J’ai dû rêver trop fort (28 février 2019) de Michel BUSSI

Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais.
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?

Chronique : J’ai dû rêver trop fort », un titre emprunté à la chanson « Vertige de l’amour » d’Alain Bashung, peut se lire à la fois comme un poignant roman d’amour et un thriller machiavélique à l’intrigue bien ficelée comme Michel Bussi en a le secret.
Bâti à la façon d’un jeu de miroirs sur deux époques et différents continents, le 12e roman de l’écrivain raconte l’histoire d’une femme, hôtesse de l’air mariée et mère de famille âgée de 53 ans comme l’auteur, qui revit, à vingt ans d’intervalle, une histoire d’amour avec un musicien. Les coïncidences entre passé et présent qui bousculent la vie de la narratrice ne sont-elles dues qu’au hasard ?
« J’ai envie de surprendre mais aussi d’émouvoir. Je ne cherche pas à retranscrire la réalité, mais à la sublimer », explique l’ancien professeur de géographie à l’université de Rouen et chercheur (spécialiste de la géographie électorale) au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
La situation de départ est des plus classiques et en outre, le lecteur se rend compte que la narration est débarrassée de mélancolie et de vague à l’âme, qu’elle reste dans un ton léger avec quelques réactions exagérées pour un effet comique. Évidemment, ce n’est pas une histoire basée sur l’action pourtant le lecteur se retrouve vite immergé dans cette histoire grâce a cette art qu’a Michel BUSSI de si bien écrire. C’est un livre agréable et les personnages sont hauts en couleur, charismatiques, attachants. En sortant de cette œuvre, le lecteur se rend compte qu’il sourit, encore sous le charme de Nathy et de ses escales, et des décors, totalement subjugué par ce récit qui a réuni cette femme et cet rencontre. Il n’a pas ressenti de manque du fait de l’absence de noirceur ou de complexité des personnages. Le lecteur va apprécié à sa juste valeur ce conte à la forme sophistiquée et enlevée, avec une nostalgie assumée.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (28 février 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258162831

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