Skeleton Road (14 mars 2018) de Val McDermid

Des ouvriers découvrent dans le centre historique d’Edimbourg les restes d’un cadavre au sommet d’un immeuble. A qui appartient ce squelette, et comment est-il arrivé jusque-là ? C’est à l’inspectrice Karen Pirie qu’est confiée la résolution de l’énigme. Bientôt, elle va devoir s’enfoncer plus loin qu’elle ne l’aurait cru dans l’histoire tragique des Balkans, là où couve encore la violence de crimes de guerre inavoués. Val McDermid signe avec Skeleton Road un polar captivant et parfaitement maîtrisé, hanté par le souvenir sanglant des guerres de Yougoslavie des années 1990.

Chronique : McDermid continue d’impressionner avec un autre roman, ajoutant une touche historique pour garder les lecteurs captivés. Un squelette est logé en hauteur dans un bâtiment de l’époque victorienne au cœur d’Edimbourg. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie  a un certain nombre de criminels de guerre des guerres des Balkans dans sa ligne de mire et en cherche un en tête de liste, un Croate impitoyable. C’est ainsi que commence le dernier roman de Karen Pirie et attire le lecteur au cœur du récit. Maintenant inspecteur en chef de l’Unité des affaires historiques. Pirie est appelé sur les lieux de la découverte du squelette, mais il est déconcerté de voir comment un corps l’a fait si haut. Le squelette ne peut pas être facilement identifié, même avec un trou de balle à l’arrière du crâne et des preuves dégradées autour des restes. Pirie et son équipe doivent commencer le lent et onéreux processus d’identification du squelette, ainsi que le traçage d’un scénario pour amener un corps à un tel endroit, tout en déterminant un motif concret. Avec un rash d’escalade libre de bâtiments publics, pourrait-il s’agir de quelqu’un qui a été pris et dont la justice a été rendue sans qu’une accusation d’intrusion soit imposée ? En attendant l’analyse de l’ADN, Pirie dirige l’enquête pour suivre certaines pistes jusqu’à Oxford, où le général Dimitar Petrovic et le professeur Maggie Blake auraient vécu. Blake admettant que Petrovic est parti depuis huit ans, elle offre la possibilité qu’il soit retourné dans son pays natal, la Croatie, pour faire face aux retombées de la guerre des Balkans dans laquelle il a combattu avec acharnement. Pirie apprend que le même général Petrovic est recherché par le TPIY pour crimes de guerre, ce qui ne fait qu’augmenter la mise et ajoute de nombreux suspects sans visage au mélange déjà obscur. Une fuite au sein du TPIY aurait-elle pu donner le nom de Petrovic à un assassin ? Quelqu’un de son passé pourrait-il être responsable de la recherche de la rédemption ultime ? Alors que Pirie envisage cela, elle doit aussi faire face à un accident qui laisse son amant et ancien collègue, Phil Parhatka, s’accroché à la vie. McDermid utilise de nombreux flashbacks à travers les yeux de Maggie Blake pour peindre non seulement l’image de son lien avec Petrovic, mais aussi les premiers jours de la guerre des Balkans et les horreurs qui ont frappé la région et ses habitants. Peut-être l’un des romans les plus puissants de McDermid à ce jour, le lecteur peut être entraîné dans le récit tout en découvrant beaucoup de l’histoire récente des Balkans. A ne pas manquer pour les amateurs de séries et les passionnés en général.

Note : 9/10

 

  • Broché: 455 pages
  • Editeur : Flammarion (14 mars 2018)
  • Collection : LITTERATURE ETR

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