La Mélodie familière de la boutique Sung de Karin Kalisa | 31 janvier 2018

Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle mettant en scène une marionnette vietnamienne à la fête de l’école, personne ne soupçonne que le quartier de Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans ces rues de l’ancien Berlin-Est, la part d’Asie ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. C’est l’effet papillon assuré. Bientôt, les habitants sont coiffés de chapeaux de paille pointus, des légumes méconnus apparaissent dans les assiettes, des ponts de bambou relient les maisons de toit en toit. De belles vibrations, une vraie révolution !

Chronique : Il existe des livres qui réunissent trois qualités primordiales qui font d’eux des petits bijoux à découvrir absolument. La première est qu’ils peuvent vous faire voyager sans avoir à prendre l’avion, en seulement quelques pages vous êtes arrivé à destination. La seconde est qu’ils vous font découvrir une autre culture, renforçant ainsi l’impression de voyage. La dernière, et non des moindres, et qu’ils sont capables de vous émouvoir et de vous redonner goût à la vie. La mélodie familière de la boutique de Sung de Karin Kalisa est de ceux là.

Certains pourront reprocher à l’ouvrage une grande naïveté mais c’est parce qu’ils n’en auront pas saisi sa nature. C’est un conte, un conte sur un quartier qui va retrouvé des couleurs. Forcément le tout est très naïf, mais le but de l’auteur n’est pas de retranscrire l’état social d’un quartier populaire de Berlin, non son but c’est d’apporter un peu de fraîcheur et de bonne humeur dans la morosité urbaine.

Le style de l’auteur s’apparente à un fleuve au débit calme mais régulier, où la simple demande d’un enfant à sa grand mère va entraîner des réactions imprévues, tel des ricochets sur l’eau. Rien ne vient troubler le rythme de ce courant, les flash back s’intègre parfaitement dans le récit, nous donnant un aperçu de la vie de cette famille d’immigrés sur deux générations.

Le livre m’a beaucoup fait pensé à Amélie Poulain pour la joie qu’il transmet mais aussi pour sa volonté de reconstruire des vies bancales. Tous ceux qui auront aimé ce film pourront rentré sans crainte dans la boutique de Sung aux milles merveilles.

Note : 8/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (31 janvier 2018)
  • Collection : Littérature
  • Langue : Français

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