parents ou des moments qu’elle passe avec son petit ami. Et clairement, il en ressort qu’elle est prisonnière de ce milieu. L’optimisme du début de sa carrière s’est évaporé pour laisser place à une sorte de fatalisme : c’est un milieu qui la pousse à faire des choses qui ne lui plaisent pas, mais l’espoir de devenir célèbre l’empêche de retourner à son ancienne vie. Tressa est ainsi durant le documentaire tiraillée entre ces deux choix, avant de finalement prendre sa décision. Ce que Hot girls wanted fait éclater au grand jour, c’est la soif de reconnaissance, l’envie d’être connue de ces jeunes filles et il n’y a pas de moyen plus efficace pour se faire rapidement un ‘‘nom’’ que le milieu pornographique. Il s’agit en fait du nouveau rêve américain de millions de jeunes femmes -contrairement à ce qu’on pourrait penser- Un peu comme internet, c’est un univers où tout va très vite, et ça l’un des acteurs filmés l’explique très bien : ces ‘‘midinettes’’, comme ils les appellent, ne suivent pas une carrière de plus de trois mois en général -pour le coup on ne peut pas vraiment parler de carrière-

Photo extraite avant le tournage d'une scène. Source : www.Netflix.com

En parallèle, le documentaire montre un côté bien différent de ce monde, bien moins sombre : celui de la reconnaissance. Belle Knox est une star du porno, semblable à ces filles que Baeur et Gradus suivent ; elle est entrée dans le milieu pour payer ses études. Egérie de cette catégorie de films où les actrices ont l’air extrêmement jeunes, elle défend la cause de son métier, l’embellit pour le grand public. On se retrouve alors face à deux visions bien différentes du milieu ; néanmoins, lors de ses interventions publiques, que ce soit à la radio ou lors de talk-show, on n’aborde jamais des questions trop délicates -il ne faudrait pas choquer Mr et Mrs Smith en leur exposant toute la vérité voyez-vous- Hot girls wanted nous montre bien l’envers du décor, celui où ces filles font des choses qu’elles considèrent comme dégradantes -comme cette scène dont Ava nous parle, plus qu’humiliante- Un carton nous rappelle d’ailleurs que, selon de récentes recherches, près de 40% des films pornographiques représentent des violences contre les femmes. Autant dire que ce n’est pas le milieu plein de paillettes que Belle Knox semble vendre… «Et là j’ai compris que c’était ce que les victimes de viol devaient ressentir » vous sentez la violence de cette phrase prononcée par l’une de ces filles à propos d’une scène qu’elle a tournée ?

Hot girls wanted c’est donc un documentaire qui nous permet d’ouvrir les yeux sur un univers plus présent qu’on ne le croit et dont nous n’imaginons pas toujours les conséquences. Ce film nous montre, sans porter de jugement, l’envers de ce milieu mais aussi le fait qu’il touche finalement des filles lambdas. J’espère que cet article vous a plu et que, malgré les impressions que l’on peut avoir au premier abord devant ce film, vous prendrez le temps de le regarder. N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire