LOVE IS IN THE AIR (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose. Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive!

Chronique : Un seul regard à la couverture de l’album suffit pour évoquer une comédie romantique de Blake Edwards, avec Audrey Hepburn dans le rôle principal. le lecteur note la similitude de la situation d’écrivain (de chroniques au lieu de romans) de Norman Oaks avec Paul Varjak (Fred) et la propension à organiser des fêtes déchaînées dans son appartement de Bebe Newman, comme Holly Golightly. Il constate rapidement que la situation n’est pas identique puisque Bebe Newman exerce un emploi, et Norman Oaks n’est pas entretenu par son amante.
Le lecteur ne se lance pas dans cette histoire en s’attendant à y trouver une intrigue renversante. La situation de départ est des plus classiques : un homme et une femme mal assortis qui se retrouvent voisin, un amoureux possessif de la jeune femme Massimo Bellocchio, une cohabitation forcée pour les 2 jeunes gens afin de donner le change. L’issue de l’histoire ne fait pas un doute. En outre, le lecteur se rend compte que la narration est débarrassée de mélancolie et de vague à l’âme, qu’elle reste dans un ton léger avec quelques réactions exagérées pour un effet comique. Évidemment, ce n’est pas une histoire basée sur l’action. Il y a bien un enlèvement, mais il est raté, et il n’a pas grande conséquence. Pourtant le lecteur se retrouve vite immergé dans cette histoire et dans ce quartier de New York grâce aux dessins. Cette bande dessinée est légère, agréable. Les dessins sont vraiment beaux. Les personnages sont hauts en couleur, charismatiques, attachants. Les planches renferment beaucoup d’onomatopées nous permettant presque d’entendre le quotidien de nos personnages, jusqu’aux bruits des fêtes de Bebe !

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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