Les Voleurs de beauté (24 octobre 2018) de Philippe Thirault et Manuel Garcia

Un soir d’hiver, Benjamin et sa fiancée Hélène sont pris dans une tempête de neige et trouvent refuge dans un chalet où un avocat aux allures de vieux beau vit avec sa femme et un petit homme repoussant qui leur sert d’homme-à tout-faire. Ils sont bien accueillis, mais peu à peu, un poison se mêle au charme. Fasciné et épouvanté à la fois, Benjamin va découvrir par mégarde le secret des lieux : un boyau humide et souterrain où leur Barbe-Bleu d’hôte et ses complices enferment des êtres coupables d’un seul crime : la beauté. Horrifié, hésitant entre l’incrédulité et la panique, Benjamin se retrouve alors pris au piège du trio monstrueux…

Chronique : L’histoire se déroule dans un chalet retiré du monde dans la montagne. Un couple de soixantenaire y vit seul du moins presque… Ils kidnappent de belles jeunes filles magnifiques, belles, sportives et en bonne santé. Ils les retiennent captives pendant plusieurs années dans le noir pour se nourrir des effluves de leur jeunesse et ne les relâche au bord d’une route qu’une fois qu’elles ont perdu leur jeunesse et leur beauté. Une Bd  merveilleusement bien écrit mais vous ne pouvez vous empêcher d’avoir des frissons dans le dos en lisant cet ouvrage. L’atmosphère y est très glauque et très pesante. Philippe Thirault et Manuel Garcia s’attaque ici à la beauté physique et la recherche de la jeunesse éternelle, on veut connaître ce qui est arrivé à Benjamin, pourquoi se cache-t-il le visage, quelle horrible traumatisme le hante. Cette bd n’est pas qu’un thriller. Il en a certains aspects: la montée en puissance du suspens et du danger une fois dans la maison des Steiner, la découverte des cellules, etc, mais il est plus que cela, il y a aussi toute une analyse de l’importance de l’apparence de nos jours, et de la lutte incessante que l’on cherche à porter contre la fuite du temps. Cette bd nous renvoie notre propre perception de la fuite du temps, notre propre peur des rides et autres indices du temps qui s’écoule, notre lutte futile contre l’irrémédiable. Les auteurs utilise ses personnages pour illustrer ce que deviennent les gens après avoir trop cogité sur la fuite du temps, et les danger de ne pas accepter la possibilité de sa propre mort. Thirault  livre un scénario ciselé, alambiqué mais compréhensible  et l’écriture est enlevée, caustique, riche en clins d’œil. Manuel Garcia  d’un trait léger et vivant inspiré par  propose des pages pleines de lumières aux décors riches, sublime cette histoire par les couleurs magistrale.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (24 octobre 2018)
  • Collection : Grafica
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344016619

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