Test DVD : Rollerball (6 novembre 2018) de Norman Jewison avec James Caan, John Houseman

En l’an 2018, les cadres dirigeants se sont substitués aux hommes politiques, et les Etats ont été remplacés par six départements mondiaux : Énergie, Luxe, Alimentation, Logement, Communications et Transports. Grâce à cette organisation, tous les hommes jouissent d’un confort matériel inégalé. Mais une société en paix a besoin de purger les pulsions violentes de ses membres. C’est dans ce but qu’a été créé le rollerball, un sport très violent, à la fois mélange de hockey, de boxe, de football américain..

Chronique : Comment faire un film sur la violence et les pulsions animales et autodestructrices de l’homme sans montrer la violence ? Ce dilemme, N. Jewison y a été confronté et a répondu par ce film. Parabole d’anticipation dans un monde sans guerre et dirigé par les multinationales qui ont crée, dans le but de divertir le peuple et assouvir sa soif de spectacle et de sang, un sport ultra-violent : le Rollerball. En plus de ça, Jewison nous montre un monde où la culture est aux mains de ces mêmes multinationales, ce qui est pire que le censure, et que le savoir, détenu au cœur d’une seule et même machine, est incapable de réfléchir sur ce monde. J. Caan trouve là un de ses meilleurs rôles et il erre dans ce chaos froid, sans âme et sans avenir. Toutes les scènes sont nécessaires afin de nous offrir un final éprouvant, au découpage brillant et qui vous laissera KO sur votre siège. S Norman Jewison réalise là un film d’anticipation au message puissant et en avance sur son temps ; ce film est précurseur de la téléréalité et de la toute puissance du monde du sport. James Caan en star vieillissante que le consortium organisateur veut éliminer pour redonner un coup de fouet à leur gagne-pain, également outil de propagande. Un très grand film au fond aussi subtil que la forme est violente. Un film indispensable et plus que jamais d’actualité.

Note : 10/10

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Vidéo: La vidéo a reçu un transfert codé en 1080p / AVC-MPEG-4 affiché à 1,85: 1. La palette de couleurs futuriste de la production, comme beaucoup de l’époque, utilisait beaucoup de couleurs neutres telles que les beiges, les gris et les blancs. Ces derniers sont particulièrement brillants comme dans le bureau de M. Bartholomew. Les uniformes apparaissent en orange vif, vert, jaune et bleu. Il y a aussi de riches bruns dans le bois chez Jonathan. Les Noirs sont solides mais peuvent s’écraser lorsque la noirceur envahit l’image. La délimitation des ombres est adéquate. Il y a une quantité naturelle de grain de film, qui augmente pendant la nuit les extérieurs lorsque les fêtards tirent des armes à feu qui incendient les arbres. L’image a l’air très propre pour la plupart du film. J’ai remarqué des traces de saleté et des traînées noires lors d’une prise d’eau au ralenti lorsque Jonathan est dans un spa japonais. Des taches blanches apparaissent brièvement lorsque Jonathan se dirige vers un hélicoptère. L’image est nette, offrant beaucoup de détails et de profondeur. Le grain de bois dans les panneaux de piste de Rollerball peut être vu dans les longs plans et les plis sont évidents dans les pantalons en cuir des uniformes des équipes.

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Son : Le son est disponible dans DTS-HD Master Audio 5.1 et Mono. Sur le premier, « Toccata et la Fugue en ré mineur » de Bach qui ouvre le film qui se gonfle. Mis à part la musique, les environnements sont mis à profit pour offrir une ambiance lumineuse dans les arénes et pendant la fête. Lorsque les motos sont entrées dans la scène d’ouverture, elles traverse les canaux avant. Le dialogue a été relégué au canal central avant et a été mélangé un peu trop calme parfois. Sinon, la piste semble exempte d’usure ou de dommages et a une bonne plage dynamique entre le dialogue à l’extrémité silencieuse et les moteurs de la moto à l’extrémité puissante.

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Bonus : Retour en arène: la fabrication du ‘Rollerball’  À partir de 2001, Jewison, Harrison et d’autres sont interviewés individuellement au sujet du film.

De Rome au «Rollerball»: le cercle complet À partir de 1975, le texte promotionnel inclut Jewison qui explique comment, dans 10 à 20 ans, il pourrait devenir une société de sociétés et que Caan discute de son rôle dans le film.

Commentaire audio avec le réalisateur Norman Jewison – Enregistré en 1997, le réalisateur offre une mine d’informations intéressantes sur la réalisation du film.

Un spot sanglant avec James Caan : Bonus  sans vrai intérêt

Les motards : Craig R. Baxley évoque les cascades à moto dans Rollerball :  Une belle Epk qui nous fait découvrir plus en détail les cascades du film

La 4ème ville : tourner Rollerball à Munich : Bon documentaire intéressant par sa forme d’aborder le film

 

  • Acteurs : James Caan, John Houseman, Maud Adams, John Beck, Moses Gunn
  • Réalisateurs : Norman Jewison
  • Format : Couleur, Son HiFi, Cinémascope, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : L’Atelier d’Images
  • Date de sortie du DVD : 4 décembre 2018
  • Durée : 120 minutes

 

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