Test DVD : Les Médicis, Maîtres de Florence – L’intégrale de la saison 2 – Lorenzo le Magnifique (6 mars 2019) avec Daniel Sharman, Annabel Scholey et Sean Bean

Florence, XVème siècle. Lorenzo va devoir prendre la relève de l’illustre famille des Médicis plus tôt que prévu… Confronté à une grave crise de la banque familiale, il voit monter une révolte des marchands et artisans de la cité qui se retrouvent contraints de rembourser leurs créances. Par ailleurs, la famille Pazzi, menée par l’intraitable Jacopo, voudrait arracher la place des Médicis. L’affrontement le plus sanglant de l’histoire florentine peut commencer…

Chronique : La série les « MEDICIS », passée assez discrètement sur Canal , mais sans avoir le retentissement des Tudor ou des Borgia… l’explication en est aisée: cette reconstitution sérieuse de la vie de Côme de Médicis, le premier flamboyant de la lignée, est quasiment dépourvue d’exposition de fesses et de siestes crapuleuses avec des jolies filles (même si Côme avait une charmante maîtresse….) qui représentaient un des intérêts des séries sus-nommées…. Bref, on est dans le sérieux, dans l’authentique, et les paysages et décors sont superbes. Comme la série est italo /américaine, ils ont vraiment tourné à Florence et en Toscane. Cette deuxième saison s’ouvre par un flash-foward. : le 26 Avril 1478, Jacopo Pazzi s’approche de Lorenzo, un poignard à la main et se jette sur lui… Le récit revient alors en arrière, en 1469 , lorsque Lorenzo prend la direction de la banque familiale après que son vieux père a échappé à une tentative d’assassinat.  Il découvre alors que celui-ci, en contractant de nombreuses dettes et en refusant des prêts au peuple de Florence, a rendu la famille impopulaire et l’a conduite au bord de la faillite. Pour rétablir la dynastie, Lorenzo négocie avec ses créanciers, passe des accords avec les grandes familles italiennes, renonce à son amour pour Lucrezia Donati (Alessandra Mastronardi) et épouse une noble romaine, Clarice Orsini (Synnove Karlsen). De son côté, son frère cadet Giuliano (Bradley James) tombe amoureux de Simonetta Vespucci, noble mariée qui deviendra la muse d’un artiste soutenu par la famille – un certain Sandro Botticelli (Sebastian de Souza). S’il parvient à redonner aux Médicis un certain éclat, Lorenzo se heurte constamment à une vielle famille ennemie: les Pazzi. A sa tête, Jacopo est déterminé à anéantir politiquement et financièrement ses rivaux. Ses manipulations ayant échoué, il va ourdir la conjuration qui porte son nom pour renverser les Médicis et prendre le pouvoir à Florence.

Tout en restant dans la lignée de la précédente, cette nouvelle saison s’avère meilleure, bien que non exempte de défauts. Son principal travers réside dans une écriture qui force souvent le trait. Elle fait notamment de ses personnages de grands archétypes, avec Lorenzo en  héros romantique, Giuliano en libertin amoureux, Botticelli en artiste idéaliste et lunaire, et Jacopo Pazzi en antagoniste noir. Des dialogues parfois empathiques donnent aussi au triangle amoureux Lorenzo / Clarice / Lucrezia des allures de bluette un peu naïve.

Pour autant, l’ensemble fonctionne très bien. On y retrouve certains éléments déjà présents en première saison, tels que les flash-back (cette fois mieux maîtrisés car plus concis, notamment lorsqu’ils reviennent sur l’enfance de Lorenzo), le soin apporté aux costumes et aux décors, et l’excellent générique où la voix de la chanteuse Skin magnifie un thème mélangeant rock et chœurs à la Carmina Burana.

Cette saison s’appuie surtout sur une construction solide, où s’entremêlent des intrigues embrassant les enjeux politiques et financiers, mais aussi la vie personnelle des protagonistes. Le tout tendant inexorablement vers le dénouement, ébauché dans la première scène et auquel est entièrement consacré l’épisode final. Patiemment, la série pose le contexte et approfondit l’engrenage des événements qui conduiront à cette fameuse conjuration, en se reposant essentiellement sur la rivalité entre les Médicis et les Pazzi. Un moteur suffisamment puissant pour porter l’histoire et compenser l’interprétation un peu faiblarde de certains acteurs. Il faut avouer que, dans les rôles de Lorenzo et Giuliano, Daniel Sherman et Bradley James ne sont pas toujours convaincants (leur interprétation prête même à sourire, dans le dernier épisode.) En revanche, on peut saluer la performance de Sean Bean, excellent Jacopo Pazzi, ou celles de Raoul Bova (Le pape Sixte VI) et de Julian Sands (Piero de Médicis). Si elle manque sans doute de souffle épique, cette deuxième saison de Les Médicis reste une jolie réussite, aussi agréable qu’intéressante à suivre. Globalement bien mené et bien construit, le récit parvient à raconter un événement aussi marquant que la conjuration des Pazzi en l’insérant dans une époque belle et violente .

Note : 9/10

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Test DVD  :

Image : Une image bien équilibrée tant dans les plans de Florence que dans les quelques scènes nocturnes. Le rendu colorimétrique est neutre mais la copie offre du détail et de jolies lumières.

Son : Ça claque et ça tonne fort, aussi bien en VO qu’en VF. Mais la dynamique de la piste musicale et des ambiances est purement artificielle et respire le dopage numérique pas vraiment subtil. Rien de discriminant, la chose est même agréable.

Bonus :Un gentil bonus par franchement folichon pour une telle série même si on se rend compte, du travail de l’équipe pour faire une série de ces acabits.

 

  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.77:1
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 6 mars 2019
  • Durée : 446 minutes

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