What’s new pussycat? (15 novembre 2017) de Gihef et Antonio Lapone

Automne 1960. Cole Slowe est un sculpteur au tempérament ombrageux et aux fins de mois difficiles. S’il jouit à Greenwich Village d’une belle cote d’estime, son refus d’exposer ses oeuvres aux yeux du grand public l’empêche d’accéder à une notoriété sonnante et trébuchante. Ses sculptures d’assemblage ont néanmoins capté le regard de Sophie St-Cyr, une jeune comtesse française grande amatrice d’art. L’artiste n’est pas insensible au charme de la belle et accepte pour la séduire une exposition à sa gloire. Mais c’est sans compter les agissements nocturnes d’un cambrioleur de haut vol qui hante depuis peu le quartier. Agile comme un chat, le monte-en-l’air signe ses méfaits « Pussycat ». Il a délesté de ses plus belles oeuvres pas moins de trois galeries en quelques jours et ne compte pas s’arrêter là…

Chronique: Retour à Perry Street. Après les chassés croisés amoureux de Norman et Bebe Oak, le calme semble revenu, sauf que, depuis quelques semaines, sévit un monte-en-l’air surnommé le Pussycat, qui s’en prend aux collections d’art de la ville. Or vit dans l’immeuble le sculpteur Cole Slowe, artiste talentueux mais irascible auquel s’intéresse justement la belle comtesse Sophie de Saint-Cyr, une grande amatrice d’art qui en plus, n’est pas insensible au charme de l’artiste Difficile de ne pas penser à « La main au collet » de Hitchcock dans cette histoire de cambriole et de vengeance où les ressorts de l’action n’apparaissent qu’en toute fin d’album touche est surtout remplis d’humour et a pour seule vocation de faire rire et raviver la nostalgie des amoureux d’époque. En sortant de cette œuvre, le lecteur se rend compte qu’il sourit, encore sous le charme de de la demoiselle, dans ce New York rêvé, sous le charme de l’élégance des personnages et des décors, totalement subjugué par ce récit qui a réuni cette femme et cet homme, pour le meilleur. Il n’a pas ressenti de manque du fait de l’absence de noirceur ou de complexité des personnages. Il a apprécié à sa juste valeur ce conte à la forme sophistiquée et enlevée, avec une nostalgie assumée.

Note : 9/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : Kennes Editions (15 novembre 2017)
  • Collection : KE.BD.ADO.ADULT

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