Eclosion de Ezekiel Boone | 4 avril 2018

Au coeur de la jungle péruvienne, une étrange et menaçante masse noire s’abat sur un groupe de touristes américains en excursion. Et les dévore vivants. Dans le Nord des Etats-Unis, un agent du FBI enquête sur le mystérieux crash de l’avion d’un milliardaire. Un peu partout dans le monde, des phénomènes anormaux et inexpliqués se produisent. Jusqu’à ce qu’une bombe nucléaire explose en Chine, transformant tout l’Ouest du pays en un vaste champ de ruines atomiques. Que contient ce colis en provenance d’Amérique du Sud, qu’une scientifique renommée, spécialiste des araignées, vient de recevoir ? Est-ce là, à l’intérieur de ce fossile qui semble lutter pour revenir à la vie après un sommeil de plusieurs milliers d’années, que se trouve la clef de l’énigme ? Roman choral et mondial, Eclosion tisse la toile d’une humanité aux prises avec une menace assoiffée de sang venue des profondeurs de l’histoire. Féroce comme ces nuées de bestioles noires qui ravagent la Terre, l’humour n’est jamais bien loin de l’hémoglobine dans ce thriller apocalyptique haletant – premier volet d’une trilogie puissamment addictive.

Chronique : Qu’est ce qui pourrait être pire qu’une apocalypse zombie ou un bon vieil hiver nucléaire ? Une apocalypse d’araignée bien sûr.

Pour tout arachnophobe comme moi ce livre est un rappel des pires angoisses jamais ressentie au cours de ma vie. Ces cauchemars à huit pattes grouillent sur toutes les pages du livre, armées de leur soie collante, de leurs sac d’œufs poisseux et de leurs mandibules assoiffés de chair humaine. L’aspect surréaliste de la menace décrite par l’auteur ne suffit pas à étancher le malaise que j’ai ressenti à la lecture du livre.

La structure de l’ouvrage est très inspiré par Word war z de mark brooks, on a donc droit à des chapitres courts se déroulant un peu partout sur le globe. L’idée n’a rien d’original mais reste efficace,tout du moins au début. L’auteur multiplie les chapitres introduisant différentes situations critiques, mettant en place des personnages et des histoires, que l’on ne retrouvera plus par la suite. L’intrigue se focalise très vite sur les U. S. A, certes avec des personnages réparties sur une grande partie du territoire mais aussi gigantesque soient-ils les U. S. A ne sont pas le monde entier. On aurait aimé revoir, ne serait-ce qu’au détour d’un court chapitre, cet ouvrier chinois qui parvient à s’échapper in extremis de la zone de quarantaine ou bien cette sismologue indienne accompagné de son collègue désinvolte. Sans parler de cette bergère afghane qui n’a droit qu’à un seul chapitre que l’on a du mal à relier à l’ensemble de l’œuvre.

Malgré ces soucis de structure la lecture reste agréable, il ne faut pas oublier que la volonté de l’auteur est de faire de son histoire une trilogie, il est donc possible que certains éléments obscurs soient éclaircies par la suite.

Les chapitres consacrés à Mélanie Guyer, ethnologue passionné par les araignées, sont les plus intéressants car comme tout bon arachnophobe ces créatures me fascinent autant qu’elles me terrifient.

Ce premier volume s’achève sur un point d’interrogation soyeux et poisseux quant à la suite l’histoire. Piquant suffisamment la curiosité du lecteur pour que celui-ci ait envie de se jeter sur la suite tout comme la nuée d’arachnide se jetant sur leurs pauvres victimes

Note : 7 /10

Chronique de Christophe C.

 

  • Broché: 368 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (4 avril 2018)
  • Collection : Exofictions
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330096674
  • CVT_Eclosion_8558.jpg

 


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