Test dvd: Jurassic World: Fallen Kingdom (9 octobre 2018) de Juan Antonio Bayona avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction.

Chronique :  « Jurassic World : Fallen Kingdom » a un gros atout au niveau de sa réalisation très efficace et très spectaculaire (Juan Antonio Bayona), mais un gros point faible quant au scénario archi prévisible et au fond toujours dans le même schéma de fonctionnement (Colin Trevorrow) ! Alors oui, on frémit devant ces monstres qu’une poignée d’hommes veulent sauver de l’éruption d’un volcan au point de risquer leur vie sur cette île en fusion… On se doute bien que cette mission n’est pas aussi désintéressée que cette petite bande veut bien le croire, et les méchants et cupides mégalomanes seront évidemment eux les vrais rapaces ! Tout cela est très vite clair à l’écran, de même que la suite annoncée, dans laquelle on devinera évidemment chaque rebondissement, chaque réaction et ce quel que soit le bord de chacun avec tout un lot d’incohérences inévitables au passage… Cependant, tous ces énormes et moins gros bestiaux, font toujours très très peur en étant plus vrais que nature… Et au fond à chacune de leur apparition ou de leur grognement on tremble, et on se demande bien à quelle sauce, ils mangeront leur proie ! À ce niveau, le film remplit son contrat sans équivoque… Si les héros ne nous surprennent pas trop, un des points intéressants réside également dans le rôle de la petite Maisie interprétée par Isabella Sermon, qui donne ainsi dans une scène terrible et angoissante une dimension psychologique que n’auraient pas renié les auteurs de quelques célèbres contes pour enfant, foi de Bettelheim ! On se trouve ainsi replongé dans le petit chaperon rouge, version décuplée question grandes dents ! Alors pour le spectacle cet énième opus vaut le déplacement et le coup d’œil d’autant plus que là aussi, on a droit à quelques très gros clins d’œil que l’on ne reverra pas de sitôt et au fond tant mieux ! Par contre l’histoire fleure bon la manipulation du spectateur qui d’instinct a tout deviné, et a surtout bien compris qu’en le menant par le bout de son nez, on va droit vers de nouvelles aventures, lorsqu’on voit la décision prise en conclusion ! Il n’en reste pas moins que l’on est tout content de trouver à la sortie un univers bien tranquille et paisible, peut-être juste avec la peur de voir son gentil petit york transformé en monstre préhistorique en rentrant chez soi !

Note : 9/10

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Test dvd :

Vidéo : Les dinosaures en voie de disparition font des ravages avec un encodage H.265  exceptionnel qui offre quelques améliorations notables et transforme une histoire fade en bonbons amusants pour les yeux. Le film a été tourné entièrement avec le système de caméra numérique Arri Alexa 65, qui est capable d’une résolution allant jusqu’à 6,5K, mais il n’y a aucune confirmation si la source a été masterisée en 2K ou 4K numérique intermédiaire.

Quoi qu’il en soit, le transfert fraîchement imprimé montre une bonne remontée par révélant tous les pores, les rides et les imperfections sur le visage de l’acteur, surtout lors des gros plans. Chaque brin d’herbe et chaque feuille est distinct à distance, et les spectateurs peuvent distinguer l’écorce rugueuse et déchiquetée des arbres tandis que la moindre imperfection et le moindre morceau d’épave du parc délabré sont bien visibles. Les coutures et l’enfilage dans les vêtements, les courroies en nylon épais et le revêtement de toile des camions sont très bien définis, même pendant l’action rapide. De petits fragments de débris et de gravats restent discrets et frappants en tout temps et pendant l’éruption volcanique. Le mélange homogène de CGI et d’animatronique est extraordinairement impressionnant, montrant chaque ligne fine, pli et sillon sur les corps dentelés et marqués des créatures. Le seul problème évident est le fait que les bords les plus tranchants vacillent et semblent un peu instables à certains endroits, ce qui donne à penser qu’ils ont été mis à l’échelle.

Le contraste ne montre pas un changement dramatique, mais la présentation semble néanmoins plus lumineuse dans l’ensemble et reste fidèle à la cinématographie stylisée d’Oscar Faura. Les blancs rayonnent d’une intensité brillante, donnant à de nombreuses vues extérieures de l’île une belle qualité pittoresque. Les reflets spéculaires ajoutent également un éclat resplendissant le long des plis individuels des nuages duveteux, une étincelle réaliste sur les surfaces mouillées, une lueur énergique sur les bords métalliques et une floraison étincelante sur les visages sans ruiner le moindre détail. Les niveaux de luminosité profitent le plus à cette vidéo 2160p, avec des noirs plus riches et plus soyeux et une image 2.39:1 d’une grande beauté cinématographique. Des différences gradatives distinctes sont évidentes dans les différentes ceintures, les engrenages et les vêtements. Les séquences nocturnes et mal éclairées sont baignées d’ombres sombres et stylisées qui pénètrent profondément dans l’écran tout en conservant une visibilité exceptionnelle des détails du fond et une qualité tridimensionnelle.

