Une minute d’attraction (1 février 2018) de Carrie ELKS

Londres, 31 décembre 1999, une soirée de réveillon ultra chic. Gothique jusqu’au bout des ongles et armée d’un sens de la répartie hors norme, Hanna donne un coup de main à sa mère, traiteur. Aux antipodes, Richard, impeccable dans son costume cravate, est un New-Yorkais aisé que son père destine à Wall Street. Hanna le désarçonne autant qu’elle le séduit. Il n’a jamais rencontré une fille comme elle.

Chronique : Lors d’une nuit de Nouvel An festive en 1999, Hanna Vincent, une jeune fille britannique de dix-sept ans, est entraînée à aider sa mère traiteur lors d’une soirée chic à Londres. Ses cheveux se battant sa couleur naturelle contre un rouge profond, Hanna sert des hors d’oeuvres. Le couple qui organise la fête est gentil et accueillant, mais ce qui intrigue le plus Hanna, c’est le fils américain de M. Larsen, Richard. Il a 21 ans et se prépare à terminer ses études à Columbia. Il est aussi extrêmement riche et conservateur. Les deux se lient rapidement, partageant des rires secrets avec Ruby, la demi-sœur de Richard, une petite fille précoce de dix ans. L’amitié de Richard et Hanna se poursuit pendant qu’ils restent en contact. Une ou deux fois par an, nous pouvons voir ce qui se passe dans leur vie. Hanna, chroniqueuse de musique en herbe, couvre les groupes à venir, tandis que le rêve de Richard de lancer sa propre entreprise Facebook-esque est déraillé par une tragédie.Au cours des treize années couvertes dans le livre, la relation entre Hanna et Richard a connu une myriade de changements. Des amis aux amants à des connaissances tendues. Les deux personnages sont issus de foyers brisés, et chacun a un parent à Londres et l’autre à New York. Le devoir familial de Richard lui coûte ses rêves personnels, alors que le sentiment d’Hanna de ne pas être chérie par ses deux parents cause beaucoup de tort à ses relations. Le lecteur va voir un couple se séparer, ce réunir , et essayer de ce diriger l’un vers l’autre. Hanna et Richard sont intéressants et sympathiques. Hanna vous ennuiera parfois avec son idée de ce qui constitue la bonne chose à faire, mais vous ne doutez jamais qu’elle croit vraiment qu’elle fait ce qu’il y a de mieux. Richard, lui aussi, fait ce qu’il y a de mieux, c’est un homme bien.. Il est doué. Hanna aussi est bonne, mais elle est la plus imparfaite des deux. C’est elle qui a le plus à faire. Dans ces treize ans, le 11 septembre. Il est difficile d’aborder cette horreur d’une manière qui ne semble pas gratuite ou redondante, mais Carrie Elks fait un travail solide. Elle raconte la peur, la tristesse et le choc, et elle ne s’en sert pas pour nous attrister. C’est un vrai moment dans la vie des personnages new-yorkais. L’amour est doux sans être glauque ou en danger d’induire un coma diabétique. L’amour de Richard et Hanna est un combat difficile, et on les encourage à le trouver.

Note : 9/10

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (1 février 2018)

9782258144477

 

 

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