Violence à l’origine – Opération découverte (13 juin 2018) de Martin Michaud

Responsable de la section des crimes majeurs en l’absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission d’enquêter sur la mort d’un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l’inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d’enquête qu’il dirige doit faire vite, car l’assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes.

Chronique :  Dans « violence à l’origine » Victor Lessard, semble avoir réglé ses comptes avec ses vieux démons, à fort à faire. Et le lecteur aussi, qui commence ce livre par le chapitre 48. Non, ce n’est pas l’erreur d’un éditeur malicieux ou d’un auteur perturbé, mais bien une étonnante façon de sauter à pieds joints au coeur de l’enquête. Viennent ensuite des flashbacks et des changements de points de vue, facilement intégrés dans le roman. Ce roman qualifié de thriller est cependant à la limite du policier. Même si certaines scènes peuvent faire frémir, en particulier la scène de mutilation, le reste du roman se situe plus dans le genre policier avec ces longueurs : une enquête qui piétine, des retours en arrière, l’enlisement des protagonistes est récurrent. Il m’a manqué du rythme, des rebondissements et j’ai trouvé les deux tiers du roman plutôt monocorde.
Le roman est étrangement construit, avec au final pas moins de trois histoires imbriquées les unes aux autres. Le roman commence par un chapitre qui est en fait l’avant avant dernier chapitre du roman. De très nombreux personnages viennent se greffer à l’enquête et j’avoue avoir été de temps en temps totalement perdue entre les personnes des enquêtes internes, les personnes des gangs de rue, des patrons, des victimes, des enfants, père, fille des victimes, je me suis un peu emmêlée les pinceaux. Même si ce titre appartient à une série dont il est le quatrième volet, « Violence à ‘origine » peut être lu indépendamment des autres, Martin Michaud sachant habilement éclairer la lanterne du lecteur prenant le train en marche.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 456 pages
  • Editeur : Kennes Editions (13 juin 2018)
  • Collection : KE.ROM.POLICIER

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