Test Blu Ray : Mandy ( 06 février 2019) de Panos Cosmatos avec Nicolas Cage, Andrea Riseborough

 

 

Pacific Northwest, 1983. Red Miller et Mandy Bloom mènent une existence paisible et empreinte d’amour. Quand leur refuge entouré de pinèdes est sauvagement détruit par les membres d’une secte dirigée par le sadique Jérémie Sand, Red est catapulté dans un voyage fantasmagorique marqué par la vengeance, le sang et le feu…

Chronique :Avant de voir « Mandy », il faut savoir qui est son réalisateur. Panos Cosmatos qui signe ici son deuxième film, est le fils de George Pan Cosmatos, décédé en 2005, un petit maître de la série B des années 70 et 80, dont le film le plus célèbre a été « Rambo 2 ». Mais à qui on doit aussi un James Bond, « Le pont de Cassandra » ou « Tombstone ». Les plus geeks des années 80 retiendront eux surtout « Cobra » avec Sylvester Stallone ou « Leviathan » un remake d’Alien sous l’eau tout à fait honnête. « Mandy » est très clairement un hommage au cinéma de genre des années 80 et Panos se fait bien plaisir en se lâchant complètement quitte à faire dans le too much ! L’histoire comme tout bon film de série B qui se respecte, ne fait pas dans le subtil. D’ailleurs elle est assez bien résumé dans la bande annonce : La femme de Red Miller se fait assassiner par des méchants, il va se venger ! Dites donc, ce serait pas le même scénario que le « Rambo » de papa ? Bon d’accord, Rambo n’avait pas de femme… Bon l’histoire résumé. Passons au casting. Nicolas Cage donc, dans le rôle de Rambo… pardon… de Red Miller, un bûcheron américain qu’il faut pas faire chier ! Et tout ça se passe bien entendu dans les années 80. Alors qui dit film hommage, dit scènes cultes. Je ne spoilerai pas le film, mais disons que vous ne serais pas déçu en termes de clins d’oeils aux clichés du genre et cela non sans humour. Une auto-parodie du genre dont Nicolas Cage sait très bien jouer. Lorsque la mise en scène atteint l’indigeste à force de musique vibrante sur un plan au ralenti, ou de gore à coup de jets d’hémoglobines, arrive toujours un bon gag pour déplomber le film et repartir de plus belle. Mais attention, parodie ne veut pas dire pastiche, car si l’esprit B est bien là, sa forme elle, est bien dans le 21ème siècle. Des décors très réussit et une direction de la photo fabuleuse ! Quand à la mise en scène… attendez-vous à de l’inattendu !

Note :9/10

 

Vidéo : Mandy est un flocon de neige vicieux sur Blu-ray avec une image HD nette et nette présentée dans un format de 2,40: 1 codé en AVC / MPEG-4. Tourné numériquement, le film s’efforce de paraître comme votre roman de fantaisie de poche déchiqueté préféré avec divers filtres et effets d’étalonnage des couleurs pour obtenir une esthétique parfaite du début des années 80.

Les couleurs sont vives et vives pour le moins. Les primaires sont audacieuses et dynamiques en conjonction avec l’esthétique visuelle granuleuse. Les tons chair sont solides et chauds lorsque disponibles. Un film sombre avec des bleus épais et des faisceaux fluorescents donne à l’ensemble de la production l’aspect d’une pochette d’album en métal des années 80. Certains bruits dans les niveaux de noir pour les scènes en extérieur, mais restent solides pour les intérieurs moyens et les gros plans. En dehors des épisodes hallucinogènes, des détails fins sont présents mais se cachent toujours sous une couche de grain de film gras. Les costumes sont clairs et les traits du visage changent avec clarté.  

Audio : Mandy arrive sur Blu-ray avec un mixage audio confiant DTS-HD MA 5.1. Corsé et luxuriant, le mix utilise la largeur du champ sonore, donnant à la folie électro inquiétante une résonance épaisse qui enveloppe la pièce. Bien que les échanges de dialogue soient gérés depuis un canal central puissant, Mandy étend les limites de la directionnalité désorientée avec des résultats agréables. On parle souvent de dialogue dans un filtre à la sonorité démoniaque qui le rend difficile à comprendre. Sinon, les personnages parlent en dialogues clairs, sans sifflement ni autre élément. À l’instar des éléments visuels, la présentation audio est un assaut sur les sens qui repose sur le spectateur pour faire l’expérience de ce qui vous arrive.  

Le succès de Mandy tient en grande partie à la bande originale du regretté compositeur Johann Johannsson, inspirée par le métal. En collaboration avec le guitariste de metal drone Stephen O’Malley, le score est un mélange intense de thèmes tordus et d’instrumentation. Des riffs de guitare stridents, des sons de synthé des années 80 et des atmosphères étranges qui, une fois combinés, donnent une énergie angoissante qui donne au film son identité. Je le dis rarement, mais si les thèmes violents du film ne sont pas trop intenses pour vous, consultez l’album de la bande originale, vous ne le regretterez pas.

Bonus : Nous n’obtenons pas grand-chose en termes de contenu bonus, mais cela devrait vous retenir jusqu’à l’arrivée de (l’inévitable?) Édition spéciale.

  • Dans les coulisses (HD 22:03)
  • Scènes supprimées et étendues (HD 13:58)

 

  • Audio : Hongrois (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Danois, Hongrois, Tchèque, Norvégien, Suédois, Français, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 6 février 2019
  • Durée : 121 minutes

71u+AviGYhL._SY445_.jpg

 


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s