Audio : Les dinosaures s’engouffrent dans les cinémas maison avec une bande-son d’une qualité de référence monstrueuse et sensationnelle qui plonge presque immédiatement – et littéralement – les spectateurs dans ce monde d’aventure fantastique. Dans les premières minutes, que ce soit lors d’une recherche dans les profondeurs sous-marines du parc aquatique ou sur la terre ferme en piratant le système informatique, la salle est remplie du bruit de claquement et de claquement du petit sous-marin tout autour ou de fortes gouttes de pluie tombant directement sur la zone d’écoute. Plus tard, en marchant dans le parc de la jungle, le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles dans les arbres ou l’écho rugissant d’un dinosaure font un panoramique impeccable sur les hauteurs et les alentours. Dans le dernier quart climatique, le film prend vie avec des effets variés qui se déplacent discrètement à travers le plafond ou qui tournent d’un côté à l’autre de la pièce. Des moments plus calmes et plus axés sur les dialogues ne sont peut-être pas aussi agressifs, mais ils s’accompagnent néanmoins de diverses atmosphères subtiles qui maintiennent un champ sonore hémisphérique efficace et très satisfaisant.

Pour que les choses restent incroyablement attrayantes, bon nombre de ces mêmes effets d’ambiance recouvrent les visuels d’une foule d’activités d’arrière-plan qui se déplacent avec fluidité entre les trois canaux avant et vers les hauteurs supérieures, générant une scène sonore splendidement large et spacieuse en demi-dôme. Le design offre une clarté distincte et une superbe définition dans le milieu de gamme, même dans les moments les plus bruyants et les plus sourds, ce qui permet à chaque morsure d’écraser les os d’éclater et de se casser avec des détails extraordinaires. Encore une fois, le dernier quart climatique est un moment fantastique digne d’être démo où chaque cri, gémissement et grondement de tonnerre est distinctement entendu au-dessus du chaos sans la moindre distorsion, tandis que le dialogue reste intelligible tout au long. La partition de Michael Giacchino fait preuve d’une grande chaleur et d’une grande fidélité, avec une excellente séparation et définition dans chaque note et entre chaque instrument, tout en saignant légèrement sur les transparents avant. Bien qu’il ne soit pas aussi agressif ou impressionnant que son prédécesseur, le bas de gamme n’en est pas moins imposant avec une palpabilité et un poids énormes dans l’action et dans chaque pied de dinosaure, atteignant parfois des fréquences aussi basses que 20 Hz à quelques endroits

Bonus :

  • Sur le plateau avec Chris & Bryce : making of avec Chris Pratt et Bryce Dallas Howard
  • « Le royaume évolue » : les cinéastes expliquent comment le second chapitre de la trilogie Jurassic World fait évoluer la franchise dans une nouvelle direction
  • « Action sur l’île » : coulisses de la scène du bunker et de la séquence de la gyrosphère
  • Naissance de l’Indoraptor : découvrez comment est né l’Indoraptor
  • « Commencez les enchères » : un coup d’oeil la scène de la vente aux enchères
  • « Tué par un dino » : making of de l’Indoraptor qui affronte un personnage clé
  • « Monstre dans le manoir » : J.A. Bayona explique comment Jurassic Park et Dracula (1979) ont influencé sa façon de tourner la scène du manoir
  • « Confrontation sur le toit » : le terrifiant affrontement sur le toit du manoir Lockwood
  • « Le retour de Malcom » : dans les coulisses avec Jeff Goldblum
  • « Effets visuels évolués » : l’équipe d’ILM explique la façon dont ils ont créé les dinosaures
  • Les journaux de Jurassic de Chris Pratt :
    – Vivian Baker (maquilleuse)
    – Mary Mastro (coiffeuse)
    – Chris Murphy (1er assistant son)
    – Dean Bailey (pilote cascadeur)
    – Peter Harcourt (plongeur)
    – Daniella Pineda et Justice Smith
    – Jody Wiltshire (assistante décors)
    – Kelly Krieg (assistant – superviseur script)
    – J.A. Bayona
    – James Cox (cascadeur)
    – Rachelle Beinart (cascadeurs)
    – Chris Pratt

 

  • Acteurs : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Ted Levine, Geraldine Chaplin, Rafe Spall
  • Réalisateurs : J.A. Bayona
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Hindi (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Danois, Islandais, Norvégien, Hindi, Français, Néerlandais, Suédois, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 9 octobre 2018
  • Durée : 123 minutes

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