Storm Boy De Shawn Seet Avec Jai Courtney, Geoffrey Rush, David Gulpilil (26 juin 2019 en VOD)

Michael Kingley, homme d’affaires de 70 ans respecté au caractère bien trempé, se replonge dans une enfance qu’il pensait enfouie à tout jamais. Une époque où il était Mike, dit Storm Boy, « l’enfant-tempête ». Une époque où il vivait avec son père, Tom, dans une cabane faite de bric et de broc, sur un coin sauvage du littoral méridional de l’Australie. Une époque où il sauva d’une mort certaine un extraordinaire bébé pélican baptisé Mr Perceval, dont le destin influença sa vie à tout jamais.

Chronique :  Dans une nouvelle adaptation du livre australien pour enfants « Storm Boy » du début des années 1960, l’histoire d’un enfant qui élève des pélicans est mise à jour avec un effet mixte.

De nos jours, un homme d’affaires, Michael Kingley (Geoffrey Rush), est prêt à conclure un marché avec le diable – dans ce cas-ci, une société minière – qui décimerait l’écosystème naturel de sa maison. Sa petite-fille (Morgana Davies) le pousse à reconsidérer sa décision, poussant Michael à lui parler de son enfance. Il se souvient de sa jeunesse sur la côte, racontant l’époque où il était mieux connu sous le nom de Storm Boy.

Le réalisateur Shawn Seet passe entre les scènes de Michael à l’âge adulte et ses souvenirs de Storm Boy (Finn Little), un enfant qui vit dans l’isolement avec son père, Hideaway Tom (Jai Courtney). Ils habitent dans une cabane qui se trouve sur une terre dont ils espèrent qu’elle deviendra un sanctuaire pour les pélicans, mais les chasseurs menacent la pureté de la région et tuent les oiseaux pour le sport.

L’éducation lâche de Storm Boy vient de son père, ce qui lui laisse un temps infini pour se promener sur la plage. Il trouve trois poussins orphelins de chasseurs et décide d’élever les oiseaux avec l’aide de son père et de Fingerbone Bill (Trevor Jamieson), un autochtone  qui lui apprend à prendre soin de la terre et des animaux. Storm Boy nourrit les trois pélicans, formant un lien particulier avec un oiseau qu’il nomme M. Percival, qui rend à l’enfant sa loyauté au-delà de toute attente.

« Storm Boy » tente de se présenter comme une fable moderne, où les leçons apprises sont directement liées aux préoccupations actuelles concernant l’environnement, l’industrialisation et la marginalisation des cultures indigènes. Mais ces thèmes semblent plus didactiques qu’émouvants.

Imprégnée des traditions locales fournies par Fingerbone Bill de Trevor Jamieson, un Ngarrindjeri indigène avec lequel Michael forme également un lien, tout en puisant dans plusieurs questions environnementales et culturelles pertinentes, la production magnifiquement filmée du réalisateur Seet s’avère aussi pertinente aujourd’hui qu’il y a 40 ans et plus.

A la fois exaltant et mélancolique, c’est le bon « Storm Boy » pour notre époque turbulente.

Note : 8,5/10

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