“Run” (OCS) : un road-trip entre comédie romantique et thriller

Que vaut la nouvelle série produite par Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve) ?

Et si vous partiez en road trip votre amour de jeunesse sans vous retourner ? C’est le pitch de Run : deux anciens amants, Ruby et Billy, se retrouvent à la gare de Grand Central à New York. Quinze ans plus tôt, ils ont conclu un pacte, celui de se retrouver et de disparaître ensemble si l’un d’entre eux envoyait un simple texto avec le mot “RUN”. La machine se lance quand Ruby reçoit le fameux message et décide donc de quitter son mari et ses enfants pour retrouver quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps. La série a été créée par Vicky Jones, qui a notamment travaillé sur Fleabag et Killing Eve avec Phoebe Waller-Bridge. Cette dernière est d’ailleurs productrice de la série en plus de faire une apparition dans l’épisode 5.

Ruby et Billy ont chacun quitté leurs vies respectives, mais pourquoi ? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à tout plaquer et fuguer comme des ados de la sorte ? La série aura à coeur de disséminer des flashbacks pour répondre à ses questions, que les deux personnages n’auront cesse de se poser entre eux. Ils seront en proie au doute, face à quelqu’un qu’il ne connaisse plus vraiment. Les deux réapprendront à se connaitre et repasseront par toutes les cases du flirt dans un début de saison où règne une très forte tension sexuelle.

Il faut dire que le casting ici tape dans le mille : Domhall Gleeson (Star Wars, Black Mirror) et Merritt Wever (Unbelievable, Godless) ont une alchimie évidente à l’écran. Bien plus qu’un simple “road movie”, Run permet à ses deux anciens amis de comparer l’image qu’ils ont de l’autre et d’eux même, après toutes ces années. C’est une évidence, les gens changent et les attentes sont souvent déçues. Mais sont-ils encore ceux qui ont formé ce pacte 15 ans plus tôt ?

C’est en ça que Run est une exploration du couple, mais passé un certain stade, celui qui incite à regarder dans le rétroviseur et faire le point sur ses propres choix. Mais quand leur passé les rattrapera (littéralement), alors la série prend la forme d’une autre fuite aux enjeux plus concrets. Le mélange des deux tonalités permet d’offrir des situations tendues, mais toujours avec une pointe d’humour. Car Vicky Jones a été à bonne école : les dialogues fusent, entre répartie pleine d’esprit et mauvaise fois grinçante, Run n’oublie pas d’être drôle sans jamais être burlesque.

Malheureusement, avec cinq épisodes mis à disposition pour la presse, il s’avère délicat d’émettre un avis définitif tant la série semble prendre une autre direction en milieu de saison. On n’hésite cependant pas à vous la recommander, car ce que nous avons vu est vraiment encourageant pour la suite.

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